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Birault François

Les travaux encadrés par "Birault François"

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31 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 10
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  • Burnout et dépression    - Letondor Virginie  -  30 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Objectif : La relation entre burnout et dépression est, depuis de nombreuses années, un sujet d'étude et un objet de controverse. Le but de cette étude est d'examiner cette relation, à travers la littérature existante.

    Méthode : Une recherche dans les bases de données PUBMED et GOOGLE SCHOLAR, sur des articles en Anglais ou en Français, a permis de sélectionner 103 articles. Ces études se rapportaient à trois points de vue de la relation burnout / dépression : le lien au niveau des symptômes, la relation temporelle et le lien biologique.

    Résultats : Les différentes études montrent des résultats hétérogènes et contradictoires : il semble exister une proximité entre les deux notions au niveau symptomatologique, la relation temporelle est quant à elle incertaine et au niveau biologique il apparait quelques différences mais ne permettant pas de caractériser le burnout.

    Conclusion : Le lien entre les deux notions reste flou et incertain, une clarification du concept de burnout semble nécessaire.

  • Motivations et Obstacles au Comportement de Prévention des Médecins Généralistes envers leur propre Santé : Enquête en Vienne auprès de vingt médecins généralistes par entretiens semi-dirigés    - Berger Carole  -  09 février 2016  - Thèse d'exercice

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    Objectifs : Notre objectif principal était d'identifier les motivations et obstacles au changement du comportement de prévention des médecins généralistes envers leur propre santé afin d'améliorer leur prise en charge médicale.
    Notre objectif secondaire était de proposer un outil simple, pouvant être utilisé au cours d'une consultation de prévention pour améliorer le comportement de prévention des médecins généralistes envers leur propre santé.

    Méthode : Nous avons effectué une enquête qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de 20 médecins généralistes de la Vienne. La saturation a été atteinte au 17ème entretien. Le corpus a été analysé selon les méthodes de l'analyse thématique avec le logiciel N Vivo par deux chercheurs à partir des entretiens retranscrits par écrit.

    Résultats : Les motivations et les obstacles trouvés au comportement de prévention des médecins généralistes envers leur propre santé ont été classés en trois domaines : environnemental, professionnel et personnel. Pour en faciliter la perception et l'utilisation nous les avons présentés sous forme d'un tableau récapitulatif. Nous avons créé un outil simple, synthèse de nos résultats et de nos recherches bibliographiques menées notamment sur le modèle du changement de comportement de Proschaska et DiClemente et de la méthode reconnue de l'Entretien Motivationnel, visant à faciliter la réalisation d'une consultation dédiée au comportement de prévention d'un soignant et à la rendre plus efficace.

    Discussion : La discussion montre que dès le stade de la prévention, les médecins présentent une grande ambivalence dans la prise en charge de leur santé. De même les obstacles rencontrés dans le cadre de la pathologie sont fréquemment déjà présents au stade de la prévention. Sur le plan des motivations comme sur celui des freins, l'influence du statut de médecin est très importante. Toutefois celles de sa personnalité et de son environnement matériel et affectif ne sont pas à négliger et tendent à nous rappeler que le médecin est avant tout une personne qui nécessite, au même titre que le patient lambda, une prise en charge dans sa globalité.

    Conclusion : En matière de prévention, la prise en charge d'un soignant nécessite subtilité et rigueur. L'écoute empathique et l'absence de jugement sont indispensables pour accepter l'ambivalence et rouler avec les résistances de cette population particulière. Une approche globale selon le modèle biopsychosocial de Engel facilite l'expression des obstacles et motivations au changement de comportement. Le support à la consultation de prévention d'un soignant que nous proposons pour améliorer la prise en charge du comportement de prévention des médecins généralistes envers leur propre santé doit maintenant être testé.

  • Une installation en maison de santé pluridisciplinaire est-elle protectrice contre le burn-out ? : Étude du lien entre mode d'installation, score d'accomplissement personnel du Maslach Burnout Inventory, et facteurs de risque ou protecteurs de burn-out    - Guillemot Marie  -  25 janvier 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le syndrome d'épuisement professionnel ou burn-out (BO) a une survenue conditionnée par trois types de facteurs protecteurs ou à risque : intra-individuels, organisationnels et inter-individuels. Le BO est mesuré par le Maslach Burnout Inventory via 3 composantes : l'épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et la perte d'accomplissement personnel (AP), laquelle semble être la plus atteinte chez les médecins généralistes de Poitou-Charentes. Les Maisons de Santé Pluridisciplinaires (MDSP) ont été présentées par plusieurs études comme étant protectrices du BO.

    Objectif : Le but de ce travail était d'étudier le lien entre le score d'AP et le mode d'installation des médecins généralistes de Poitou-Charentes à travers les liens avec les facteurs intra-individuels, organisationnels et inter-individuels, et d'étudier la stabilité de ces liens dans le temps.

    Matériel et méthodes : Nous avons soumis 961 médecins généralistes à un questionnaire en ligne à 3 reprises entre février et août 2015. Les 200 primo-répondants ont été répartis en 3 groupes selon leur mode d'installation (seul, cabinet de groupe, en MDSP). Nous avons ensuite cherché un lien entre le mode d'installation et chaque facteur.

    Résultats : 30,5% des répondants étaient installés seuls, 52,5% en groupe, 17% en MDSP. Il s'agit en majorité d'hommes (60,5%), âgés en moyenne de 53 ans (les médecins installés seuls étant plus âgés que les autres-56 ans en moyenne).
    La majorité (68%) présentait un score d'AP élevé. Nous n'avons pas retrouvé de lien entre le mode d'installation et ce score : les médecins de MDSP n'ont pas un meilleur score.
    Les stratégies de coping positives sont peu utilisées (en dehors du coping actif, utilisé par 69 à 71% de la population totale).
    L'analyse des 3 types de facteurs confirme certains aspects protecteurs de la MDSP : délégation des tâches non médicales (100% des médecins en MDSP ont un secrétariat pour répondre aux appels téléphoniques, contre 69% des médecins installés seuls -p<0,05- et 97% des médecins en cabinet de groupe –p>0,05), implication universitaire (74% des médecins en MDSP contre 42% en cabinet de groupe et 26% seul- p<0,05), plus de semaines de congés (7 semaines en moyenne en MDSP contre 5 seul -p<0,05- et 6 en groupe -p>0,05), soutien confraternel (71% considèrent parfois ou souvent leurs collègues comme une ressource lors de situation difficile contre 46% des médecins seuls –p<0,05- et 71% en cabinet de groupe –p>0,05); mais en infirme d'autres qui étaient supposés améliorés par la MDSP, ne retrouvant aucun lien avec certains facteurs (flexibilité horaire, interférence travail-famille, temps consacré à la formation médicale continue), voire établissant un risque plus important de BO chez les médecins en MDSP (charge de travail-38 actes/jour en MDSP contre 35 pour les médecins en groupe –p>0,05- et 31 pour les médecins seuls -p<0,05, nombre de gardes).

    Conclusion : Contrairement à ce qui a été exposé dans la littérature jusqu'à présent, une installation en MDSP ne présente pas moins de facteurs de risque de BO : si quelques facteurs protecteurs sont plus présents, la majorité des facteurs de risque n'est pas moins représentée, et certains sont même prépondérants dans ce mode d'installation.

  • Méta-analyse sur l'efficacité des patchs de nicotine dans le sevrage tabagique des femmes enceintes    - Moothoocarpen Aude  -  05 janvier 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le tabagisme de la femme enceinte, problème important en santé publique, peut bénéficier de différents traitements pharmacologiques de sevrage tabagique, dont les patchs de nicotine. L'objectif principal de ce travail était d'évaluer l'efficacité des patchs de nicotine dans cette population.

    Matériel et méthode : La méta-analyse a été réalisée à l'aide du logiciel Review Manager 5.3. La revue de la littérature, menée jusqu'au premier septembre 2015, a été réalisée dans huit bases de données. Seuls les ECR (essais cliniques randomisés) et quasi-ECR testant l'efficacité des patchs de nicotine dans le sevrage tabagique ont été sélectionnés.

    Résultats : Sept études incluant un total de 2467 femmes enceintes fumeuses (1238 femmes dans le groupe Expérimental traité par patchs de nicotine et 1229 femmes dans le groupe Contrôle) ont été sélectionnées. Les patchs de nicotine ont une efficacité statistiquement significative dans le sevrage tabagique des femmes enceintes (RR = 1,56 ; Ic 95% [1,18-2,06]). Une méta-analyse incluant uniquement les six ECR a été réalisée : les patchs de nicotine semblent efficaces pendant la grossesse (RR = 1,39 ; Ic 95% [1,03-1,87]).

    Discussion : Le recours aux patchs de nicotine montre une efficacité faible, une absence d'amélioration prouvée sur les conséquences foetales. L'absence de iatrogénie justifie malgré cela cette thérapeutique au regard du gain possible pour la santé des femmes en l'absence d'alternative acceptable. Les résistances doivent être intégrées dans cette prise en charge.

  • Les méthodes de l'étude No Burnout étaient-elles cohérentes avec les données de la littérature concernant les outils de thérapie cognitivo-comportementale utilisés ?    - Pourrat Xavier  -  26 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'étude No Burnout avait pour objectif de comparer l'impact de deux interventions en ligne adaptées de thérapies cognitivo-comportementales (TCC) (méditation en pleine conscience (MPC) et grille SECCA) sur le syndrome de burnout (BO) des étudiants en santé de l'Université de Poitiers. La MPC est un entraînement de l'esprit à une qualité de conscience qui émerge de l'attention portée à l'expérience présente. La grille SECCA est une analyse fonctionnelle des situations difficiles par l'analyse des situations/ émotions/ pensées.

    Matériel et méthodes : Les sujets répondeurs à un questionnaire comprenant notamment l'évaluation du burnout (échelle MBI), étaient inclus et séparés en 3 groupes (MPC, SECCA, et témoin) après avoir été randomisés selon l'intensité du BO. Cependant la faible proportion de burnout élevés parmi les sujets répondeurs au questionnaire post-interventionnel n'a pas permis la réalisation de cette étude quantitative. Nous avons entrepris une revue de la littérature pour valider la cohérence de l'utilisation de ces outils dans la prévention du BO.

    Résultats : Des études randomisées contrôlées montraient l'efficacité d'un programme en présentiel de MPC sur les trois composantes du BO. Une étude non randomisée non contrôlée a suggéré l'efficacité d'un même programme sur certaines composantes de l'empathie : l'augmentation de la prise de perspective et la diminution de la détresse personnelle.
    L'efficacité de la MPC dans la diminution du BO et de l'augmentation de l'empathie peut être attribuée au mécanisme décrit par Shapiro : le « changement de perspective », dans lequel la personne est témoin du flux narratif de sa propre expérience plutôt que d'en être immergé.
    Du point de vue du burnout, cette transformation expliquerait la capacité de la personne à développer son attention sur l'expérience négative, réguler l'épuisement professionnel et la dépersonnalisation. Du point de vue de l'empathie, la MPC expliquerait aussi la prise de perspective non égo-centrée de l'expérience négative du patient. Par ailleurs on peut penser que la pleine conscience de l'expression de l'expérience négative du patient inhibe l'attribution à soi de cette détresse, évitant de ce fait la détresse personnelle.
    Shapiro a décrit les attitudes fondamentales de la MPC qui sont des outils majeurs de qualité du soin, et améliorent la relation d'empathie et d'engagement au patient ainsi que les mécanismes additionnels de la MPC qui plaident en faveur de l'action régulatrice de la MPC sur le BO et l'empathie.
    La revue de la littérature ne retrouve pas de donnée concernant l'intérêt de la grille SECCA sur ce sujet.

    Conclusion : La MPC est adaptée pour la prévention en ligne du BO. Notre étude n'a pas pu comparer l’efficacité des nos deux interventions en ligne. Nous pensons que l'apprentissage d'outils par soi-même par Internet a pu être cause de découragement et d'absence d'adhésion à l'étude.
    De prochaines études pourraient évaluer l'impact de l'apprentissage en ligne de la MPC chez des étudiants sélectionnés pour leur motivation à la suite d'une séance publique de présentation et de recrutement.

  • Analyse du design de l'étude No Burnout : Étude interventionnelle, randomisée, contrôlée, sans insu avec un suivi trimestriel pendant seize mois, des étudiants en médecine et sages-femmes de la faculté de Médecine de Poitiers, évaluant l'impact de deux outils de thérapie cognitivo-comportementale (Méditation Pleine Conscience et Grille SECCA) sur le burnout    - Ploton Julie  -  26 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    Le terme anglais burn-out signifie «Brûler jusqu'à ce que toute substance énergétique disparaisse, se consumer entièrement». Le syndrome d'épuisement professionnel est potentiellement néfaste sur la santé mentale des soignants, avec des conséquences parfois fatales autant pour le soignant que pour ses patients. Plus d'erreurs médicales sont à déplorer chez les praticiens en burnout.

    Mon objectif était d'analyser le design de l'étude No Burnout (évaluation de l'impact des outils: Méditation pleine conscience et grille SECCA, sur le syndrome d'épuisement professionnel chez les étudiants en médecine et sages-femmes de la Faculté de Médecine de Poitiers), de le comparer à celui énoncé dans les études actuellement publiées sur les préconisations contre le stress, l'anxiété, la détresse psychologique et le burnout des étudiants en médecine, d'établir la légitimité de l'étude No Burnout au sein des données actuelles de la science et enfin d'élaborer des pistes pour envisager la suite de cette étude.

    De nombreuses études publiées ont montré que le programme MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) entrainait une diminution significative du stress, de l'anxiété et de la détresse psychologique chez les étudiants en médecine sans effet significatif démontré sur le burnout. Cependant, une amélioration significative du burnout par le programme MBSR a été notée chez les médecins. Donc, en gardant à l'esprit que le burnout est secondaire à l'exposition à un stress chronique, nous comprenons que l'effet positif significatif du programme MBSR sur le stress et les troubles psychiques des étudiants en médecine est encourageant et laisse à penser que des nouvelles études mobilisant un grand effectif, avec un suivi plus long et rigoureux, permettraient de mettre en lumière une diminution significative du score MBI chez les étudiants en médecine. Cette hypothèse devra être confirmée par l'élaboration d'études ultérieures. Peu d'études ont étudié l'effet propre du programme MBSR sur le burnout chez les étudiants en médecine, d'où l'intérêt et la légitimité de l'étude No Burnout dans les publications actuelles. Enfin, le programme MBSR semble être à ce jour le meilleur outil de prévention contre le stress, l'anxiété et la détresse psychologique chez les étudiants en médecine.

    La méthodologie de l'étude No Burnout est celle de référence pour prouver l'effet des outils proposés sur le burnout. Cependant, malgré l'élaboration de mesures de manière réflexive à chaque étape de notre étude et une démarche de communication efficace, la significativité de nos résultats n'a pas été au rendez-vous. Après analyse des données de la littérature et prise en compte des enseignements de notre étude, j'ai suggéré un protocole pour mesurer, lors d'une prochaine étude, le réel impact des outils MBSR et Grille SECCA sur le burnout des étudiants en médecine et sages-femmes de Poitiers.

  • Etude Noburnout : Évaluation de l’impact d’un programme en ligne et en autoformation de méditation pleine conscience de huit semaines sur le syndrome d’épuisement professionnel des étudiants en médecine de la quatrième à la sixième année, des internes de médecine et de chirurgie et des étudiants en maïeutique de l’Université de Poitiers.    - Baillargeat Maude  -  23 juin 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le burn out ou syndrome d'épuisement professionnel est un concept récent et encore peu pris en considération par la communauté médicale et dans le monde du travail. S'il touche particulièrement les professionnels de santé, il n'épargne pas les étudiants, et aucune mesure n'a été mise en place afin de le prévenir. Des études ont montré qu'un programme MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) de méditation pleine conscience avait un impact positif sur le syndrome d'épuisement professionnel, l'empathie et les troubles anxiodépressifs. Des études ont également montré qu'un programme MBSR de méditation pleine conscience avait des effets bénéfiques sur les étudiants en soin. Et enfin, des études ont montré que l'enseignement en ligne et en autoformation de ce type de programme était réalisable. C'est dans ce contexte que cette étude a été élaborée. Le but de cette étude est d'évaluer l'impact d'un programme MBSR adapté aux étudiants en soin, de 8 semaines, en ligne et en autoformation, sur le syndrome d'épuisement professionnel des étudiants en Médecine et Maïeutique.

    Matériel et Méthodes : Sur une population cible de 1635 étudiants en médecine (de la quatrième à la sixième année et les internes en médecine et chirurgie) et en maïeutique, 450 (27,5 % de la population cible) ont été randomisés dans trois groupes parallèles sans insu (Méditation Pleine Conscience (MPC), Témoin, SECCA) après avoir répondu en ligne aux quatre questionnaires de l'étude ; socio-démographique, MBI (Maslach Burnout Inventory), IRI (Interpersonal Reactivity Index de Davis) et HAD (Hospital Anxiety and Depression Scale). 152 ont été affectés au groupe MPC et ont pu bénéficier du programme. À la fin des huit semaines du programme, les mêmes questionnaires ont été envoyés aux étudiants ; 82 ont répondu sur les 152 étudiants randomisés dans le groupe MPC (54%).

    Résultats : Les résultats retrouvent une amélioration significative de l'anxiété (M4 : 8,8 vs M7 : 8,3 ; p < 0,05) et des composantes « Accomplissement Personnel » du MBI (M4 : 35,2 vs M7 : 36,4 ; p < 0,05) et « Perspective Taking » de l'IRI (M4 : 17,6 vs 18,6 ; p < 0,05) des étudiants du groupe MPC. Dans ce même groupe, on retrouve une diminution significative de la dépression (p < 0,05) auprès des étudiants présentant un SEP moyen ou fort. Dans le groupe Témoin, on retrouve une aggravation significative de la dépression (M4 : 3,5 vs M7 : 4,4 ; p < 0,05) et des composantes « Épuisement Émotionnel » (M4 : 19 vs M7 : 21,4 ; p < 0,05) et « Dépersonnalisation » (M4 : 8,3 vs M7 : 9,7 ; p < 0,05).

    Conclusion : Le programme MBSR adapté aux étudiants en soin sur huit semaines en ligne et en autoformation permet d'une part d'améliorer les symptômes d'anxiété, et d'autre part d'éviter une aggravation du syndrome d'épuisement professionnel et de la dépression des étudiants en profession de soin. Ces résultats mitigés par rapport aux données actuelles de la littérature peuvent s'expliquer par différents paramètres qui seront étudiés dans une nouvelle étude. Avec les résultats de cette nouvelle étude, de nouveaux travaux pourront être réalisés permettant alors de vérifier la possibilité de mettre en place un programme de méditation pleine conscience pour les étudiants en profession de soin et ainsi répondre aux besoins de prévention et prise en charge du syndrome d'épuisement professionnel de cette population souvent délaissée.

    Le complément de la thèse (fichiers audios et vidéos) n'est pas disponible en version électronique.

  • Impact de la grille SECCA sur 8 semaines sur le Burn Out des étudiants en médecine et étudiants sages-femmes dépendant de la Faculté de Poitiers    - Touzalin Gabrielle  -  23 juin 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'épuisement professionnel ou « Burn Out Syndrome » (BOS) est un phénomène apparaissant tôt dans la vie des soignants, souvent dès leur formation. Il a de multiples visages. Il est responsable principalement d'arrêts précoces d'exercice professionnel, de suicides, d'une diminution de la qualité des soins. Malheureusement, la médecine du travail concernant les médecins comme les futurs médecins n'est que peu développée. Ce phénomène reste tabou, même si certains médias commencent à en parler.
    Aucune étude française n'a évalué de prise en charge thérapeutique psychologique du BOS des étudiants en médecine. L'étude NO BurnOut a été créée par 7 internes en médecine générale de la faculté de Poitiers pour étudier entre autre la relation entre empathie et BOS, et pour étudier 2 outils de thérapie cognitivo-comportementale (TCC) sur un an. Cette thèse en est une partie.
    Certains outils de TCC, tel que la grille SECCA (Situation Emotions Cognitions Comportements Analyse) sont utilisés depuis longtemps par les psychologues, dans la prise en charge de l'anxiété et la dépression. La grille SECCA a été choisie dans cette étude car efficace, utilisable de façon spontanée et autonome, sans formation particulière.
    Permettrait-elle de faire diminuer le score MBI (Maslach Burnout Inventory) ? Est-elle adaptée aux étudiants en médecine du Poitou-Charentes en tant qu'outil de prévention primaire et secondaire ?

    Matériel et Méthode : Étude expérimentale interventionnelle prospective appariée et comparative, randomisée d'efficacité thérapeutique, sans insu, en 3 groupes parallèles, comparaison des résultats avant et après l'intervention chez les utilisateurs de la grille SECCA, unicentrique.
    Le BOS a été évalué dans cette étude par l'échelle MBI, l'empathie par le test de Davis (IRI = Interpersonal Reactivity Index) et l'échelle HAD (Hospital Anxiety and Depression scale) a mesuré l'anxiété et la dépression.
    Objectif principal : étude de l'impact de la grille SECCA sur le BOS des étudiants en études médicale de Poitiers sur 8 semaines d'utilisation.
    Objectif secondaire : Analyse appariée de l'impact de la grille SECCA sur l'IRI et sur l'HAD, comparaison avec le groupe Témoin du score MBI, de l'IRI et de l'HAD.

    Résultats : Dans le groupe SECCA durant les 8 semaines d'utilisation, il n'y a pas de différence significative entre les scores de BOS entre M4 et M7, le taux d'empathie émotionnelle et la sous-échelle « Personnal Distress » ont diminué ainsi que leur niveau d'anxiété. Les étudiants du groupe Témoin ont vu s'aggraver leur score d'Epuisement Emotionnel et de Dépersonnalisation en 8 semaines, sans que la modification sur le score global de MBI soit significative. Il n'y pas de modification des scores d'empathie et le score d'Anxiété est resté stable comme le score global, le score Dépression a augmenté.
    En 8 semaines, il n'existe pas de différence significative des scores de BOS, des sous-échelles de l'IRI ni du score HAD entre des groupes SECCA et Témoin.

    Conclusion : La grille SECCA permet de garder un score global du MBI stable, et donc un BOS stable, et qui ne s'aggrave pas, mais qu'il ne l'améliore pas. Notre hypothèse principale n'a donc pas été vérifiée. La grille SECCA est en revanche significativement efficace sur l'empathie émotionnelle, et sur l'anxiété en pré et post-interventionnel.
    Le délai de 8 semaines est sûrement trop court pour juger de son impact sur le BOS, et il existe de nombreux biais : nombre de répondants peu élevé, gestion informatique, biais d'analyse.
    L'étude No BurnOut se termine en automne 2015 : de nombreux résultats et analyses devraient donner de nouvelles réponses et perspectives de travail.

  • Étude No Burnout : étude de stabilité temporelle des composantes de l'échelle Maslach Burnout Inventory sur 4 mois : étude observationnelle, descriptive d'une cohorte d'étudiants avec recueil prospectif    - Paitel Charles  -  09 juin 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le syndrome d'épuisement professionnel approche voir dépasse les 40% parmi les professionnels de santé avec une répercussion direct sur la santé physique et psychologique du professionnel ainsi que sur la qualité des soins délivrés. De nombreux travaux démontrent que les étudiants en médecine ne sont pas épargnés. L'étude « No Burnout Poitiers » a pour objectif de faire un point sur le niveau d'épuisement professionnel des étudiants en médecine et maïeutique de la Faculté de Médecine et Pharmacie de Poitiers et d'évaluer l'impact de deux outils de thérapie cognitivo-comportementale sur les différentes composantes de l'échelle Maslach Burnout Inventory dit « MBI » tous les 3 mois sur 9 mois d'utilisation. Pour une évaluation objective de l'efficacité de ces thérapies, il fut indispensable de vérifier la cohérence méthodologique de l'étude.

    Objectif : Notre objectif principal fut d'évaluer la stabilité temporelle intrapersonnelle de l'échelle MBI sur un trimestre en début d'étude avant l'instauration des thérapies. Nos objectifs secondaires furent d'évaluer le niveau d'épuisement professionnel, d'empathie et de troubles anxio-dépressifs de l'ensemble des étudiants avant randomisation en groupes contrôle et test.

    Type d'étude : Nous avons mené une étude en suivi de cohorte d'étudiants en médecine et maïeutique, épidemio-descriptive, observationnelle et prospective. Celle-ci s'est déroulée au sein de la faculté de médecine sur 4 mois. Notre travail s'inscrit dans le cadre de l'étude globale No Burnout Poitiers d'une durée estimée à 1 an et 3 mois.

    Matériel et méthode : Le SEP a été évalué par l'échelle MBI, l'empathie par le test de Davis Index réactivité Interpersonnelle « IRI » et l'échelle Hospital Anxiety and Depression Scale « HAD » a mesuré l'anxiété et la dépression. Le test statistique utilisé pour l'évaluation de stabilité est le coefficient de corrélation intra-classe permettant d'étudier la corrélation (le degré d'association) entre les moyennes des sous dimensions du MBI à M0 et à M4.

    Résultats : Sur 1814 étudiants, 148 ont répondu à la fois au premier et deuxième recueil, soit 8,15%. Au 1er recueil, 53% des étudiants présentent un syndrome d'épuisement professionnel. 15% des étudiants présentent un score d'épuisement émotionnel élevé avec un score moyen de 18,5 au 1er recueil versus 21,1 au 2ème recueil, 24% un score de dépersonnalisation élevé avec un score moyen de 8,3 versus 8,2 et 22% un score d'accomplissement personnel bas avec un score moyen de 34 ,4 versus 35,2. L'étude de stabilité temporelle retrouve une concordance significative pour chaque sous dimension du MBI (p <0,0001) avec des coefficients de corrélation intraclasses compris entre 0,5 et 0,75.
    Grâce à une étude qualitative sur les étudiants non répondeurs nous avons modifié notre promotion d'étude permettant ainsi une majoration de 25,5% des répondeurs au 2ème recueil soit 463 étudiants. Concernant le SEP, 62% des étudiants présentent un syndrome d'épuisement professionnel, 20 % un score d'épuisement émotionnel élevé, 27% un score de dépersonnalisation élevé et 33% un score d'accomplissement personnel bas. Les degrés de SEP se sont aggravés comparativement aux résultats du 1er recueil M0. En effet, 0,6 % ont un SEP élevé vs 0,33% au 1er recueil, 16,2% ont un SEP modéré vs 12,2%, 210 étudiants soit 45,4% ont un SEP bas vs 37,6%, 29,2% n'ont pas de SEP vs 28,4%. Il s'agit d'un point important dans l'évaluation trimestrielle de l'efficacité des thérapies testées. Une analyse année par année des sous dimensions du MBI nous permet de préciser l'évolution du SEP au cours du cursus universitaire des étudiants. Concernant l'empathie, le score moyen de l'empathie cognitive est 36,2, le score moyen de l'empathie émotionnelle est 32,9. Pour l'anxiété et la dépression: 29% présentent un trouble anxieux et 6% une dépression. Nos résultats nous ont permis de confirmer les corrélations mis en avant au premier recueil par Dr Guyonnet entre le SEP, l'empathie et les troubles anxio-dépressifs ouvrant de nouvelles perspectives dans la prise en charge de l'épuisement professionnel.

    Conclusion : Notre analyse démontre bien une concordance significative pour chaque sous dimensions de l'échelle MBI entre les score de M0 et M4. Ainsi la fidélité temporelle de l'échelle est satisfaisante sur notre population étudiée. Les thérapies testées peuvent maintenant être évaluées de façon objective et méthodologique. La deuxième partie de l'étude nous a permis de faire le point sur le niveau de SEP, d'empathie et de troubles anxio-dépressifs de l'ensemble des répondeurs et d'en étudier leurs corrélations. En plus d'avoir vérifié la cohérence de la méthodologie choisie de l'étude « No Burnout Poitiers », cette étude ouvre de nouvelles pistes de travail et confirme l'importance de mettre en place une prise en charge du syndrome d'épuisement professionnel adaptée aux étudiants.

  • Comparaison des caractéristiques socio démographiques et des caractéristiques MBI, IRI, et HAD entre la population des « non répondeurs » à l'étude no burnout versus population des « répondeurs » à M4 du protocole d'étude    - Cardineau Guillaume  -  23 mars 2015  - Thèse d'exercice

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    La prévalence du syndrome d'épuisement professionnel ne cesse d'augmenter depuis ces dernières années. Ce fléau a des conséquences sur la sphère de la vie privée des professionnels de santé, mais également sur la santé du patient.
    De plus en plus d'études se penchent sur le burnout des étudiants en médecine depuis ces dernières années. Dans notre cas, deux travaux ont déjà été soutenues concernant la grande étude Poitevine « no burnout » à partir d'une population recrutée uniquement via l'envoi de mail.
    L'objectif de notre étude est de déterminer si la prévalence du burnout chez les sujets « non répondeurs » à M4 de l'étude influe sur l'absence de réponse à l'étude no burnout via le test MBI (Maslach Burn Out Inventory). Les objectifs secondaires sont de comparer les caractéristiques socio démographiques, ainsi que les moyennes des scores de l'IRI (Interpersonal Reactivity Index) et de l'HAD (Hospital Anxiety and Depression scale).

    Méthode : La population de notre échantillon a été recrutée directement par l'investigateur qui est allé lui-même remettre les questionnaires. Les personnes inclues étaient celles qui n'avaient jamais répondu aux questionnaires MBI, IRI, HAD, et socio démographiques mis en lignes sur l'ENT (Environnement Numérique de Travail).
    La méthode statistique utilisée est l'analyse de la variance (ANOVA) ayant pour objectif de comparer les moyennes de plusieurs échantillons.

    Résultats :
    - Questionnaire socio démographique : Nous avons recruté 128 sujets. La majorité des répondants sont des femmes (56%), célibataires et sans enfants. Les internes de spécialités avec 32% et les externes avec 29% sont les plus représentés.
    - Test MBI : 31,5 % des sujets ne présentent pas de burnout, 4% présentent un burnout élevé. Le score moyen du MBI est 62,3.
    - Test IRI : le score moyen de l'empathie cognitive est de 36,1 et le score moyen de l'empathie émotionnelle est de 32,8.
    - Test HAD : 17 % des sujets présentent un trouble anxieux, seulement 1% des troubles dépressifs.
    - Déterminants de non réponse : les deux déterminants de « non réponse » les plus représentés sont le manque de motivation et le caractère trop chronophage.

    Discussions : Les résultats montrent qu'il n'y a pas de différence significative entre les scores moyens du MBI entre les populations de « non répondeurs » et de « répondeurs » car toutes les p-valeurs sont supérieures au risque 5%.
    Les deux populations présentent un âge moyen similaire sans différence significative. Le statut matrimonial est identique dans les deux populations.
    Le score moyen de l'empathie cognitive est plus élevé chez les « répondeurs » (p-valeur à 0.016). Le score moyen de l'empathie émotionnelle est plus élevé chez les « répondeurs » (p-valeur à 0.0007).
    Le score moyen d'anxiété est plus élevé chez les « répondeurs » (p-valeur 0,0004). Il n'y a pas de différence significative concernant le score dépression entre les deux populations (p-valeur à 0,0831).

    Notre étude a donc pu mettre en évidence que la prévalence du burnout était la même chez les sujets « non répondeurs » que chez les sujets inclus à M4. Les modalités de recrutement ainsi que leurs biais n'ont donc pas d'influence sur les scores de MBI qui restent similaires dans ces deux populations.
    Il reste une question à laquelle nous n'avons pas pu répondre qui est comment amélioré la sensibilisation des étudiants dès l'externat au problème du burnout.

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affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
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