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Gynécologie obstétrique

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  • Risque de déchirures périnéales sévères lors des extractions instrumentales et épisiotomie : analyse des pratiques au CHU de poitiers de 2005 à 2015    - Fradet Ménard Carine  -  21 octobre 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les déchirures périnéales sévères (DPS) lors d'un accouchement par voie vaginale peuvent être responsables d'une incontinence anale dans le postpartum. Le taux de DPS a augmenté de manière significative dans de nombreux pays européens ces dernières années. L'extraction instrumentale est l'un des principaux facteurs de risque de DPS. Il existe un conflit dans la littérature sur le fait que l'épisiotomie pourrait prévenir l'apparition des DPS lors d'une extraction instrumentale. Dans notre établissement, l'épisiotomie est réalisée de façon restrictive. L'objectif de cette étude est d'évaluer si l'épisiotomie est un facteur protecteur des DPS lors des extractions instrumentales. L'objectif secondaire est d'analyser la fréquence des DPS au cours du temps dans notre établissement ainsi que l'influence des autres facteurs de risque de DPS chez les femmes dans ce contexte.

    Matériel et Méthode : Une étude rétrospective a été réalisée sur 11 ans (2005-2015). Les caractéristiques maternelles, fœtales et de l'accouchement ont été relevées sur l'ensemble des accouchements de plus de 34 semaines d'aménorrhée avec une grossesse monofoetale et une présentation céphalique sur cette période. Sur les 19918 accouchements voie basse répondants aux critères d'inclusion, nous avons identifié 2357 accouchements avec extraction instrumentale. Les données ont été analysées selon un modèle de régression logistique.

    Résultats : En cas d'extraction instrumentale, le taux de DPS était de 7,4% (1,3% pour l'accouchement vaginal sans extraction). Les facteurs de risque de DPS étaient la primiparité, le poids de naissance des nouveau-nés supérieur à 4000g, l'absence d'épisiotomie, et l'extraction instrumentale. Pendant la période de 2005 à 2015, nous avons observé une diminution de 80% à 20% du taux d'épisiotomie en cas d'extraction instrumentale et une augmentation de 3% à 13% des DPS (p < 0,05). En cas d'extraction instrumentale, le risque de DPS était augmenté lorsqu'aucune épisiotomie n'était réalisée OR 3,66 ; IC 95% [2,5-5,49], 22 épisiotomies étaient nécessaires pour prévenir un cas de DPS lors d'une extraction par ventouse et 11 épisiotomies lors d'une extraction par forceps.

    Conclusion : L'épisiotomie semble avoir un effet protecteur sur le risque de DPS lors d'une extraction instrumentale. Ces résultats sont à interpréter avec prudence en raison de la modification des pratiques, en particulier une meilleure reconnaissance des DPS.

  • Évaluation de la position des prothèses de promontofixation en échographie périnéale : étude PROMONTECHO    - Fièvre Claire  -  06 octobre 2016  - Thèse d'exercice

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    La promontofixation est la technique de référence pour la prise en charge des prolapsus apicaux. Actuellement, elle est réalisée le plus souvent par voie coelioscopique avec la pose de prothèses antérieure et postérieure et sans hystérectomie associée. La position choisie pour les prothèses et leurs points de fixation pourraient avoir une influence sur le résultat anatomique et fonctionnel mais peu de choses sont connues sur la position finale des mèches. Il s’agit donc de réaliser une étude sur la visualisation des prothèses antérieures et postérieures en échographie 3D après promontofixation coelioscopique sans hystérectomie. Il s'agit d’une étude prospective observationnelle multi centrique ayant inclus 35 patientes qui ont bénéficié d’une double promontofixation par voie coelioscopique sans hystérectomie entre avril 2011 et avril 2016. Une échographie périnéale avec acquisition 3D est réalisée. On mesure alors la position des prothèses au repos, en contraction périnéale et en manœuvre de Valsalva, puis leur taille sur une reconstruction frontale. La reproductibilité des mesures est analysée par le coefficient de corrélation intra-classe. Par ailleurs, on réalisera une étude pilote exploratoire sur le lien entre la position des prothèses et la symptomatologie des patientes puisqu’il n’existe pas de données dans la littérature alors qu’il est probable que cela puisse avoir un impact. L’ensemble des prothèses ont pu être visualisées pour toutes les patientes incluses. Leur position varie selon le temps d’acquisition et est variable selon les patientes. Les mesures de dimensions des prothèses sont reproductibles. Nous avons mis en évidence que le risque de récidive de prolapsus antérieur diminue si la prothèse est posée bas sur le col vésical et si elle est peu tendue. En conclusion, l’utilisation de l’échographie trans-périnéale est possible dans l’évaluation et le suivi des patientes ayant eu une promontofixation. Une étude plus large est en cours afin de confirmer ces résultats. Le risque d’incontinence urinaire augmente également avec la faible tension de la prothèse antérieure. La prothèse postérieure aurait, elle, un rôle dans l’apparition de douleurs pelviennes et de dyspareunie.

  • Évaluation de la pratique de la ventouse de flexion, à partir d'une série continue sur 4 ans    - Margueritte François  -  02 septembre 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction: La ventouse est un instrument d'extraction instrumentale permettant la flexion de la présentation fœtale. Son utilisation au-delà du détroit moyen n'est actuellement pas recommandée même si elle n'est pas contre indiquée. Aux Etats Unis les ventouses réalisées au niveau du détroit supérieur sont autorisées uniquement pour un opérateur expérimenté. Si la tête fœtale n'est pas engagée, l'utilisation de la ventouse n'est pas démontrée. Lors d'une dystocie d'engagement au cours de la deuxième phase du travail, la tête fœtale peut présenter un défaut de flexion. La ventouse pourrait corriger ce défaut et permettre l'engagement pour un accouchement par les voies naturelles.

    Matériels et Méthodes : L'ensemble des dossiers correspondant à l'application d'une ventouse de flexion ont été inclus dans cette série sur une période continue de 4 ans (2012-2015).Les tentatives de ventouse concernent les grossesses monofœtale après 34 Semaines d'Aménorrhée, avec une présentation céphalique non engagée ou engagée à la partie haute. Au total 124 dossiers ont été inclus. L'estimation des taux de succès et d'échec a été réalisée par comparaison des 2 issues obstétricales (voie vaginale / césarienne ) quel que soit les autres instruments utilisés. L'étude de facteurs associés à l'échec de la ventouse s'est faite par régression logistique.

    Résultats : Sur les 124 cas, le taux de succès de la ventouse est de 78 %. La hauteur de la présentation est associée à plus d'échecs dans le groupe non engagé versus engagé en partie haute (p=0,006). Il n'y pas de différence significative sur les autres paramètres obstétricaux entre les deux groupes (utérus cicatriciel, rythme cardiaque fœtal, répartition des poids de naissance). Sur la morbidité maternelle il y a proportionnellement plus d'hémorragies du post partum dans le groupe échec (p=0,034). Neuf cas de lésions périnéales de grade 3 soit 9,3 % des voies basses sont reportés. Le taux de dystocie des épaules dans le groupe succès est de 14 % avec 8 Mac Roberts seul et 6 Mac Roberts et Jacquemier. Il n'y a pas de différence significative sur la morbidité néonatale sévère (p=0,560) entre les deux groupes, de même que sur la répartition des ph à la naissance. Dans le groupe succès le nombre de pathologies néonatales à la naissance (hématomes, lésions du scalp, plaies cutanées détresse respiratoire) est de 34 soit 35 % des accouchements par voie vaginale. Après régression logistique multivariée, une présentation engagée en partie haute est moins souvent associée à l'échec (OR 0,15 IC 95 % [0,04;0,56]) qu'une présentation non engagée et les multipares présentent une fréquence plus basse d'échec que les nullipares (OR 0,29 IC 95 % [0,10;0,87]).

    Conclusion : Dans notre série, la ventouse de flexion a permis la réalisation d'un accouchement par les voies naturelles dans 78 % des cas. Cette technique présente des conséquences maternelles et néonatales non négligeables qui doivent faire réserver sa pratique à des opérateurs entrainés en présence de situations précises.

  • Création et validation d'un nouvel outil d'enseignement chirurgical par simulation : modèle kystectomie "clémentine"    - Charvériat Amélie  -  01 juillet 2016  - Thèse d'exercice

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    Objectifs : Les tumeurs ovariennes présumées bénignes (TOPB) sont des situations fréquentes en pratique clinique de gynécologie-obstétrique. La cœlioscopie est la voie d'abord de référence du traitement chirurgical conservateur : la kystectomie. Afin d'améliorer la formation chirurgicale des internes, nous avons décidé de créer un exercice de kystectomie sur pelvitrainer, avec pour modèle une clémentine. L'objectif principal est de mettre en place une échelle d'évaluation pour la validation de cet exercice de simulation. Les objectifs secondaires sont de valider cet exercice et d'évaluer l'acquisition de performances des apprenants.

    Matériels et méthodes : Il s'agit d'une étude observationnelle, prospective, longitudinale, multicentrique, réalisée de septembre 2015 à mars 2016. La population étudiée est constituée d'experts et d'internes des spécialités de Chirurgie Gynécologique, de Chirurgie Viscérale Digestive et de Chirurgie Urologique. Les participants remplissent un questionnaire pré-test, portant sur la pathologie des TOPB. Puis une présentation de l'exercice est proposée avec un rappel sur la pathologie et une définition des critères de jugement de l'échelle. L'opérateur effectue l'exercice de kystectomie sur modèle ‘'clémentine'' sur pelvitrainer. Enfin, les participants remplissent un questionnaire d'intention, un questionnaire post-test et un questionnaire d'autosatisfaction.

    Résultats : Cinquante participants (13 experts et 37 internes) ont participé à cette étude. L'analyse du questionnaire de satisfaction montre que 94% des participants ont jugé le ‘'degré de réalisme du modèle'', comme satisfaisant ou très satisfaisant. Quarante-sept participants (94%) ont jugé avoir acquis des connaissances théoriques, et 42 participants (84%), des connaissances pratiques. Cent pour cent des participants ont été satisfaits ou très satisfaits par cette séance. Cent pour cent des participants ont répondu correctement au questionnaire d'intention. Pour les questionnaires pré et post-test, sur toutes les questions, on observe 63% de bonnes réponses en pré-test et 88% en post-test, soit une augmentation de 25 points après la présentation avec p < 0,01 (test du χ2). Vingt procédures ont été filmées et ont bénéficié d'une relecture par un deuxième observateur indépendant. La cohérence interne de l'échelle a été évaluée avec un coefficient alpha-Cronbach de 0,73. Vingt prestations ont été comparées par deux observateurs indépendants. Pour chacun des cinq critères comparés, le coefficient kappa est > 0,8 pour trois critères.

    Conclusion : La formation pratique des chirurgiens doit devenir un des éléments prioritaires de l'enseignement initial et continu. Le modèle ‘'clémentine‘' de kystectomie coelioscopie satisfait 100% des participants. La mise en place de questionnaires pré-test et post-test, et le questionnaire d'intention ont permis d'évaluer les connaissances acquises par les participants et confirment cet apprentissage. L'échelle d'évaluation composée de plusieurs critères jugeant à la fois la dextérité et la réalisation du geste de kystectomie, ne semble pas être observateur-dépendant et présente une cohérence interne forte.

  • Évaluation de la qualité de vie des femmes en cours de Fécondation In Vitro    - Devaud Coraline  -  13 novembre 2015  - Thèse d'exercice

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    Objectif : Évaluer la qualité de vie des femmes et son évolution en cours de stimulation ovarienne pour Fécondation in vitro.

    Patientes et méthodes : Analyse secondaire incluant 87 patientes prises en charge au CHU de POITIERS dans le cadre d'une FIV entre juillet 2012 et juillet 2013. Les données étudiées ont été extraites de l'étude ENDOFI. Les patientes ayant répondu à l'EuroQol 5D avant et pendant la stimulation étaient incluses dans notre étude. L'objectif principal était d'étudier la qualité de vie et son évolution en cours de FIV et de chercher des facteurs explicatifs parmi l'âge, la parité, la durée de l'infertilité, le nombre de tentative de FIV antérieures et l'existence d'une endométriose.

    Résultats : 87 patientes ont été incluses sur les 163 patientes de l'étude ENDOFI. En majorité, il s'agissait de femmes jeunes (33 ans ± 5), nullipares, ayant un désir de grossesse depuis 3 ± 2 ans. La qualité de vie était globalement conservée avec un EQ 5D VAS moyen supérieur à 75/100. Les domaines de la qualité de vie les plus altérés en cours de FIV étaient la douleur et l'anxiété. Une anxiété était signalée par 66% des patientes avec une intensité extrême dans 19% des cas. L'intensité de l'anxiété était stable alors que la douleur augmentait significativement en cours de FIV (p=0,03118). Il n'a pas été retrouvé de facteurs explicatifs concernant la douleur et l'anxiété parmi l'âge, la duré de l'infertilité, la parité, le nombre de tentative de FIV et l'existence d'une endométriose. L'état de santé était significativement moins bon lorsque les patientes souffraient d'endométriose (p<0,0001) que ce soit avant ou pendant la stimulation ovarienne. L'existence d'une endométriose diminuait de 21 points sur 100 l'état de santé. Le nombre de FIV était également un facteur explicatif de l'altération de l'état de santé avec cependant moins d'impact que l'endométriose. A chaque tentative de FIV, l'état de santé diminuait de 3,76 points sur 100.

    Conclusion : La qualité de vie des patientes au cours d'un parcours en AMP (aide médicale à la procréation) doit faire partie des préoccupations médicales et ce d'autant plus qu‘il existe une pathologie chronique comme l'endométriose associée à l'infertilité.

  • Évaluation de la prise en charge des patientes porteuses de lésions frontières du sein au CHU de Poitiers    - Derrien Aurelie  -  22 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les lésions frontières du sein sont de plus en plus fréquentes. Leur signification clinique n'est pas définie et leur rôle de facteur de risque ou de précurseur du cancer du sein est débattu. Actuellement, il n'y a pas de consensus quant à leur prise en charge. L'objectif de cette étude est d'évaluer la prise en charge de ces patientes au CHU de Poitiers en comparant les facteurs de risque de cancer du sein des patientes opérées et des patientes surveillées cliniquement et radiologiquement. Un modèle prédictif du risque de sous-estimation de cancer du sein associé, le nomogramme NOMAT (nomogram for Atypia), a également été analysé dans notre population.

    Matériel et méthode : Etude observationnelle rétrospective du 1er septembre 2010 au 31 août 2012 incluant 123 patientes porteuses de lésions frontières (métaplasie cylindrique atypique, hyperplasie canalaire atypique, néoplasies lobulaires, cicatrice radiaire et papillome). Les patientes ont été divisées en deux groupes en fonction de l'attitude thérapeutique suivie : exérèse chirurgicale ou surveillance. Le critère de jugement principal est le nombre de facteurs de risque de cancer. Les critères de jugement secondaires sont l'attitude thérapeutique proposée en RCP (réunion de concertation pluridisciplinaire) et la survenue d'un événement de type cancer du sein.

    Résultats : L'âge des 123 patientes porteuses de lésions frontières était de 53 ans. Les biopsies étaient plus nombreuses chez ces patientes (1,46 versus 1,28) et plus fréquemment pratiquées par macrobiopsies (65,5 %) au niveau du quadrant supéro-externe (35,5 %) du sein gauche (59,5 %). Les groupes de patientes opérées et surveillées étaient comparable en dehors des critères de taille de lésion radiologique supérieure à 16 mm (p=0,0071) dans le groupe des patientes opérées et d'exérèse de l'image radiologique à la biopsie (p < 0,0001) plus fréquente chez les patientes surveillées. Aucune différence significative n'est retrouvée entre les deux groupes en terme de facteurs de risque de cancer du sein (p=0,0641). Dans notre étude la sensibilité du nomogramme NOMAT est de 62 % et la spécificité de 58 %. Le taux de faux négatifs est de 6,8 %. La valeur prédictive négative est de 87 %. L'AUC (aire sous la courbe) est de 0,66 (IC 0,38 – 0,93). Le taux de concordance entre l'attitude thérapeutique proposée en RCP et celle adoptée en pratique est de 73,9 %. L'incidence du cancer du sein dans nos deux groupes est comparable (p=0,0841). Ces incidences sont supérieures à celle du cancer du sein dans la population française (p < 0,0001).

    Conclusion : Les facteurs de risque de cancer du sein n'entrent pas en ligne de compte pour la décision thérapeutique des patientes porteuses de lésions frontières du sein. Certains critères radiologiques le sont. Le NOMAT n'est pas validé dans notre population. La concordance entre l'attitude proposée en RCP et celle adoptée en pratique est bonne. L'incidence du cancer du sein est plus élevée chez ces patientes. A ce jour, aucun modèle prédictif n'est recommandé. Une exérèse chirurgicale doit être effectuée de façon quasi systématique, et notamment en l'absence de concordance radiologique et histologique.

  • Évaluation de la survie et de la morbidité après chirurgie de cytoréduction complète dans la prise en charge des cancers avancés de l'ovaire    - Fourreau Marie  -  23 septembre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La chirurgie de cytoréduction complète est recommandée dans la prise en charge des stades III et IV du cancer de l'ovaire. La morbidité de cette chirurgie est peu étudiée et les données sont contradictoires. L'objectif de cette étude comparative est d'évaluer les conséquences de la chirurgie de cytoréduction complète dans la prise en charge des stades avancés des cancers de l'ovaire à travers les survies globales et sans récidive et les morbidités post-opératoires.

    Matériels & Méthodes : Les patientes ayant une chirurgie de cytoréduction incomplète ont été comparées aux patientes ayant une chirurgie de cytoréduction complète (obtenue par une chirurgie dite standard ou par une chirurgie dite étendue). Soixante-seize patientes ont été incluses dans l'étude. Vingt-huit ont eu une chirurgie dite non optimale, et quarante-huit ont eu une chirurgie dite optimale (17 : une chirurgie standard, 31 : une chirurgie étendue).

    Résultats : La chirurgie de cytoréduction complète améliore la survie globale (40,5 mois vs 21,6 mois), sans amélioration de la survie sans récidive. Elle augmente significativement la durée opératoire (120 min vs 306 min ; p ≤ 0,001) et les pertes sanguines (464 ml vs 1070 ml ; p=0,006). Les complications post-opératoires sont également augmentées de manière significative (p=0,001). Les durées d'hospitalisation liées à la chirurgie sont allongées en cas de chirurgie de cytoréduction complète (8,8 jours vs 11,4 jours ; p=0,03) et ce d'autant que les gestes chirurgicaux sont lourds (8,4 jours vs 26 jours ; p=0,01). Les délais entre la chirurgie de cytoréduction complète et la chimiothérapie sont significativement plus longs lorsqu'elle est réalisée en première intention (22,5 jours vs 35,6 jours ; p=0,04).

    Conclusion : Cette étude montre que la chirurgie de cytoréduction complète améliore la survie globale au prix d'une morbidité importante, pouvant retarder la mise en place d'une chimiothérapie.

  • Les corticoïdes réduisent-ils la chute débutante des plaquettes au cours de la prééclampsie ? Résultats de l'étude PRETTY    - Dorey Marie  -  28 novembre 2014  - Thèse d'exercice

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    Objectif : Étudier l'efficacité de la méthylprednisolone (MP) à forte dose sur la chute des plaquettes compliquant la prééclampsie (PE).

    Matériel et méthodes : Cette étude prospective, randomisée, contrôlée, en double aveugle incluant des patientes enceintes (terme>24SA), présentant une PE (hypertension artérielle ≥ 140/90 mmHg et protéinurie ≥ 0,3g/24 heures) compliquée de thrombopénie mineure à modérée (plaquettes comprises entre 50 et 150 G/L), a été menée dans quatre CHU entre octobre 2007 et février 2011. Les patientes étaient randomisées en deux groupes et recevaient quatre injections intraveineuses de MP (60mg/60mg/40mg/20mg) ou de placebo à 12 heures d'intervalle. Le critère de jugement principal était le chiffre de plaquettes à H36 (défini comme un succès si supérieur à 100 G/L). Les critères secondaires de jugement étaient représentés par l'effet du traitement sur le nombre de syndromes HELLP, chacun des paramètres biologiques définissant le syndrome HELLP, la réalisation d'une anesthésie locorégionale, la transfusion plaquettaire, le taux de morbidité maternelle et la tolérance du traitement. L'analyse a été réalisée en intention de traiter. Le test du Chi2 a été utilisé. Une analyse multivariée avec régression logistique et ajustement sur le traitement par bétaméthasone pour maturation pulmonaire foetale a été réalisée. Un p inférieur à 0,05 a été considéré comme significatif.

    Résultats : Soixante-dix patientes ont été randomisées (36 dans le groupe MP et 34 dans le groupe placebo). Aucune différence significative n'a été trouvée entre les deux groupes (p= 0,82) sur le taux de succès. De même, le chiffre de plaquettes moyen à H36 n'était pas statistiquement différent entre les deux groupes (p=0,27) (141,1 G/L pour le groupe MP versus 131,7 G/L pour le groupe placebo). Par contre, une réduction significative du nombre de syndromes HELLP a été observée dans le groupe traité par la MP (p=0,01) et aucun syndrome HELLP n'est apparu pendant l'étude dans le groupe MP (p=0,0003). Il n'y avait pas de différence significative entre les deux groupes sur le taux d'anesthésie locorégionale, sur le taux de transfusions plaquettaires, sur le taux de morbidité maternelle, ni sur les transaminases et les LDH. La tolérance a été bonne puisqu'il n'y a eu qu'un seul cas d'hyperglycémie supérieure à 2,5g/L et aucun cas d'hypokaliémie. Aucune différence significative n'a été trouvée sur les paramètres néonatals.

    Conclusion : Cette étude n'a pas montré d'efficacité d'un traitement par MP sur l'évolution du chiffre de plaquettes au stade initial de la thrombopénie compliquant une PE. Par contre, ce traitement s'est accompagné d'une réduction significative du nombre de syndromes HELLP.

  • Évaluation des pratiques professionnelles en matière de césarienne programmée dans 4 établissements du Poitou-Charentes    - Glaude Justine  -  28 octobre 2014  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le taux de césarienne n'a cessé d'augmenter depuis la fin des années 70, dans tous les pays développés. En France, une femme sur cinq donne naissance par césarienne. Dans moins de la moitié des cas, la césarienne est programmée. La césarienne par rapport à la voie basse augmente la morbimortalité maternelle, sans pour autant diminuer la mortalité périnatale. C'est pourquoi nous devons constamment réévaluer les indications de césariennes.

    Objectif : Améliorer les pratiques professionnelles en matière de césarienne programmée, sans faire prendre de risque aux patientes ni aux praticiens en leur imposant des techniques qu'ils ne maîtrisent pas.

    Méthodes : La haute autorité de santé (HAS) a mis en place une étude au niveau national concernant la césarienne programmée à terme. Au sein de la région Poitou-Charentes, quatre maternités de type différent ont décidé de manière indépendante de participer à l'étude. La maternité A et la maternité B ont choisi de travailler sur la césarienne programmée et la macrosomie, la maternité C a travaillé sur la césarienne programmée et la présentation par le siège, et la maternité D a travaillé sur l'information des patientes et la césarienne programmée. Chaque établissement a sélectionné 10 dossiers de patiente de manière rétrospective, pour comparer le chemin clinique des patientes à celui préconisé par la HAS.

    Résultats : A la maternité A, afin d'améliorer le dépistage de la macrosomie, le service a écrit un protocole de dépistage. La maternité B, au vu de ces résultats, a décidé d'améliorer le dépistage du diabète gestationnel. La maternité C a pris pour résolution de contrôler systématiquement la présentation foetale avant de débuter la césarienne. La maternité D va porter ses efforts sur la traçabilité de l'information délivrée aux patientes.

    Conclusion : La prise en charge et l'information des patientes en matière de césarienne programmée à terme est globalement bonne dans ces quatre établissements du Poitou-Charentes. Une réévaluation des pratiques dans un an sera nécessaire pour apprécier la mise en pratique et l'efficacité des résolutions prises par chacune des équipes.

  • Existe-t-il une méthode échographique prédictive du mode d'accouchement lors d'une dystocie de deuxième phase du travail ?    - Pailler Katy  -  03 octobre 2014  - Thèse d'exercice

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    Objectif : La dystocie de la deuxième phase du travail est une pathologie obstétricale fréquente. La progression du travail est traditionnellement évaluée par le TV qui a pourtant montré ces limites du fait des variabilités inter et intra-observateurs qu'il présente. Le but de cette étude était de comparer différentes méthodes échographiques dans leur capacité de prédiction du mode d'accouchement, afin de trouver un outil d'aide décisionnelle objectif lors d'une dystocie de deuxième phase du travail.

    Méthodes : Il s'agit d'une étude prospective, monocentrique, menée en double aveugle, réalisée dans une maternité de niveau II b, entre décembre 2012 et avril 2014, incluant 101 patientes présentant une stagnation de la dilatation de deux heures à dilatation complète. Trois méthodes de mesures échographiques étaient réalisées par un obstétricien : la Distance Tête fœtale-Symphyse (DTS), la Distance Périnée-Présentation (DPP) et la mesure de l'Angle de Progression (AP), dont les résultats n'étaient pas connus du second obstétricien qui décidait du mode d'accouchement. Une comparaison de ces trois méthodes échographiques, dans leur prédiction du mode d'accouchement, permettait de rechercher celle qui était la plus discriminante. De plus, les valeurs seuils au-delà desquelles un accouchement par les voies naturelles n'était plus envisageable ont été recherchées, pour chacune des trois méthodes.

    Résultats : Il y avait 101 patientes incluses dans notre étude, avec une moyenne d'âge de 28 ans (+/- 1,5), un IMC moyen de 23,4 (+/-4,5). Les fœtus avaient en moyenne un poids de naissance de 3411,4 grammes (+/- 394,2), des lactates moyen de 3,66 mmol/L (+/- 1,40). Il était dénombré 91 accouchements par les voies naturelles dont 47 avec une extraction instrumentale, 10 patientes ont bénéficié d'une césarienne. Il n'y avait pas de différence significative entre le groupe des patientes accouchant par voie basse et celui des patientes césarisées, à l'exception du paramètre concernant la variété de présentation de la tête fœtale, avec une sur-représentation des variétés postérieures dans le groupe des patientes césarisées. Les trois méthodes de mesures échographiques présentaient une très bonne capacité de prédiction du mode d'accouchement, les valeurs seuils retrouvées étaient les suivantes : pour l'AP (AUC=97%), la valeur seuil établie était à 125° (sensibilité 88 %,IC95%:80-93), pour la DST (AUC= 87%) une valeur seuil était fixée à 1,96mm (sensibilité=78 %, IC95%:68-85), enfin la DPP (AUC=85%) avait une valeur seuil retrouvée à 53mm (sensibilité=70 %,IC95%:58-79). L'association de deux méthodes de mesures échographiques ne s'avérait pas plus discriminante que l'AP utilisée seule.

    Conclusion : Les trois méthodes échographiques étaient capables de prédire le mode d'accouchement, lors d'une stagnation de la deuxième phase du travail, la méthode la plus discriminante était celle utilisant l'Angle de Progression. Il serait souhaitable de réaliser d'autres études afin de pouvoir recommander cette méthode en salle de naissance lorsqu'il existe un doute ou une discordance au sein de l'équipe obstétricale, dans cette situation dystocique.

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affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être la seule à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
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