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Médecine. Anesthésie réanimation

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  • Étude pharmacocinétique par méthode de microdialyse de l'administration répétée de céfoxitine par voie intraveineuse au décours d'une chirurgie abdominale carcinologique (> 4 heures)    - Yani Sabrina  -  17 octobre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Une antibioprophylaxie adaptée est l'un des moyens les plus efficaces pour prévenir les infections du site opératoire. Les recommandations concernant les modalités de réinjections lors de l'antibioprophylaxie sont faiblement documentées. L'objectif principal de l'étude est de décrire les caractéristiques pharmacocinétiques-pharmacodynamiques plasmatiques et tissulaires de la céfoxitine après injections itératives au cours d'une chirurgie abdominale longue en utilisant la technique de microdialyse.

    Méthode : Après accord du CPP et obtention d'un consentement éclairé, 8 patients opérés d'une chirurgie abdominale majeure justifiant d'une antibioprophylaxie par céfoxitine ont été inclus de février à septembre 2016. Les concentrations plasmatiques totales et libres ainsi que les concentrations tissulaires de céfoxitine ont été mesurées à intervalles réguliers pendant toute la durée de l'intervention après administration de céfoxitine 2 g suivie de 1 g toutes les 2 heures jusqu'à la fermeture cutanée. Les prélèvements tissulaires ont été réalisés par l'intermédiaire d'une sonde de microdialyse insérée dans le tissu adipeux sous cutané avant le début de l'intervention chirurgicale.

    Résultats : Après la première administration de céfoxitine, les concentrations maximales (Cmax) plasmatiques médianes totale et libre étaient respectivement de 209 µg/ml [209 ; 239 µg/ml] et 71 µg/ml [67 ; 78 µg/ml]. Le rapport médian des AU0-2h tissulaire et plasmatique libre est de 81% [79 ; 84%]. Ce rapport augmente en cours d'intervention pour atteindre un rapport à 95 % [94 ; 95%] à la fin de l'intervention. Les concentrations tissulaires cibles de céfoxitine sont supérieures aux CMI des germes aérobies pendant toute la durée de l'intervention. Cet objectif est atteint de façon variable au cours de l'intervention pour les germes anaérobies.

    Conclusion : La céfoxitine à dose recommandée permet d'atteindre l'objectif thérapeutique au niveau du site cible pour les germes aérobies pendant toute la durée de l'intervention. Cet objectif est atteint de façon variable pour les germes anaérobies.

  • La lymphopénie est-elle un facteur de risque de complication infectieuse en post-opératoire de chirurgie digestive carcinologique programmée ?    - Goulevant Pierre-Alain  -  13 septembre 2017  - Thèse d'exercice

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    La chirurgie digestive à visée carcinologique est une thérapeutique agressive avec des procédures chirurgicales et anesthésiques lourdes. Elle est fréquemment grevée de complications infectieuses, ayant pour retentissement un allongement des durées d'hospitalisation ainsi qu'une augmentation de la morbi-mortalité. Les lymphocytes étant responsables de l'immunité à médiation cellulaire, nous avons étudié leurs cinétiques en pré et post-opératoire, ainsi que la survenue d'une complication infectieuse chez les patients bénéficiant d'une chirurgie digestive carcinologique.

    Notre étude est observationnelle, prospective, multicentrique avec 19 centres français, incluant 775 patients extraits de la cohorte EVALYMPH (n=1282) bénéficiant de chirurgies digestives carcinologiques sur une année à partir d'avril 2016. Les patients ont bénéficié d'un prélèvement biologique avant l'intervention chirurgicale puis à J1, J3, J5, J8. Parallèlement un suivi clinique a été réalisé pour rechercher la survenue d'un sepsis et ce jusqu'à la fin d'hospitalisation.

    Nous avons constaté une diminution du taux de lymphocyte dès le premier jour post-opératoire atteignant - 31% de la valeur préopératoire. Un épisode de sepsis a été constaté chez 19% des opérés avant leur sortie, le délai médian de survenue était de 5 jours [2 – 6 jours]. La lymphopénie était associée au sepsis lorsqu'elle était présente en pré et post-opératoire immédiat(p=0,025). La durée d'hospitalisation médiane était augmentée pour les patients lymphopéniques (21%) en préopératoire avec 14 jours [9 – 21 jours] versus 11 jours [11 – 17 jours] (p=0,001).

    Cette étude nous amène à considérer la lymphopénie comme un acteur majeur de la survenue du sepsis post-opératoire et il semble nécessaire d'attendre les résultats de l'étude complète EVALYMPH pour pouvoir l'affirmer.

  • Étude observationnelle sur la qualité de crise et les troubles dysautonomiques au cours de l'électroconvulsivothérapie sous 3 hypnotiques différents (propofol, étomidate et kétamine) au CHU de Poitiers    - Alaoui Ismaïl  -  07 septembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'électroconvulsivothérapie est une thérapie choisie en psychiatrie afin de pallier aux formes sévères et résistantes aux traitements. II n'existe à ce jour aucune recommandation concernant le choix de l'hypnotique alors qu'il pourrait influencer la qualité de la crise et l'apparition de troubles dysautonomiques.

    Objectif : Observer au CHU de Poitiers l'effet de 3 hypnotiques, le propofol, l'étomidate et la kétamine sur la qualité de crise et les troubles dysautonomiques au cours de l'électroconvulsivothérapie.

    Matériel et méthode : Étude observationnelle non randomisée. Critère de jugement principal : incidence d'une crise satisfaisante associant une durée de crise >30 secondes et/ou un arrêt brutal. Critères de jugements secondaires : incidence d'une crise idéale, durée de crise, charges électriques et troubles dysautonomiques. Recueil de la pression artérielle, du rythme cardiaque, et de la conduction cardiaque effectués avant le choc et aux minutes 1, 2, 4 et 6 après le choc.

    Résultats : 83% (n=136) des séances avaient une crise satisfaisante avec une incidence plus élevée sous kétamine 94% (N=31) et étomidate 91% (N=53) par rapport au propofol 71% (N=52) ( p=0,017). 54% (N=89) des séances avaient une crise idéale avec une incidence plus élevée sous kétamine 73% (N=24) et étomidate 64% (N=37) par rapport au propofol 38% (N=28) (p=0.0008). Les durées de crise étaient supérieures au cours des séances sous étomidate et kétamine (p=0,014). La tension artérielle moyenne était plus élevée sous kétamine et étomidate par rapport au propofol à tous les temps après le choc (p<0.0001). L'incidence des poussées hypertensives était plus élevée sous kétamine ( p<0.0001). Les fréquences cardiaques et les tachycardies >130 batts/min étaient plus élevées sous kétamine. L'incidence des bradycardies était plus élevée sous étomidate et propofol. Il n'a pas été mis en évidence de trouble du rythme ou conductif majeur.

    Conclusion : La crise était de meilleure qualité sous kétamine et étomidate par rapport au propofol. Ce résultat est à confronter à l'efficacité thérapeutique. Les pressions artérielles moyennes étaient plus élevées sous étomidate et kétamine. Les poussées tensionnelles et de tachycardies étaient plus marquées sous kétamine alors que les bradycardies étaient plus fréquentes sous étomidate et propofol.

  • Enquête de satisfaction des proches de patients hospitalisés en réanimation neurochirurgicale : impact d'une ouverture des visites 24h/24    - Rozalska Carine  -  22 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : De nombreux travaux montrent un effet bénéfique de l'ouverture des réanimations 24h/24 sur le bien-être des proches, mais l'impact sur leur satisfaction reste nettement plus contrasté dans la littérature. Aucune étude à notre connaissance n'a été réalisée chez le patient cérébrolésé, à fort risque de séquelles. Ce travail vise à évaluer l'impact d'une libéralisation des horaires de visite sur la satisfaction des visiteurs, dans le cadre d'une modification des pratiques en réanimation neurochirurgicale.

    Matériels et méthodes : Cette étude de type avant/après, prospective, observationnelle, monocentrique, se déroulait sur 2 périodes consécutives de 4 mois : une période où les visites étaient autorisées de 15h à 23h puis une période d'ouverture 24h/24. Un questionnaire remis entre J2 et J5 aux proches éligibles, s'intéressait à la satisfaction évaluée par un score composite de 110 points avec 22 items de 5 points (accueil, délai d'attente, disponibilité des soignants, soutien psychologique, qualité de l'information, satisfaction globale). L'humeur des proches était évaluée avec l'échelle HADS (Hospital Anxiety and Depression Scale, 21 points). La charge en soins était colligée au moyen du score NEMS (Nine Equivalents of nursing Manpower Use Score, 50 points).

    Résultats : Après recueil de la non-opposition, 161 proches ont participé (âge 50±15 ans, sexe ratio H/F 0,4), constituant l'entourage de 100 patients d'âge 54±17 ans, et de sexe ratio 0,6. L'IGS II des patients était de 33±16 et la durée de séjour de 11(6-20) jours. La charge de travail était comparable entre les deux périodes (score NEMS 25 vs 26). La répartition horaire des visites était statistiquement modifiée entre les deux périodes avec davantage de visites sur la tranche 7-15h en période 24h/24, mais sans modification du temps de visite ni du nombre total de visiteurs. Le score composite de satisfaction (83/110 vs 87/110 en 24h/24) et la satisfaction globale (4,5/5 vs 4,4/5 en 24h/24), d'emblée élevés, ne différaient pas entre les deux périodes mais on observe une plus grande proportion de proches satisfaits après ouverture 24h/24 (29% vs 46%). Le délai d'attente ne variait pas, mais sa perception était significativement meilleure (3,9 vs 4,2 en 24h/24), de même que la limitation à 2 visiteurs à la fois (3,8 vs 4,3 en 24h/24). La perception de la disponibilité des soignants était meilleure en 24h/24 (4,1 vs 4,4) mais la qualité de l'information n'était pas modifiée. Les 81% de visiteurs ayant rempli le score HADS rapportaient une anxiété importante, non modifiée par l'ouverture du service en continu.

    Conclusion : Chez les proches de patients cérébrolésés hospitalisés en réanimation, la libéralisation des horaires de visite se solde par un taux plus élevé de proches « satisfaits », n'améliore pas à elle seule la satisfaction globale, ni la qualité de l'information délivrée. Dans notre étude, l'ouverture de la réanimation 24h/24 s'accompagne d'une modification des horaires de visite sans répercussion sur l'état psychologique des proches durant les premiers jours d'hospitalisation.

  • Étude épidémiologique de la prévention de la maladie thrombo-embolique veineuse (MTEV) chez 643 traumatisés crâniens graves (TCG)    - Vallade Alexandre  -  22 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Position du problème et objectifs de l'étude : Les TCG sont à risque de MTEV, dès J1 et se majorant ensuite (1). Sans prévention 50% des TCG sont atteints. Parmi les préventions : l'héparinothérapie a montré son efficacité mais l'absence de recommandation pour le TCG conduit à des pratiques hétérogènes. L'initiation précoce (≤ 72h) semble la méthode la plus efficace (2), mais le risque hémorragique cérébral freine sa prescription malgré quelques études concluant à sa sécurité d'emploi (2). Ce travail étudiant les pratiques de prévention de la MTEV dans une cohorte prospective multicentrique (4 CHU) de 643 TCG.

    Matériel et méthodes : Les données, concernant les TCG, survivants à J3, hospitalisés du 12/01/2013 au 01/11/2016 étaient extraites. L'incidence de la MTEV et les facteurs pouvant retarder l'anticoagulation étaient comparés entre les groupes « non anticoagulé » (NA), « anticoagulé » (A) précoce (AP) et tardive (AT), définis par un traitement débuté avant ou après 72h. Les pratiques des 4 centres étaient comparées. Les tests utilisés selon les variables étaient: FISHER Exact, MANN-WHITNEY, ANOVA et CHI2, avec p< 0,05 comme seuil de significativité.

    Résultats et discussion : Sur 643 TCG, l'incidence de la MTEV était de 8%. Une anticoagulation préventive était introduite dans 72,5% des cas, avec 95% d'HBPM et un délai médian de 4 [3-6] jours. Le groupe A comprenait 455 patients dont 167 AP (37%). Le délai médian dans le groupe AT était de 6 [4-7] jours. L'incidence de la METV entre les groupes A et NA, et les groupes AP et AT n'était pas différente avec 7,5% vs 4% [p=0,2] et 6% vs 8% [p=0,46], respectivement. Il y avait statistiquement plus d'aggravation hémorragique des lésions cérébrales sur l'imagerie de contrôle dans le groupe AT que dans AP (28% vs 16%). En analyse univariée, les principaux facteurs retardant l'anticoagulation étaient la gravité des lésions cérébrales, l'IIS, l'aggravation des lésions à l'imagerie, la craniectomie décompressive. La prévention par CPI était identique dans les groupes AP et AT (61% vs 58%), soit 30% des patients sans prévention à J3. Les pratiques étaient différentes entre les 4 centres, tant pour l'initiation d'anticoagulant (63 à 83%), le délai (4 à 6 jours) et l'utilisation des CPI (0 à 86%). Dans notre cohorte, l'AP ne diminuait significativement l'incidence de la MTEV, mais aucun dépistage systématique n'était réalisé et l'effectif est probablement insuffisant. Les facteurs retardant l'AP étaient tous en liens avec la gravité initiale. La principale limite de notre étude est l'absence de suivi scannographique après l'anticoagulation afin de confirmer l'absence de risque hémorragique.

    Conclusion : L'anticoagulation précoce chez le TCG reste débattue. Plusieurs éléments freinent son introduction, l'absence d'étude de forte puissance et de recommandation claire. Le défaut de disponibilité de matériel dans certains centres conduit à une hétérogénéité des pratiques et parfois à l'absence totale de prévention.

  • Comparaison pharmacocinétique intra-pulmonaire et plasmatique d'une dose de 8 mg/kg de gentamicine administrée par voie intraveineuse ou nébulisée chez 12 patients présentant une pneumopathie acquise sous ventilation mécanique    - Hadzic Mirza  -  19 mai 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'émergence des résistances bactériennes est une problématique majeure en réanimation notamment lors de la prise en charges des PAVM. Dans ce contexte, la gentamicine est couramment utilisée mais elle présente un index thérapeutique étroit en raison de sa toxicité systémique importante. Elle est administrée par voie IV usuellement mais peut l'être aussi par nébulisation (NEB). Pour cette technique aucune étude pharmacocinétique intra-pulmonaire n'a été réalisée. L'objectif de notre étude a été d'étudier les caractéristiques PK-PD intra-pulmonaires et plasmatiques d'une dose de 8 mg/kg/j de gentamicine administrée par voies IV et nébulisée.

    Méthode : Après accord du CPP Ouest III et obtention d'un consentement éclairé, 12 patients de réanimation, intubés, ventilés, atteints d'une PAVM ont été inclus entre septembre 2015 et novembre 2016. Les concentrations de gentamicine ont été mesurées dans le plasma et en intra-pulmonaire (epithelial lining fluid, ELF) après administration de 8 mg/kg de gentamicine en IV à J1 et en NEB à J3. Les NEB de gentamicine ont été réalisées grâce à un nébulisateur à membrane vibrante pendant 30 minutes. Les prélèvements alvéolaires ont été réalisés, par mini-lavage broncho-alvéolaire à H3 et H7 (6 premiers patients) puis à H5 et H10 (6 derniers patients) après IV et NEB. Les échantillons ont été ensuite centrifugés puis immédiatement congelés avant dosage. Le rapport des concentrations maximales dans l'ELF sur la concentration minimale inhibitrice des germes isolés (Cmax/CMI) a été calculé pour chacune des voies d'administration. Les concentrations alvéolaires ont été corrigées selon la méthode de l'urée.

    Résultats : D'octobre 2015 à novembre 2016, douze patients ont été inclus. Finalement, le patient 12 a été exclu de l'analyse finale devant la présence de critère de non inclusion avec une clairance de la créatinine < 60 ml/min/1,73 m2. Après NEB, les concentrations de gentamicine dans l'ELF sont 50 à 400 fois supérieures à celles obtenues après l'administration intraveineuse avec les concentrations médianes suivantes : 171 vs 2,6 mg/l à H3, 2662 vs 6,8 mg/l à H5, 83 vs 1,8 mg/l à H7 et 1148 vs 6,8 mg/l à H10. Concernant les caractéristiques pharmacocinétiques plasmatiques de la gentamicine après administration IV et NEB, l'aire sous la courbe des concentrations de gentamicine médiane dans le plasma (AUClast) est près de 20 fois inférieure après NEB (5,2 vs 99,4 h.mg/L). Après NEB, la médiane de la demi-vie (T ½) est deux fois supérieures (7,2 vs 4,0 h). Afin d'optimiser l'activité bactéricide, il est recommandé d'atteindre un ratio plasmatique Cmax/CMI supérieur à 8-10, l'objectif en intra-pulmonaire n'étant pas connu, nous avons fait le choix de garder un objectif Cmax/CMI ≥ 10 en intra-pulmonaire, celui-ci est atteint pour 90% des germes après NEB contre seulement 20% après IV.

    Conclusion : La NEB d'une forte dose de gentamicine permet d'atteindre l'objectif thérapeutique en intra-pulmonaire tout en assurant de très faibles concentrations plasmatiques dans un contexte de PAVM.

  • Le rapport neutrophile - lymphocyte pré-opératoire comme facteur prédictif de passage en fibrillation atriale en post-opératoire de chirurgie cardiaque programmée : NELYRARRYTHM study    - Manzano Virginie  -  19 mai 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La fibrillation atriale (FA) est fréquente au décours d'une chirurgie cardiaque. Elle peut être responsable d'une morbi-mortalité importante. L'inflammation est l'un des mécanismes mise en jeu dans l'apparition de la FA. Le rapport des polynucléaires neutrophiles divisés par les lymphocytes (RNL) est un marqueur de l'inflammation fiable, peu onéreux et facilement mesurable.

    Objectif : Démontrer que le RNL est un facteur prédictif de survenue de fibrillation atriale au décours d'une chirurgie cardiaque. Déterminer dans un second temps la valeur seuil la plus performante.

    Matériels et méthodes : Les patients hospitalisés dans le service de réanimation cardio-thoracique du CHU de Poitiers entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2016 ont été inclus de façon rétrospective puis répartis de façon aléatoire dans deux sous cohorte : une cohorte de détermination et une cohorte de validation. Le RNL a été systématiquement mesuré dans les jours précédents la chirurgie cardiaque. Les analyses univariées ont consisté en un test t de Student pour les variables quantitatives et un test du Chi2 pour les variables catégorielles. Les performances diagnostiques (sensibilité, spécificité) du RNL ont été déterminé par la construction d'une courbe ROC.

    Résultats : Six cent neuf patients ont été inclus. 34% des patients inclus dans la cohorte de détermination développèrent une fibrillation atriale postopératoire (FAPO). Ces patients avaient un âge et un RNL préopératoire significativement plus élevés que ceux n'ayant pas présenté de FA. (70 vs 66 ans et 3,1 vs 2,6, p<0,01). Ces deux paramètres ont conservé, en analyse multivariée, un effet significatif sur la survenue de FA. Le seuil prédictif le plus performant de FAPO, déterminé par la construction d'une courbe ROC, était de 3 avec une sensibilité de 45 % et une spécificité de 75% (ASC 0,58). Un RNL supérieur à 3 était aussi associé avec une durée d'hospitalisation prolongée.

    Conclusion : Un RNL supérieur à 3 dans les jours précédant une chirurgie cardiaque est associé à une élévation du risque de fibrillation atriale postopératoire.

  • Monitorage de la curarisation au groupe musculaire bicipital par le TOF CUFF®    - Guilloïque Agnès  -  24 janvier 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Un nouveau dispositif de monitorage, le TOF CUFF®, a été développé afin de faciliter le monitorage per-opératoire de la curarisation, tout en alliant l'optimisation de l'ergonomie du plan de travail en intégrant un curamètre au sein d'un brassard à tension. La sensibilité du groupe musculaire bicipital à la curarisation n'ayant jamais été étudiée, le positionnement de ce nouveau dispositif au sein de l'arsenal de monitorage reste à déterminer. Cette étude a donc pour but d'étudier la cinétique de récupération du bloc neuro-musculaire (BNM) du groupe « bicipital » en la comparant à celles des muscles sourcilier et adducteur du pouce.

    Type d’étude : Pilote, prospective, observationnelle, monocentrique.

    Matériels et Méthodes : Les patients adultes, nécessitant une anesthésie générale ayant recours aux curares non dépolarisants (CND) entre février et mars 2016 au centre hospitalo-universitaire de Poitiers étaient éligibles. Trois groupes musculaires étaient étudiés ; le muscle sourcilier, l'adducteur du pouce et le groupe « bicipital ». Les données recueillies lors de la décurarisation étaient : le délai de réapparition de 1, 2, 3, 4 réponses aux trois groupes musculaires et le délai de récupération d'un T4/T1 à 10%, 25%, 50%, 75% et 90% à l'adducteur du pouce et au groupe « bicipital ». Ces délais étaient comparés par le test de Student et représentés graphiquement par une courbe illustrant la cinétique de récupération du bloc neuro-musculaire.

    Résultats : Le délai de réapparition de la réponse T1 était plus précoce au muscle sourcilier, suivi par le groupe « bicipital » et enfin par l'adducteur du pouce, à l'exception de 3 patients sur 17 dont le groupe « bicipital » récupérait en dernier. La cinétique de récupération du BNM au groupe bicipital semble être différente de celles des muscles sourcilier et adducteur du pouce en situant sa sensibilité aux CND à un niveau intermédiaire. La récupération du groupe « bicipital » est plus précoce et plus ample qu'à l'adducteur du pouce (moyenne de récupération d'un T4/T1>10% de 39,7 min vs 47,5 min respectivement, p: 0,0077, Intervalle de confiance à 95% [-13,421; -2,1623], moyenne de récupération d'un T4/T1>50% de 49,8 min vs 59,6 min respectivement, p: 0,0018, intervalle de confiance à 95% [-15,8093 ; -3,8573]). Cependant, le délai de récupération du T4/T1>90% est équivalent avec une moyenne de 62,1 min pour le groupe « bicipital » vs 67,7 min pour l’adducteur du pouce, p: 0,1459, Intervalle de confiance à 95% [-13,1842; 2,0175].

    Conclusion : Le groupe musculaire bicipital semble avoir une sensibilité intermédiaire aux CND. Sa récupération du BNM est plus précoce et plus ample qu'à l'adducteur du pouce mais semble équivalente pour les délais de récupération d'un T4/T1>90%. De nouvelles études sont nécessaires afin de déterminer l'intérêt du monitorage du groupe « bicipital » notamment pour l'évaluation de la curarisation résiduelle.

  • Évaluation du monitorage de la température centrale par la méthode non invasive du "Zero Heat Flux" comparé à la température intra cérébrale en réanimation    - Tedesco Ulrich  -  24 janvier 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La température centrale, présente au sein des organes, notamment du cerveau, fait référence car non influencée par la température extérieure ou la vasoconstriction cutanée. Elle fait partie du monitorage des patients en réanimation particulièrement des cérébrolésés pour la prévention des ACSOS. Les techniques utilisées à ce jour sont invasives, discontinues ou peu fiables. Un dispositif récent non invasif, le 3M®SpotOnTM, permettrait une mesure continue de la température centrale, par voie transcutanée par la méthode du « zero heat flux » (ZHF). L'objectif de cette étude prospective, de soins courants (CPP ouest III), était d'évaluer la performance de la mesure par le ZHF (Tzhf) comparée à la température intra cérébrale (Tic) obtenue par une sonde intra parenchymateuse utilisée comme méthode de référence. Les températures sanguines, mesurées par PiCCO2® (Tsg), et œsophagiennes (Toes) étaient également relevées.

    Matériels et méthodes : Durant 26 mois, 16 patients hospitalisés en neuroréanimation, nécessitant un monitorage invasif d'oxygénation (PtiO2, LICOX®) et de température intracérébrale ont été inclus. Ils avaient tous un monitorage de la Toes, et 12 un monitorage hémodynamique par PiCCO2®. Les données étaient recueillies manuellement chaque heure pour les Tic et la PtiO2 et automatiquement par 5 minutes pour les autres données. Les données quantitatives sont exprimées en médiane et 25-75ème percentiles. La comparaison des températures centrales entre Tzhf et Tic et entre Tzhf, Tsg et Toes a été réalisée selon la méthode de Bland et Altman avec ajustement pour mesures multiples afin d'obtenir les biais et les limites d'agrément (LA).

    Résultats : Les patients, âgés en moyenne de 58 ans [50-61], IGS II de 40 [25;45,7] étaient hospitalisés principalement pour des hémorragies sous arachnoïdiennes (68,7%). Les valeurs de Tic étaient comprises entre 33,7 et 40°C. 1977 paires de données de Tic et Tzhf ont été analysées. Les biais et limites d'agrément pour la Tzhf sont de -0,1 +/-0,7°C comparés à la Tic ; de -0,2 +/- 0,5°C comparés à la Toes (36324 paires) et de -0,1 +/- 0,5°C comparés à la Tsg (8339 paires). Deux complications cutanées ont été relevées, sans séquelle, sans aucune allergie.

    Conclusion : Ces résultats montrent une concordance satisfaisante entre la Tzhf et la Tic, mais sensiblement moins bonne qu'avec la Toes et Tsg. Cette technique non invasive est plus représentative de la température centrale que de la température intra cérébrale et pourrait tout de même trouver sa place en réanimation dans la prise en charge des cérébrolésés pour le contrôle thermique des ACSOS.

  • Évaluation du caractère prédictif du gradient d’EtCO2 pour dépister une complication respiratoire chez le cérébrolésé    - Dupuis Maxime  -  05 septembre 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les pneumonies acquises sous ventilation mécanique représentent la première cause d'infections liées aux soins en réanimation, responsables d'une augmentation de la durée de séjour et de ventilation mécanique. Ces dernières et toutes les causes de dégradation respiratoire sont responsables d'une augmentation de la morbi-mortalité chez les patients cérébrolésés par absence de contrôle des Agression Cérébrales Secondaires d'Origine Systémique (A.C.S.O.S.). L'objectif principal de cette étude est de voir si le gradient alvéolo-capillaire en CO2 (gradient d'EtCO2) est prédictif de la survenue d'une complication respiratoire chez le patient cérébrolésé.

    Matériel et méthodes : L'étude s'est basée sur l'analyse rétrospective de la base de donnée des patients de l'étude BIVILI pour le CHU de Poitiers. Etait défini comme « dégradation » tout événement respiratoire qu'il soit infectieux, mécanique ou traumatique responsable d'un rapport P/F ≤ 200 mmHg. Une fois la dégradation respiratoire retenue, l'ensemble des gradients d'EtCO2 des 12, 24, 36 et 48ème heures précédant la dégradation étaient recueillis, ainsi que celui d'entrée. Des courbes ROC ont été construites pour les gradients de chacun des temps de recueil. L'étude a ainsi analysé les gradients de 62 patients sur les unités de réanimation chirurgicale polyvalente et neurochirurgicale. Les dossiers de 14 patients n'ont pas été analysés pour absence de relevé des gradients d'EtCO2 au moment de prise en charge de la complication respiratoire ou gradients manquants.

    Résultats : L'analyse des courbes ROC au moment de la dégradation et à H-12 a permis de mettre en évidence qu'un gradient de 7 était le marqueur à la fois sensible et spécifique de survenue d'une complication respiratoire (H0 : Se=67, Sp=92%, H-12 : Se=70% et Sp=100). Pour les patients hospitalisés pour des pathologies médicales il semble qu'un gradient de 4 soit prédictif de survenue d'une complication respiratoire à H-24 (Se=70% et Sp=100%).

    Les aires sous la courbe obtenues pour ces trois temps de recueil étaient respectivement de 0,857, 0,853 et 0,864. Conclusion : Le gradient alvéolo-capillaire en CO2 semble être un marqueur sensible et surtout spécifique de survenue d'une complication respiratoire chez le cérébrolésé. Il paraît intéressant d'approfondir les recherches sur l'utilisation du gradient d'EtCO2 comme marqueur prédictif de survenue d'une complication respiratoire par d'autres études, en particuliers prospectives et randomisées.

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affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
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