Vous êtes ici : Accueil > Dernières soutenances

Dernières soutenances

Pour être informé de la mise en ligne des nouveaux travaux correspondant à la recherche effectuée, abonnez-vous au flux RSS : rss

accès internet    accès intranet    pas d'accès
1456 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 91 à 100
Tri :   Date travaux par page
  • Auto-évaluation des compétences en santé sexuelle et génitalité des internes de médecine générale de Poitou-Charentes, promotions 2011 à 2015    - Augé Eva  -  13 décembre 2016  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : Les motifs « gynécologiques » de consultation sont fréquents en médecine ambulatoire et requièrent des compétences spécifiques.

    Matériel et Méthode : Étude descriptive de l'auto-évaluation des compétences en santé sexuelle et génitalité par questionnaire anonyme aux internes de médecine générale des promotions 2011 à 2015 dans la région Poitou-Charentes.

    Résultats : 156 internes ont été inclus et s'autoévaluent comme compétents dans 6/23 compétences interrogées (27%). Cette proportion augmente en sous-groupes en « gynécologie en milieu hospitalier » (16/23), en ambulatoire (13/23) et en PMI (12/23). Leur auto-évaluation est supérieure aux groupes « stage mère enfant non réalisé », « stage couplé gynécologie et pédiatrie en hospitalier » et « stage hospitalier de pédiatrie ». La différence est significative dans 18/23 compétences. Les stages mère enfant « couplé hospitalier » et « pédiatrie hospitalier » ne s'autoévaluent pas comme compétents dans cette étude. Le milieu hospitalier et la gynécologie favorisent l'apprentissage des actes techniques comme le toucher vaginal, l'examen au spéculum et la pose de l'implant contraceptif. Aucun stage ne favorise la pose de D.I.U de manière significative. Pour les conditions d'apprentissage, le contexte de médecine générale est évoqué pour 39% des internes (53/137). 67% des internes (91/135) ont réalisé des consultations en autonomie.

    Conclusion : Il existe un manque de compétences déclaré par les internes. La pratique de la gynécologie en stage entraîne une différence significative d'acquisition des compétences. L'enquête présente les conditions d'apprentissage des internes. Des propositions sont faites pour améliorer l'acquisition de compétences en stage mère enfant via la mutualisation des moyens hospitaliers et ambulatoires. a

  • La place de l'assistant de consultation en zone sous médicalisée pour la médecine générale ambulatoire: enquête d'opinion auprès de médecins généralistes    - Kichenama Elrick  -  13 décembre 2016  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : Les difficultés des zones sous-médicalisées ont été essentiellement réfléchies en termes de nombre de praticien et non en temps médical disponible. En effet, les aspirations concernant le rythme de travail et le profil de la nouvelle génération ont évolués. L'objectif de cette étude est de déterminer le gain de temps de consultation grâce à la collaboration d'un assistant de consultation.

    Matériel et méthodes : Il s'agit d'une étude prospective multicentrique par questionnaire, menée auprès de 30 médecins généralistes de Charente-Charente Maritime, sur 20 journées. L'objectif principal est d'estimer le gain de temps par consultation après une journée de travail effectuée en partenariat avec un assistant de consultation.

    Résultats : L'étude portait sur l'opinion de 30 médecins. Celle-ci a montré qu'un assistant de consultation permettait un gain de temps d'environ 4 minutes par consultation. 80% des médecins interrogés étaient « d'accord » sur une possible amélioration des délais d'accès aux soins, et les trois quarts estimaient la présence d'un assistant important pour diminuer la fatigue et l'épuisement ressentis.

    Conclusion : Ainsi, l'intervention d'un assistant de consultation permettrait un gain de temps aux praticiens, leur offrant ainsi la possibilité de répondre à une demande de soins toujours plus croissante.

  • Anticoagulation préventive et fibrillation atriale, évaluation des pratiques en gériatrie et suivi à 4 mois    - Deshayes Florian  -  06 décembre 2016  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : L'arythmie cardiaque par fibrillation atriale (ACFA) touche 9% de la population des plus de 80 ans et est responsable de 25% des accidents vasculaires cérébraux. La prévention des complications emboligènes est optimisée par une anticoagulation curatrice. Les anticoagulants oraux directs (AOD) ont montré une supériorité par rapport à la coumadine. La décision thérapeutique reste cependant complexe dans la population gériatrique.

    Nous rapportons une évaluation des pratiques au travers des conclusions de la réunion hebdomadaire réalisée dans le service de gériatrie du CHU du Poitiers, dédiée à une prise décisionnelle collégiale quant à l'anticoagulation préventive dans les dossiers jugés complexes de patients avec ACFA. Nous avons également recueilli le suivi de la prescription 4 mois après la sortie du service et discutons, sur la période de l'étude, la place des AOD dans cette prise en charge.

    Méthode : Etude prospective menée de juin à novembre 2015. Au total, 98 dossiers ont été expertisés et inclus dans l'étude, soit 28% des patients hospitalisés en Gériatrie avec ACFA durant la période de l'étude. Les données colligées étaient sociodémographiques et le résultat de la prescription d'anticoagulation ou non, issu d'une réflexion basée sur les scores CHA2DS2-VASc et HAS-BLED, et l'évaluation gériatrique : risque d'une observance non sécurisée, score d'autonomie GIR, notion de chutes, antécédent hémorragique et index de comorbidités (GCI). Le suivi de l'ordonnance 4 mois après la sortie du service était réalisé par envoi d'un courrier aux médecins traitants.

    Résultats : La population de l'étude était âgée de 87,9 ± 5,9 ans et prenait en moyenne 7,8 ± 2,6 médicaments chroniques. A l'admission, 20 patients avaient une ACFA de novo et 78 avaient une AC/FA connue. La moyenne des scores HAS-BLED et CHA2DS2-VASc étaient respectivement de 3±1,1 et 5±1,4. A l'admission dans le service 71,7% des patients (56/78) avaient une prescription orale d'anticoagulants (83,9% AVK, 16,1% AOD) ; en sortie de service on notait une diminution avec 51% des patients (50/98) anticoagulés (84% AVK, 16 % AOD). Parmi les patients avec ACFA de novo 11/20 ont eu une instauration d'anticoagulation toujours par AVK, dont 9 avec clairance de la créatinine (Cockcroft) ≥ 30 ml/mn. Si la HAS recommandait la prescription des AOD en première intention, 35 patients supplémentaires (avec clairance Cockcroft ≥ 30 ml/mn) auraient été traités par AOD en sortie du service. A 4 mois de suivi, 29 patients étaient décédés et 4 perdus de vue, l'ordonnance indiquait une modification chez 18 patients (27,7%) avec prescription orale d'anticoagulant chez 56,9 % (37/65) des patients (78,3% AVK, 21,7 % AOD).

    Discussion : La prescription des anticoagulants dans le cadre de l'ACFA est une décision difficile dans la population gériatrique et nécessite un temps de réflexion idéalement collégial. Sur la période de l'étude, on note une application stricte des recommandations de la HAS par les gériatres avec une prescription anticoagulante toujours par AVK. Il existe une bonne adhésion des médecins traitants à la prescription hospitalière. Si la réévaluation des recommandations de la HAS, positionnait les AOD en première ligne, cela n'influencerait probablement pas la décision finale, mais les AVK, si retenus, n'auraient qu'une prescription limitée aux contre-indications des AOD. La décision thérapeutique n'est par ailleurs pas pérenne et doit être réévaluée dans le temps.

  • Faut-il déléguer la rédaction du certificat de non contre-indication au sport aux cardiologues ? : qu'en pensent les médecins généralistes ?    - Ladougne Guillaume  -  01 décembre 2016  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : La délivrance d'un certificat médical de non contre-indication au sport est un motif récurrent de consultation en médecine générale. En partant du constat que le principal risque dépistable de la pratique sportive est cardiovasculaire, nous avons décidé de tester auprès de médecins généralistes l'hypothèse de la délégation de la rédaction de ce certificat par les cardiologues.

    Matériel et Méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative à partir de focus groups de médecins généralistes. L'analyse des verbatim a été effectuée selon la méthode de la théorisation ancrée. Elle a permis la réalisation d'arbres thématiques et l'identification de concepts transversaux. Nous avons également auditionné des cardiologues et des responsables d'une fédération multisports au cours d'entretiens individuels semi-directifs.

    Résultats : Nous avons organisé 3 focus groups regroupant 23 médecins généralistes. Trois arbres thématiques ont été réalisés. Ils regroupent les arguments en faveur ou contre notre hypothèse ainsi que leurs représentations de cette consultation. Nous avons identifié 3 concepts ; le paradoxe du sport toxique, l'opposition lexicale entre les termes “détourner“ la consultation et “obliger“ à consulter et enfin l'omniprésence du thème de la prévention.

    Discussion : Les médecins généralistes ont expliqué avoir détourné cette consultation pour faire de la prévention. Qu'ils aient été favorables ou opposés à notre hypothèse, ils se sont accordés sur l'idée de la création d'une consultation spécifique dédiée à la prévention. L'analyse des verbatim issus des entretiens avec les cardiologues et les responsables d'une fédération multisports a permis de confirmer les thèmes évoqués par les médecins généralistes.

    Conclusion : Notre étude a fait émerger la nécessité d'un changement de paradigme avec la création d'une consultation de prévention. Il serait souhaitable que de nouveaux travaux soient menés afin d'étudier la faisabilité de cette proposition et ses modalités.

  • Synthèse du cadre réglementaire des médicaments de thérapie innovante et des préparations cellulaires et tissulaires à finalité thérapeutique    - Bamas Alice  -  29 novembre 2016  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Le droit pharmaceutique européen et français se construit autour de la notion de médicament.

    Il tend à se complexifier davantage avec les nouvelles découvertes scientifiques et technologiques qui ont lieu chaque jour. Il est donc capital pour le législateur de ne pas prendre du retard pour réglementer les produits de santé et ainsi assurer la sécurité des malades.

    En 2007 le règlement européen 1394/2007 pose les bases d’une nouvelle classification et une clarification du cadre réglementaire des médicaments de thérapie innovante (MTI) qui sont maintenant divisés en quatre classes.

    Directement applicable dans tous les états de l’Union Européenne, ce règlement constitue un cadre réglementaire essentiel pour les laboratoires pharmaceutiques qui mettent au point ce type de produits, leur permettant de les caractériser et ainsi travailler dans les normes.

    Dans un même temps, les préparations cellulaires et tissulaires à visée thérapeutique ont un cadre réglementaire spécifique qui comporte des similitudes avec celui des MTI, ce qui complexifie la mise sur le marché de certains produits de santé. La réglementation actuelle des produits de santé est très complexe ; pour un produit de santé, plusieurs directives et règlements européens ainsi que les lois propres à l’Etat membre sont à respecter.

  • Homicide sériel et schizophrénie : étude du profil psycho-criminologique et de la prise en charge de 14 cas    - Pastor Marion  -  29 novembre 2016  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    La population des meurtriers en série est faible et hétérogène. Elle est de ce fait assez peu étudiée. On ne retrouve actuellement pas d'études concernant les tueurs en série souffrant de schizophrénie, il parait pourtant intéressant d'étudier cette population pour essayer de dégager des particularités au niveau de l'histoire de vie et de la dynamique du passage à l'acte, ainsi que d'étudier la phase post-criminelle et leur prise en charge.

    Notre étude descriptive portait sur 14 cas, sur le territoire des USA, inclus à partir du site murderpedia. Une grille de recueil des données a été élaborée. Elle concernait l'étude des phases pré-criminelle, criminelle et post-criminelle de ses auteurs.

    Parmi les résultats intéressants ayant pu être dégagé, nous retrouvions généralement des auteurs isolés, schizophrènes paranoïdes, chez qui le délire semblait prendre une place importante dans le passage à l'acte, en association avec une paraphilie ou un trouble sexuel, ainsi qu'un trouble de la personnalité, en général antisocial. De plus, ces auteurs étaient presque tous connus de la psychiatrie et de la justice, et étaient en général en rupture de soins avant le premier homicide.

    La prise en charge post-sentencielle de ces patients était très inégale avec certains patients condamnés à mort, bien que paraissant assez clairement délirants au moment des faits. Les patients semblant avoir eu la prise en charge la plus adaptée étaient ceux qui ont pu bénéficier d'une irresponsabilisation pénale et ont donc été transférés en unités de psychiatrie médicolégale.

  • Prise en charge de l'acidocétose diabétique de l'enfant : comparaison du protocole de l'ISPAD avec les protocoles de huit centres hospitalo-universitaires    - Biarnès Simon  -  28 novembre 2016  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : La prise en charge de l'acidocétose diabétique de l'enfant nécessite un protocole qui soit à jour des recommandations actuelles, publiées par la International Society for Pediatric and Adolescent Diabetes dans le journal Pediatric Diabetes. La prise en charge de l'acidocétose de l'enfant est variable selon les centres hospitalo-universitaires (CHU), ce qui pourrait avoir un impact clinique sur les patients. Le but principal de l'étude est de comparer les protocoles de huit CHU français aux recommandations actuelles.

    Méthodes : Il s'agit d'une étude descriptive, comparative, monocentrique, qui compare huit protocoles de prise en charge de l'acidocétose diabétique de l'enfant entre eux et avec les recommandations officielles.

    Résultats : Plusieurs points des protocoles qui sont concordants entre eux et avec les recommandations comme la définition de l'acidocétose, l'évaluation neurologique, le type d'hydratation initiale, la définition de l'oedème cérébral. Cependant, des discordances existent comme les critères de transfert en soins spécialisés, les apports en potassium dans la réhydratation, l'utilisation du bicarbonate intraveineux, la dose initiale d'insuline intraveineuse, le traitement de l'oedème cérébral.

    Conclusion : Cette étude fait un état des lieux sur la prise en charge de l'acidocétose diabétique de l'enfant dans huit CHU français. Les discordances s'expliquent par l'existence de controverse dans la littérature, l'expérience personnelle des centres, et une remise à jour des protocoles qui n'a pas encore été réalisée.

  • Évaluation de la morbi-mortalité à 3 mois post chirurgie d'une fracture du col du fémur chez les patients de plus de 75 ans en orthogériatrie versus orthopédie    - Coudérioux Clarisse  -  25 novembre 2016  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : La fracture de hanche chez les personnes âgées entraîne des conséquences importantes en termes de morbi-mortalité. En Septembre 2015, à l'initiative des gériatres et après accord des orthopédistes, anesthésistes, urgentistes et de l'Institution, des lits d'Orthogériatrie ont été créés au sein du Pôle de Gériatrie du CHU de Poitiers avec pour souhait d'y admettre les patients fracturés avec un profil gériatrique, c'est-à-dire polypathologiques. L'objectif de notre étude est une évaluation de la mortalité à 3 mois d'une chirurgie d'une fracture de hanche des patients de plus de 75 ans après hospitalisation en Orthogériatrie ou en Orthopédie-Traumatologie.

    Méthode : Il s'agit d'une étude monocentrique observationnelle avec évaluation prospective de la morbi-mortalité à 3 mois et analyse de données rétrospectives des séjours enregistrés entre le 15 Septembre 2015 et le 30 Avril 2016. Tous les patients de plus de 75 ans se présentant aux urgences du CHU pour fracture de hanche avec décision d'un traitement chirurgical ont été inclus. Le critère de jugement principal était la mortalité à 3 mois. Les critères de jugement secondaires correspondaient au délai de prise en charge chirurgicale après admission aux Urgences, à l'évaluation du profil clinique du patient (score de comorbidités de Charlson, nombre de traitements chroniques), au changement du lieu de vie à 3 mois et à l'existence d'une nouvelle fracture ou d'une récidive d'hospitalisation sur un suivi de 3 mois.

    Résultats : Au total, 152 patients ont été inclus, 76 patients hospitalisés en Orthogériatrie et 76 en Orthopédie-Traumatologie. Les 2 groupes n'étaient pas différents à l'inclusion en termes de sex-ratio (avec une majorité de femmes), de moyenne d'âge 87,38±6,12 ans et 88,37±5,75 ans respectivement, ni de lieu de vie. Sur l'ensemble des patients, la mortalité à 3 mois était de 13,82%, sans différence significative entre les 2 groupes (15,79% en Orthopédie-Traumatologie et 11,84% en Orthogériatrie, p=0,48). Le délai de prise en charge chirurgicale était de 0,85 jours pour les patients admis en Orthogériatrie et de 2,01 jours pour ceux admis en Orthopédie-Traumatologie (p=0,009), avec un total de 13,16% des patients opérés à plus de 48h de leur arrivée aux urgences. Il n'y avait pas de différence significative concernant l'évolution du lieu de vie (p=0,09), l'existence d'une nouvelle fracture (p=0,74) ou le recours à une nouvelle hospitalisation au cours du suivi ( 23,53% en Orthogériatrie et 28,99% en Orthopédie-Traumatologie, p=0,47).

    Conclusion : Notre étude montre que le taux de mortalité à 3 mois est identique dans les 2 groupes. En revanche, le profil des patients admis en Orthogériatrie n'est pas plus morbide que celui des patients admis en Orthopédie-Traumatologie. Le délai de prise en charge chirurgicale est précoce au CHU de Poitiers, avec un délai inférieur aux chiffres nationaux, probablement favorisé par la dynamique de cette filière orthogériatrique.

  • Etude ethnopharmacologique : des traditions anciennes du monde aux usages populaires des plantes médicinales en Ille-et-Vilaine (Bretagne)    - Chassard Fiona  -  25 novembre 2016  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Depuis des milliers d'années, les Hommes ont utilisé les végétaux pour se soigner. Des usages des plantes médicinales sont retrouvés partout dans le monde. Certains sont le fruit d'une longue tradition de transmission orale, d'autres ont été très tôt mis par écrit et conservés jusqu'à notre époque. De la médecine populaire chinoise à la médecine populaire occidentale, les ethnopharmacologues ne cessent de rassembler ces savoirs populaires, de les étudier et d'en tirer des enseignements qui ont été les précurseurs de grandes découvertes en matière de thérapeutique. Ce domaine de recherche, à la croisée des chemins entre plusieurs disciplines scientifiques, répond à une méthodologie et à des principes qu'il convient de suivre pour étudier au mieux ces savoirs dans le respect des intérêts de toutes les parties.

    Afin d'expérimenter, à petite échelle, la démarche ethnopharmacologique, deux types d'enquêtes ont été réalisées. L'une s'appuyant sur les possibilités qu'offre l'outil informatique et internet a pris la forme d'un questionnaire en ligne. L'autre a été effectuée sous forme d'entretiens collectifs menés au sein de cinq maisons de retraite situées dans le département de l'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, terre de traditions par excellence.

    Certaines informations collectées sont retrouvées dans la bibliographie bretonne alors que d'autres paraissent inédites ou légèrement modifiées. Ces enquêtes ont donc contribué à la sauvegarde des savoirs populaires.

  • Évaluation d’une cure thermale à la Station thermale d’Avène sur la qualité de vie de patientes traitées pour un cancer du sein et sur les effets secondaires cutanés des traitements anticancéreux    - Guyonnaud Juliette  -  25 novembre 2016  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Le cancer du sein est le cancer féminin le plus fréquent en France et dans le monde. Quel que soit le type de cancer, son stade ou encore son grade, la prise en charge du cancer du sein s’organise autour de plusieurs approches complémentaires et souvent associées : la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, les thérapies ciblées et l’hormonothérapie. Bien que les protocoles de traitements anticancéreux améliorent les chances de guérison et minimisent le risque de récidive, les effets secondaires associés à ces derniers, notamment les effets dermatologiques en raison de leur caractère affichant, ont un impact majeur sur la qualité de vie des patientes traitées, à la fois pendant et après la thérapie.

    Soigner demeure l’objectif premier mais la prise en charge doit, de plus en plus, s’insérer dans une prise en compte plus large de la personne, touchée dans toutes les sphères de sa vie par la maladie, en contribuant à améliorer sa qualité de vie et son bien-être. La cure thermale se positionne ainsi parmi les soins de support oncodermatologiques susceptibles de limiter les effets indésirables cutanés engendrés par les traitements anticancéreux. Au-delà des soins visant à améliorer les affections cutanées, le séjour en cure thermale dans un environnement calme, propice au repos, entouré d’un personnel bienveillant et à l’écoute, peut contribuer à améliorer les états psychique et physique généraux des patientes prises en charge. Les Laboratoires Pierre Fabre ont donc conduit une étude clinique multicentrique randomisée contrôlée (un groupe « cure » comparé à un groupe contrôle) à la Station thermale d’Avène afin de démontrer scientifiquement les propriétés d’une cure thermale spécifique dans ce contexte de prise en charge post-traitement d’un cancer du sein.

    Les résultats observés dans le groupe contrôle n’ayant pas réalisé de cure thermale, mettent clairement en évidence que le fardeau engendré par les traitements perdure après la fin de la prise en charge du cancer. De même, la toxicité dermatologique induite par les traitements anticancéreux ne s’amende que très lentement, au détriment de l’image de soi et du bien-être général des patientes. Il apparait cependant que la réalisation d’une cure thermale avec des soins spécifiques améliore plus rapidement et de façon significative les effets indésirables dermatologiques induits par les traitements anticancéreux ainsi que la qualité de vie des patientes, tout en étant bien tolérée. En effet, les résultats de cette étude ont démontré qu’une cure thermale à la Station d’Avène entrainait une résolution complète de la xérose chez toutes les patientes inclues et une réduction de la fréquence des indurations cutanées, toxicités unguéales, prurits et hyperpigmentations. Le bénéfice d’une telle cure a également été mis en évidence au travers des questionnaires de qualité de vie avec : une amélioration de 82% du score de DLQI, une amélioration de plus de 40% des dimensions image corporelle, lymphoedème, symptômes au niveau du sein et effets secondaires liés au traitement du cancer du sein du questionnaire QLQ-BR23, ainsi qu’une amélioration de 20% du sentiment de bien-être psychologique mesuré par l’échelle PGWBI.

    L’ensemble des résultats de cette étude indique qu’une cure thermale spécifique à la Station d’Avène, proposée à des femmes souffrant d’un cancer du sein, à l’issue de leurs traitements locaux et systémiques, améliore leur qualité de vie et leur bien-être, en aidant notamment à l’amélioration des symptômes dermatologiques fréquemment générés par les stratégies thérapeutiques lourdes, tout en étant très bien tolérée.

|< << 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 >> >| travaux par page

Haut de page


affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
  • Avec le service Ubib.fr, posez votre question par chat à un bibliothécaire dans la fenêtre ci-dessous ou par messagerie électronique 7j/7 - 24h/24h, une réponse vous sera adressée sous 48h.
    Accédez au formulaire...

 
 

Université de Poitiers - 15, rue de l'Hôtel Dieu - 86034 POITIERS Cedex - France - Tél : (33) (0)5 49 45 30 00 - Fax : (33) (0)5 49 45 30 50
petille@support.univ-poitiers.fr - Crédits et mentions légales