Vous êtes ici : Accueil > Formations > Diplôme d'état de Médecine > Médecine interne

Médecine interne

Les travaux sélectionnés

Pour être informé de la mise en ligne des nouveaux travaux correspondant à la recherche effectuée, abonnez-vous au flux RSS : rss

accès internet    accès intranet    pas d'accès
20 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 10
Tri :   Date travaux par page
  • Prise en charge au diagnostic du purpura thrombopénique immunologique au CHU de Poitiers : évaluation de l'adéquation des pratiques avec les recommandations du PNDS de 2017    - Suleiman Maryam  -  11 mars 2022  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Le Protocole National de Diagnostic et de Soins (PNDS) du Purpura Thrombopénique Immunologique (PTI) de l'enfant et de l'adulte, actualisé en 2017, fournit aux praticiens des recommandations afin de les guider dans la prise en charge diagnostique et thérapeutique des PTI.

    L'objectif principal de cette étude était d'évaluer les prises en charge de première ligne au diagnostic des PTI au CHU de Poitiers, afin de vérifier si elles étaient conformes aux recommandations du PNDS du PTI de 2017, et d'identifier des besoins d'amélioration.

    Dans cette étude observationnelle, rétrospective, monocentrique, d'évaluation des bonnes pratiques, nous avons inclus 68 patients âgés de plus de 16 ans, ayant eu un diagnostic de PTI entre le 01/01/2018 et le 31/12/2020, au CHU de Poitiers.

    Sur les 68 patients inclus, 53 ont eu une prise en charge initiale conforme aux recommandations du PNDS de 2017. Parmi les 15 patients qui n'avaient pas eu une prise en charge initiale conforme aux recommandations, il y avait 7 patients "sous-traités", dont 3 patients traités par abstention thérapeutique alors qu'une corticothérapie était recommandée, 1 patient avec un score hémorragique supérieur à 8 qui avait eu des immunoglobulines intraveineuses (IgIV) mais sans corticoïdes associés, et 3 patients avec un saignement menaçant le pronostic vital ou fonctionnel qui n'avaient pas eu le traitement optimal par corticoïdes, IgIV et transfusion plaquettaire ; il y avait 5 patients "sur-traités", dont 2 patients avec un score hémorragique ≤ 8 qui avaient eu des IgIV, et 3 patients qui avaient eu une transfusion plaquettaire non indiquée ; il y avait 3 patients qui avait été traités par agonistes du récepteur à la TPO (arTPO) en première ligne.

    Un seul patient âgé de plus de 60 ans n'avait pas eu de myélogramme. Pour 8 patients, la recherche de Facteur Antinucléaire (FAN) n'avait pas été faite au diagnostic ou faite après les IgIV.

    Notre étude met en évidence trois points d'amélioration sur la prise en charge initiale au diagnostic du PTI, qui portent sur la nécessité de prescrire un traitement optimal par corticothérapie, IgIV et transfusion plaquettaire pour les saignements menaçants, l'absence d'indication à la transfusion plaquettaire en dehors des saignements menaçants, et l'absence d'indication des IgIV pour les scores hémorragiques ≤ 8. Il est également nécessaire d'effectuer systématiquement la recherche des FAN au diagnostic.

  • Traitement par cellules stromales mésenchymateuses dans le syndrôme de détresse respiratoire aiguë lié au SARS-CoV-2    - Nguekap Tchoumba Otriv Frédéric  -  04 mars 2022  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Contexte : Le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) induit par le virus SARS–CoV-2 (Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus-2) garde une mortalité importante. Les cellules stromales mésenchymateuses dérivées du cordon ombilical (CSM-CO) peuvent exercer des propriétés immunomodulatrices mais leur bénéfice dans le traitement du SDRA n'est pas statué. Cet essai clinique de phase 2b a donc été conduit pour évaluer cette thérapie cellulaire dans la prise en charge des patients ayant un SDRA lié au SARS–CoV-2.

    Méthodes : cet essai multicentrique, en double aveugle, randomisé contrôlé contre placebo (STROMA–CoV-2, www.clinicaltrials.gov (NCT04333368)) a inclus des patients adultes (≥18 ans) ayant un SDRA lié au SARS–CoV-2 en phase précoce (<96 heures) dans 10 hôpitaux français. Les patients ont été randomisés pour recevoir, soit des perfusions intraveineuses de 3×106 CSM-CO/kg soit le placebo (0,9% NaCl) pendant 5 jours. Une analyse en intention de traiter modifiée a été réalisée avec comme critère de jugement principal la variation du ratio de la pression partielle artérielle de dioxygène par la fraction inspirée de dioxygène (PaO2/FiO2), entre le début (J0) et le 7ème jour (J7) de l'étude.

    Résultats : Parmi les 107 patients criblés pour éligibilité du 6 avril 2020 au 29 octobre 2020, 45 ont été inclus, randomisés et analysés. Les variations de PaO2/FiO2 entre J0 et J7 ne différaient pas significativement entre les groupes CSM-CO et placebo (médianes [écart interquartile] 54∙3 [–15∙5 à 93∙3] vs 25∙3 [–33∙3 à 104∙ 6], respectivement ; ANCOVA 7∙4, IC à 95 % –44∙7 à 59∙7 ; p=0∙77). Six (28∙6%) des 21 patients recevant le traitement par CSM-CO et six des 24 (25%) patients du groupe placebo ont eu des événements indésirables graves.

    Conclusion : Les changements de PaO2/FiO2 de J0 à J7 des patients avec SDRA lié au SARS–CoV-2 et traités par CSM-CO ne différaient pas de manière significative des patients du groupe placebo. Des essais plus importants incluant des patients plus tôt au cours de leur SDRA sont nécessaires pour évaluer davantage l'efficacité de la thérapie cellulaire par CSM-CO.

  • Implication clinique des fractions antigéniques des anticorps anti-PM/SCL : Données d'une cohorte rétrospective monocentrique Française    - Bayrakdar Philippe  -  05 octobre 2021  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : Les anticorps anti-PM/SCL ont été rapportés dans de nombreuses pathologies auto-immunes, principalement la sclérodermie (ScS) et à une atteinte musculaire parfois au sein de syndromes de chevauchement. La question de leur pertinence clinique et de l'intérêt du dosage des fractions antigéniques 75kDA et 100kDA reste sans réponse.

    Patients et Méthodes : Cohorte rétrospective menée au CHU de Poitiers entre 2011 et 2019 incluant tous les patients ayant des anti-PM/SCL à des taux positifs ou fortement positifs avec un statut antigénique 75kDA et 100kDA connu. L'objectif principal de l'étude était de décrire le phénotype et profil évolutif des patients ayant des Ac anti-PM/SCL et de réaliser une analyse comparative entre les fractions antigéniques.

    Résultats : Quarante-huit patients sur 4278 sérums étaient positifs (soit 1,12%), avec des critères d'éligibilité pour 47 patients. La majorité était des femmes (63,8%), avec un âge médian au diagnostic de 56 ans (9-83). Les manifestations cliniques les plus fréquentes étaient une dyspnée (48,9%), un phénomène de Raynaud (44,7%), des arthralgies (38,3%), une sclérodactylie (36,2%) et des myalgies (31,9%). Seize patients avaient une ScS (34%), avec une majorité de forme cutanée limitée (62,5%), sept présentaient un syndrome de chevauchement (14,9%), nous rapportions cinq syndromes des anti-synthétases (SAS), trois dermatomyosites (DM) isolées, deux polymyosites (PM) isolées, deux lupus érythémateux systémiques (LES) isolés, un syndrome de Sjögren (SSJ) isolé et deux connectivites inclassées.

    Vingt-six patients avaient uniquement un anti-PM/SCL (55,3%) et aucun patient n'était porteur des anticorps classiques des ScS (anti-SCL70, anti-centromères et anti-ARN-pol3). Vingt-six patients ont bénéficié d'un traitement systémique (55,3%). Un âge plus jeune au diagnostic était observé dans le groupe PM/SCL 75 (p= 0,024) et la présence d'ulcérations digitales était plus importante dans le groupe PM/SCL 100 (p= 0,013). Pour le reste il n'a pas été constaté de différence significative entre les 2 groupes.

    Conclusion : Les Ac anti-PM/SCL étaient associés à une hétérogénéité diagnostique, avec une prédominance pour la ScS. La différenciation des fractions antigéniques (75kDA ou 100kDA) ne semble pas avoir une pertinence clinique majeure. Une étude prospective nationale, avec standardisation des tests paraît nécessaire.

  • Troubles du sommeil dans la sclérodermie systémique : caractéristiques cliniques et polysomnographiques    - Rabin Axel  -  03 septembre 2021  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : Les troubles du sommeil et le syndrome d'apnée du sommeil (SAS) semblent fréquents dans la sclérodermie systémique (ScS) et altèrent la qualité de vie de ces patients. Toutefois les données restent pauvres et le plus souvent basées sur des autoquestionnaires. Cette étude avait pour objectif principal de caractériser les altérations du sommeil en polysomnographie dans une cohorte de patients sclérodermiques. Les objectifs secondaires étaient d'évaluer la fréquence du SAS, son impact sur la qualité de vie et les facteurs cliniques associés.

    Méthodes : Trente-et-un patients sclérodermiques ayant eu une polysomnographie au centre hospitalo-universitaire de Poitiers (Poitiers, France) entre juin 2018 et mars 2021 ont été rétrospectivement inclus. Le jour de la polysomnographie, les patients répondaient à 12 auto-questionnaires : Le Short-Form 36 (SF-36), l'index de qualité du sommeil de Pittsburgh (PSQI), le FACIT-fatigue, les questionnaires Hospital Anxiety and Depression (HAD), l'EQ5D, le Scleroderma Health Assessment Questionnaire (SSc-HAQ), l'échelle de la main de Cochin (CHFS), l'échelle de Bouche (MHISS), l'Urological Distress Inventory (UDI-6), l'UCLA SCTC GIT 2.0, l'échelle de somnolence d'Epworth et le score de sévérité du syndrome des jambes sans repos (IRLS). Les caractéristiques démographiques et cliniques des patients étaient recueillies à partir des dossiers médicaux.

    Résultats : Dix-sept (54.8%) déclaraient une mauvaise qualité de sommeil indiquée par un PSQI≥6. Dix-neuf (61,3 %) avaient une réduction de l'efficacité du sommeil, 25 (80,7%) avaient une augmentation de la phase N1, 17 (55%) et 16 (51,6%) une durée anormale des phases N2 et N3, respectivement. Vingt-et-un (67,7%) présentaient un SAS dont 18 (58.1%) sans antécédent connu de SAS. Aucune association du SAS avec des facteurs cliniques généraux ou associés à la ScS n'était retrouvée en analyse multivariée. Les patients avec un SAS avaient une augmentation de la phase N1, une diminution de la phase N3 et plus de microéveils. La présence d'un SAS n'avait pas d'impact sur les scores de qualité de vie ou de sommeil.

    Conclusion : Les altérations du sommeil et le SAS semblent fréquents dans la ScS, sans facteur clinique associé clairement identifié. Des études complémentaires de plus grand effectif et incluant un groupe contrôle apparié sont nécessaires afin de confirmer ces données et d'identifier de potentiels facteurs cliniques associés.

  • Early and tardive extra-respiratory manifestations of Influenza and HRSV in hospitalized adults.    - Motillon Gaétan  -  02 juillet 2021  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Les manifestations extra-respiratoires liées à l'infection à Influenza ou au VRS sont peu connues chez l'adulte. L'objectif de cette étude était de décrire la fréquence et le type de ces manifestations chez des patients adultes hospitalisés pour une infection à Influenza ou au VRS.

    Deux-cent quarante-huit patients ayant eu un test nasal par technique de polymerase chain reaction (PCR) ou par détection moléculaire, positif à Influenza ou à VRS ont été inclus de manière prospective durant l'hiver 2018-2019. Les principales manifestations extra-respiratoires étaient cardiaques, neurologiques et uro-digestives (41,6 %, 33,7 % et 59,0 % pour Influenza et 52,3 %, 23,2 % et 57,3 % pour le VRS, respectivement). L'atteinte musculaire était rare parmi les infections à VRS en comparaison à Influenza (p<0,001). Le sous-type A(H1N1)pdm09 touchait une population moins souvent âgée (p<0,001), et présentant moins de comorbidités, et était responsable de signes cardiaques plus rares que le sous-type A(H3N2) et le VRS (p=0,046). En analyse multivariée, le taux de CRP à l'admission était le seul paramètre significativement associé à l'apparition d'une manifestation extra-respiratoire de tout type (p=0,018).

  • Usage de la photochimiothérapie extracorporelle dans les maladies auto-immunes : Revue systématique de la littérature    - Liberatore Johanne  -  25 juin 2021  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Contexte : La Photochimiothérapie extra-corporelle (PCE) est une technique de thérapie cellulaire indiquée dans le traitement des lymphomes T cutanés, de la maladie greffon-vs-hôte (GVH), et du rejet de greffe d'organe solide. Elle n'est pas validée dans le traitement des maladies auto-immunes mais a fait l'objet d'études préliminaires. Son indication dans la sclérodermie, la sclérose en plaques, ou dans certaines pathologies dermatologiques est à l'étude.

    Objectif : Réaliser une revue de la littérature de l'utilisation de la PCE dans les maladies auto-immunes afin de questionner sa place dans la stratégie thérapeutique.

    Méthode : Nous avons identifié les publications répondant aux termes « Autoimmune Disease » AND « Photopheresis » et « Systemic Sclerosis » AND « Photopheresis » dans la base de données PubMed.

    Résultats : La PCE montre des résultats intéressants dans les atteintes cutanées de la sclérodermie systémique en association aux traitements conventionnels, et serait bénéfique dans le traitement de la sclérose en plaques réfractaire aux traitements immunosuppresseurs actuels. Enfin, des observations ont été rapportées concernant l'efficacité de la PCE dans le LES, la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn, et certaines pathologies dermatologiques.

    Conclusion : La PCE montre des résultats prometteurs dans la stratégie de prise en charge des maladies auto-immunes telles que la sclérodermie, la sclérose en plaques, et certaines pathologies dermatologiques. Son utilisation est bien tolérée et ne semble pas exposer le patient aux effets indésirables classiques des thérapies immunosuppressives actuelles, et notamment au risque infectieux. Des essais cliniques complémentaires sont nécessaires pour valider son efficacité et sa tolérance.

  • Complications infectieuses du Tocilizumab au cours des maladies systémiques hors rhumatismes inflammatoires chroniques : série multicentrique rétrospective de 37 patients    - Broca Florent  -  28 avril 2021  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Objectif : Décrire les complications infectieuses survenant dans les maladies systémiques traitées par Tocilizumab (TCZ).

    Méthodes : Parmi les patients traités par TCZ pour des maladies systémiques dans cinq hôpitaux et répondant aux critères d'inclusion : les données démographiques, pré-thérapeutiques et les complications infectieuses ont été collectées à partir du dossier médical par l'investigateur avec des analyses descriptives. Les rhumatismes inflammatoires chroniques ont été exclus pour éviter les biais possibles mis en évidence dans les études sur la Polyarthrite Rhumatoïde (PR).

    Résultats : Trente-sept patients ont été analysés, principalement atteints d'Artérite à Cellules Géantes. Vingt-cinq patients (68 %) ont présenté au moins un événement infectieux. Quinze infections sévères sont survenues chez 6 patients (3,2/100 patients-années), principalement des infections respiratoires et cutanées. Les infections bactériennes sévères étaient associées à un syndrome inflammatoire biologique marqué, même dans le cadre d'un cycle habituel d'administration de TCZ. Deux zonas sévères et une diverticulite avec perforation digestive sont survenus. Aucune réactivation de tuberculose ou d'hépatite virale n'a été observée.

    Conclusion : L'incidence des infections sévères était plus faible que dans les études sur la PR, probablement en raison d'une moindre utilisation des immunosuppresseurs, bien que la co-prescription de corticostéroïdes reste un biais important. Les infections bactériennes sévères peuvent être associées à un syndrome inflammatoire biologique marqué, contrairement aux données rapportées par certains cas cliniques. L'âge supérieur à 65 ans, les antécédents infectieux, y compris sous corticothérapie, et les autres causes d'immunosuppression semblent être associés à un risque accru d'infections sévères. La survenue d'une perforation digestive reste rare mais doit être connue. La survenue de zonas sévères entraînant des douleurs post-zostériennes invalidantes peut suggérer la nécessité d'une prophylaxie. Une étude de plus grande ampleur devrait être réalisée pour confirmer ces résultats.

  • Evaluation de différents seuils de taux sanguins d'hydroxychloroquine comme marqueurs de non-adhésion sévère au traitement chez les patients atteints de maladie auto-immune    - Baillou Chloé  -  16 octobre 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : La non-adhésion thérapeutique dans les maladies chroniques est fréquente et difficile à diagnostiquer. En raison de la longue demi-vie de l'hydroxychloroquine (HCQ), des taux sanguins très bas d'HCQ sont un marqueur simple de non-adhésion thérapeutique à ce traitement. Différents seuils ont été utilisés sans qu'aucun n'ait été formellement validé. L'objectif de cette étude était d'évaluer l'intérêt des différents seuils de taux sanguins d'HCQ afin de diagnostiquer une non-adhésion sévère.

    Patients et méthodes : Les patients avec un taux sanguin d'HCQ inférieur à 400 ng/mL étaient interrogés afin d'évaluer leur adhésion au traitement par HCQ la semaine et le mois précédent le dosage sanguin. Ils étaient considérés comme non-adhérents sévères s'ils déclaraient ne pas avoir pris plus de 20% de leur traitement pendant au moins une de ces deux périodes et comme adhérents s'ils déclaraient avoir pris plus de 80% de leur traitement pendant les deux périodes.

    Résultats : Parmi les 47 patients inclus, le taux sanguin médian d'HCQ était de 119 ng/mL (interquartiles : 42-171). Le taux sanguin d'HCQ était indétectable (HCQ <50 ng/mL) pour 13 (27,6%) patients, tandis que des taux sanguins d'HCQ <100 ng/mL et 200 ng/mL ont été trouvés respectivement chez 20 (42,5%) et 40 (85,1%) patients. Vingt-sept (57%) patients ont admis une non-adhésion sévère durant au moins une de ces deux périodes. Concernant les 40 patients qui avaient un taux sanguin d'HCQ <200 ng/mL, 3 (7%) ont déclaré être parfaitement adhérents et 25 (63%) ont reconnu une non-adhésion sévère. Parmi les 13 patients avec un taux sanguin d'HCQ <50 ng/mL, tous ont admis une non-adhésion sévère.

    Conclusion : Quel que soit le seuil retenu, la grande majorité des patients avec taux bas d'HCQ reconnaissaient une non-adhésion, sévère le plus souvent. Ces résultats confirment que la mesure du taux sanguin d'HCQ aide à identifier les patients non-adhérents et que, sans surprise, les seuils les plus bas sont les plus spécifiques.

  • Hematosclero : Association sclérodermie systémique et néoplasies myéloprolifératives, une étude rétrospective    - Martins Pauline  -  23 juin 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : La Sclérodermie systémique (ScS) est une maladie rare, caractérisée par une production excessive de matrice extra-cellulaire par les fibroblastes et une endothéliopathie. Les néoplasies myéloprolifératives sont caractérisées par une prolifération clonale maligne d’une ou plusieurs lignées cellulaires myéloïdes. Elles comprennent la Leucémie Myéloïde Chronique (LMC), la Polyglobulie de Vaquez (PV), la Thrombocytémie Essentielle (TE) et la Myélofibrose Primitive (MFP). Dans la revue de la littérature seuls 20 cas NMP en association avec la ScS sont rapportées à ce jour avec peu d’information. L’activation de la voie JAK/STAT et notamment de JAK2, déjà décrite dans les deux pathologies, sous-entend un lien physiopathologique.

    Méthodes : Une étude de cohorte rétrospective multicentrique nationale a été menée. L’inclusion s’est terminée le 30 Avril 2020.

    Résultats : Sept patients ont été inclus, 5 femmes et 2 hommes avec un âge médian de 79 ans (66-91). Tous les types de NMP étaient possibles en association avec la ScS ; avec 2 TE, 3 PV, 1 LMC et une leucémie myélo-monocytaire de forme proliférative. Le délai diagnostique entre les deux pathologies pouvait être long jusqu’à 16 ans (0-16). Dans 2 cas, les deux pathologies étaient survenues la même année. La ScS était de forme cutanée limitée pour 6 patients et « sine scleroderma » pour 1 patient avec des atteintes d’organes peu graves et les ScS relativement stables. Un seul patient a reçu un traitement pour sa sclérodermie. En revanche les NMP étaient difficiles à contrôler avec de nombreuses lignes de traitements. Cinq patients présentaient une mutation JAK2, un patient une mutation BCR-ABL1 et un patient aucune mutation. La NFS était anormale au diagnostic pour toutes les NMP avec des anomalies en rapport avec le type de NMP. Cinq patients sur 7 avaient une NFS anormale au diagnostic de la ScS dont un patient chez qui la ScS a été diagnostiquée en premier. Ce patient avait une hémoglobine à 15,8g/dL et une hématocrite à 46% et ce, plusieurs années avant le diagnostic de PV.

    Conclusion : Cette étude montre que tous les NMP sont possibles en association avec la ScS avec une implication probable de la voie de signalisation JAK/STAT. Ainsi la recherche systématique d’un syndrome de Raynaud devant tout NMP, et l’interprétation attentive de la NFS chez les patients sclérodermiques semblent justifiées.

  • Impact du seuil de fièvre dans l'initiation de l'antibiothérapie empirique chez les patients atteints de neutropénie fébrile    - Beuvon Clément  -  18 octobre 2019  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : Réduire la durée du traitement antibiotique empirique des patients atteints de neutropénie fébrile pourrait contribuer à diminuer l'antibiorésistance. Le but de notre étude était d'évaluer si la modification à la hausse du seuil de température à partir duquel une antibiothérapie empirique est débutée permet de réduire la consommation d'antibiotiques chez des patients atteints de Leucémie Aiguë Myéloïde (LAM) ayant une neutropénie fébrile.

    Méthodes : Une étude rétrospective a été conduite sur une période de Septembre 2015 à Mai 2019 au CHU de Poitiers. Le seuil de fièvre motivant l'initiation d'une antibiothérapie empirique était défini selon les critères de l'Infectious Disease Society of America jusqu'en Mars 2018. Après cette date, une température ≥ 38,5°C était considérée pour initier une antibiothérapie empirique. Le critère de jugement principal était la durée de traitement antibiotique du début de la fièvre jusqu'au 7ème jour.

    Résultats : 138 épisodes fébriles ont été inclus, 61 dans le groupe « seuil conventionnel » et 77 dans le groupe « seuil modifié ». Après ajustement sur les comorbidités et la durée de neutropénie, la modification du seuil de fièvre motivant l'initiation de l'antibiothérapie était associée à une réduction médiane de deux jours de la consommation d'antibiotique à sept jours du début de la fièvre (p < 0,001). La durée totale de traitement antibiotique par épisode fébrile, la survenue d'un choc septique et l'admission en réanimation n'était pas significativement différentes entre les deux groupes. L'antibiothérapie empirique n'a pas été débutée dans 14,8% des épisodes fébriles du groupe « seuil modifié ».

    Conclusion : Le rehaussement à 38,5°C du seuil de fièvre motivant l'initiation d'une antibiothérapie empirique permet de réduire la consommation d'antibiotiques dans les sept premiers jours de fièvre chez des patients atteints de LAM ayant une neutropénie fébrile.

|< << 1 2 >> >| travaux par page

Haut de page


affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
  • Avec le service Ubib.fr, posez votre question par chat à un bibliothécaire dans la fenêtre ci-dessous ou par messagerie électronique 7j/7 - 24h/24h, une réponse vous sera adressée sous 48h.
    Accédez au formulaire...

 
 

Université de Poitiers - 15, rue de l'Hôtel Dieu - 86034 POITIERS Cedex - France - Tél : (33) (0)5 49 45 30 00 - Fax : (33) (0)5 49 45 30 50
petille@support.univ-poitiers.fr - Crédits et mentions légales