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Dernières soutenances

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  • La compression médicale durant la grossesse et en post-partum : suivi des recommandations et rôle du pharmacien    - Brindeau Diane  -  23 mai 2018  - Thèse d'exercice

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    Le risque de thrombose veineuse au cours de la grossesse et en post-partum est aujourd’hui bien documenté. La HAS en décembre 2010 a émis des recommandations quant au port de compression chez toutes les femmes pendant toute la grossesse et au minimum 6 semaines après l’accouchement. J’ai réalisé deux questionnaires à destination de femmes enceintes et de femmes ayant récemment accouché, pour voir ce qu’il en était à la fois d’un point de vue de la prescription de compression (connaissance des recommandations par les différents prescripteurs) et d’un point de vue du port de la compression par la patiente.

    Le pharmacien qualifié et compétent, comme tout autre professionnel de santé, doit également être au fait de ces recommandations. De plus, il a un rôle essentiel à jouer lors de la prise de mesures et dans les conseils au moment de la dispensation pour que l’observance de la patiente soit optimale.

  • Le burnout professionnel : définitions, caractéristiques, prévention et prise en charge    - Legros Melanie  -  22 mai 2018  - Thèse d'exercice

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    Depuis longtemps, les effets néfastes du travail sur la santé sont l’objet de réflexion mais il faudra attendre la deuxième moitié du 20ième siècle pour qu’ils deviennent une réelle préoccupation. Le phénomène connaîtra son véritable essor dans les années 70. Cliniciens et chercheurs se penchent alors sur le syndrome d’épuisement professionnel et l’érigent en entité clinique. Aux Etats-Unis, le psychiatre Herbert Freudenberger, le premier à le décrire, et le nomme « burnout ». Cependant, la plupart des définitions actuelles se basent sur le modèle à trois dimensions de Christina Maslach, le burnout est donc caractérisé par une symptomatologie aspécifique : l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation, et la diminution de l’accomplissement personnel. Elle est aussi à l’origine de l’instrument de diagnostic le plus utilisé : le Maslach Burnout Inventory (MBI). Au fil des années, de nombreux scientifiques ont étudié ce phénomène et leurs travaux ont tenté de le comprendre, de le définir, d’en déterminer les causes (qu’elle soit individuelle ou liée au travail), les mécanismes, les conséquences globales. Pourtant, le terme de burnout est maintenant passé dans le langage courant et dans l’imaginaire collectif et, si ce phénomène prend de plus en plus d’ampleur, ses caractéristiques et sa définition demeurent encore imprécises. La recherche médicale a exploré plusieurs voies pour tenter de caractériser le burnout. S’agissant d’une pathologie associée au stress, les études biologiques ont recherché d’éventuelles altérations biologiques, notamment en explorant l’axe hypothalamohypophyso- adrénocorticotrope, mais à l’heure actuelle les données biologiques sont insuffisantes pour caractériser spécifiquement le burnout. Ce phénomène encore imprécis, et touchant de plus en plus de travailleurs, contraint de nombreux organismes chargés de la sécurité et de la santé au travail, de développer des moyens préventifs et la mise en place de mesures précises concernant les souffrances psychologiques au travail. Des informations médicales, scientifiques, et sociologiques sur ce syndrome sont donc essentielles car il devient un sujet d’actualité au coeur des débats politiques, en particulier pour ce qui est de sa reconnaissance en maladie professionnelle. A ce jour, le burnout ne fait pas partie des classifications médicales, ni des manuels de diagnostics de référence. Ce travail a donc pour objectif de faire connaitre ce syndrome, ses caractéristiques, les avancées actuelles, les moyens de prévention et sa prise en charge aux entreprises et à l’ensemble des travailleurs. Le but est de lever le tabou sur cette pathologie, et donner des éléments plus précis sur cette réalité.

  • Opinion des spécialistes du cancer sur la prise en charge conjointe ville-hôpital : une étude qualitative    - Dufraisse Céline  -  17 mai 2018  - Thèse d'exercice


  • Optimisation d’une méthode de PCR quantitative en temps réel pour la détection de tous les génotypes de BK polyomavirus humain    - Michon Clemence  -  14 mai 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le BK polyomavirus – ou BKPyV – est un petit virus à ADN membre de la famille des Polyomaviridae découvert en 1971 chez un patient greffé rénal. Sa séroprévalence en population générale est importante. Il n’est à l’origine de pathologies identifiées que chez certains patients immunodéprimés, dont, principalement, les greffés rénaux et les allogreffés de CSH. Chez ces patients, le suivi de la réplication de BKPyV se fait par quantification de l’ADN viral dans le sang total EDTA et dans les urines. Ces techniques de quantification par PCR ont une mauvaise reproductibilité interlaboratoire et il y a donc un besoin de standardisation entre les techniques existantes. La technique de PCR quantitative en temps réel utilisée au CHU de Nantes depuis 2003 présentait des performances satisfaisantes, mais, les résultats d’une évaluation interlaboratoire nationale ont montré qu’elle sous-quantifiait le génotype II.

    Méthode : Nous avons conçu de nouvelles amorces destinées à améliorer la quantification du génotype II, sans perdre les performances de la technique initiale sur les autres génotypes. Afin de tester ceci, nous avons repris des échantillons de sang total EDTA et d’urines du suivi de patients transplantés rénaux de différents génotypes, ainsi que des échantillons de contrôles de qualité externes. La technique a été testée sur le standard international de quantification de l’OMS en vue de la standardisation de la technique et de l’expression des charges virales en UI/mL.

    Résultats : Les nouvelles amorces ont permis de quantifier correctement le génotype II tout en conservant des performances de qualité sur les autres génotypes. Les critères de qualité de la technique ont été testés sur site en vue d’une accréditation en portée B selon la norme NF ISO 15189, tous étaient conformes. Le standard international OMS a permis d’obtenir un facteur de conversion des copies/mL aux UI/mL de 3,41 sur le sang total EDTA. Des échantillons de patients connus infectés par un BKPyV de génotype II ont été réanalysés en vue de l’étude de l’impact clinique de cette sous-quantification du génotype II.

    Discussion : La technique de PCR quantitative en temps réel BKPyV a pu être optimisée afin de s’affranchir des variations inter-génotypes précédemment observées. D’un point de vue clinique, certaines viruries faibles (inférieures à 5 log10 cp/mL) n’ont pas été détectées à cause de la sous-quantification du génotype II. Cette modification technique a également permis d’optimiser la prise en charge des patients de génotype II, même si ce génotype semble peu fréquent dans nos populations de transplantés. La technique ainsi modifiée a obtenu l’accréditation selon la norme NF ISO 15189 en portée B au mois de décembre 2017. En revanche, la mise en place en routine de la quantification à l’aide du standard international de l’OMS nécessite des investigations complémentaires.

  • Prise en charge des thromboses veineuses profondes distales dans les unités de court séjour et de soins de suite et réadaptation du Pôle de gériatrie du CHU de Poitiers sur 2015-2016    - Giraud Nelly  -  14 mai 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La maladie thromboembolique veineuse est un problème de santé publique du fait de son incidence et de sa gravité en termes de morbidité. Il existe peu de données sur la MTEV chez les patients hospitalisés en gériatrie, en particulier sur les thromboses veineuses profondes (TVP) distales. L'objectif principal était de montrer l'incidence des TVP distales diagnostiquées par échographie doppler dans le Pôle de gériatrie du CHU de Poitiers. Les objectifs secondaires étaient de rapporter leur topographie, leur association à une embolie pulmonaire (EP), leur prise en charge thérapeutique et les résultats obtenus lors du contrôle échographique.

    Méthode : Il s'agit d'une étude rétrospective réalisée sur les patients hospitalisés entre 2015-2016 dans le Pôle de Gériatrie du CHU de Poitiers. Tous les patients ayant présenté une TVP distale isolée ou associée à une EP ont été inclus. Les patients ont été exclus quand la TVP distale était associée à une atteinte proximale (poplité ou supra-poplité). Une fiche de recueil de données a été établie afin de récupérer les données socio-démographiques, médicales (autonomie, comorbidités, facteurs précipitants, examens complémentaires et thérapeutique) et les données sociales.

    Résultats: Sur les 7539 patients hospitalisés sur la période concernée dans le Pôle de gériatrie, 208 ont présenté une TVP (2,76%), dont 107 (1,42%) une TVP infra-poplité « distale » (avec ou sans EP associée) diagnostiquée en moyenne 6 jours après l'hospitalisation. Le sex-ratio H/F était de 0,37 avec une moyenne d'âge de 88 ± 6 ans [65-101]. Les patients vivaient pour 50% d'entre eux en EHPAD et 45% à domicile. Ils étaient en perte d'autonomie avec un score GIR moyen à 3 ± 1,2 [1-6], présentaient de nombreuses comorbidités (score de Charlson moyen à 7,3 ± 2,2 [2-15]), avec une prise moyenne de médicaments de 6 ± 2,6 [0-11]. Dans 25% des cas une EP était le diagnostic principal et la TVP distale était de découverte fortuite dans le bilan systématique de l'EP dans 12 cas. La TVP distale était unilatérale chez 67 patients et bilatérale chez 39. Dans le cas des TVP distales isolées, 83% étaient musculaires et 17% jambières. Il n'a pas été retrouvé d'atteinte tibiale antérieure et l'atteinte du Tronc Tibio-Péronier était rapportée dans 5% des comptes rendus. Cent-six patients ont reçu une anticoagulation curative. L'échographie doppler de contrôle n'a été réalisée que dans 55% des cas avec pour 75 % une amélioration (diminution du thrombus), 5% une aggravation (extension proximale ou aux autres veines distales) et 20% des lésions stables (persistantes mais sans extension).

    Conclusion : Cette étude confirme que l'incidence annuelle d'une thrombose veineuse profonde distale chez la personne âgée hospitalisée est fréquente. Une réflexion mérite d'être proposée sur la place de l'échographie-doppler veineux sériée et sur la précision des facteurs favorisant afin d'optimiser la durée du traitement anticoagulant dans cette population vulnérable qui n'est pas sans risque de développer une embolie pulmonaire.

  • Identification des facteurs pronostiques chez les patients de 75 ans et plus ayant présenté un AVC ischémique hospitalisés dans l'unité de SSR post neurologie du pôle de gériatrie du Centre hospitalier universitaire de Poitiers    - Guillard Nadège  -  07 mai 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'accident vasculaire cérébral (AVC) est une pathologie fréquente en particulier chez la personne âgée. Il est grave et invalidant, figurant parmi les premières causes de décès dans le monde. La fragilité de nos aînés liée au vieillissement physiologique et leurs comorbidités justifient une prise en charge spécifique. Dans les suites d'un AVC, la prise en charge du patient en unité de soins de suite et réadaptation (SSR) permet d'optimiser la récupération, par l'approche globale gériatrique et la réadaptation neurologique. Dans cette population hétérogène, il apparaît indispensable d'identifier les facteurs associés à la récupération. L'objectif principal était de définir les critères pronostiques de récupération fonctionnelle et neurologique, pour pouvoir définir le plus précocement possible des critères d'orientation de ces patients.

    Méthode : étude rétrospective incluant les patients ≥ 75 ans ayant présenté un AVC ischémique entre le 01/05/2015 et le 01/05/2017 et hospitalisés dans l'unité de SSR post-neurologie du pôle de gériatrie du Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers. Étaient exclus les patients ayant présenté un accident ischémique transitoire. Était considéré comme ayant un bon pronostic un patient vivant avec, en sortie d'hospitalisation SSR, des scores GIR (Groupe Iso-Ressource) et NIHSS (National Institute of Health Stroke Score), équivalents ou améliorés par rapport aux scores enregistrés à l'admission. Différentes variables sociodémographiques, neurologiques et gériatriques ont été recueillies.

    Résultat : au cours de ces deux années, 100 patients consécutifs ont été inclus (53 % d'hommes, âge moyen : 85 ± 6 ans, durée moyenne de séjour en SSR : 44 ± 29 jours) dont 72 ont eu un bon pronostic de récupération selon nos critères. Le taux de mortalité à 3 mois était de 20 %. Un bon pronostic était associé à un score NIHSS bas à l'admission en neurologie (p=0,02), à l'entrée en SSR (p=0,01), à un score de Charlson modifié bas (p=0,01), et à un bilan étiologique ne permettant pas de retrouver de cause évidente à l'AVC. Un mauvais pronostic (patient décédé, ou dégradation des scores GIR et/ou NIHSS) était associé à la présence d'une cardiopathie congestive (p=0,04), à une origine cardio embolique dans le bilan étiologique de l'AVC (p=0,0006), à la survenue de complications précoces telles qu'une épilepsie (p=0,0018), des troubles de la déglutition (p=0,02), une transformation hémorragique cérébrale (p=0,03).

    Conclusion : Les patients présentant peu de comorbidités, un score neurologique de gravité bas à l'admission en neurologie et à l'entrée en SSR ainsi que l'absence de cause évidente au bilan étiologique ont un meilleur pronostic de récupération. Des études multicentriques incluant un plus grand nombre de sujets âgés dès leur admission aux urgences et leur hospitalisation en neurologie permettraient l'extrapolation de nos résultats à un stade précoce de la prise en charge des AVC ischémiques, et de proposer des mesures préventives ou correctrices des facteurs associés à un mauvais pronostique.

  • Les champignons hallucinogènes : enquête de consommation auprès d’étudiants du Poitou-Charentes    - Tessandier Pierre  -  04 mai 2018  - Thèse d'exercice

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    Les champignons hallucinogènes sont utilisés depuis des milliers d’années lors de rituels chamaniques mexicains ou amérindiens. Il est d’ailleurs très facile de se procurer ces substances psycho-actives (internet, récolte, culture…).

    Il existe plus d’une centaine de champignons hallucinogènes répertoriés depuis de nombreuses années. Le mécanisme d’action et la toxicité chez l’homme sont d’ailleurs parfaitement connus. Aujourd’hui, ils sont désormais très répandus dans les manifestations festives et les soirées étudiantes.

    Nous avons réalisé une enquête auprès d’étudiants du Poitou-Charentes afin de déterminer si la consommation de ces champignons est répandue dans nos facultés, savoir quels sont les effets recherchés ou non-recherchés par ces consommateurs et dans quelle mesure l’utilisation de cette drogue est un problème de santé publique.

    Avec un total de 1221 répondants, nous avons pu constaté que que 6,6% de ces étudiants avaient déjà consommé des champignons hallucinogènes. Cette population, en grande partie des hommes (64,2%), consomment ces champignons dans un contexte festif ou alternatif (77,8%), dans le but de ressentir des hallucinations (59,3%) et une euphorie (67,9%).

    Cette étude montre que malgré une législation connue, en terme de consommation et/ou de trafic, les champignons hallucinogènes ont encore aujourd’hui une place particulièrement importante dans la prise de substances enthéogènes.

  • État des lieux des actions favorisant l'installation des jeunes médecins généralistes en France métropolitaine    - Desnouhes Alexandre  -  03 mai 2018  - Thèse d'exercice

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    Malgré de multiples réformes gouvernementales et mesures locales, la démographie médicale est disparate et l'accès aux soins est inégal sur le territoire. Les nombreuses et diverses actions, sont souvent mal connues et ne bénéficient qu'à peu de médecins, par manque d'information et d'accompagnement des professionnels dans leur installation.

    Nous avons réalisé une étude descriptive, de janvier à août 2017, auprès de 14 institutions nationales et 299 institutions régionales, départementales et locales. L'objectif de notre étude était de répertorier les différentes actions proposées par les effecteurs de santé pour faciliter l'installation des jeunes médecins généralistes.

    La découverte de la médecine générale et des territoires sous dotés était promue par le développement des stages en ambulatoires, en PMI et dans les hôpitaux périphériques. Les stages étaient favorisés par la mise en place d'aides matérielles ou financières, et par la formation de maitres de stage universitaires.

    Le travail coordonné entre les professionnels de santé était développé par les maisons de santé pluridisciplinaires, les centres de santé et les réseaux de soins coordonnés. Des institutions cofinançaient ces structures et leur équipement, ou accompagnaient les médecins pour constituer les dossiers administratifs. La télémédecine était également favorisée et développée, pour répondre aux besoins des patients et limiter l'isolement des territoires ruraux.

    L'attrait de la médecine générale était favorisé par l'amélioration des conditions d'exercice, la diversification des missions du médecin généraliste et de ses modes de rémunération.

    L'installation était facilitée par des incitations financières nationales ou territoriales, des exonérations fiscales, une rémunération minimum garantie, une meilleure protection sociale, et un accompagnement personnalisé.

    La communication centralisée par les ARS était incomplète et floue sur de nombreux territoires. Les moyens utilisés par les institutions territoriales étaient principalement internet grâce à des sites dédiés à l'installation ou sur le site des institutions. Des évènements d'information ou de rencontres entre professionnels ou institutions et étudiants étaient organisés sous forme de soirée, de weekend, de cours ou lors d'évènements spécifiques.

    Notre étude montre qu'il existe une multitude d'actions variées et disparates à l'échelle nationale, régionale, départementale et locale. Une évaluation du coût et de l'efficacité de chaque mesure permettrait de cibler les actions efficaces pour limiter l'inégalité d'accès aux soins primaires sur le territoire, à moyen et long terme, tout en respectant la liberté d'exercice des médecins.

  • Évaluation de l'efficacité et de la tolérance des patchs à haute concentration de capsaïcine (8%) dans le traitement des douleurs neuropathiques au Centre régional d'étude et de traitement de la douleur du CHU de Poitiers    - Martin Cyril  -  02 mai 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les patchs de capsaïcine à haute concentration sont indiqués dans le traitement des douleurs neuropathiques réfractaires aux antalgiques classiques. Cette étude a pour objectif d'évaluer l'efficacité et la tolérance de ce traitement chez les patients du centre régional d'étude et de traitement de la douleur du C.H.U de Poitiers.

    Méthode : Nous avons réalisé une étude rétrospective, descriptive chez les patients traités par patchs de capsaïcine pour des douleurs neuropathiques entre juin 2013 et novembre 2016. L'efficacité des patchs était définie par une diminution de l'intensité douloureuse supérieure à 30%. La tolérance a été évalué par la survenue d'au moins un effet indésirable.

    Résultats : Nous avons inclus 80 patients, 32 hommes (40%) et 48 femmes (60%), d'un âge moyen de 54,4 ans. Les étiologies des douleurs neuropathiques les plus fréquentes étaient les douleurs post-chirurgicales (48,75%), les névralgies post-zostériennes (18,75%) et les douleurs liées à un syndrome douloureux régional complexe (16,25%). L'ancienneté moyenne des douleurs était de 3,6 ans. L'intensité moyenne des douleurs avant le traitement était de 5,9/10 (selon une échelle numérique). En termes d'efficacité, 22 patients (26,25 % ; [IC 95% : 16,60 - 35,89]) ont présenté une réduction de plus de 30 % de l'intensité des douleurs. En termes de tolérance, 45 patients (56,25% ; [IC 95% : 45,38 - 67,12]) ont présenté au moins un effet indésirable.

    Conclusion : Les patchs de capsaïcine possèdent une efficacité modérée, comparable aux autres thérapeutiques utilisées dans les douleurs neuropathiques. La tolérance de ce traitement est bonne avec des effets secondaires principalement locaux et rapidement régressifs. Il présente peu de contre-indication et surtout une absence d'interaction avec d'autre traitement. Ils répondent bien à la demande des patients qui souhaitent de plus en plus des thérapeutiques non médicamenteux.

  • Résultats au recul minimal de cinq ans des arthroplasties totales de genou par prothèse charnière en indication primaire    - Papin Pierre-emmanuel  -  27 avril 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'utilisation de prothèse totale de genou à charnière répond à des situations cliniques et chirurgicales difficiles : pertes de substances osseuses importantes, déformations frontales majeures, grandes laxités ligamentaires. Des situations qui tendent à augmenter en nombre avec le vieillissement d'une population en surpoids à la demande fonctionnelle croissante. Autrefois décriées pour leurs trop nombreuses complications mécaniques précoces, les résultats de ces prothèses contraintes, désormais à charnière rotatoire, tendent à s'améliorer.

    Objectif : L'objectif de ce travail était de démontrer que la prothèse à charnière rotatoire posée en première intention a des résultats satisfaisants notamment en terme de survie et de résultats cliniques.

    Méthode : Il s'agissait d'une étude rétrospective de 2006 à 2011, multicentrique. Le critère d'inclusion principale était la date opératoire pour avoir un recul minimal de 5 ans. 111 dossiers de prothèses totales de genou de type charnière en indication primaire pour gonarthrose ont été analysés. Le critère de jugement principal était la probabilité de survie de l'implant avec pour événement la révision prothétique. Les critères de jugements secondaires étaient cliniques (score IKS et Oxford genou, taux de complications) et radiographiques (signes de descellement).

    Résultats : Le recul moyen s'élevait à 83 +/- 39 mois. La moyenne d'âge de la cohorte était de 68 +/- 13 ans. La population d'étude était principalement féminine, sédentaire avec un score d'activité de Devane moyen à 2,53 +/- 0,98 et avait de nombreuses comorbidités avec un score ASA moyen à 2,2 pour un IMC à 30 +/- 6. Les grandes déformations frontales représentaient l'étiologie principale avec 50% de genu valgum suivies des arthropathies secondaires. Les scores IKS post-opératoires douleurs / genou / fonction étaient respectivement de 27 +/- 18, 52 +/- 26 et 27 +/- 34 avec une différence significative avec le score pré-opératoire. Le score d'Oxford était de 33 +/- 10. L'étude radiologique retrouvait moins de 10% de liseré évolutif au fémur et/ou au tibia. Le taux de révision prothétique était de 6% principalement pour cause d'infection. La principale complication, raideur et douleurs mises à part, était l'infection profonde avec 10,6% de l'effectif suivi des complications fémoro-patellaires 7,9% puis du descellement aseptique 6,2%. 92% des prothèses étaient en place au dernier recul.

    Conclusion : L'étude des résultats des arthroplasties totales de genou par prothèse charnière en indication primaire montrait un taux de survie acceptable mais les résultats cliniques étaient faibles pour une prothèse de première intention. Néanmoins elles permettaient le rétablissement partiel d'une fonction au prix d'un risque de complications ultérieures majorées. La prothèse charnière doit rester une solution d'exception à des situations cliniques difficiles où aucune autre possibilité arthroplastique moins contrainte n'est possible.

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affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
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