Vous êtes ici : Accueil > Disciplines > Médecine. Anesthésie réanimation

Médecine. Anesthésie réanimation

Les travaux sélectionnés

Pour être informé de la mise en ligne des nouveaux travaux correspondant à la recherche effectuée, abonnez-vous au flux RSS : rss

accès internet    accès intranet    pas d'accès
61 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 10
Tri :   Date travaux par page
  • Étude HbBrain, résultats du CHU de Poitiers    - Bremand Guillaume  -  04 septembre 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Position du problème et objectif L'anémie fait partie des ACSOS des patients cérébrolésés (d'origine traumatique ou non). Cependant, la valeur minimale d'hémoglobinémie pouvant être tolérée n'est pas clairement définie. L'objectif de cette étude est d'évaluer l'association entre l'intensité de l'anémie (définie comme la proportion de temps passée sous différents seuils d'hémoglobinémie (Hb)) et le devenir fonctionnel à 3 mois chez des patients cérébrolésés.

    Matériel et méthode Il s'agissait d'une étude observationnelle rétrospective réalisée à partir des données de la cohorte ATLANREA (patients polytraumatisés et/ou cérébrolésés hospitalisés en réanimation), limitée au centre de POITIERS, entre janvier 2013 et mai 2018. A partir des dosages d'hémoglobinémie des 8 premiers jours, un index d'aire a été calculé en divisant la surface représentant le temps passé avec des valeurs d'Hb sous un seuil par la durée totale de monitorage. L'aire sous les différents seuils (10 g/dl, 9 g/dl, 8 g/dl et 7 g/dl) a été calculée par la méthode des trapèzes.

    Le statut fonctionnel à 3 mois était déterminé par le score GOSE dichotomisé (pronostic défavorable si décès, état végétatif ou déficience sévère). Le critère de jugement principal a été évalué via une régression logistique multivariée en ajustant sur les variables significativement associées en univariée au devenir fonctionnel ainsi des variables jugées cliniquement pertinentes (âge, sexe, entité traumatique ou non, GCS initial, mydriase à l'admission, score SOFA et IGS II, durée de séjour en réanimation, transfusion sanguine ou non). Les analyses statistiques ont été effectuées avec le logiciel en ligne https://stats.pvalue.io/.

    Résultats et Discussion Parmi les 357 patients étudiés (âge moyen : 52 ans, majorité d'hommes (62%), SOFA : 8±3 ; Hb initiale : 11±3 g/dl ; GCS initial : 7±4), 179 (50%) présentaient un traumatisme crânien. Nous avons récupéré 3925 dosages d'hémoglobinémie au cours des 8 premiers jours. Au cours de ces 8 premiers jours, 180 patients (50%) présentaient au moins une valeur d'Hb < à 10 g/dl, 116 (32%) < 9 g/dl, 63 (18%) < 8 g/dl et 14 (3,9%) < 7 g/dl. 206 patients (58%) présentaient un pronostic défavorable à 3 mois. Après ajustement sur les facteurs de confusion, les index d'aire d'Hb n'étaient pas associés avec le devenir fonctionnel à 3 mois, qu'importe le seuil choisi (p-value : 0,71 pour 10g/dl ; 0,94 pour 9g/dl ; 0,92 pour 8g/dl ; 0,56 pour 7g/dl).

    Conclusion Nous ne retrouvons pas d'association significative entre l'intensité d'anémie au cours des 8 premiers jours de réanimation et le devenir fonctionnel à 3 mois de patients ayant subi une agression cérébrale. Un manque de puissance peut expliquer l'absence de constatation d'impact péjoratif en-dessous du seuil de 7g/dl.

  • La protéine S 100B : un nouveau biomarqueur qualifiant les greffons rénaux    - Hannezo Cecile  -  28 mai 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    La greffe rénale reste le meilleur moyen de remplacement rénal au stade d'insuffisance rénale chronique terminale. Aujourd'hui, il perdure une pénurie d'organe et l'immense majorité des greffons est issue de donneurs décédés en mort encéphalique (DDME). Le nombre de prélèvement depuis 2015 de donneurs décédés en arrêt circulatoire (DDAC) est une réserve de greffons rénaux potentielle probablement sous exploitée en France. Les résultats post greffe sont satisfaisants au prix d'un taux de retard de reprise de fonction un peu plus élevé et de critères drastiques de sélection et de prise en charge.

    En caractérisant mieux la qualité des greffons, on peut imaginer augmenter le pool de DDAC par l'élargissement des critères de recrutement des donneurs. La fragilité de ces greffons potentiels nécessite de développer des outils d'évaluation rapide et précoce chez le donneur par exemple par des biomarqueurs. Cela permettrait d'adapter le conditionnement du DDAC et la conservation afin d'améliorer leur prélevabilité et leur qualité. La protéine S 100B (PS 100B) est un marqueur d'ischémie cérébrale et d'inflammation pouvant refléter le niveau lésionnel subit par le greffon rénal.

    Nous avons mené une étude préclinique sur modèle porcin de DDAC pour étudier la concentration plasmatique de la PS 100B et d'autres biomarqueurs pendant le reconditionnement par circulation régionale normothermique (CRN). L'objectif était d'évaluer la pertinence de la PS 100b comme biomarqueur pronostique de la reprise de fonction post greffe.

    La concentration de la PS 100B pendant la CRN forme un pic à la deuxième heure, son évolution est plus rapidement réactive que la créatininémie. La corrélation entre la concentration de PS 100B à la deuxième heure per CRN et de l'aire sous courbe de la créatinine à J1 chez les receveurs est statistiquement significative. (R² ajusté = O.92 ; p < 0.01.). La PS 100B est un candidat intéressant pour développer un biomarqueur pronostique de la reprise de fonction post greffe chez les DDAC et des stratégies personnalisées de conditionnement et de conservation des greffons.

  • Cathéter veineux sous-clavier sous guidage échographique par les anesthésistes-réanimateurs : une évaluation des pratiques en France en 2019 (Enquête SFAR)    - Martinat Laure  -  24 janvier 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : La pose d'un cathéter veineux est fréquente en anesthésie-réanimation et l'abord veineux sous-clavier est un site de choix afin de diminuer le risque d'infection de cathéter et de thrombose de cathéter. Cependant, les complications mécaniques sont plus fréquentes et comprennent la ponction artérielle, le pneumothorax et l'hémothorax. Les recommandations formalisées d'experts (RFE) de la Société Française d'Anesthésie-Réanimation (SFAR) 2015 préconisent la ponction échoguidée lors de la mise en place d'un cathéter veineux sous-clavier. Cela a démontré une augmentation du taux de réussite et une diminution du nombre de complications (pneumothorax, hémothorax et ponction artérielle). L'objectif de cette enquête était d'évaluer les pratiques d'utilisation de l'échographie pour la pose des cathéters veineux sous-claviers au bloc opératoire et en réanimation.

    Matériel et méthodes : Cette étude prospective anonyme de type enquête de pratiques a été réalisée par questionnaire électronique de juin à octobre 2019. Le questionnaire a été envoyé par email aux adhérents de la SFAR (n=4372). Il comportait 22 questions s'intéressant à l'expérience et au type d'exercice des praticiens, la fréquence de pose des cathéters veineux sous-claviers, l'accès et la formation à l'échographie ainsi que ses conditions d'utilisation. L'analyse des résultats a été descriptive, uni- et multivariée.

    Résultats : 929 questionnaires ont été complétés soit un taux de réponse de 21,3%. 51.7% des participants travaillaient en CHU et 43,4% des praticiens interrogés exerçaient l'anesthésie-réanimation depuis mois de 10 ans. 70,9% des participants avaient une activité principalement en anesthésie et 52,3% des praticiens interrogés posaient plus d'un cathéter veineux sous-clavier par mois. Les RFE étaient connus par 71,6% des participants. 71,7% des participants déclaraient avoir suivi une formation à l'échographie et 97,6% des praticiens déclaraient avoir accès facilement à un échographe. Cependant 26,9% des participants utilisaient préférentiellement la technique du repérage anatomique lors de la pose d'un cathéter veineux sous-clavier et 41,4% d'entre eux utilisaient systématiquement l'échographie. Les principaux freins à l'utilisation de l'échographie étaient l'indisponibilité du matériel et l'absence de nécessité pour la pose. 65,0% des répondeurs se déclaraient convaincus de l'intérêt de l'échographie pour la pose d'un cathéter veineux sous-clavier. Après analyse multivariée, les facteurs prédisposant à l'utilisation de l'échographie étaient la formation à l'échographie et la connaissance des RFE de la SFAR.

    Conclusion : Cette enquête de pratique révèle que les RFE sur la pose des cathéters veineux sous-claviers sont méconnues par plus d'un quart des participants alors même qu'ils sont adhérents à la SFAR. Malgré l'essor de l'échographie, 26,9% des praticiens interrogés préfèrent utiliser la technique du repérage anatomique lors de la mise en place d'un cathéter veineux sous-clavier alors même que plus d'un quart d'entre eux n'ont pas reçu de formation à l'échographie.

  • Facteurs de risque de complications postopératoires chez les patients traités par ablathermie percutanée de tumeurs hépatiques ou rénales sous anesthésie générale    - Allard Étienne  -  28 octobre 2019  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : L'ablathermie percutanée constitue une alternative récente à la chirurgie conventionnelle pour la prise en charge carcinologique des tumeurs hépatiques et rénales. Cette technique procure une bonne efficacité thérapeutique pour le traitement des tumeurs au stade précoce. Elle est associée à un taux de complications faible comparée à la chirurgie conventionnelle, mais reste pourvoyeuse de douleurs comme toute procédure invasive. Pour autant très peu d'études se sont intéressées à la réalisation de ces procédures en ambulatoire. L'objectif principal de cette étude est d'identifier les facteurs de risque de survenue de complications postopératoires associées à l'ablathermie percutanée par micro-ondes chez les patients atteints de lésions tumorales hépatiques ou rénales, sous anesthésie générale.

    Matériels et méthodes : Il s'agit d'une étude rétrospective, observationnelle monocentrique s'intéressant aux patients traités pour une lésion unique hépatique ou rénale par ablathermie percutanée par micro-ondes. Le critère de jugement principal était la survenue d'une complication définie par le critère composite suivant : recours à une titration morphinique en SSPI ou mise en évidence d'une complication spécifique d'organe en fin de procédure.

    Les données démographiques étaient recueillies comme les données per et postopératoires à partir des dossiers des patients. Résultats : 142 procédures ont été analysées concernant 126 patients. Il s'agissait de 70 ablathermies rénales et 72 ablathermies hépatiques. 26 procédures (18,3%) se sont compliquées avec 19 (73,1%) nécessitant une titration morphinique en SSPI et 7 (26,9%) présentant une complication spécifique d'organe. L'analyse univariée n'a pas permis de mettre en évidence de facteurs de risque de complication postopératoire dans notre étude. Aucune complication menaçant le pronostic vital du patient n'était relevée selon notre critère composite. 135 patients (95%) sortaient du service d'hospitalisation dès J1. La mortalité à J30 était nulle.

    Discussion : L'ablathermie percutanée de tumeur hépatique ou rénale semble compatible avec une prise en charge ambulatoire chez des patients sélectionnés. L'organisation d'un suivi de cohorte prospectif est nécessaire afin de confirmer ces données.

  • Facteurs influençant la vancocinémie à J1 chez les patients de réanimation    - Bouchacourt Grégoire  -  05 septembre 2019  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Le traitement des infections en réanimation est un défi en raison d'une morbi-mortalité élevée. Les modifications physiologiques des patients de réanimations altèrent la pharmacocinétique (PK) des antibiotiques et peut générer des concentrations infra-thérapeutiques. La Vancomycine (VANCO), hydrophile, est impactée par ces modifications, notamment par l'hyperfiltration glomérulaire (HFG), son monitorage est donc recommandé. Le but de cette étude était d'étudier les FI de VANCO J1 en réanimation.

    Dans cette étude rétrospective, entre 2015 et 2017, dans deux services de réanimation (chirurgicale et neurochirurgicale), étaient inclus tous les patients traités par VANCO intraveineuse, exclus ceux traités avant l'admission, la cible VANCO J1 était > 15mg/mL. Les différents facteurs pouvant modifier la PK de la VANCO étaient relevés (âge, BMI, IGSII, SOFA, fonction rénale, suppléance d'organe, dose administrées, pathologie). Le critère de jugement principal était l'obtention d'une VANCO J1 cible. Deux groupes étaient comparés, groupe Succès (S) et groupe Echec (E), en analyse univariée puis en régression logistique multivariée pour les paramètres avec p<0,2.

    147 patients étaient traités par VANCO, 132 patients étaient inclus, 20,4% n'avaient pas de dosage à J1. La dose de charge médiane était de 14,15mg/kg (11,95 – 15,75), la dose quotidienne médiane était de 28,44mg/kg (23,38 – 32,71), la VANCO J1 médiane était de 14,2mg/mL (11,5 – 21), 39% des patients atteignaient l'objectif. L'âge (51,7 ans vs 60,3 ans), une dose quotidienne plus faible (2038 mg vs 2417 mg), une HFG (créatininémie > 130mL/min/m2, 59% vs 31%), l'administration de noradrénaline (40% vs 59%) et une pathologie neurologique (67% vs 41%) étaient significativement plus élevées dans le groupe E versus S, respectivement. En régression logistique, l'augmentation de la dose quotidienne, avec un OR de 1.14 (IC 95% 1.07; 1.22)) par 100mg de VANCO supplémentaires administrés, et la présence d'une pathologie neurologique (OR 0.395 (0.158; 0.967)) influençaient indépendamment l'obtention de la concentration cible de VANCO J1.

    Les concentrations thérapeutiques sont atteintes dans moins de la moitié des cas en réanimation. Une amélioration des pratiques est nécessaire afin d'obtenir la Vancocinémie cible dès J1, notamment chez les patients neurolésés chez qui une augmentation des posologies semble nécessaire.

  • Évaluation de la mise en place du protocole d'épargne transfusionnelle type “patient blood management” : FER IV + EPO + Exacyl H0 et H3 dans la chirurgie orthopédique majeure (PTH, PTG) au CHU de Poitiers    - Dubois Marie-Cécile  -  22 mars 2019  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction: L'anémie postopératoire, très fréquente, augmente le taux de transfusion, la morbi-mortalité, et reste un enjeu médicoéconomique. La transfusion sanguine permet sa diminution, mais engendre des effets secondaires majeurs tel un coût, et une disponibilité insuffisante. Le « patient blood management » (PBM) s'axant sur le péri-opératoire consiste en la gestion et correction de l'anémie préopératoire, la réduction des pertes sanguines peropératoires, et l'optimisation de la tolérance à l'anémie. Celui-ci a montré son bénéfice en terme de transfusion sanguine et de réduction de la morbi-mortalité. Mais à ce jour, aucune évaluation des pratiques professionnelles n'a été réalisée concernant le PBM. Notre étude a évalué la mise en place du protocole d'épargne transfusionnelle en chirurgie orthopédique majeure (EPO, Carboxymaltose ferrique IV, acide tranexamique).

    Matériels et Méthodes: Cette étude monocentrique, observationnelle, rétrospective, réalisée au CHU de Poitiers a inclus tous les patients > 18 ans, bénéficiant d'une chirurgie orthopédique programmée sur l'année 2018. Dans notre protocole, les patients avec Hb [10-13]g/dL bénéficiaient d'une injection de carboxymaltose ferrique intraveineux (IV), d'un protocole EPO en sous cutané à J-21, J-14, +/- J-7 si Hb < 15g/dL au bilan de J-8, et d'Exacyl IV per-opératoire (H0 et H3). Nous avons défini le groupe « PBM optimal » comme la bonne réalisation des 3 traitements et le groupe « échec de PBM » comme la mauvaise administration d'au moins un des 3 traitements. Le critère principal était le taux de « PBM optimal ». Les critères secondaires étaient l'anémie post-opératoire, le taux de transfusion, les complications post-opératoires, et la mortalité.

    Résultats: Sur les 484 patients éligibles, 105 exclus et 288 avec une Hb > 13g/dL. Les caractéristiques des patients étaient comparables entre les 2 groupes. Sur les 91 patients analysés, 50.5% (n=46) avaient eu un « PBM optimal »; et 49.5% (n=49) avaient eu un « échec de PBM ». Les écarts au protocole portaient dans 73.3% (n=33) sur le Ferinject, 33.3% (n=15) sur l'exacyl, et 24.4% (n=11) sur l'EPO. Par ailleurs, 44,4% des patients éligibles au fer IV dans le groupe « échec de PBM » (n=20/45) ontbénéficié de fer per os (PO). La durée d'hospitalisation était plus courte de 2 jours dans le groupe PBM optimal (p=0.014). Pas de différence sur l'anémie postopératoire (73.9% vs 82.2%), le taux de transfusion (8.7% vs 6.7%), les complications (26.1% vs 20.0%), et la mortalité entre les 2 groupes.

    Discussion: Le programme PBM était correctement réalisé dans 1 cas sur 2. Les échecs étaient liés à des facteurs organisationnels, facteurs patients, et liés à des oublis de prescription. Aucune différence n'est retrouvée en terme de complications et de morbi-mortalité, hormis une durée de séjour plus courte de 2 jours lorsque celui-ci est optimal. Une étude prospective de plus forte puissance et évaluant notre PBM pourrait être réalisée.

  • Relation entre bilan entrées/sorties et pression intra-crânienne à la phase initiale du traumatisme crânien grave : une étude multicentrique    - Bruey Soline  -  25 janvier 2019  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : Le bilan entrées/sorties (BES) correspond à la somme des apports et déperditions de l'organisme. En réanimation, il a été montré qu'un BES inadapté peut avoir des conséquences sur la morbi-mortalié, dans de nombreuses situations cliniques. Concernant la réanimation du traumatisé crânien (TC) grave, il existe peu de documentation. L'objectif de notre étude était de déterminer s'il existe une corrélation entre BES et pression intra-crânienne (PIC) à la phase initiale de la prise en charge.

    Matériels et Méthodes : Cette étude observationnelle, rétrospective, multicentrique s'est déroulée dans 3 réanimations chirurgicales et neurochirurgicales. Les patients traumatisés crâniens graves avec un score de Glagow (GCS) < à 8 à la prise en charge ou présentant une dégradation neurologique avec CGS < 8 dans les 24 premières heures étaient inclus. L'objectif principal était d'étudier le rapport entre le BES et les valeurs de la PIC à la phase précoce d'un TC grave (J5). Les objectifs secondaires étaient d'étudier le rapport entre la BES sodée et la variation de PIC entre J0 et J5 et le rapport entre BES et durée d'hospitalisation en réanimation chez le traumatisé crânien grave à la phase précoce.

    Résultats : Entre 2015 et 2017, 106 patients ont été inclus. Le BES cumulé à J5 était en moyenne de 6676mL (SD 5294mL). Il n'existait aucune corrélation entre BES et valeur de PIC de J5. Il n'y avait pas non plus de corrélation entre BES sodé et variation de PIC entre J0 et J5 ni entre BES et durée de séjour en réanimation (durée moyenne de 24jours (SD+/-20j). La mortalité en réanimation était de 22%, la cause principale était l'hypertension intra-crânienne réfractaire (48%).

    Conclusion : Il n'existe pas de corrélation entre BES et PIC à la phase initiale de la prise en charge du TC grave. Cependant, il semble pertinent d'adapter nos apports liquidiens aux besoins strict des patients.

  • Évaluation du préconditionnement par Lévosimendan sur la défaillance d'organes en post-opératoire de chirurgie cardiaque, chez les patients ayant une altération sévère de la fonction systolique ventriculaire gauche    - de Seissan de Marignan Donatien  -  18 janvier 2019  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : Le syndrome de bas débit cardiaque (LCOS) après chirurgie cardiaque est une complication majeure dont le retentissement sur les fonctions d'organes justifient une recherche dynamique. Le préconditionnement pharmacologique par LEVOSIMENDAN, proposé par de nombreuses équipes depuis près de 10 ans, devant ses propriétés pharmacologiques particulières a été mis à mal par deux larges études randomisées en 2017. L'objectif de cette étude est de mettre en évidence une prévention des défaillances d'organes post-opératoires avec l'administration prophylactique de LEVOSIMENDAN la veille de la chirurgie chez les patients avec une fonction myocardique altérée (FEVG < 40%) devant subir une chirugie cardiaque sous CEC (Circulation Extra-Corporelle).

    Méthodes : Cette étude rétrospective monocentrique a été menée sur des données collectées de manières prospectives entre 2012 et 2017 dans le service d'anesthésie et réanimation cardio-thoracique du CHU de POITIERS. Étaient inclus les patients prévus pour une chirurgie cardiaque sous CEC, à type de pontage aorto-coronarien isolé ou combiné à une réparation valvulaire, ou une réparation valvulaire isolée, avec une altération de la fonction ventriculaire gauche (FEVG inférieure ou égale à 40%). La population a été divisée en deux groupes, LEVOSIMENDAN et CONTROLE. En l'absence de randomisation, l'analyse a été effectuée après appariement sur un score de propension. Le critère de jugement principal était le score SOFA à J2. Les critères de jugement secondaires comportaient la survenue d'un LCOS, le recours en inotrope, l'atteinte rénale, les durées de séjour et de ventilation mécanique, la mortalité en réanimation et à J30.

    Résultats : Entre 2012 et 2017, 131 patients ont été inclus, parmi lesquels 56 ont bénéficié d'une cure de LEVOSIMENDAN la veille de l'intervention. Après appariement sur un score de propension, les deux groupes comportaient chacun 30 patients ayant subi exclusivement des chirurgies de revascularisation, dont les caractéristiques étaient comparables. Les données peropératoires n'étaient pas différentes entre les deux groupes hormis un recours à des doses plus élevées de vasopresseurs dans le groupe LEVOSIMENDAN. Il n'y avait pas de différence sur le score SOFA à H48 (7 [4 ; 10] contre 6 [4 ; 13] dans le groupe LEVOSIMENDAN, p = 0,63). En revanche, nous avons observé une baisse de la durée de support inotrope (en heures : 0 [0 ; 312] contre 36 [15 ; 96], p = 0,02) et une baisse du recours aux inotropes en peropératoire (6 patients contre 21, p < 0,001) et dans les 48 heures postopératoires (14 patients contre 24, p = 0,007) dans le groupe LEVOSIMENDAN par rapport au groupe CONTROLE.

    Conclusion : Lors de l'administration prophylactique la veille de l'intervention, chez les patients devant bénéficier d'une chirurgie cardiaque de revascularisation sous CEC, avec une fonction cardiaque altérée (FEVG inférieure ou égale à 40%), le LEVOSIMENDAN ne permet pas d'amélioration du score SOFA, reflétant les fonctions des six principaux organes. En revanche, il permet une baisse de du recours au support inotrope en per et postopératoire.

  • Facteurs associés au succès de sevrage de l'oxygénothérapie haut débit : étude FASHiOn    - Rodriguez Maeva  -  08 novembre 2018  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : L'oxygénothérapie à haut débit (OHD), technique récente fournissant de l'oxygène à haut niveau, diminue le travail respiratoire et améliore le recrutement alvéolaire, cependant son sevrage n'a jamais été étudié. Notre objectif est de décrire les facteurs associés à la réussite de sevrage de l'OHD.

    Matériel et méthode : Cette étude rétrospective monocentrique, a inclus pendant 2 ans tous les patients admis dans le service de Médecine Intensive Réanimation et traités par OHD pour une insuffisance respiratoire aiguë. Les patients n'ayant jamais été sevrés de l'OHD, ceux traités par OHD associé à la VNI et ceux ayant reçu de l'OHD préventive post-extubation étaient exclus. L'objectif principal était de comparer les patients en fonction du résultat à la première tentative de sevrage de l'OHD. L'objectif secondaire consistait à comparer l'évolution des patients ayant échoué au premier sevrage de l'OHD, puis sevrés avec succès.

    Résultats : Sur les 190 patients inclus, 168 (88%) étaient sevrés avec succès dès la première tentative. A la première tentative, il y avait chez les patients qui ont réussi, une proportion plus importante de patients avec une FiO2 ≤ 40% (p = 0.007) et le Rox index était plus élevé que chez ceux ayant échoué (p = 0,002). Le meilleur seuil était de 9.187 (Sensibilité 84%, Spécificité 50%). Les 19 patients ayant échoué la première tentative augmentaient leur Rox index au moment du sevrage (p = 0,04).

    Conclusion : Si elles étaient confirmées par d'autres études, la FiO2 et le ROx index pourraient être deux prédicteurs non invasifs du succès du sevrage de l'OHD disponibles aisément.

  • Impact de l'installation d'un sonomètre visuel sur la réduction du bruit en réanimation    - Domart Rémi  -  13 septembre 2018  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : Les nuisances sonores en réanimation sont diverses, émanant de l'activité continue du service et peuvent atteindre un niveau de décibels élevé. Le bruit a un impact néfaste sur les patients et le personnel. Il augmente la survenue du délirium de réanimation chez les patients hospitalisés, provoque des troubles immunitaires et perturbe la sécrétion du cortisol par la modification des cycles veille/sommeil. Une part évitable de cette nuisance est la part humaine et une étude en réanimation néonatale montre que l'installation d'un sonomètre visuel en zone de soins réduit le niveau de bruit. L'objectif de ce travail est de montrer que l'installation d'un sonomètre visuel dans une unité de réanimation polyvalente adulte permet d'y réduire le bruit.

    Matériels et méthodes : Étude observationnelle monocentrique, prospective avec accord du comité d'éthique. L'étude était réalisée en deux phases. Lors de la première phase de l'étude un enregistrement du niveau sonore dans une unité témoin (A) et une unité test (D) était effectué. Lors de la seconde phase un sonomètre visuel était installé dans l'unité test (D) avec deux niveaux d'alarme visuelle, 55dBA (alarme orange) et 60dBA (alarme rouge). Les données sonores étaient recueillies en continu, un questionnaire était distribué en fin de chacune des périodes au personnel médical et paramédical. Le critère de jugement principal était la réduction du temps d'exposition au-dessus du seuil de 55 dBA après installation du sonomètre visuel dans l'unité de réanimation. Les durées étaient comparées avec un test T de Student. Les critères secondaires étaient la réduction de l'exposition au bruit supérieur à 50, 60, 70 et 85 dBA, sur 24h et en période diurne et nocturne, la réduction du bruit moyen durant la période de l'étude (en dBA), et le ressenti de l'équipe soignante au travail après installation du sonomètre visuel.

    Résultats : L'installation du sonomètre visuel permet une réduction moyenne de l'exposition au bruit > 55dBA de -65min/jour (p<0.01) entre les 2 périodes dans l'unité test, soit une réduction de 4,42% par jour. Parmi les critères secondaires, le niveau sonore moyen diminue significativement entre les deux périodes (respectivement 56,38 dBA vs 55,87 dBA, p<0,01). Il existe une réduction significative du bruit < 50 dBA dans l'unité test (-75 min/jour soit -5,08%, p <0,01) et l'unité témoin (-55min/jour soit -3,77%, p<0,01), et une augmentation significative du bruit > 70 dBA dans l'unité témoin (+6min/jour, soit +0,37%, p=0,002). 70% du personnel estime mieux se rendre compte du bruit qu'il engendre grâce à ce dispositif.

    Conclusion : L'installation du sonomètre visuel dans une unité de réanimation permet une réduction de l'exposition au bruit. Il montre une baisse significative et cliniquement pertinente de la durée passée au-delà de 55 dBA, et une baisse significative du niveau sonore moyen. Ce dispositif semble également avoir un intérêt éducatif vis-à-vis du personnel en le sensibilisant au bruit, ce qui permettra probablement de mieux prévenir cette nuisance.

|< << 1 2 3 4 5 6 >> >| travaux par page

Haut de page


affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
  • Avec le service Ubib.fr, posez votre question par chat à un bibliothécaire dans la fenêtre ci-dessous ou par messagerie électronique 7j/7 - 24h/24h, une réponse vous sera adressée sous 48h.
    Accédez au formulaire...

 
 

Université de Poitiers - 15, rue de l'Hôtel Dieu - 86034 POITIERS Cedex - France - Tél : (33) (0)5 49 45 30 00 - Fax : (33) (0)5 49 45 30 50
petille@support.univ-poitiers.fr - Crédits et mentions légales