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Pneumologie

Les travaux sélectionnés

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  • Oxygénothérapie à haut-débit nasal versus oxygénothérapie standard dans les exacerbations aiguës hypercapniques de bronchopneumopathie chronique obstructive : étude rétrospective comparative    - Pepin Lehalleur Adrien  -  15 octobre 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les exacerbations aiguës de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) représentent un important coût socio-économique. Le traitement des exacerbations compliquées d'acidose respiratoire avec ph<7,35 et pression artérielle en CO2 < 45mmHg repose notamment sur l'utilisation de la ventilation non-invasive (VNI). L'utilisation conjointe de l'oxygénothérapie à haut-débit nasal (HDN) pourrait permettre d'améliorer la prise en charge de ces patients. L'objectif de cette étude était de comparer la durée de VNI sous OHD et sous oxygénothérapie standard (OS) dans les exacerbations aiguës de BPCO.

    Matériels et méthodes : Il s'agissait d'une étude rétrospective, comparative, descriptive et multicentrique. Les patients présentaient une exacerbation aiguë de BPCO avec acidose respiratoire. Les patients du groupe OS provenaient d'une cohorte historique du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Henri Mondor de Créteil, réalisée de Juin 2008 à Juin 2011. Les patients du groupe OHD étaient les patients hospitalisés dans le service de Réanimation Médicale et l'Unité de Soins Continus du CHU de Poitiers entre Janvier 2015 et Mars 2018. Les données collectées étaient les paramètres cliniques des patients (constantes, durée de VNI, taux d'intubation, mortalité), gazométriques ainsi que la lactatémie et la bicarbonatémie à l'arrivée, après une heure de VNI et le cas échéant sous OHD. Le critère de jugement principal était la durée de VNI ; les critères secondaires comptaient la mortalité, le taux d'intubation, la dose de VNI des 24 premières heures.

    Résultats : 87 patients ont été inclus dans le groupe OS et 61 dans le groupe OHD. La durée de VNI était significativement plus courte dans le groupe OS (5,7 ± 7,0 versus 3,2± 2,9 ; p=0,0025). La mortalité n'était pas significativement différente (p=0,83) de même que la durée de séjour en réanimation ou USC (p=0,065) ou le taux d'intubation (p=0,90). 12 patients du groupe OHD n'ont été traités par VNI ; leur taux de décès était significativement plus élevé (p=0,04).

    Discussion : La durée de VNI est significativement plus courte dans le groupe OS. L'OHD pourrait retarder voire diminuer l'utilisation de la VNI au prix d'une tendance à l'augmentation de la durée de séjour ainsi que l'augmentation de la mortalité. Devant des bénéfices théoriques, une étude prospective randomisée pourrait être réalisée.

  • Propositions pour la mise en place d'un parcours de soins coordonnés des patients asthmatiques ambulatoires aux urgences : projet d'évaluation des pratiques    - Mu-Sek-Sang Ruben  -  17 septembre 2019  - Thèse d'exercice

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    L'asthme est une problématique de santé publique en 2019. Le taux d'exacerbations et le recours aux soins d'urgence restent majeurs. Un tiers des patients se présentant aux urgences pour exacerbation d'asthme rechutera dans le mois suivant ; moins d'un tiers bénéficiera d'un suivi spécialisé.

    Une étude préalable au sein du CHU de Poitiers a mis en évidence des chiffres similaires. Or, un suivi spécialisé en pneumo-allergologie permet de diminuer le taux d'hospitalisations et de diviser par trois le nombre de nouvelles consultations aux urgences.

    Ce travail vise à préciser la faisabilité et les bases scientifiques de la mise en place d'une prise en charge standardisée de l'exacerbation légère d'asthme aux urgences.

    Ce protocole aidera à l'organisation d'un retour à domicile, avec la mise en place d'un traitement de l'asthme selon la modalité fond et symptôme pour les patients naïfs de traitement de fond, d'un plan d'action, et d'une consultation de suivi spécialisé systématique.

    Il s'agit de la phase préliminaire d'un programme prospectif de recherche dont l'objectif sera de confirmer l'intérêt et le caractère adapté de la mise en place d'une filière spécialisée dans l'asthme aux urgences adultes du CHU de Poitiers. Seront inclus les patients asthmatiques, âgés de plus de 18 ans et de moins de 75 ans, se présentant aux urgences et sortant après traitement d'une crise d'asthme pendant une période d'un an au SAU du CHU de Poitiers. Les critères d'exclusion comprendront un diagnostic de bronchopneumopathie chronique obstructive tabagique/post-tabagique certifiée ou un diagnostic d'asthme exclu à la relecture des dossiers lors de la consultation de suivi. Le taux de suivi spécialisé effectif dans les 15 jours à 1 mois suivant le passage aux urgences, la contrôle de l'asthme, le taux de récidive précoce et les facteurs de risque d'évolution péjorative de l'asthme et de non adhérence thérapeutique seront évalués à un an et 15 jours de la mise en place du protocole.

    Le deuxième travail d'étude visera à déterminer l'impact de cette prise en charge à moyen terme. Seront inclus tous les patients ayant été pris en charge initialement aux urgences et ayant donné leur accord. Les critères évalués seront l'amélioration induite dans le suivi via le nombre moyen de consultations effectives annuelles, le traitement et le contrôle des patients sous traitement fond et symptôme et sous traitement traditionnel, tout en identifiant des facteurs de risque de mauvais contrôle de l'asthme, et d'apparition d'asthme sévère.

    Cette étude tend à perfectionner la prise en charge globale de l'asthme au CHU de Poitiers, en coordination avec les services d'urgence et de pneumo-allergologie. Il doit permettre à la fois une meilleure caractérisation des patients et une facilitation des prises en charge afin d'améliorer le pronostic et le contrôle de l'asthme. Il permettra également d'adapter les pratiques des différents acteurs de la prise en charge aux recommandations internationales.

  • Spiritualité et oncologie : le soin spirituel a-t-il sa place au sein d'une médecine sécularisée ?    - Dakhouche Wahiba  -  12 septembre 2019  - Thèse d'exercice

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    Contexte : La dimension spirituelle est prise en considération chez les patients suivis en oncologie, dans de nombreux pays anglo-saxons. Les études menées sur le sujet ont démontré l'impact positif de la satisfaction des besoins spirituels des patients sur leur qualité de vie, leur bien-être physique et mental ainsi que sur celui de leurs proches et des soignants. En France, le soin spirituel n'existe pas ou peu dans les centres hospitaliers publiques, la question se pose de son intérêt pour nos patients.

    Objectifs : Étude évaluant l'existence et la satisfaction des besoins spirituels chez les patients suivis en oncologie thoracique au pôle régional de cancérologie (PRC) de Poitiers, avec l'évaluation de l'avis du personnel soignant sur la question.

    Patients et méthodes : Nous avons inclus des patients ayant un cancer bronchique, séparés en 2 groupes. Le groupe 1 comprenait les patients en première ligne de traitement et le groupe 2 ceux en deuxième ligne de traitement ou plus. Nous avons mis au point des questionnaires, destinés aux patients mais aussi au personnel soignant exerçant au PRC.

    Résultats : Il s'agit d'une étude prospective, observationnelle, monocentrique, menée entre janvier et juin 2019 au PRC de Poitiers. Nous avons pu recueillir un total de 113 questionnaires, 45 pour le personnel soignant, 40 dans le groupe 1, et 28 dans le groupe 2. Parmi les soignants, 71% considèrent que l'aspect spirituel n'est pas pris en considération chez les patients dont ils s'occupent (p=0.004), 53% ont déjà eu une demande de soin spirituel de la part des patients, et 67% n'ont jamais osé aborder spontanément le sujet. On note que 95% des soignants estiment que la spiritualité peut améliorer la qualité de vie des patients (p<0.001), et 87% ont répondu être favorables à la mise en place d'une démarche visant à répondre à leurs besoins spirituels (p<0.001). Enfin, 82 % du personnel soignant interrogé serait en faveur d'une pratique de la méditation au sein de l'hôpital, destinée aux malades (p<0.0001). Dans le groupe 1, 55% des patients étaient spirituels avec une majorité de catholiques, et 45% avaient une pratique spirituelle régulière. 57% du groupe 1 estime que la spiritualité est importante dans la vie, et 59% que cette dernière a une influence positive sur la santé et le bien-être. Parmi les pratiques spirituelles susceptibles de les aider, on retrouve la méditation, le contact avec la nature, et le yoga. Dans le groupe 2, les besoins spirituels sont augmentés par rapport au groupe 1. Les éléments sources de souffrance pour les patients sont l'anxiété, la gêne respiratoire, la douleur physique et morale, et la tristesse. 54% des patients étaient spirituels avec une majorité de catholiques, 81% estiment que leur spiritualité n'est pas prise en considération par l'équipe soignante, 57% souhaiteraient se sentir sereins intérieurement par la spiritualité, et 43% ont un besoin de transcendance. 40% des patients seraient fortement intéressés par la pratique de la méditation au sein de l'hôpital.

    Conclusion : Il existe bien des besoins spirituels, qui ne sont pas pris en considération par l'équipe soignante, chez les patients suivis en oncologie. La détresse des malades est principalement d'ordre affective et spirituelle. Le personnel soignant est conscient de cette problématique et s'est montré enthousiaste et intéressé par l'idée d'un projet de prise en charge de cette dimension chez nos patients.

  • Identification de nouvelles variables de l'exploration fonctionnelle d'exercice pour le pronostic de survie des patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive    - Courat Salomé  -  19 avril 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'Epreuve Fonctionnelle d'eXercice (EFX) chez les patients présentant une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) génère de nombreuses données, dont la valeur pronostique reste à ce jour méconnue. L'objectif de cette étude est d'identifier de nouveaux indicateurs de survie recueillis lors de cet examen.

    Méthodes : L'étude a été réalisée chez les patients BPCO inclus dans la cohorte prospective REHAEFFORT et ayant réalisé une EFX incrémentale au CHU de Nantes. Un recueil exhaustif des paramètres de l'EFX a été effectué afin de tester leur impact sur la survie.

    Résultats : Parmi les 76 patient inclus dans l'étude entre 2011 et 2018, 14 sont décédés. Plusieurs paramètres de l'EFX ont été associés de façon significative à la mortalité, notamment la consommation d'oxygène (V'O2) spécifique (12mL/min/kg chez les patients décédés vs 15,6 chez les non décédés, p<0,0001), le pourcentage de V'O2 au premier seuil ventilatoire par rapport au V'O2 maximal théorique (V'O2(SV1)%V'O2th) (34% chez les patients décédés vs 41% chez les non décédés, p=0,0035), et la fréquence cardiaque au pic (109bpm chez les patients décédés vs 135bpm chez les non décédés, p<0,0001). Parmi ces variables, le V'O2(SV1)%V'O2th est la seule qui ait montré avoir un impact significatif sur la survie après ajustement sur l'âge, le sexe, l'insuffisance cardiaque et la prise d'un traitement bétabloquant ou autre chronotrope négatif associé (HR = 0,877, IC [0,778-0,989]).

    Conclusion : Le déconditionnement à l'effort, évalué par le V'O2(SV1)%V'O2th, semble avoir un impact pronostique majeur sur la survie chez les patients BPCO et pourrait même avoir une meilleure puissance pronostique que le V'O2 au pic.

  • Impact pronostique de la mutation KRAS dans les adénocarcinomes bronchiques opérés au CHU de Poitiers    - Delgoulet Adrien  -  21 décembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Depuis plusieurs années des données concernant des altérations moléculaires entrant dans le processus de l'oncogénèse des cancers bronchiques sont étudiées. L'une d'entres elles, la mutation KRAS, est impliquée dans une série complexe de signalisation intracellulaire. Son implication pronostique globalement péjorative n'est pas clairement définie notamment en situation post opératoire.

    Matériel et méthode : Nous proposons une étude retrospective portant sur des patients opérés d'un ADK bronchique au CHU de Poitiers entre 2011 et 2013. L'objectif principal est de mettre en évidence une différence de survie globale (SG) et de survie sans progression (SSP) à 5 ans en fonction du statut mutationnel de KRAS et de l'inclusion ou non dans un protocole de chimiothérapie adjuvante.

    Résultats : Sur 117 patients inclus, 76 (65%) n'ont pas reçu de chimiothérapie (groupe 1). Parmi eux 14 patients étaient mutés pour KRAS. Sur les 41 (35%) patients inclus dans un protocole de chimiothérapie adjuvant (groupe 2), 15 étaient KRAS muté. La comparaison de la SG retrouve une différence significative (p = 0,021) entre les groupes KRAS muté et sauvage pour les patients du groupe 1 (respectivement 42 et 78% à 5 ans). Les résultats sont identiques pour les patients du groupe 2 (26% à 5 ans pour les KRAS muté vs 78% avec p = 0,015). La différence de SSP était significative pour le groupe 1 (42% dans le groupe KRAS muté vs 72% avec p = 0,019) mais pas pour le groupe 2 (26% pour le groupe KRAS vs 42% avec p = 0,347).

    Conclusion : La mutation KRAS dans les ADK bronchiques présente un impact pronostique péjoratif chez les patients opérés. Une surveillance attentive de ces patients est recommandée.

  • Les décisions prises en réunion de concertation pluridisciplinaire d'oncologie thoracique sont-elles appliquées ?    - Vieille Grosjean Émeline  -  16 octobre 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : En oncologie thoracique les Réunions de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) s'imposent pour la prise de décision médicale, celles-ci permettent de définir une stratégie de traitement et de prise en charge sur la base d'un avis pluridisciplinaire et de référentiels nationaux validés. Les progrès médicaux et l'intégration des données génomiques entraînent des prises de décision de plus en plus complexes.

    Matériel et Méthodes : Le but de cette étude était d'évaluer la proportion des propositions thérapeutiques élaborées en RCP d'oncologie thoracique dans notre centre et non appliquées. Il s'agissait d'une étude rétrospective descriptive menée au CHU de Poitiers du 01/01/2016 au 31/12/2017.

    Résultats : Au total 1 424 dossiers étaient enregistrés en RCP sur la période étudiée et 12,1% des dossiers présentés ne voyaient pas leurs décisions appliquées en intégralité. Il y avait significativement moins de patients classés OMS 0 (17,6 % vs 35,3 %, p < 0,001) et plus de patients classées OMS 2 (23,3 % vs 9,8 %, p < 0,001) dans la population des décisions non réalisées, et il n'y avait pas de différence significative pour la proportion de patients âgés de 75 ans et plus (27,6 % vs 22,6 %, p = 0,18). Parmi les décisions non appliquées, tous motifs confondus, 79 % étaient en rapport avec la non application d'une proposition thérapeutique. Les motifs principaux de non réalisation toutes décisions confondues, étaient l'altération de l'état général, le décès, le refus du patient, et la survenue d'évènements intercurrents. Le délai entre la RCP et la date programmée d'intervention chirurgicale pour ces patients était en moyenne de 27,7 jours, et le délai entre la date de RCP et la date de consultation d'annonce d'oncologie était en moyenne de 9,8 jours.

    Conclusion : Quinze ans après leur introduction, les RCP font partie intégrante du système de traitement du cancer en France. Bien que les décisions émises par la RCP d'oncologie thoracique dans notre centre soient globalement correctement appliquées, il semble qu'une meilleure évaluation des enjeux propres à chaque patient pourrait permettre une application plus efficace des propositions thérapeutiques.

  • Étude observationnelle sur la prise en charge des patients atteints d'hypertension porto pulmonaire au CHU de Poitiers de 2005 à 2018    - Aslnejad Anahita  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    L'hypertension porto pulmonaire est une pathologie grave et rare dont le pronostic est sévère en l'absence de traitement. Malheureusement, il n'existe pas de réel consensus quant à la mise en route des traitements spécifiques de l'HTAP du fait de l'absence d'essai randomisé et contrôlé. De plus, la transplantation hépatique n'est pas indiquée en première intention devant un sur-risque de mortalité en per et post opératoire. Cette étude est réalisée dans le but de décrire les modalités de prise en charge des patients atteints d'HTPoP à Poitiers et de les comparer aux données de la littérature.

    Matériel et méthode : C'est une étude observationnelle, descriptive, mono centrique, réalisée au CHU de Poitiers. Les patients inclus étaient suivis de juillet 2005 à juillet 2018 pour une HTPoP confirmée par cathétérisme cardiaque droit et l'hypertension portale était confirmée par une échographie abdominale ou une fibroscopie gastro œsophagienne.

    Résultats : 15 patients ont été inclus dans l'étude. Les caractéristiques des patients au moment du diagnostic étaient : en majorité des hommes (53.3%) cirrhotiques Child A (60%) d'origine alcoolique principalement (86.6%). Les patients avaient en moyenne une dyspnée de la classe fonctionnelle de la NYHA à 2.8 ± 0.7 et présentaient des signes d'insuffisance cardiaque droite (33%). L'ETT réalisée retrouvait une PAPs estimée en moyenne à 71 ± 4.9 mmHg, ce qui a imposé la réalisation d'un cathétérisme cardiaque droit. Tous avaient une HTPoP modérée à sévère et tous ont bénéficié d'un traitement médical spécifique après le diagnostic. A 1 an de la mise en route des traitements, il existait une amélioration significative de la dyspnée (p=0.0029), de la PAPs estimée (p= 0.02), des RVP (p= 0.001) et de l'IC (p= 0.01).

    Conclusion : Les résultats sont comparables aux données de la littérature en ce qui concerne les caractéristiques des patients et l'efficacité et la tolérance des traitements. Certains points sont à améliorer sur le suivi des patients souffrant d'HTPoP à Poitiers. L'arrivée de nouvelles thérapeutiques comme l'Ambrisentan est un nouvel espoir pour cette maladie.

  • Évaluation des potentiels prémoteurs au cours d'une épreuve de sevrage ventilatoire chez des patients intubés en réanimation médicale    - Rault Christophe  -  24 octobre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : En cas de détresse respiratoire, l'intubation et la ventilation artificielle (VA) du patient permettent de reposer les muscles respiratoires et d'assurer les échanges gazeux. La recherche des critères de sevrage ventilatoire est ensuite quotidienne et conduit à un test de ventilation sous nez artificiel (NA) et à l'extubation en cas de succès. Malgré la réussite de l'épreuve de NA, l'extubation échoue chez 10-20 % des patients. La commande et la performance des muscles respiratoires sont essentielles au sevrage ventilatoire.

    Objectifs : L'étude visait à déterminer si la commande corticale respiratoire prémotrice, explorée par potentiels prémoteurs (PPM), est associée à l'issue du sevrage ventilatoire. L'objectif principal était de comparer l'amplitude des PPM inspiratoires enregistrés en début d'épreuve de NA, entre les patients réussissant (absence de réintubation dans les 7 jours) et les patients échouant leur sevrage (échec de l'épreuve de NA ou réintubation dans les 7 jours). Nous avons aussi comparé l'évolution de l'amplitude des PPM inspiratoires sous VA puis sous NA dans ces deux groupes ; l'amplitude des PPM expiratoires au cours de l'épreuve de NA entre ces deux groupes ; l'évolution de l'amplitude des PPM expiratoires sous VA puis sous NA dans ces deux groupes.

    Matériel et Méthodes : Nous avons inclus 13 patients adultes intubés-ventilés depuis au moins vingt-quatre heures et éligibles à une épreuve de NA. L'analyse du signal EEG trente minutes avant puis pendant l'heure de NA permettait l'étude des PPM précédant chaque inspiration et expiration.

    Résultats : À partir des dix premiers patients inclus, nous avons montré, chez les patients qui échouent leur sevrage, une augmentation significative (p = 0,04) de l'amplitude des PPM inspiratoires lors de l'épreuve de NA par rapport celle mesurée sous VA. En revanche, il n'existait pas de différence significative d'amplitude des PPM inspiratoires comme expiratoires entre les patients des deux groupes sous NA comme sous VA.

    Conclusion : Nos résultats suggèrent pour la première fois, chez des patients en échec de sevrage ventilatoire, que la commande corticale inspiratoire est mise en jeu dès l'arrêt de la VA, traduisant une respiration inconfortable et des contraintes mécaniques incompatibles avec une respiration sans aide.

  • Étude observationnelle des infections à métapneumovirus humain chez les patients suivis pour une maladie respiratoire chronique    - Petrov Laura  -  26 septembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les infections respiratoires virales sont une cause importante de morbi-mortalité dans le monde. Le rôle du métapneumovirus humain (HMPV) est bien connu chez les adultes immunodéprimés, mais peu connu chez les patients atteints de maladie respiratoire chronique (MRC). L'objectif de cette étude est d'évaluer le tableau clinique et la morbi-mortalité des infections respiratoires basses à HMPV chez les patients atteints de MRC.

    Matériels et méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective, observationnelle, descriptive et monocentrique au CHU de Poitiers, en incluant tous les patients majeurs infectés par le HMPV entre le 1er janvier 2015 et le 31 mai 2017.

    Résultats : Trois cent vingt prélèvements sont revenus positifs à HMPV, dont 145 adultes, avec une prévalence de 1,4%. Le pic d'infection était de décembre à mars. Près d'un tiers des patients avaient une MRC. La moyenne d'âge était de 75 ± 16 ans. Les principaux signes cliniques étaient une toux (85,4%), de la fièvre (68 ,7%) et des sibilants auscultatoires (59,7%), avec une oxygénodépendance significativement plus importante chez les patients atteints de MRC (75,5% versus 50,5% ; OR 3 [1,3-7,3] ; p = 0,006). Les principales anomalies scannographiques étaient du verre dépoli (100%), des épaississements bronchiques (96%) et des micronodules centro-lobulaires (95,8%). Les infections se caractérisaient par 28,3% de pneumonies et 15,2% d'infections nosocomiales malgré les règles d'hygiène appliquées. Les patients suivis pour une MRC avaient des atteintes plus sévères, avec plus de co-infections bactériennes (68,8% versus 46,4%), et significativement plus d'hospitalisations en soins intensifs (OR 2,9 [1,06 - 8,1] ; p = 0,025), sans significativité en terme de mortalité (11,1% versus 7% ; p = 0,515).

    Conclusion : Les données épidémiologiques, cliniques, biologiques et radiologiques de notre étude sont similaires à celles de la littérature. En revanche, les patients atteints de MRC ont des infections plus sévères, mais la mortalité n'est significativement pas plus importante dans ce groupe de population.

  • La mort des patients atteints d'un cancer du poumon    - Faivre Aurore  -  18 octobre 2016  - Thèse d'exercice

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    Contexte : Pour les patients atteints d'une pathologie cancéreuse en phase terminale, il a été démontré au travers d'études dédiées une préférence marquée pour le domicile concernant le lieu du décès souhaité par ces patients. Or actuellement la majorité de ces patients décèdent à l'hôpital. Respecter le souhait des patients en terme de lieu de décès constitue un enjeu majeur tant pour les équipes soignantes que pour les familles, il est donc primordial de définir les caractéristiques sociodémographiques, médicales et environnementales prédictives du lieu de décès afin de pouvoir les anticiper et les corriger si nécessaire.

    Objectifs : Etude de l'association entre le lieu du décès des patients et des variables sociodémographiques, environnementales et médicales propres au patient.

    Matériels et Méthode : Cette étude rétrospective, monocentrique, analytique concernait les patients atteints d'un carcinome broncho-pulmonaire primitif inopérable ou métastatique décédés entre le premier janvier 2013 et le trente et un décembre 2015 suivi par un oncologue thoracique du pôle régional de cancérologie du CHU de Poitiers. Le lieu du décès était ensuite analysé. Ce dernier était classé dans la catégorie « hôpital » lorsqu'il s'était déroulé dans un établissement de soins public ou privé et en soins de suite et de réadaptation, par ailleurs il était classé dans la catégorie « domicile » si ce dernier avait eu lieu au domicile du patient, en EHPAD ou dans un établissement médico-psycho-social. Etaient également analysé des variables sociodémographiques, environnementales et médicales propres au patient.

    Résultats : 258 patients ont été inclus dans cette étude, parmi ces patients 82,2 % (212 patients) sont décédés à l'hôpital tandis que 17,8 % (46 patients) sont décédés à domicile dont 3,5 % (9 patients) en EHPAD. En analyse multivariée, un encombrement bronchique représentait un facteur de risque statistiquement significatif de décès à l'hôpital avec un OR=0,31 ; IC 95 % [0,12 ; 0,75], de même qu'un nombre de groupe de symptômes dans les quinze derniers jours de vie nécessitant des ajustements thérapeutiques supérieur ou égal à 2 avec un OR=0,38 ; IC 95 % [0,18 ; 0,83] et une absence d'aidant au domicile OR = 0,12 (IC 95 % [0,04 ; 0,52]). Un prise en charge par l'HAD ou un contact avec un membre d'une ESP datant d'un mois ou plus avant le décès du patient constituait en analyse multivariée, un facteur prédictif statistiquement significatif de décès au domicile avec un OR = 2,01 ; IC 95% [1,25 ; 3,24].

    Conclusion : Les variables liées à la survenue d'un décès au domicile sont représentées par une prise en charge par l'HAD ou un contact avec un membre d'une ESP, un mois ou plus avant le décès du patient. Cela justifie donc un recours précoce aux ESP dès lors que la stratégie oncologique est à visée palliative.

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