Vous êtes ici : Accueil > Formations > Diplôme d'état de Médecine

Diplôme d'état de Médecine

Les travaux sélectionnés

Pour être informé de la mise en ligne des nouveaux travaux correspondant à la recherche effectuée, abonnez-vous au flux RSS : rss

accès internet    accès intranet    pas d'accès
1107 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 31 à 40
Tri :   Date travaux par page
  • Évaluation du paradoxe de l'obésité dans une cohorte de 302 patients insuffisants cardiaques suivie par l'APIC    - Falaise Claire  -  07 septembre 2018  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : L'insuffisance cardiaque (IC) est un problème majeur de santé publique, dont la prévalence augmente du fait du vieillissement de la population et du meilleur pronostic des maladies conduisant à cette pathologie. Le surpoids et l'obésité sont associés à un risque accru de mortalité cardio-vasculaire et de mortalité totale, et favorisent le développement de l'IC. Il est recommandé, dans la population générale, une perte de poids pour améliorer le profil cardio-vasculaire, l'Indice de Masse Corporelle (IMC) normal étant estimé entre 20 et 25 kg/m2. Cependant, ce dogme a été remis en cause dans le cadre de l'IC. En effet, de nombreuses études ont montré ce que l'on appelle le "paradoxe de l'obésité" : le patient insuffisant cardiaque semble avoir un meilleur pronostic en cas de surpoids et d'obésité.

    Objectifs : L'objectif principal de cette étude était d'analyser l'impact pronostique de l'IMC sur un critère de jugement combiné "hospitalisation pour décompensation cardiaque ou mortalité toutes causes" dans une cohorte d'insuffisants cardiaques tout venant. L'objectif secondaire était d'évaluer l'impact de l'IMC sur ce même critère de jugement, en fonction de la classe de Fraction d'Éjection du Ventricule Gauche (FEVG).

    Matériel et Méthodes : Nous avons étudié l'impact pronostique de l'IMC dans une population de 302 patients insuffisants cardiaques consultant pour la première fois au sein du réseau "Appui Prévention Insuffisance Cardiaque" (APIC), au Centre hospitalier Universitaire (CHU) de Poitiers. Il s'agissait d'une étude rétrospective et observationnelle. Les données cliniques, biologiques, échocardiographiques et thérapeutiques étaient relevées puis analysées.

    Résultats : De janvier 2015 à février 2016, 302 patients insuffisants cardiaques ont consulté pour la première fois à l'APIC. L'âge moyen était de 76 13ans. L'IMC moyen était de 27.9 ±5.8 kg/m2. Le taux d'hospitalisation pour décompensation cardiaque était de 29% et de mortalité toutes causes de 26%, sur une durée de suivi de 2 ans. En analyse multivariée, pour chaque point d'IMC supplémentaire, il existait une réduction du risque combiné "hospitalisation pour décompensation cardiaque ou mortalité toutes causes" de 6% (p=0.0285 ; HR : 0.94, IC 95% 0.92-0.99). Cette relation décrivait une courbe en U et n'était plus valable pour un IMC > à 40 kg/m2, avec un IMC optimal entre 35 et 40 kg/m2. Lorsque l'on effectuait une analyse séparée du critère de jugement principal, l'IMC sortait comme facteur de bon pronostic seulement pour le critère « mortalité toutes causes » (p=0.0065 ; HR : 0.94, IC 95% 0.90-0.98). Enfin, il n'y avait pas de différence entre les classes de FEVG (altérée, moyennement altérée et préservée) concernant l'impact pronostique de l'IMC (p=0.7919).

    Conclusion : L'IMC est un outil compétent et facile pour estimer le surpoids et l'obésité. Ces derniers sont des facteurs de bon pronostic dans l'IC sur la mortalité toutes causes (IMC limite à 40 kg/m2). Il est difficile de savoir si la différence de survie est liée à la sévérité de la maladie chez les patients ayant un IMC bas, ou si un IMC élevé est un facteur protecteur en lui-même, via un bénéfice du tissu adipeux ou du tissu musculaire. Il est nécessaire de différencier la prise en charge de l'obésité en prévention primaire chez les sujets sains, de la prévention secondaire après installation de l'IC. Le concept "fat but fit", associant à l'obésité l'intérêt d'une bonne capacité cardio-respiratoire (reflétée par la VO2max), met en exergue un profil optimal d'insuffisant cardiaque. Au vu de ces résultats, la perte de poids volontaire ne peut être recommandée chez ce type de patient et des études complémentaires sont nécessaires.

  • Néphrites aiguës interstitielles granulomateuses associées aux vascularites à ANCA : caractéristiques cliniques, histologiques et évolutives    - Jamet Pierre  -  07 septembre 2018  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    La granulomatose avec polyangéite est une maladie rare, dont l'atteinte rénale est d'une part fréquente, mais aussi un facteur pronostic. L'histologie rénale habituelle est une glomérulonéphrite proliférative extra-capillaire et l'atteinte interstitielle isolée est exceptionnelle. Nous rapportons une série de 6 patients avec une néphrite aiguë interstitielle granulomateuse associée à une granulomatose avec polyangéite.

    L'âge moyen au diagnostic était de 69 ans, 4 patients étaient des femmes. Cinq patients présentaient une insuffisance rénale aiguë et un patient une insuffisance rénale chronique. Tous présentaient une protéinurie inférieure à 1 g/j, 5 une hématurie microscopique et 2 une leucocyturie. Des atteintes extra-rénales étaient présentes : pulmonaires (n=4), ORL (n=4),cutanées (n=3), articulaires (n=2), une péricardite et une neuropathie sensitive. Cinq patients présentaient des ANCA détectables au diagnostic, de spécificité anti-PR3 (n=2), anti-MPO (n=2) et anti-elastase (n=1). L'histologie rénale retrouvait une néphrite aiguë granulomateuse exclusive (n=5) ou associée à une lésion de nécrose fibrinoïde avec prolifération extracapillaire sur 1 glomérule chez un patient. Des granulomes nécrotiques étaient visualisés sur toutes les biopsies, de localisations péri-tubulaires (n=5), péri-glomérulaires (n=2) et périvasculaires (n=1). L'infiltrat inflammatoire sévère était responsable de lésions de tubulorrhexie dans 5 cas. Le BVAS médian au diagnostic était de 14/68. Tous les patients ont bénéficié d'un traitement d'induction associant du cyclophosphamide et des corticoïdes, puis d'un entretien par azathioprine pour 5. Trois patients ont nécessité une prise en charge par hémodialyse au diagnostic, tous sevrés en 8 jours. Tous les patients étaient en rémission à 6 mois, avec réponse rénale, complète (n=2) ou partielle (n=4). Après un suivi médian de 86 mois, un patient a nécessité une prise en charge en hémodialyse, deux ont présenté une rechute, 3 sont décédés.

    Une néphrite aiguë interstitielle granulomateuse isolée doit faire évoquer le diagnostic de granulomatose avec polyangéite, où la confrontation clinico-histologique permet d'établir le diagnostic pour débuter un traitement dans les meilleurs délais, et espérer une réponse rénale complète.

  • Élaboration d'un outil d'aide à la prise en charge des effets indésirables des inhibiteurs des points de contrôle à destination des médecins généralistes de l'ex-région Poitou-Charentes    - Audoux Mathilde  -  06 septembre 2018  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    L'immunothérapie en cancérologie constitue une véritable révolution thérapeutique en améliorant de manière significative la survie des patients. Les anti-PD1 sont à l'heure actuelle, les seules molécules à posséder autant d'indications thérapeutiques. Ainsi, le nombre de patients susceptibles de recevoir ces molécules augmente de manière exponentielle nécessitant une réorganisation des soins en oncologie. Bien que mieux tolérée que la chimiothérapie usuelle, l'immunothérapie a des effets indésirables spécifiques nommés immune-related Adverse Events. La gestion de ces toxicités auto-immunes nécessite la formation des médecins généralistes dans le but d'améliorer la tolérance des patients à cette thérapeutique.

    L'objectif principal de ce travail a été d'élaborer un outil d'aide à la prise en charge des effets indésirables à destination des médecins généralistes de l'ex-région Poitou-Charentes. L'objectif secondaire a été d'évaluer son impact à court terme sur la connaissance des effets indésirables spécifiques, leur prise en charge et la capacité du généraliste à joindre un spécialiste référent. L'étude prospective qualitative réalisée permet de mettre évidence que 15,2% seulement des médecins généralistes interrogés connaissent les effets indésirables spécifiques des inhibiteurs de point de contrôle et ce chiffre ne monte qu'à 30% parmi les praticiens qui ont au moins un patient traité par immunothérapie. Seulement 13,3% des généralistes interrogés s'estiment "plutôt à l'aise" ou "très à l'aise" concernant la gestion des immune-related Adverse Events. De plus, 40% des praticiens expriment rencontrer des difficultés pour joindre l'oncologue référent de leur patient.

    Dans le cadre de cette thèse, l'outil d'aide concernant la gestion des effets indésirables des inhibiteurs de checkpoint mis au point et appelé TOXIMMUNO a été conçu sous la forme d'un site Internet, d'accès libre et utilisable en consultation à destination des médecins généralistes de l'ex-région Poitou-Charentes.

    Après la mise à disposition de TOXIMMUNO, 89,6% des médecins généralistes déclarent connaître les effets indésirables spécifiques des inhibiteurs de point de contrôle (p < 0,0001) et 86,9% s'estiment être "très à l'aise" ou "plutôt à l'aise" concernant leur gestion (p < 0,0001). De plus, l'outil permet d'améliorer de manière significative la communication entre le spécialiste et le généraliste (p < 0,0001).

    Un des enjeux majeurs de TOXIMMUNO est désormais la pérennisation des informations délivrées.

  • Performance of pre-contrast CT-derived radiomics for non-invasive cholegallstone depiction    - Bernard Pierre-Henri  -  06 septembre 2018  - Thèse d'exercice


  • Centres de soins sans rendez-vous comme solution pour diminuer l'engorgement des urgences et améliorer l'accès aux soins en zones sous médicalisées : impact du cabinet médical d'Archiac    - Gellis Romain  -  05 septembre 2018  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : L'ensemble de la conjoncture actuelle autour du système de santé, nous amène à devoir nous adapter et à penser de nouveaux modes d'exercice de la médecine générale. En effet, la démographie médicale ne cesse de diminuer lorsque la population connait une croissance continue. Devant les difficultés croissantes d'accès aux soins, les patients se tournent, parfois de manière inappropriée, vers les urgences leur assurant ainsi d'être vu. Les services d'urgences sont ainsi amenés à voir de plus en plus de patients alors qu'ils sont déjà saturés. Des solutions alternatives ont ainsi vu le jour comme le cabinet médical d'Archiac qui propose des consultations sans rendez-vous 7j/7. L'objectif de cette étude était de déterminer la proportion de patients, qui avec la possibilité de consulter sans rendez-vous dans la journée, se sentait plus en sécurité.

    Matériel et Méthode : Il s'agissait d'une étude transversale, par questionnaire, monocentrique (cabinet médical d'Archiac), pendant trois semaines, 7j/7, durant les horaires d'ouvertures des consultations sans rendez-vous (14h-19h). La population cible concernait toute personne se présentant à ces consultations. Résultats : Avec un taux de participation de 74%, l'étude a porté sur 387 patients. 93% des patients se présentant sur les consultations sans rendez-vous se sentaient plus en sécurité en ayant accès à un avis médical dans la journée vis-à-vis de leurs doléances. 56% des patients ne faisaient pas partie du cabinet médical et 72% d'entre eux avait exprimé des difficultés à obtenir un rendez-vous avec leur médecin traitant rapidement. 96% estimaient que ce mode de consultation était une bonne alternative aux services des urgences. 50% des patients auraient consulté aux urgences s'ils n'avaient pas pu bénéficier des consultations sans rendez-vous. L'avance des frais était un frein pour 19% des patients.

    Conclusion : Cette étude a montré, localement, que la construction d'un centre de soins alliant consultation sur rendez-vous et des plages de consultation sans rendez-vous permettait de créer un trait d'union entre la médecine de ville et les services d'urgences. Il en ressort un accès aux soins facilité créant un environnement plus sécurisant pour le patient.

  • La culture de sécurité des soins au pôle régional de cancérologie : impact d'une journée de formation en équipe interprofessionnelle    - Morineaud Clothilde  -  03 septembre 2018  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : En cancérologie, les équipes médicales, paramédicales et pharmaceutiques, travaillent de concert. Le travail d'équipe est donc le fruit d'un effort quotidien. Pourtant, des événements indésirables surviennent encore dans ces équipes très performantes. En effet, celles-ci sont localisées dans des secteurs variés, chacun avec ses spécificités et ses objectifs de soins, utilisant parfois des modes de communications différents. Le but de cette étude était de créer et de développer une modèle mental commun à tous les professionnels du pôle régional de cancérologie sur la culture de sécurité des soins, en se basant sur leurs représentations.

    Méthode : Un programme d'une journée de formation inter-professionnelle a été imaginé pour le Centre hospitalier universitaire de Poitiers. Ce programme s'est déroulé de décembre 2017 à mai 2018. La culture de sécurité des soins à l'hôpital a été évaluée par la version française du HSOPSC puis ré-évaluée à 3 mois. Un Photolangage® a été utilisé pour faire ressortir les représentations et croyances des participants sur ce thème. Un jeu de rôle et de brefs points théoriques sur la thématique ont ponctué la journée. Des analyses qualitatives et quantitatives des résultats ont été réalisées.

    Résultats : Un total de 63 professionnels de santé, toutes catégories confondues, ont participé à 4 journées de formation indépendantes. L'évaluation de la satisfaction du programme était élevée (4/4 sur une échelle de Likert). La possibilité d'échanger sur les pratiques professionnelles de chacun, ainsi que de mieux comprendre le travail des uns et des autres a été mise en avant, particulièrement au moment du Photolangage®. Bien que la culture de sécurité ait été décrite comme acceptable, les 10 dimensions mises en avant par le questionnaire HSOPSC variaient grandement en fonction des catégories professionnelles.

    Conclusion : Cette étude est la première dans un service de cancérologie français à promouvoir la communication et l'assertivité en travaillant sur les représentations en équipes interprofessionnelles.

  • Visite à domicile par les médecins généralistes de Poitiers et ses alentours    - Heireche Mustafa  -  11 juillet 2018  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    La visite à domicile constitue un acte incontournable de la pratique de la médecine générale. Souvent vectrice d'une image traditionnelle, elle a subi de nombreuses modifications au cours des dernières années. En effet, l'accumulation de déficits budgétaires des caisses d'Assurance Maladie a motivé des réformes qui ont contribué à la modernisation de la discipline. Ainsi, la part des visites à domicile dans l'activité globale des médecins généralistes a été divisée par 3 depuis 2002.

    L'objectif de cette enquête est d'établir un état des lieux de la visite à domicile pratiquée par les médecins généralistes de Poitiers et ses alentours, au premier trimestre 2015. Une étude quantitative sous la forme d'un questionnaire anonyme a été réalisée auprès d'un échantillon de 100 médecins. Le taux de réponse est de 64 %, et, après une exclusion, 63 réponses ont été analysées.

    L'étude révèle que les médecins interrogés sont majoritairement des hommes (54 %), âgés entre 51 et 60 ans, exerçant en zone urbaine (59 %), et réalisant en moyenne entre 11 et 20 visites à domicile par semaine. Ces dernières durent en moyenne de 30 à 45 minutes. De plus, il apparait que les médecins exerçant en milieu rural effectuent en moyenne plus de visites que leurs confrères exerçant en milieu urbain, mais que ces visites sont en moyenne plus courtes. Les indications des visites à domicile restent conformes aux recommandations de l'AcBUS de 2002. 19 % des médecins avouent encore effectuer parfois des visites injustifiées. Bien que l'échantillon sélectionné ne soit pas tout à fait représentatif de la population des médecins généralistes de la Vienne, les résultats de l'étude demeurent concordants avec les résultats d'études existantes similaires.

    Une revalorisation plus juste de l'acte ainsi que la proposition d'alternative comme le développement du transport au cabinet des patients ou encore la délégation de certaines surveillances à un personnel qualifié permettraient de sauvegarder la pratique de la visite à domicile, et de la recentrer sur son objectif principal, à savoir la prise en charge des personnes en perte d'autonomie.

  • Étude biomécanique comparative d'arrachement des fractures de type III des épines tibiales : Pullup® versus vis    - Pennequin Pauline  -  11 juillet 2018  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Contexte : Il n'existe pas de gold standard sur le meilleur moyen de fixation par arthroscopie des fractures de l'épine tibiale. Objectif : La comparaison biomécanique de deux systèmes de fixation de la fracture de l'épine tibiale de type III : le vissage et un système de suspension Pullup®.

    Méthode : Étude biomécanique comparative réalisée sur 14 genoux issus de 7 pièces anatomiques humaines. Une fracture standardisée de type III de l'épine tibiale a été réalisée et les paires de genoux ont été divisés en deux groupes d'ostéosynthèse : fixation par vis (groupe A), fixation par Pullup® (groupe B). Des tests d'arrachement à 5mm/min ont été réalisés jusqu'à la rupture afin de déterminer la force maximale tolérée par le montage et le mode de rupture de l'ostéosynthèse.

    Résultats : Tous les tests ont été réalisés jusqu'à la rupture. Les forces à l'arrachement du pavé étaient en moyenne plus élevées pour le groupe Pullup® 98,14N que pour les vis 82,04N mais sans différence significative : p=0,37. Les modes de rupture étaient différents entre les groupes.

    Conclusion : Le système de suspension Pullup® semble être un moyen mécaniquement aussi fiable que la vis d'ostéosynthèse des fractures de type III des épines tibiales. Pertinence clinique : Le Pullup® offre des propriétés biomécaniques satisfaisante et un plus grand choix de techniques aux chirurgiens dans la prise en charge de la fracture des épines tibiales.

  • Prévalence des psychotropes chez des patients âgés de plus de 75 ans : étude réalisée dans le service de court séjour gériatrique du CH Saintonges avec suivi des patients à 6 mois    - Claude Alexandre  -  10 juillet 2018  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : La prescription de psychotropes a été ciblée comme problème de santé majeur et complexe par l'HAS, dans son rapport de 2007. La France fait partie des plus gros consommateurs européens de psychotropes. Ces médicaments sont pourvoyeurs d'une iatrogénie importante, s'intensifiant avec le vieillissement.

    Objectifs : L'objectif principal était d'évaluer la prévalence des psychotropes dans une population gériatrique composée de patients âgés de plus de 75 ans. Les objectifs secondaires étaient d'effectuer un suivi de ces patients à 6 mois et d'identifier les facteurs influençant la bonne prescription des psychotropes.

    Méthode : Étude observationnelle, transversale, monocentrique, descriptive et prospective. Tous les patients âgés de plus de 75 ans et hospitalisés dans le service de médecine gériatrique de l'hôpital de Saintes ont été inclus. Une évaluation cognitive, ainsi que des comorbidités et du niveau d'autonomie a été faite durant l'hospitalisation. L'évaluation des médicaments potentiellement inappropriés a été faite a l'aide de l'outil GeriaMed 2014 ainsi que la fiche des médicaments potentiellement inappropriés aux personnes âgées du CH Saintonges. Le suivi, 6 mois après la sortie du service, a été fait par questionnaire aux médecins traitants. La première partie concernait le patient et son traitement. La deuxième partie, indépendante et anonyme, concernait les pratiques des médecins concernant la prescription des psychotropes.

    Résultats : 138 patients ont été inclus sur la période (66% de femmes – âge moyen 88ans), 79 étaient sous traitement psychotrope. 35% des patients qui préparaient leurs traitements seuls à domicile le faisaient avec des troubles cognitifs modérés à sévères. L'analyse des prescriptions a montré que 49% des prescriptions de psychotropes étaient jugées potentiellement inappropriées aux personnes âgées. La survenue de chutes dans les 3 mois précédant l'hospitalisation concernait 58% des patients sous neuroleptiques. Les neuroleptiques étant impliqués dans 55% des évènements iatrogènes potentiels ayant conduit à l'hospitalisation. 60% des traitements psychotropes ont été modifiés par le gériatre durant l'hospitalisation pour cause de prescription jugée non appropriée. Le suivi des patients a montré peu de modifications de traitement de la part des médecins généralistes. 86% des médecins interrogés trouvent que la transmission des informations hôpital-ville n'est pas optimale. En ce qui concerne la prescription des psychotropes, 95% assurent connaitre les recommandations de prescription, 11% les jugent facilement applicables. Les principaux obstacles au sevrage de ces traitements sont le manque d'alternative thérapeutique, le refus du patient ou de son entourage et le manque de temps.

    Conclusion : Notre étude a montré que la prévalence des psychotropes reste similaire aux données disponibles avant les recommandations HAS. Nous avons identifié le problème de l'indication de prescription avec 60% de traitements modifiés par le gériatre. Les freins à une bonne prise en charge ambulatoire sont nombreux. Cette prise en charge impose une formation des personnels soignants ainsi que l'éducation aidants familiaux et patients, le développement des programmes de prise en charge pluridisciplinaire, la numérisation du dossier patient et l'accès aux avis des équipes mobiles de gériatrie et de gérontopsychiatrie extra-hospitalières. Nous avons également pointé le manque d'étude concernant les psychotropes chez les patients âgés et en déclin cognitif.

  • Évolution de la corpulence et du Z-IMC score suite à l'institution d'un neuroleptique chez des jeunes (enfants et adolescents) accueillis au sein de l'ITEP de Saint Jean d'Angély en Charente-Maritime    - Gille Anne-Lise  -  06 juillet 2018  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Contexte : La prévention de l'obésité infantile est un problème majeur de santé publique. Les neuroleptiques occasionnent une prise de poids parfois importante.

    Objectif : Évaluer l'évolution de la corpulence et du Z-IMC score après institution d'un neuroleptique chez les jeunes (enfants et adolescents) nouvellement traités accueillis au sein de l'ITEP de Saint Jean d'Angély (en Charente-Maritime). Méthode : Étude monocentrique rétrospective de cohorte des jeunes, suivis au minimum 9 mois sans rupture de traitement durable et étant toujours sous neuroleptique à la date d'inclusion dans l'étude.

    Résultat : 31 % des jeunes ont modifié leur corpulence (excès pondéral initial 44 % versus 69% à 9 mois de traitement). Le Z-IMC score augmente de manière significative à 9 mois de traitement passant de 1,58 à 2,05 (+0,46). L'analyse en fonction des classes médicamenteuses n'a pas été réalisée compte tenu d'une inhomogénéité entre les sous-groupes étudiés. L'analyse en fonction de l'âge n'a pas été réalisée compte tenu de l'effectif restreint initial.

    Conclusion : Les neuroleptiques utilisés en population pédiatrique augmentent de manière significatives le Z-IMC score et la corpulence des jeunes.

|< << 1 2 3 4 5 6 7 8 9 >> >| travaux par page

Haut de page


affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
  • Avec le service Ubib.fr, posez votre question par chat à un bibliothécaire dans la fenêtre ci-dessous ou par messagerie électronique 7j/7 - 24h/24h, une réponse vous sera adressée sous 48h.
    Accédez au formulaire...

 
 

Université de Poitiers - 15, rue de l'Hôtel Dieu - 86034 POITIERS Cedex - France - Tél : (33) (0)5 49 45 30 00 - Fax : (33) (0)5 49 45 30 50
petille@support.univ-poitiers.fr - Crédits et mentions légales