Vous êtes ici : Accueil > Formations > Diplôme d'état de Médecine

Diplôme d'état de Médecine

Les travaux sélectionnés

Pour être informé de la mise en ligne des nouveaux travaux correspondant à la recherche effectuée, abonnez-vous au flux RSS : rss

accès internet    accès intranet    pas d'accès
1517 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 31 à 40
Tri :   Date travaux par page
  • Le groupe d’échanges de pratiques « le patient insatisfait ou revendicateur », quels apports pour les internes de médecine générale ?    - Boutiller Claire  -  26 novembre 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : La gestion d'une relation conflictuelle ou d'un désaccord avec un patient est une situation pouvant être rencontrée et restant problématique pour de nombreux professionnels de santé, avec une demande forte de formation sur ce point soulevée par les IMG ces dernières années. Les IMG, en Poitou-Charentes, sont sensibilisés, à ce sujet via un Groupe d'Échanges de Pratiques (GEP) intitulé «Le patient insatisfait ou revendicateur», technique pédagogique retenue à la suite de l'Arrêté du 12 avril 2017. Ce travail a comme objectif principal d'analyser les apports de ce GEP décrits par les IMG de Poitiers et comme objectif secondaire de confronter ces apports aux objectifs pédagogiques fixés par le DMG.

    Matériel et méthode : Une analyse qualitative documentaire des grilles d'écriture et d'analyse de situation de soins de ce GEP de 30 IMG de la promotion 2017 de la faculté de Poitiers a été effectuée pour recueillir ces apports. Elle a été réalisée grâce au logiciel Nvivo jusqu'à saturation des données.

    Résultats : Les apports décrits sont très nombreux et classés en 2 catégories : les apports concernant la gestion d'une consultation avec un patient insatisfait ou revendicateur et les apports sur le professionnalisme. Concernant la gestion du déroulement de la consultation, 3 thèmes ressortent : la définition du problème de façon commune, la place de l'émotionnel dans une consultation et la négociation des changements avec les outils pour y parvenir. Ces thèmes correspondent aux objectifs pédagogiques attendus par le DMG. Concernant l'organisation professionnelle, 5 thèmes ressortent concernant le champ médico-légal, la nécessité d'échanges entre confrères, les apports des intervenants et les ressources mobilisées, les apports immédiats du GEP 5 dans la pratique et enfin, l'absence d'apport pour certains internes.

    Conclusion : Ce GEP 5 a permis une auto-réflexion intéressante sur leur pratique et des partages d'expériences enrichissants. Le principe d'adaptabilité domine cette séance dans la prise en charge globale du patient. Ce travail pourrait ouvrir une réflexion sur la possibilité d'augmenter le temps dédié à cet enseignement et l'introduction de cet enseignement lors du 2ème cycle des études médicales, permettant aux étudiants en médecine de se prémunir des conséquences émotionnelles négatives engendrées lors d'une relation conflictuelle.

  • Adaptation et perspectives d'avenir d'un pôle de santé territorial face à l'épidémie de COVID-19    - Guilloteau Léa  -  26 novembre 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    INTRODUCTION : La crise sanitaire de COVID-19 en France a bouleversé la prise en charge des patients en médecine générale. Pour la première fois les politiques de santé publique ont mis en première ligne cette médecine de ville pour faire face à l'épidémie. Les professionnels du pôle de santé de Thouars ont élaboré le protocole COVID-19 de la Communauté pluriprofessionnelle territoriale de santé (CPTS) du Thouarsais et Val de Thouet afin de les guider dans leur nouvelle organisation.

    MÉTHODE : Ce travail est une étude déscriptive du protocole COVID-19 de la CPTS du Thouarsais et Val de Thouet s'étendant de mars à juin 2020. Les consultations se sont déroulées sous différentes modalités. Les Soins non programmés (SNP) se sont répartis en un secteur dédié COVID-19 et un secteur non COVID-19 avec séparation des locaux. Les consultations de suivi programmées se sont orientées préférentiellement vers la téléconsultation. Les patients suspects de COVID-19 confirmés ou non par un test RT-PCR spécifique ont été répertoriés et classés dans un tableau de suivi en fonction du degré de gravité du tableau clinique afin d'adapter la surveillance.

    RÉSULTATS : 231 patients suspects ou testés positifs à la COVID-19 ont été suivis dans la maison de santé pluriprofessionnelle de Thouars (MSP) entre le 16 mars et le 30 juin 2020. Parmis eux 59 ont eu une RT-PCR positive au SARS-CoV-2, 23 patients ont été évalués à risque de décompensation respiratoire rapide, et 4 ont été hospitalisés et testés négatifs. Il n'a été contabilisé aucun décès. Le nombre de patients suivis a diminué progressivement malgré un rebond du nombre de patients testés en sortie de confinement. Les téléconsultations ont été pour la première fois expérimentées dans la MSP et ont été fortement exploitées jusqu'à la sortie du confinement.

    CONCLUSION : Si les bénéfices sur l'évolution du nombre de cas COVID-19 au sein du territoire n'ont pas été évalués, ce travail permet de mettre en évidence les points positifs et négatifs de l'organisation du pôle de santé de Thouars au début de crise sanitaire et renforce l'importance de la création d'une CPTS sur le territoire.

  • Étude de la prescription des psycholeptiques chez les bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle Complémentaire et de la prestation de référence de l'Assurance Maladie, par les Médecins Généralistes et les Psychiatres en France, en 2015    - Janneau Justine  -  26 novembre 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Contexte : Les populations précaires surconsomment les soins et en particulier les médicaments. Pourtant la compensation financière permettant à ces populations d'accéder aux soins ne gomme que partiellement l'inégalité aux soins. Les pathologies psychiques sont plus fréquentes dans les populations précaires

    Objectif : Déterminer si la consommation en psycholeptiques des bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle Complémentaire est différente de celle des non-bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire en Médecine Générale. Les objectifs secondaires sont de déterminer si les prescriptions des psycholeptiques chez les populations précaires diffèrent entre Psychiatres et Généralistes et si la prévalence de la population précaire modifie les prescriptions chez les populations précaires.

    Méthodes : Nous avions étudié la population de patients détenteurs de la couverture maladie universelle complémentaire qui ont consommé des psycholeptiques en comparaison de la population non précaire en France en 2015. La population de référence concernait les patients qui ont consommé des psycholeptiques remboursés au taux du régime général. Le critère de jugement principal était une répartition différente au seuil de 5% par molécule entre les populations « prestation de référence » et « CMU-C». Le critère d'évaluation principal est la DDD (Dose Journalière Définie).

    Analyse de variance ANOVA avec la correction Greenhouse-Geisser comme méthode d'ajustement. Résultats : Nos résultats suggèrent que la CMU-C n'annule pas complètement les différences de prescription des médicaments remboursés entre les populations précaires et la population générale. Les Généralistes prescrivent globalement plus que les Psychiatres concernant les Psycholeptiques. Certains médicaments (Alprazolam, Bromazepam, Risperidone et Paliperidone) sont moins remboursés, et donc probablement sous-prescrits. D'autres traitements (Aripiprazole, Cyamémazine, Hydroxyzine, Lithium, Oxazepam) sont prescrits de manière égale entre les deux populations. On peut alors parler d'absence de compensation chez les patients précaires à priori plus touchés par les « pathologies psychiques ».

    Conclusion : Les populations précaires ont un accès limité aux soins. La France a tenté de réduire l'un des facteurs limitant de l'accès aux soins par le financement dans sa totalité des dépenses de santé pour les populations les plus précaires. Nos données suggèrent que cette mesure n'annule pas complètement les différences de prescription. Il semblerait intéressant d'étudier la relation entre l'épuisement professionnel chez les praticiens de soins primaires et la diminution de l'empathie envers leurs patients précaires.

  • Élaboration d'un outil « Ma fiche de bord médicaments » et évaluation de son impact sur la connaissance du patient polymédiqué de son traitement de fond    - Lefort Marilou  -  12 novembre 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Contexte : La connaissance qu'ont les patients de leurs médicaments est inversement liée au nombre de médicaments sur l'ordonnance. Afin de renforcer la compréhension de celle-ci, des supports écrits personnalisés d'éducation thérapeutique ont été développés, mais ces derniers s'adressaient jusqu'alors majoritairement aux patients âgés ou étaient délivrés dans des contextes hospitaliers. Pourtant, la polymédication concerne toutes les tranches d'âge et est une problématique centrale en médecine de ville. Objectif : Évaluer l'impact d'un support éducatif « Ma fiche de bord médicaments » sur la connaissance qu'ont les patients polymédiqués de leur traitement de fond en médecine générale.

    Méthode : Étude prospective, non contrôlée, menée dans six cabinets de médecine générale de la Vienne, chez des patients polymédiqués prenant au moins quatre médicaments décomptés en principes actifs. La connaissance du traitement de fond des patients était évaluée avant, puis trois mois après un entretien initial avec remise du support papier créé pour l'étude, selon un critère composite : connaissance du nom des médicaments, de l'organe visé, de l'indication et de la posologie (schéma de prise).

    Résultats : Nous avions inclus 100 patients entre le 8 Janvier et le 21 Février 2020. L'utilisation de l'outil « Ma fiche de bord médicaments » améliorait significativement la connaissance des patients sur leurs médicaments trois mois après l'intervention : le nom de 74 % des médicaments était cité correctement après intervention contre 54 % initialement ; l'organe visé par le médicament à 91 % contre 82 % ; l'indication à 90 % contre 76 % et le schéma de prise à 97 % contre 87 % (p < 0,001 pour l'ensemble de ces paramètres).

    Conclusion : « Ma fiche de bord médicaments » est un outil personnalisé d'aide à la compréhension du traitement habituel du patient polymédiqué. Ce support papier apparaît être un complément intéressant des informations orales délivrées en consultation et pourrait être développé plus largement en soins primaires, en l'intégrant aux logiciels de prescription médicale ou en l'associant aux actions d'éducation thérapeutique du pharmacien d'officine et des infirmières libérales formés.

  • Bénéfices des groupes d'échanges de pratiques des secrétaires médicales : Étude qualitative en Charente-Maritime    - Denat Loic  -  05 novembre 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Contexte : Les secrétaires médicales ont des rôles complexes et variés. Elles répondent à la fois aux attentes des patients et des médecins et doivent s'adapter pour chacun d'entre eux. Des groupes d'échanges de pratique entre pairs, construits sur le modèle des GEP des médecins et des internes, pourraient être une ressource aux problématiques rencontrées dans leur profession. La Maison de Santé pluriprofessionnelle Cœur de Saintonge (Charente-Maritime) a mis en place des GEP de secrétaires trimestriels. Objectifs : Identifier les bénéfices ressentis et les points forts des GEP des secrétaires médicales. Les objectifs secondaires étaient de rechercher les limites des GEP.

    Méthode : Etude qualitative avec double codage des verbatims des entretiens semi-dirigés réalisés en janvier 2020, après la réalisation de 4 GEP. Ces entretiens ont été menés auprès de secrétaires ayant participé à au moins un GEP trimestriel en 2019.

    Résultats : L'impact ressenti était dans la grande majorité positif. Le GEP permettait aux secrétaires de rencontrer leurs collègues du secteur pour essayer de rompre leur isolement et le mal être qu'elles peuvent parfois ressentir à leur travail. Grâce aux échanges bienveillants au sein du groupe et des liens qu'elles avaient tissés, elles pouvaient accéder à des réponses aux problématiques qu'elles rencontraient. Les séances contribuaient au bien être psychologique en déculpabilisant et en rassurant. Le rôle de l'animateur était indispensable et apportait de nouveaux éléments avec une vision extérieure. Des éléments restaient encore à débattre tels que l'horaire, la durée, la fréquence et la localisation des GEP. Certaines déploraient la répétition des sujets de discussion et des plaintes non constructives et chronophages.

    Conclusion : Les GEP dédiés aux secrétaires médicales sont vécus comme des moments agréables et enrichissants du point de vue professionnel et personnel avec des impacts ressentis multiples et variés. Des améliorations restent encore à apporter et sont en cours de réflexion.

  • Étude qualitative sur le ressenti des médecins généralistes de Charente par rapport à la loi élargissant l'obligation vaccinale à onze pathogènes    - Guay Antoine  -  29 octobre 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : Afin d'améliorer la couverture vaccinale des nourrissons et lutter contre une hésitation vaccinale grandissante depuis plusieurs années, une loi élargissant l'obligation vaccinale à onze pathogène pour les nouveau-nés à partir du 1er janvier 2018 a été promulguée. Notre travail a pour but de recueillir le ressenti des médecins généralistes, principaux vaccinateurs, suite à la mise en application de cette loi.

    Méthode : Étude qualitative réalisée à partir d'entretiens individuels semi-dirigés auprès de médecins généralistes de Charente entre février et juin 2020.

    Résultats : Alors que les consultations en rapport à la vaccination des nouveau-nés avant 2018 étaient décrites par les médecins comme étant longues et chronophages avec des besoins d'argumentation importants notamment pour les vaccins recommandés qui étaient considérés selon eux comme moins importants que les vaccins obligatoires par les patients, il ressort de nos entretiens que la loi de 2018 a permis selon les médecins généralistes interrogés de faciliter les consultations avec un besoin d'argumentation moindre et une importance identique de chaque vaccin dans la prévention des différentes pathologies concernées ; ceci ayant pour résultat une augmentation de la couverture vaccinale pour des vaccins jusqu'alors difficiles à faire accepter à la population. Cependant ils déplorent un manque de communication en amont de la loi ayant conduit selon eux à une mauvaise compréhension de cette dernière par les patients. Ils regrettent également une place moins centrale du médecin généraliste dans le système de vaccination actuel avec un rôle qu'ils qualifient d'exécutant. Ils notent également un manque de souplesse de cette loi avec des schémas de rattrapages pouvant s'avérer complexe. Plusieurs pistes ont été proposées afin de continuer à améliorer la couverture vaccinale s'articulant principalement autour de la communication et l'éducation des futurs parents.

    Conclusion : Les médecins généralistes interrogés sont globalement satisfaits de la loi vaccinale de 2018. Malgré cela, certains points négatifs ont pu être mis en évidence ce qui laisse des axes de progression. La communication et l'éducation des futurs parents semblent devoir prendre une place majeure dans le travail pour l'amélioration de la couverture vaccinale.

  • Etude des modifications de pratiques des médecins généralistes charentais face à la COVID 19    - Brun Benjamin  -  29 octobre 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : La pandémie de COVID 19, singulière qui doit autant à son nouvel agent qu'au mode de vie du XXI SIÈCLE, aura demandé des efforts d'adaptation de la part de tous les acteurs en santé, médecins généralistes inclus, notamment lors de l'instauration du confinement de 8 semaines en France.

    Objectif : Identifier les modifications de pratiques mises en place par les médecins généralistes charentais, et les freins à leur mise en place pour faire face au covid 19, lors de la période de confinement.

    Méthodes : Il a été réalisé une étude descriptive, qualitative auprès des médecins généralistes libéraux installés en Charente, sur le mois d'avril 2020, par questionnaire à remplir en ligne. Comprenant des questions à choix multiples et des questions à rédaction libre.

    Résultats et discussion : 71 médecins ont répondu, sur 256 correspondant aux critères d'inclusion (28%), répartis sur tout le département. Ils se sont mis à pratiquer fortement la téléconsultation, malgré des difficultés liées aux réseaux de télécommunications. Ils ont augmenté leurs communications envers les autres intervenants de santé. Mise en évidence de la limitation de la diffusion au maximum du virus, tout en essayant de prendre en charge au mieux les autres personnes. Et cela malgré un manque de moyens matériels.

    Conclusion : Il est nécessaire de continuer à développer la téléconsultation. Il faut aussi renforcer la coordination entre les différents professionnels de santé mais aussi gérer au mieux les stocks de matériels au niveau national et local.

  • Mise en place d'une nouvelle analyse génétique pour les patients atteints de surdité au CHU de Poitiers    - Foucart Caroline  -  28 octobre 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    La surdité est le handicap sensoriel le plus fréquent dans le monde avec plus de 450 millions de personnes atteintes. Les surdités d'origine génétique représentent la 1ère cause de surdité dans les pays développés. Malgré des gènes clés identifiés dans cette pathologie, des zones d'ombres restent à élucider et de nombreux diagnostics ne sont pas établis.

    C'est dans ce contexte que nous avons mis en place au laboratoire une nouvelle stratégie d'analyse génétique en vue d'améliorer notre rendement diagnostic et notre délai de rendu de résultats. Après la sélection d'un panel de 14 gènes, un travail d'optimisation de l'étape de sélection de variants d'intérêt a été effectué grâce à GenSCor.

    84 patients présentant une surdité isolée ont bénéficié d'analyses génétiques : séquençage Sanger et recherche des grandes délétions (MLPA) du gène GJB2 en 1ère intention, puis séquençage par NGS des 14 gènes du panel associé à la MLPA du gène STRC. 24% de diagnostics ont été établis à l'heure actuelle. 7 enquêtes familiales sont en cours et pourraient faire augmenter ce taux à 32% si elles s'avèrent concluantes.

    Cette étude a montré l'efficacité globale des analyses proposées dans le diagnostic de surdité au CHU de Poitiers, malgré les résultats décevants concernant le gène STRC. Le panel NGS de 14 gènes va être proposé en 1ère intention aux patients présentant une surdité isolée en association avec la MLPA des gènes de connexines auditives principales (GJB2 et GJB6) et du gène STRC. Cette nouvelle stratégie permettra un gain de temps supplémentaire dans la prise en charge des patients atteints de surdité.

  • Pronostic intra-hospitalier du sujet âgé traité par antibiothérapie pour une infection respiratoire basse    - Zerbib Benjamin  -  23 octobre 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : La prescription d’une antibiothérapie par crainte ou doute d’une co-infection ou d’une surinfection bactérienne est fréquente dans la prise en charge des infections respiratoires basses des patients âgés. L’objectif de cette étude était d’évaluer le lien entre la prescription antibiotique et le pronostic vital des patients hospitalisés en Gériatrie avec infection respiratoire basse.

    Patients et méthode : Etude rétrospective incluant les patients ≥75 ans, hospitalisés dans le pôle de Gériatrie du CHU de Poitiers du 02/11/2018 au 31/03/2019 avec diagnostic d’infection respiratoire basse rapportée par le codage PMSI (Programme de médicalisation des systèmes d'information) du séjour hospitalier et ayant eu un prélèvement respiratoire avec analyse par Polymerase Chain Reaction (PCR) multiplex.

    Variables d’intérêts : antibiothérapie, prélèvement respiratoire par PCR, durée d’hospitalisation, mortalité intra-hospitalière. Critère de jugement principal : mortalité toute cause intra-hospitalière. Critères de jugement secondaires : association mortalité intra-hospitalière et antibiothérapie, association mortalité intra-hospitalière et analyse par PCR positive. Méthodes statistiques : Analyse univariée de survie selon le statut de la PCR virale (courbes de Kaplan Meier selon test de Log Rank). Analyse multivariée de la mortalité toute cause intra-hospitalière (selon le modèle de Cox).

    Résultats : Au cours des cinq mois d’étude, 177 dossiers de patients répondant aux critères ont été inclus (58% de femmes, âge moyen 87,57 ± 5,08 ans). Les analyses par PCR virales étaient positives dans 41% des cas ; 41% des patients ont reçu une antibiothérapie. La durée moyenne d’hospitalisation était de 17,96 ± 11,97 jours. La mortalité intra-hospitalière était de 21% (38 décès) et n’était pas associée à la prise d’antibiotique (p=0,1) ni au résultat de l’analyse par PCR (p=0,55).

    Conclusion : Le diagnostic microbiologique d’une infection respiratoire basse est difficile en Gériatrie. L’instauration d’une antibiothérapie est fréquente (41%), mais ne montre pas dans notre étude, d’intérêt en termes de survie hospitalière. La confirmation de ce résultat à grande échelle avec une étude randomisée et un suivi prolongé à 3 mois, pourrait aider à mieux préciser la place de l’antibiothérapie et à en maîtriser la prescription.

  • Etude PAFRA15 : Evaluation de la prévalence de la fragilité chez les personnes âgées faisant appel au centre 15 dans les départements des Deux-Sèvres et de la Vienne    - Abguillerm Elodie  -  23 octobre 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : La fragilité est un syndrome gériatrique défini par une diminution des capacités de réserve physiologique qui altère les mécanismes d'adaptation au stress. Elle augmente le risque d'événements indésirables (chutes, incapacité, hospitalisation et mortalité). C'est un phénomène potentiellement réversible qui doit être dépisté précocement pour mettre en place des actions préventives. L'objectif de cette étude est d'évaluer la prévalence de la fragilité par la grille SEGA chez les patients âgés faisant appel au Centre 15 dans les départements des Deux-Sèvres et de la Vienne.

    Matériel et méthodes : Il s'agissait d'une étude observationnelle, prospective et multicentrique réalisée entre le 1er mai 2020 et le 20 juin 2020. Cent quatorze patients ont été inclus. L'objectif principal était d'évaluer la prévalence de la fragilité avec la grille SEGA chez les patients de plus de 70 ans faisant appel au centre 15. Les objectifs secondaires étaient de décrire et comparer les patients fragiles aux non fragiles, décrire l'orientation des patients et d'évaluer la faisabilité de la grille SEGA en régulation médicale.

    Résultats : Dans notre échantillon de population, 64 patients étaient fragiles (56,2%) et 50 patients non fragiles (43,9%). Parmi les patients restant au domicile, il y avait plus de patients fragiles (39% versus 22%). La grille SEGA est trop chronophage et difficile d'utilisation en régulation médicale. Dans le modèle multivarié, cinq critères sont fortement associés à la fragilité : un âge supérieur à 82 ans, une provenance du domicile avec aide ou d'une institution, un nombre de médicaments supérieur à 4, une dénutrition, un besoin de soutien ou présence d'une incapacité pour l'AVJ mobilité.

    Conclusion : L'utilisation de la grille SEGA permet de dépister les personnes âgées fragiles faisant appel au centre 15. Cependant, cette grille n'est pas adaptée à la régulation médicale et pourrait être l'ébauche de nouveaux outils de dépistage.

|< << 1 2 3 4 5 6 7 8 9 >> >| travaux par page

Haut de page


affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
  • Avec le service Ubib.fr, posez votre question par chat à un bibliothécaire dans la fenêtre ci-dessous ou par messagerie électronique 7j/7 - 24h/24h, une réponse vous sera adressée sous 48h.
    Accédez au formulaire...

 
 

Université de Poitiers - 15, rue de l'Hôtel Dieu - 86034 POITIERS Cedex - France - Tél : (33) (0)5 49 45 30 00 - Fax : (33) (0)5 49 45 30 50
petille@support.univ-poitiers.fr - Crédits et mentions légales