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  • Enquête de satisfaction des proches de patients hospitalisés en réanimation neurochirurgicale : impact d'une ouverture des visites 24h/24    - Rozalska Carine  -  22 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : De nombreux travaux montrent un effet bénéfique de l'ouverture des réanimations 24h/24 sur le bien-être des proches, mais l'impact sur leur satisfaction reste nettement plus contrasté dans la littérature. Aucune étude à notre connaissance n'a été réalisée chez le patient cérébrolésé, à fort risque de séquelles. Ce travail vise à évaluer l'impact d'une libéralisation des horaires de visite sur la satisfaction des visiteurs, dans le cadre d'une modification des pratiques en réanimation neurochirurgicale.

    Matériels et méthodes : Cette étude de type avant/après, prospective, observationnelle, monocentrique, se déroulait sur 2 périodes consécutives de 4 mois : une période où les visites étaient autorisées de 15h à 23h puis une période d'ouverture 24h/24. Un questionnaire remis entre J2 et J5 aux proches éligibles, s'intéressait à la satisfaction évaluée par un score composite de 110 points avec 22 items de 5 points (accueil, délai d'attente, disponibilité des soignants, soutien psychologique, qualité de l'information, satisfaction globale). L'humeur des proches était évaluée avec l'échelle HADS (Hospital Anxiety and Depression Scale, 21 points). La charge en soins était colligée au moyen du score NEMS (Nine Equivalents of nursing Manpower Use Score, 50 points).

    Résultats : Après recueil de la non-opposition, 161 proches ont participé (âge 50±15 ans, sexe ratio H/F 0,4), constituant l'entourage de 100 patients d'âge 54±17 ans, et de sexe ratio 0,6. L'IGS II des patients était de 33±16 et la durée de séjour de 11(6-20) jours. La charge de travail était comparable entre les deux périodes (score NEMS 25 vs 26). La répartition horaire des visites était statistiquement modifiée entre les deux périodes avec davantage de visites sur la tranche 7-15h en période 24h/24, mais sans modification du temps de visite ni du nombre total de visiteurs. Le score composite de satisfaction (83/110 vs 87/110 en 24h/24) et la satisfaction globale (4,5/5 vs 4,4/5 en 24h/24), d'emblée élevés, ne différaient pas entre les deux périodes mais on observe une plus grande proportion de proches satisfaits après ouverture 24h/24 (29% vs 46%). Le délai d'attente ne variait pas, mais sa perception était significativement meilleure (3,9 vs 4,2 en 24h/24), de même que la limitation à 2 visiteurs à la fois (3,8 vs 4,3 en 24h/24). La perception de la disponibilité des soignants était meilleure en 24h/24 (4,1 vs 4,4) mais la qualité de l'information n'était pas modifiée. Les 81% de visiteurs ayant rempli le score HADS rapportaient une anxiété importante, non modifiée par l'ouverture du service en continu.

    Conclusion : Chez les proches de patients cérébrolésés hospitalisés en réanimation, la libéralisation des horaires de visite se solde par un taux plus élevé de proches « satisfaits », n'améliore pas à elle seule la satisfaction globale, ni la qualité de l'information délivrée. Dans notre étude, l'ouverture de la réanimation 24h/24 s'accompagne d'une modification des horaires de visite sans répercussion sur l'état psychologique des proches durant les premiers jours d'hospitalisation.

  • Facteurs prédictifs d'hospitalisation des lombalgies et lombo-radiculalgies communes aux urgences de Poitiers    - Brin Emmanuelle  -  22 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Objectif : Identifier les facteurs prédictifs d'hospitalisation des lombalgies et lombo-radiculalgies communes aux urgences de Poitiers. Évaluer des durées moyennes de séjour entre le service des urgences et les services d'hospitalisation ainsi que les réadmissions aux urgences des patients non hospitalisés.

    Matériel et méthodes : étude épidémiologique de 73 patients admis aux SAU pour lombalgies communes sur une période de 6 mois. Recueil des données sous forme de questionnaire comprenant des données morphologiques, les comorbidités, la catégorie professionnelle, la prise en charge antérieure et la structure adressant le patient. A postériori, nous avons complété l'heure d'admission, la DMS aux SAU et dans les services d'hospitalisation ainsi qu'une nouvelle admission pour le même motif dans les 3 jours et dans les 6 semaines.

    Résultats : 31 des 73 patients ont été hospitalisés. Les patients hospitalisés étaient significativement plus âgés (p<0.001) et présentaient des pathologies cardio-vasculaire comme l'HTA, l'insuffisance cardiaque et l'AVC plus fréquentes avec respectivement p=0.016, p=0.005, p=0.013. La prise en charge antalgique antérieure et l'évaluation de l'EN ne retrouvaient pas de différence entre les 2 groupes. Même conclusion pour l'heure d'orientation. La DMS étaient significativement plus importante dans le groupe hospitalisé soit une moyenne de 7h50 contre 3h55 dans le groupe non hospitalisé (p=0.001) et une évaluation médicale avant transfert aux SAU représentaient un facteur de risque d'hospitalisation.

    Conclusion : Les patients âgées, avec des pathologies cardio-vasculaires, adressés par une structure médicale représentent une population avec un risque élevé d'hospitalisation pour lombalgies ou lombo-radiculalgies communes. Dans cette étude, nous avons mis en évidence également, l'absence de filière spécialisée pour la prise en charge de cette pathologie aux urgences ainsi que la nécessité d'un forcement de la filière sociale pour le maintien à domicile des plus âgés.

  • Étude épidémiologique de la prévention de la maladie thrombo-embolique veineuse (MTEV) chez 643 traumatisés crâniens graves (TCG)    - Vallade Alexandre  -  22 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Position du problème et objectifs de l'étude : Les TCG sont à risque de MTEV, dès J1 et se majorant ensuite (1). Sans prévention 50% des TCG sont atteints. Parmi les préventions : l'héparinothérapie a montré son efficacité mais l'absence de recommandation pour le TCG conduit à des pratiques hétérogènes. L'initiation précoce (≤ 72h) semble la méthode la plus efficace (2), mais le risque hémorragique cérébral freine sa prescription malgré quelques études concluant à sa sécurité d'emploi (2). Ce travail étudiant les pratiques de prévention de la MTEV dans une cohorte prospective multicentrique (4 CHU) de 643 TCG.

    Matériel et méthodes : Les données, concernant les TCG, survivants à J3, hospitalisés du 12/01/2013 au 01/11/2016 étaient extraites. L'incidence de la MTEV et les facteurs pouvant retarder l'anticoagulation étaient comparés entre les groupes « non anticoagulé » (NA), « anticoagulé » (A) précoce (AP) et tardive (AT), définis par un traitement débuté avant ou après 72h. Les pratiques des 4 centres étaient comparées. Les tests utilisés selon les variables étaient: FISHER Exact, MANN-WHITNEY, ANOVA et CHI2, avec p< 0,05 comme seuil de significativité.

    Résultats et discussion : Sur 643 TCG, l'incidence de la MTEV était de 8%. Une anticoagulation préventive était introduite dans 72,5% des cas, avec 95% d'HBPM et un délai médian de 4 [3-6] jours. Le groupe A comprenait 455 patients dont 167 AP (37%). Le délai médian dans le groupe AT était de 6 [4-7] jours. L'incidence de la METV entre les groupes A et NA, et les groupes AP et AT n'était pas différente avec 7,5% vs 4% [p=0,2] et 6% vs 8% [p=0,46], respectivement. Il y avait statistiquement plus d'aggravation hémorragique des lésions cérébrales sur l'imagerie de contrôle dans le groupe AT que dans AP (28% vs 16%). En analyse univariée, les principaux facteurs retardant l'anticoagulation étaient la gravité des lésions cérébrales, l'IIS, l'aggravation des lésions à l'imagerie, la craniectomie décompressive. La prévention par CPI était identique dans les groupes AP et AT (61% vs 58%), soit 30% des patients sans prévention à J3. Les pratiques étaient différentes entre les 4 centres, tant pour l'initiation d'anticoagulant (63 à 83%), le délai (4 à 6 jours) et l'utilisation des CPI (0 à 86%). Dans notre cohorte, l'AP ne diminuait significativement l'incidence de la MTEV, mais aucun dépistage systématique n'était réalisé et l'effectif est probablement insuffisant. Les facteurs retardant l'AP étaient tous en liens avec la gravité initiale. La principale limite de notre étude est l'absence de suivi scannographique après l'anticoagulation afin de confirmer l'absence de risque hémorragique.

    Conclusion : L'anticoagulation précoce chez le TCG reste débattue. Plusieurs éléments freinent son introduction, l'absence d'étude de forte puissance et de recommandation claire. Le défaut de disponibilité de matériel dans certains centres conduit à une hétérogénéité des pratiques et parfois à l'absence totale de prévention.

  • Occlusions artérielles rétiniennes et événements cardiovasculaires    - Palacin Alexandre  -  22 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'occlusion artérielle rétinienne (OAR) est une pathologie rare mais parmi les plus sévères en ophtalmologie. L'objectif de l'étude était de décrire les facteurs de risque et les antécédents cardiovasculaires d'une série de patients ayant consulté en ophtalmologie pour une OAR, et d'évaluer l'incidence des événements cardiovasculaires dans cette cohorte. Matériels et Méthodes : Il s'agit d'une étude rétrospective, monocentrique, portant sur la période d'aout 2010 à septembre 2016. Les patients qui présentaient une occlusion artérielle rétinienne récente confirmée par fond d'œil étaient inclus. Les facteurs de risque et/ou antécédents cardiovasculaires connus au moment du diagnostic étaient recueillis. Les événements cardiovasculaires apparus après l'occlusion rétinienne artérielle étaient étudiés. Résultats : 62 patients avec un diagnostic d'occlusion artérielle rétinienne ont été inclus. L'âge moyen était de 71,5 ans. 52 patients (83,9%) avaient un ou plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire au moment du diagnostic et 29 patients (46,8%) avaient un ou plusieurs antécédents cardiovasculaires. L'HTA était retrouvée chez 36 patients (61,3%), suivie de la dyslipidémie chez 32 patients (51,6%). 12 patients (19,4%) avaient une artériopathie périphérique connue. Au cours du suivi, 21 patients (33,9 %) ont présenté au moins un événement cardiovasculaire. 7 cas d'insuffisance cardiaque ont été notés. La comparaison entre le groupe des patients ayant présenté un événement cardiovasculaire et ceux sans complication ne retrouve pas de différence statistiquement significative en fonction de l'étiologie, des caractéristiques démographiques, du statut cardiovasculaire avant diagnostic, du délai de premier contact médical. Le bilan réalisé au moment du diagnostic retrouvait une lésion carotidienne (sténose ou dissection) chez 18 patients (29%). Conclusion : Notre étude vient confirmer les précédents travaux concernant le risque cardiovasculaire des patients atteints d'occlusion artérielle rétinienne. Au vu de nos résultats, tout patient souffrant d'occlusion artérielle rétinienne doit bénéficier d'un bilan adapté en hospitalisation et d'un suivi prolongé, au même titre que ceux atteints d'accident vasculaire cérébral.

  • Critères d'acceptation et de refus de préservation de la fertilité chez les femmes au CHU de Nantes    - Jégu Marion  -  19 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Toutes les femmes en âge de procréer à risque de présenter une insuffisance ovarienne devraient être adressées en consultation de préservation de la fertilité (PF), l'évolution des procédures se fait actuellement vers la vitrification ovocytaire. Cependant, des études ont rapporté des taux de refus de préservation de fertilité variant de 16 à 98%, les principaux motifs étant d'avoir déjà des enfants, la lourdeur des techniques de préservation de la fertilité, et l'urgence à débuter les traitements gonadotoxiques pour les patientes atteintes d'un cancer. Cependant, il est important de clarifier les motivations sous-tendant l'acceptation ou le refus de préservation de fertilité, afin d'adapter et améliorer le conseil médical à ces patientes.

    Notre étude monocentrique rétrospective a inclus toutes les patientes de 18 à 45 ans adressées en consultation de préservation de fertilité dans le service de Médecine de la Reproduction du CHU de Nantes entre Janvier 2013 et Décembre 2016.

    Un total de 175 femmes a bénéficié d'une consultation de PF sur la période donnée. Parmi toutes les femmes incluses, 127 (73%) ont accepté la vitrification ovocytaire, et 48 femmes (27%) n'ont pas bénéficié de prise en charge : 24 pour raison médicale (50%), et 24 pour motif personnel (50%). Les principales indications de consultation étaient les cancers (86%), suivis par les insuffisances ovariennes prématurées (IOP) (6%) et les chirurgies ovariennes répétées (5%). 29% des femmes présentant un cancer ont refusé la préservation de fertilité et 18% pour les IOP. Toutes les patientes du groupe chirurgie ont vitrifié des ovocytes. Les principaux refus de PF pour motif médical étaient l'âge et l'insuffisance ovarienne (33%), et les principaux motifs personnels de refus étaient d'avoir au moins un enfant (58%), la lourdeur des protocoles de préservation de fertilité (12,5%), et un désir de débuter immédiatement les traitements anti-cancéreux (8%).

    Cette étude confirme le taux relativement élevé de refus de PF retrouvé dans la littérature, avec un taux de refus pour motif personnel nettement inférieur. Ceci montre l'efficacité des consultations de PF, qui doivent aider les femmes à réaliser l'importance de cette procédure, afin de diminuer les risques éventuels de regrets et améliorer leur qualité de vie ultérieure.

  • Place accordée au pharmacien dans l’éducation thérapeutique du patient diabétique : enquête menée auprès de 97 patients diabétiques dans le département de la Charente-Maritime    - Duzon Amandine  -  19 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Le diabète est une pathologie chronique qui nécessite une prise en charge de qualité avec une éducation thérapeutique du patient afin de lui permettre de gérer son traitement, d’intégrer au mieux sa pathologie dans son quotidien, ou encore de limiter l’apparition de complications.

    Le pharmacien fait partie des acteurs de santé intervenant dans l’éducation thérapeutique des patients, comme le mentionne la loi HPST du 21 juillet 2009.

    La première partie de cette thèse est consacrée à des généralités sur le diabète, l’éducation thérapeutique, ainsi que sur les différents acteurs intervenant dans la prise en charge du patient diabétique.

    La deuxième partie est consacrée à une enquête ayant pour but d’évaluer la place accordée au pharmacien par les patients diabétiques dans leur éducation thérapeutique, mais aussi de nous rendre compte si un accompagnement est déjà réalisé par les pharmaciens.

    Nos résultats montrent que les pharmaciens apparaissent assez bien impliqués dans les domaines concernant le médicament et le matériel de diabétologie, en donnant des informations à leurs patients. Cependant, leur implication est beaucoup plus restreinte en ce qui concerne le rappel des règles hygiéno-diététiques, les commentaires d’analyses biologiques ou encore la conduite à tenir en cas d’hypo- ou d’hyperglycémie. De plus, il existe des disparités selon la localisation géographique des pharmacies : les pharmaciens exerçant dans des centres commerciaux sont ceux qui délivrent le moins d’informations.

    Par ailleurs, nous avons pu constater qu’une grande majorité des patients diabétiques interrogés ne souhaitent pas le pharmacien comme premier interlocuteur pour leur délivrer des informations sur leur pathologie, y compris sur leur traitement, lui préférant le médecin (traitant ou diabétologue). En revanche, les patients choisissent très largement le pharmacien en premier lieu pour leur expliquer comment utiliser leur matériel d’auto-surveillance glycémique.

    Au final, au vu des résultats de notre enquête, il semble que la place accordée au pharmacien par les patients diabétiques dans leur éducation thérapeutique soit très limitée. Et pourtant, il apparaît que l’implication du pharmacien dans le suivi des patients diabétiques est bien plus importante que ce qu’en attendent les patients.

  • Inégalité de longueur des membres inférieurs après reprise de prothèse totale de hanche par fémorotomie et mise en place de tige longue : étude prospective radiologique à propos de 23 patients    - Bouget Pierre  -  16 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'augmentation de l'espérance de vie de la population entraine un taux croissant de reprises de prothèses totales de hanche (RPTH). Le résultat de cette chirurgie est jugé non seulement sur les douleurs résiduelles mais aussi sur la fonction post opératoire notamment liée à la longueur des membres inférieurs. Actuellement aucune étude à notre connaissance ne compare celle-ci avant et après une RPTH. L'objectif principal de ce travail est d'évaluer radiologiquement si la technique chirurgicale de reprise de prothèse totale de hanche par voie d'abord de type fémorotomie des trois tiers et verrouillage in situ modifie la longueur du membre inférieur opéré.

    Matériel et méthode : Cette étude prospective monocentrique observationnelle radiologique a été réalisée au centre hospitalo-universitaire de Poitiers dans le service d'orthopédie de Décembre 2015 à Février 2017. Vingt-trois patients (12 femmes, 11 hommes, âge moyen : 71 ans) nécessitant la réalisation d'une RPTH ont été inclus. La technique chirurgicale était celle du service à savoir l'abord par fémorotomie des trois tiers et verrouillage in situ d'une tige longue. Des pangonogrammes debout en charge de face jambe en extension étaient réalisés avant et après chaque intervention. La longueur des membres inférieurs était mesurée grâce à la méthode « CFR-EI-BI » en mesurant : La longueur centre de tête fémorale - ligne bi-ischiatique (CFR-BI) et la longueur centre de tête – échancrure inter-condylienne (CFR-EI). La différence (CFR-EI) - (CFR-BI) appelée CFR-EI-BI représentait la longueur du membre. Le critère d'évaluation principal était la variation du CFR-EI-BI (Δ CFR-EI-BI) avant et après la réalisation de RPTH. Secondairement les variations des CFR-EI (représentant la hauteur de la tige) et des CRF-BI (représentant la position du cotyle) du pré au post opératoire (Δ CFR-BI et Δ CFR-EI) ont été évaluées afin de localiser le siège de l'inégalité de longueur.

    Résultats : Il n'y avait pas de différence significative entre les CFR-EI-BI pré et post opératoires (p = 0,80), la moyenne des Δ CFR-EI-BI était de -2,3 mm [-40,8 mm ; +36,5 mm]. Sept patients (30 %) avaient une variation du CFR-EI-BI < 10 mm. La moyenne des Δ CFR-EI était de -1,6 mm [-38,1 mm ; +35,1 mm] et aucune différence significative n'a été retrouvée entre le pré et le post opératoire (p = 0,98). Concernant le CFR-BI, il n'a également été retrouvé aucune différence significative entre le pré et le post opératoire (p = 0,45) avec une moyenne des Δ CFR-BI qui était de 1,9 mm [-23,6 mm ; +23 mm].

    Conclusion : Les résultats ne montrent pas de différence significative concernant les longueurs de membre pré et post opératoire après la réalisation d'une reprise de prothèse totale de hanche par fémorotomie avec verrouillage in situ. La méthode de mesure CFR-EI-BI permet d'éviter des biais de position de hanche et d'évaluer la localisation précise de la cause d'une modification de longueur du membre. Une étude dont les résultats préliminaires sont encourageants est actuellement en cours pour valider cette méthode. Ce travail pourrait être complété en utilisant l'imagerie EOS® afin d'éliminer les biais de mesure.

  • Thalamoplastie, technique percutanée de réduction et de stabilisation par cimentoplastie des fractures thalamiques du calcanéus    - Roth Guillaume  -  16 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les fractures thalamiques (surface talaire postérieure du calcanéus) restent un défi. Obtenir une réduction stable et anatomique permet une rééducation précoce. L'ostéosynthèse à foyer ouvert, traitement chirurgical de référence, est source de nombreuses complications postopératoires. Notre étude évalue les résultats cliniques par thalamoplastie (correction percutanée par ballon), ainsi que le volume, le positionnement et l’influence du ciment PMMA sur la stabilité, dans le traitement de ces fractures.

    Matériel et méthodes : De septembre 2011 à avril 2015 (étude prospective monocentrique) toutes les fractures thalamiques du calcanéus étaient classifiées selon Sanders et incluses : 8 stade IIA, 4 IIB, 4 IIC, 6 IIIAC, 5 IIIAB, et 1 IV (21 hommes, 7 femmes, âge moyen de 44,8 ans). Les paramètres cliniques étaient le score AOFAS, l’EVA et les complications. On mesurait le volume de PMMA et son positionnement à 3 mois et l’angle de Böhler à tous les temps de l’étude (statistiques réalisées par test de Wilcoxon-Mann-Whitney).

    Résultats : On retrouvait 20 patients avec un résultat favorable et 8 patients avec un résultat défavorable. Le score AOFAS moyen était 78,64 (min 37 max 100) avec 8 scores excellents, 4 bons, 5 moyens et 7 mauvais. L’amélioration moyenne de l'angle de Böhler était de 12,96° (min 0 max 30), le volume moyen de PMMA de 4,32 cm3 (min 2,18 max 7,69). Une fuite de ciment a justifié une reprise chirurgicale, sans autre complication retrouvée ni perte de correction.

    Discussion : La thalamoplastie propose par le positionnement optimisé du PMMA une réduction et une stabilisation pérenne des fractures thalamiques du calcanéus. Les résultats fonctionnels sont équivalents aux techniques chirurgicales de référence, tout en s'affranchissant des complications postopératoires habituellement rencontrées.

  • Rôle de la médecine générale dans la prise en charge de la souffrance psychologique chez les patients atteints de cancer : une revue systématique de littérature    - Pinaud Jean-jacques  -  15 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le nombre de nouveaux cas de cancer en France était estimé à 385 000 en 2015. La survenue d'un cancer entraîne chez la personne des bouleversements émotionnels, des craintes et des préoccupations existentielles et ce malgré les progrès thérapeutiques. La représentation sociale du cancer demeure associée à, la mort, la douleur, et à l'incertitude de l'avenir. Souffrirons d'un syndrome dépressif 25% des patients cancéreux. Cette prévalence augmente en phase avancé, allant jusqu'à 77% en phase terminale. Il existe un sous-diagnostic des syndromes dépressifs, un retard, voir une absence de prise en charge de la souffrance psychologique. L'objectif principal de notre travail était de réaliser un état des connaissances issus de la littérature sur la prise en charge de la souffrance psychologique des patients atteins d'un cancer, en se focalisant sur le médecin généraliste.

    Méthodes : Revue systématique de la littérature. L'équation de recherche a été générée à partir de mots clés via le "Constructeur de Requêtes Bibliographiques Médicales" du CisMef. Les bases de données PubMed, LISSa et Doc'CisMef ont été explorée. Les titres des articles isolés ont été lu par deux chercheurs en appliquant les critères d'inclusions pré déterminés. Les résumés ont été lus et seuls les articles jugés pertinents ont été gardés.

    Résultats : Sont ressortis 25764 textes de l'équation de recherche et 5 textes ont été retenus. Les résultats principaux retenus ont été : 1 - la prise en charge de la dépression en cancérologie s'inscrit dans un projet de soin global ; 2 – une définition de façon plus claire du rôle des différents professionnels dans la stratégie de dépistage, d'évaluation et de prise en charge de la dépression est nécessaire ; 3 - savoir qui du psychiatre, l'oncologue, ou du médecin traitant doit instaurer un traitement par antidépresseur demeure une question débattue. 4 - La capacité d'empathie du praticien est à la base de la confiance du patient vis-à-vis de son médecin. Le médecin élève quelquefois ses croyances au titre de connaissance. 5 - Le médecin est l'un des facteurs du processus d'observance thérapeutique. Sa capacité à être disponible, à l'écoute des plaintes concernant les effets secondaires, et ses aptitudes à donner des informations pratiques sur la prise du traitement sont fondamentales.

    Discussion : Cette étude montre que l'intervention du généraliste est identifiée dès le début de la maladie cancéreuse avec un repérage de symptômes dépressifs éventuellement rapportés par l'entourage. Celui-ci intervient dans la proposition thérapeutique, une fois le diagnostic établi. Les traitements sont adaptés, prenant en compte le risque d'interactions avec le traitement spécifique oncologique. Le médecin généraliste assure un suivi régulier, permettant, réévaluation mensuelle du traitement et son bénéfice. Le rôle du médecin généraliste reste sous-évalué et très souvent mis de côté au profit de spécialistes hospitaliers. Aucune recommandation n'existe. La France pourrait rattraper son retard vis-à-vis du Canada et des Pays-Bas. Cet état des lieux montre les limites et les manquements actuels, mais ne doit pas se limiter à un constat. Il doit servir de socle pour un travail ayant comme but une avancée significative.

  • Étude des déterminants de la chronicisation des cas de Fièvre Q aiguë : analyse rétrospective multicentrique de 2010 à 2015    - Gérand Anne  -  14 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La Fièvre Q (FQ) est une zoonose due à Coxiella burnetii. La gravité de cette infection réside principalement dans son évolution vers une forme chronique, avec des formes potentiellement graves et létales.

    Objectif : Étudier les déterminants de la chronicisation d'une FQ au décours d'une FQ aiguë, et discuter de l'impact d'une antibioprophylaxie pour prévenir ce risque.

    Méthode : Étude de cohorte historique multicentrique réalisée dans 5 centres hospitaliers : CHU de Poitiers et CHRU de Tours, CH de La Roche-sur-Yon, La Rochelle et Niort, du 1e janvier 2010 au 31 décembre 2015. Analyse de l'évolution clinique et sérologique en fonction des facteurs de risque de chaque patient et des éventuels traitements reçus.

    Résultats : Cent trente et un dossiers ont été étudiés. Parmi les 109 cas de FQ aiguë, 58 ont eu une évolution simple, 46 cas une ascension sérologique isolée, 5 cas une chronicisation secondaire (endocardite). Parmi ces 5 derniers cas, tous étaient de sexe masculin, aucun n'était immunodéprimé. Un seul était porteur d'une valvulopathie à risque. Trois cas sont survenus précocement après l'épisode aigu (≤ 2 mois). L'absence d'antibioprophylaxie chez des patients considérés à risque de complication n'a pas eu d'impact négatif sur l'évolution dans la majorité des cas (87.5%). En revanche près de la moitié des patients traités par antibioprophylaxie ont eu des effets indésirables invalidants.

    Conclusion : La survenue d'une FQC au décours d'une FQA était exceptionnelle et souvent précoce (3/5), et faisait suspecter une forme chronique d'emblée. Nous n'avons pas mis en évidence de facteurs prédisposants à cette chronicisation. La distinction de FQ aiguë et chronique parait obsolète. Au cours du suivi d'une forme aiguë classique, nous proposons la réalisation d'une ETO et d'un TEP scanner en cas d'ascension sérologique du taux d'IgG de phase I >1600 associée à des signes cliniques et/ou une PCR positive et/ou la présence d'un ACC et/ou en cas de facteurs de risques vasculaires ou valvulaires connus. En l'absence de complications, un suivi doit être poursuivi, clinique et sérologique. Cette attitude permettrait d'éviter une antibioprophylaxie prolongée potentiellement toxique.

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affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
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