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Médecine. Psychiatrie

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  • Les symptômes de stress post-traumatique secondaires à l'accouchement chez les pères    - Fouassin Berenice  -  25 janvier 2021  - Thèse d'exercice

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    Encore peu d'études traitent du Trouble de Stress Post-Traumatique chez les pères dans les suites de l'accouchement. Les recherches indiquent pourtant que jusqu'à 5% des jeunes pères en souffriraient. Si la plupart de ces pères en présentent des symptômes et non un trouble de stress post-traumatique complet, il n'en reste pas moins que les comorbidités associées et les conséquences pour l'individu comme pour la cellule familiale et le lien parent-enfant en font un enjeu de santé publique.

    Notre étude a pour objectif principal d'étudier la prévalence du trouble de stress post-traumatique secondaire à l'accouchement chez les pères. Les objectifs secondaires sont l'étude de l'intrication de ce trouble avec plusieurs dimensions, et l'observation de leur impact sur le lien père-enfant. Il s'agit d'une étude épidémiologique observationnelle descriptive, menée au sein de la maternité du Centre Hospitalier de Saintonge, en période d'épidémie de Covid-19. Elle a été réalisée en deux temps: durant le troisième trimestre de grossesse de la partenaire (T1), et entre quatre à six semaines après l'accouchement (T2).

    Au cours du T1, nous avons recherché un antécédent d'exposition traumatique, un trouble de stress post-traumatique antérieur à l'accouchement, des symptômes dépressifs, des signes d'anxiété, une détresse conjugale ; et nous avons évalué la relation père-foetus. Au cours du T2, nous avons recherché un trouble de stress post-traumatique secondaire à l'accouchement, une dépression du post-partum, des signes d'anxiété. Nous avons également évalué le vécu de l'accouchement et la relation père-enfant.

    Nous avons inclus 22 participants. Parmi eux, un père soit 4,5% de notre échantillon présente un trouble de stress post-traumatique antérieur à l'accouchement. Les résultats des questionnaires de T1 montrent que 4,5% (n=1) des hommes souffrent de dépression prénatale ; 13,6% (n=3) présentent une anxiété-état prénatale ; 18,2% (n=4) une anxiété-trait ; 22,7% (n=5) une détresse maritale et 27,3% (n=6) un attachement père-foetus bas.

    En T2, nous dénombrons 17 perdus de vue. Cinq hommes ont répondu aux questionnaires, soit 22,7% de l'échantillon initial. Aucun père ne souffre de trouble de stress post-traumatique secondaire à l'accouchement. Cependant, un père, soit 20% de la population de T2, présente des symptômes de trouble de stress post-traumatique dans les suites de l'accouchement. La prévalence de la dépression du post-partum est nulle. Nous constatons que 20% de la population de T2 (n=1) rapportent un vécu plus négatif de l'accouchement et 20% (n=1) présentent une anxiété-état post-natale. Aucun père ne présente d'attachement père-enfant en dessous du seuil retenu pour l'étude.

    Nous ne retrouvons pas de lien statistiquement significatif entre les symptômes de trouble de stress post-traumatique secondaires à l'accouchement et les autres dimensions évaluées.

    La taille de notre échantillon nous invite à rester prudents concernant les résultats de notre étude. Des recherches complémentaires, multicentriques et incluant davantage de participants permettraient de mieux appréhender le Trouble de Stress Post-Traumatique secondaire à l'accouchement chez les pères et ses conséquences. La poursuite d'identification des facteurs de risque semble nécessaire au développement d'outils de dépistage précoce, qui permettraient de repérer les jeunes pères pouvant être en grande détresse, et leur proposer une prise en charge adaptée

  • Étude de l'influence de la stigmatisation et de la déshumanisation dans le trouble de l'usage de l'alcool chez des patients suivis en addictologie    - Pasquio Mathilde  -  14 décembre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La plupart des patients présentant un trouble de l'usage de l'alcool (TUA) sont stigmatisés et sont souvent considérés comme imprévisibles et responsables de leur état. L'objectif de ce travail est d'évaluer si le sentiment de déshumanisation et de stigmatisation pouvait influer dans la prise d'alcool et dans l'évolution du trouble de l'usage de l'alcool.

    Matériels et méthodes : C'est une étude épidémiologique, étiologique et analytique, multicentrique. 48 patients furent recrutés de mars à août 2020. Ils ont répondu à plusieurs questionnaires évaluant le sentiment de déshumanisation et de stigmatisation en plus, de la dépression, des idéations suicidaires et de l'anxiété. La consommation d'alcool a aussi été détaillée.

    Résultats : Les patients ont été testés au 11ème jour de leurs hospitalisations en moyenne. La moyenne d'âge des patients était de 45,3 ans. Il n'y avait pas de différence significative quant aux sentiments de déshumanisation et de stigmatisation selon le genre. Les analyses de régressions multiples prédisaient qu'un haut niveau d'anxiété, de stigmatisation globale et une forte consommation d'alcool augmentaient considérablement le sentiment de déshumanisation (tous les p < 0.01).

    Conclusion : L'augmentation de la consommation d'alcool associée à l'anxiété des personnes traités pour alcool étaient fortement tributaires du niveau de déshumanisation de stigmatisation. D'autres études sont utiles et permettront de mieux corroborer ces résultats.

  • Dépression chez l'aidant naturel de la personne âgée atteinte de la maladie d'Alzheimer et notion de fardeau. Quels sont les facteurs associés à la dépression de l'aidant ? Etude pilote descriptive auprès d'aidants de la Vienne.    - Vernier Melmer Laure  -  14 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    La maladie d'Alzheimer, véritable problème actuel de santé publique, est la première cause de démence en France. Cette pathologie neurodégénérative est en perpétuelle croissance actuellement et pour les années à venir. Affectant la mémoire, le jugement, le comportement et la réalisation des activités de la vie quotidienne, la maladie engendre à terme la perte de l'autonomie de la personne âgée. Le traitement proposé ne fait que retarder les symptômes et n'est pas curatif.

    L'aidant naturel, faisant partie de l'entourage de la personne âgée, qu'il soit un enfant, un conjoint ou même un proche, est ainsi mobilisé pour s'occuper de son parent. Il assume alors l'essentiel de la prise en charge à domicile et l'accompagnement au quotidien. Les conséquences sont importantes car l'aidant naturel est confronté à de très nombreuses difficultés et, inévitablement, à son propre épuisement psychique et un risque important de dépression.

    L'objectif de ce travail est de recenser des données concernant la détresse psychique de l'aidant, les limites observées à partir d'une recherche effectuée auprès d'aidants de patients pris en charge en gériatrie ou psychiatrie de la personne âgée dans le département de la Vienne dans le cadre d'une étude pilote. Cette étude a également pour but de discerner les points qui pourraient être améliorés et d'envisager l'« aide à l'aidant ».

  • Liens entre insight et empathie dans le trouble de l'usage de l'alcool : apports de l'Empathy-Based Insight Model    - Canal Jean-Philippe  -  14 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction. Jusqu'à 80% des patients atteints d'addiction, parmi lesquels ceux présentant un Trouble de l'Usage de l'Alcool (TUA), ne sollicitent pas de prise en charge. De plus, parmi les patients effectuant un sevrage, 50% rechuteront dans l'année qui suit. L'incapacité à adhérer au traitement ainsi que la fréquence des rechutes (1) sont liées à des anoma-lies des circuits cérébraux inhibiteurs et de la récompense qui altèrent la capacité de décision et induisent la poursuite de comportements malgré leurs conséquences délétères et (2) sont probablement liées à un déficit d'insight.

    L'insight correspond à la conscience que le patient a de son trouble psychique. Il possède une dimension psychique qui permet la reconnaissance du trouble et une dimension émotionnelle qui permet son acceptation. L'insight est en partie basé sur des capacités de changement de perspective sur soi. Il a un effet bénéfique sur le pronostic, l'adhésion au traite-ment et le risque de rechute pour de nombreux troubles psychiques. Dans la mesure ou le déficit d'insight est un facteur de rechute important du TUA, une meilleure compréhension de ses mécanismes sous-jacents pourrait avoir des implications thérapeutiques et pronostiques notables.

    A ce titre, nous proposons d'étudier le TUA par le prisme de l'Empathy-Based Insight Model (EBIM), un modèle théorique basé sur le postulat d'une codépendance fonctionnelle entre l'insight et l'empathie. L'empathie désigne la capacité à res-sentir et comprendre les expériences vécues d'autrui en adoptant mentalement sa perspective visuo-spatiale et psycholo-gique. D'après l'EBIM, un insight fonctionnel reposerait, entre autres, sur les processus empathiques de changement de perspective visuospatiale, selon un modèle stratifié. Dans le TUA, à la fois l'empathie et l'insight sont dysfonctionnels, mais le potentiel lien entre les deux est peu documenté. De plus, une seule étude explore les capacités de changement de perspective visuospatiale dans le TUA, et n'en retrouve pas de déficit notable. Dans ce contexte, nous avons tenté d'explorer plus précisément les potentiels liens entre insight, empathie et changement de perspective visuospatiale dans le TUA à l'aide de l'Empathy-Sympathy Test (EST). L'EST cible les composantes visuo-spatiales de l'empathie (ressentir à la place) et de la sympathie (ressentir avec). Il permet d'évaluer à partir des postures et mouvements corporels observés si un individu interagit spontanément avec un autre individu en adoptant un point de vue égocentré (comme dans la sympathie) ou hétérocentré (comme dans l'empathie).

    Hypothèses. Nous avons fait l'hypothèse que des difficultés à passer spontanément d'une perspective visuo-spatiale égo-centrée à une perspective visuo-spatiale hétérocentrée étaient associées à un déficit d'insight psychique (c'est-à-dire à des difficultés à reconnaitre son trouble psychique) dans le TUA.

    Objectifs. L'objectif principal était de déterminer si le déficit d'insight psychique était associé à une altération des méca-nismes visuo-spatiaux hétérocentrés de l'empathie chez des patients présentant un TUA et récemment sevrés. Les objec-tifs secondaires étaient de déterminer (1) le lien entre le déficit d'insight psychique et les variables cliniques du TUA et (2) le lien entre l'altération des mécanismes visuo-spatiaux hétérocentrés de l'empathie et les variables cliniques du TUA. Matériel et méthodes. Nous avons conduit une étude monocentrique, comparative, contrôlée, non-randomisée, d'une durée totale de 48 mois, comportant 26 patients porteurs d'un diagnostic de TUA (critères DSM-5) et un groupe contrôle constitué de 26 volontaires sains comparables aux patients en âge, en niveau d'éducation et en performances cognitives. Étaient effectuées (1) une évaluation psychiatrique (MINI), une évaluation des habitudes de consommation et une évalua-tion cognitive standardisée (MoCA), (2) la passation de l'EST et (3) une auto-évaluation (AUDIT, IRI, HAD, HAIS).

    Résultats. Nos résultats montrent principalement que les capacités empathiques off-line sont normales dans le TUA. En revanche, un déficit d'insight clinique est associé à un dysfonctionnement sélectif du codage visuospatial hétérocentré on-line. Cette association tend à être modulée par la durée d'abstinence. Par ailleurs, les capacités empathiques non sponta-nées semblent récupérer plus rapidement que l'empathie hétérocentrée spontanée et l'insight clinique plus rapidement que l'insight métacognitif et émotionnel.

    Implications. Bien que préliminaires et nécessitant d'être répétés sur de plus larges échantillons de patients, ces résultats indiquent que les déficits d'insight sont probablement liés à l'altération des capacités empathiques dans le TUA. En consé-quence, une meilleure compréhension du rétablissement des différentes dimensions de l'insight et de l'empathie au ni-veau phénoménologique et neurofonctionnel pourrait permettre de développer de nouvelles interventions thérapeutiques après la période de sevrage, notamment pour prévenir les rechutes.

  • Intérêt des réunions de concertation pluridisciplinaire dans la prise en charge des troubles de l'humeur et des troubles bipolaires    - Kollen-Rassow Pierre-Clément  -  13 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) s'est imposée dans les soins des pathologies chroniques mais peu de données existent quant à son application en psychiatrie. Cette étude est la première en France consacrée aux troubles bipolaires incluant la multidisciplinarité. Elle avait pour objectif d'analyser si les décisions prises en RCP concernant une personne malade présentée, amélioraient la clinique des troubles de l'humeur.

    Méthodes: Une revue de la littérature incluant 63 études évoquant les spécificités des RCPs a été réalisée dans le but de mener une étude quantitative, par questionnaires, auprès d'un échantillon de 27 médecins, afin de jauger à postériori, l'état clinique du patient. 24 patients résidant en région Nouvelle Aquitaine et présentant un trouble de l'humeur, furent présentés de mars 2017 à mars 2020. Leurs caractéristiques cliniques et démographiques ont été soumises à une analyse statistique.

    Résultats: En médecine, les études soutiennent que l'instauration de RCPs et l'application des décisions prises permettaient l'amélioration des pratiques cliniques. Des difficultés persistent dans leur fonctionnement. Ici, a été retrouvé une corrélation négative entre la présence d'antécédents psychiatriques et l'amélioration clinique (AC). La prescription d'un thymorégulateur était corrélée négativement avec l'AC du patient, mais celle d'un antidépresseur était corrélée positivement à l'AC.

    Conclusion: Dans la littérature, l'accumulation de preuves des avantages du travail en équipe multidisciplinaire était soutenue par un fort consensus, malgré certaines limites. Dans cette étude, les psychiatres référents ont révélé une AC pour 77.5% des patients présentés en RCP. Au niveau comportemental, un changement a été observé pour 53% d'entre eux.

  • Dimensions cliniques du trouble obsessionnel compulsif et modulation de la qualité de vie    - Nguyen-Dinh Rémi  -  12 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction

    Le trouble obsessionnel-compulsif (TOC) est une pathologie psychiatrique fréquente, d'évolution chronique, et avec des répercussions importantes sur la qualité de vie psychiques, physiques et sociales. Il présente une grande hétérogénéité des symptômes, classés en dimensions. L'objectif de notre étude était d'analyser la modulation de la qualité de vie par rapport aux dimensions cliniques, puis de comparer leur qualité de vie avec celle de la population générale, et d'examiner ses relations avec les caractéristiques cliniques et sociodémographiques.

    Matériel et Méthode

    Il s'agit d'une étude observationnelle, descriptive, transversale, monocentrique, réalisée sur 124 patients présentant un TOC et pris en charge à l'Unité de Recherche Clinique (URC) Pierre Deniker du Centre Hospitalier Henri Laborit à Poitiers. La qualité de vie a été évaluée à l'aide du questionnaire SF-36. Les cinq dimensions cliniques ont été extraites de la check list de la Y-BOCS avec un algorithme développé par Shavitt et al. (Shavitt et al. 2017) Nous avons analysé l'association entre les scores de qualité de vie et ceux des dimensions cliniques. Nous avons ensuite comparé les qualités de vie entre notre population et la population générale. Enfin, nous avons analysé l'association des caractéristiques cliniques et sociodémographiques avec la qualité de vie.

    Résultats

    La dimension de nettoyage/contamination était associée à une diminution de 3 dimensions de qualité de vie : l'activité physique (p<0.01), les interactions sociales (p<0.05) et plus globalement à la composante physique de la qualité de vie (p<0.05). En dehors des douleurs physiques, tous les scores de qualité de vie étaient abaissés comparés à la population générale (p<0.001 sauf l'activité physique p<0.05). Nous avons observé que la précocité des premiers symptômes et du diagnostic, le niveau d'étude élevé et la poursuite d'une activité professionnelle étaient associés à une meilleure qualité de vie. Les symptômes anxio-dépressifs, évalués par les échelles HAD et MADRS, étaient associés à une diminution globale de la qualité de vie.

    Conclusion

    Notre étude confirme l'aspect hétérogène du TOC, et ses répercussions sur la qualité de vie modulées spécifiquement par les dimensions cliniques. L'impact de cette pathologie sur la qualité de vie des patients mais également la spécificité des symptômes doivent être pris en compte afin de développer des prises en charge personnalisées.

  • Facteurs prédictifs d'apparition d'un trouble de stress post-traumatique ou de croissance post-traumatique en médecine physique et réadaptation    - Krämer Ruggiu Benjamin  -  12 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    L'objectif de cette étude est de rechercher d'éventuels facteurs pouvant prédire l'apparition d'un troubles de stress post-traumatique (TSPT) ou de croissance post-traumatique chez des patients suivis en médecine physique et réadaptation.

    Pour cela nous avons recrutés des patients sur une période de trois mois dans un service de médecine physique et réadaptation et leur avons fait passer une série d'auto-questionnaires comprenant la PCL-5, le PTGI, le BIG FIVE et le Brief Cope, en plus de récupérer des informations sur leur état physique et leurs antécédents.

    Nous avons trouvés plusieurs corrélations significatives entre le score de la PCL-5 et divers autres items des échelles, ainsi qu'entre le score du PTGI et des sous scores du Brief Cope. Une régression multiple reprenant les huit items les plus corrélés à la PCL-5 a mis en évidence un modèle permettant un taux de variance expliquée de 58%. La même méthode pour le score de la PTGI retrouve un modèle avec un taux de variance expliquée de 41% avec uniquement certains sous-scores du Brief Cope.

    Ces résultats permettent d'imaginer divers facteurs prédictifs d'apparition d'un TSPT. Ils montrent aussi que les facteurs prédictifs de croissance post-traumatiques sont surtout présents dans la manière de faire face à l'événement traumatique.

  • Liens entre déshumanisation et violence : revue systématique de la littérature    - Bonnin Simon  -  07 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction. La déshumanisation est l'acte de percevoir ou de traiter les gens comme s'ils n'étaient pas totalement humains. Ce phénomène est à l'origine d'une forme de désengagement moral lors de la commission d'actes violents. La violence possède un caractère composite regroupant des mécanismes physiques, sexuels, verbaux et psychologiques. Ces violences peuvent survenir tant dans des contextes intergroupes que dans des contextes interpersonnels.

    Objectifs. Identifier l'association entre le phénomène de déshumanisation et les actes de violences suivant les contextes de survenue. Déterminer les outils de mesure utilisés pour évaluer ces données.

    Méthodologie. Les bases de données MEDLINE, PsycINFO et TheCochrane-Library ont été utilisées suite à la recherche comprenant les mots clés suivants : (« dehumanization ») ET (« violence » OU « violent act » OU « aggressiveness » OU « physical violence » OU « moral violence » OU « abuse » OU « acting out » OU « domestic violence »).

    Résultats. Vingt-neuf articles ont été inclus grâce aux bases de données. Une association significative entre déshumanisation et violence est retrouvée concernant tous les types de violences et tous les types de contextes étudiés (intergroupes et interpersonnels comprenant les relations extra-familiales et les relations intra-familiales). Les outils de mesure de la déshumanisation et de la violence sont très variés, peu validés et constitués en grande majorité par des outils de mesure directs. Discussion. Les outils de mesure utilisés sont des mesures directes limitant les effets de désirabilité́ sociale ou les stratégies d'auto-présentation. Le développement d'outils de mesure indirects permettrait une diminution des biais de classement et une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents dans un but de prévention des violences représentant un enjeu de santé publique.

    Conclusion. Notre travail a permis de prouver ce lien entre déshumanisation et violence via différentes études. Cependant, celles-ci utilisent des outils de mesure divers et peu validés ce qui provoquent de nombreux biais. Cela montre la nécessité de développer d'autres outils de mesure pour la réalisation de nouvelles études.

  • Impact du vécu scolaire sur l'état de santé mentale des adolescents de Poitou-Charentes    - Levesque Audrey  -  05 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction : De nos jours au cœur des préoccupations politiques publiques en matière d'éducation, le bien-être des élèves à l'école fait l'objet de nombreuses enquêtes qui analysent leur qualité de vie perçue et interrogent le climat scolaire. Si la majorité des élèves se déclare en bonne santé et satisfait de sa vie, pour autant, ils sont nombreux à déclarer des plaintes affectives et psychosomatiques. Il apparait ainsi vital de nous attacher à comprendre les facteurs qui impactent leur bien-être tout autant que leur réussite scolaire. Les liens entre le vécu scolaire et l'état psychique sont encore une préoccupation récente et peu analysés. Pourtant, cet aspect nous parait crucial à l'adolescence en raison des nombreux remaniements psychiques qui apparaissent et qui vont se heurter aux différents milieux dans lequel vit l'adolescent.

    Objectif et Méthodes : L'objectif principal de cette étude est de mettre en évidences les différences sur le plan psychique entre les élèves qui décrivent un bon vécu scolaire et ceux qui décrivent un mauvais vécu scolaire indépendamment de la qualité de leurs relations familiales. Nos données reprennent celles de l'étude Ados 15 ans Poitou-Charentes 2012. Le vécu scolaire est évalué grâce aux variables suivantes : les résultats scolaires, l'affection pour l'école, le sentiment que les professeurs les traitent de manière juste, le sentiment que leurs professeurs sont bienveillants et les exigences scolaires perçues.

    Pour évaluer la santé psychique des adolescents, nous avons retenu les données évaluant les troubles du sommeil, la perception que les adolescents avaient de leur corps, les troubles psychosomatiques, les troubles somatiques, les troubles affectifs, le stress en lien avec le travail scolaire, les troubles du comportement, les consommations de produits psychotropes et les idéations et comportements suicidaires.

    Résultats : Nos résultats montrent des associations significatives entre un mauvais vécu scolaire et une insatisfaction concernant la vie, un sentiment d'irritabilité, un stress en lien avec le travail scolaire, des troubles du comportement à type de violence et des idées suicidaires quelle que soit la qualité des relations familiales. Des différences significatives sont aussi observées concernant les consommations de toxiques dans le groupe ayant de bonnes relations familiales.

    Aucune variable évaluant la dimension du vécu scolaire ne ressort significativement plus que les autres pour expliquer l'ensemble des différences observées entre le groupe ayant un bon vécu scolaire et le groupe ayant un mauvais vécu scolaire. La variable évaluant les exigences scolaires perçues est, en revanche, celle qui est la moins associée à des symptômes psychiques.

    Conclusion : Une plus grande coopération de la pédopsychiatrie avec l'Institution scolaire permettrait de prendre en charge ces jeunes en souffrance plus précocement. Mieux accompagner les enseignants à repérer les adolescents ayant un mauvais vécu scolaire et renforcer les dispositifs d'écoute des jeunes déjà mis en place à l'école en mobilisant des professionnels de santé au plus près des adolescents pourrait permettre une plus grande pertinence dans l'orientation de ces adolescents vers les services de psychiatrie.

  • Evaluation des fonctions neurocognitives chez les adultes présentant un Trouble de l'Usage de l'Alcool et un Trouble Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité    - D'Alessandro Alessandro  -  05 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'OMS définit la problématique des comorbidités psychiatriques dans le champ addictologique comme la co-occurrence chez la même personne d'un trouble dû à la consommation d'une substance psychoactive et d'un autre trouble psychiatrique. Chez les patients ayant un TUA, la prévalence de la co-occurrence d'un TDAHa varie de 20% à 23%. La comorbidité TDAHa /TUA est associée à des patterns plus sévères d'addiction à l'alcool. Des altérations des fonctions neurocognitives, en particulier des fonctions exécutives ont été retrouvées dans les deux troubles. Ce travail vise à évaluer les fonctions neurocognitives chez des patients hospitalisés pour une cure d'une addiction à l'alcool de 28 jours présentant une comorbidité TUA/TDAHa.

    Matériels et Méthodes : Il s'agit d'une étude épidémiologique observationnelle analytique et comparative à caractère multicentrique. Nous avons utilisé : le critère du DSM-5 pour évaluer la sévérité de l'addiction à l'alcool ; le questionnaire HAIS pour évaluer l'insight ; le questionnaire ASRS et l'entretien diagnostic DIVA pour le diagnostic du TDAHa ; le questionnaire BRIEF-A pour évaluer les fonctions exécutives ; le test MoCA pour évaluer les fonctions cognitives ; le questionnaire WHOQOL-BREF pour évaluer la qualité de vie. Cette étude s'est déroulée sur une période de 5 mois.

    Résultats : Le nombre final de participants à l'étude était de 49 patients. Nous avons observé une prévalence du TDAHa de 24,49%. Nous avons retrouvé une diminution des compétences exécutives plus importante chez les patients TDAHa+. Des différences statiquement significatives existaient pour toutes les fonctions exécutives explorées. Les patients TDAHa+ avaient une qualité de vie moindre. Nous avons constaté que les altérations de certaines fonctions exécutives étaient fortement corrélées à une diminution de la qualité de vie. Une forte corrélation positive a été retrouvé entre Insight et qualité de vie. Un rétablissement conséquent des fonctions cognitives à la fin de l'hospitalisation a été aussi observé dans notre population.

    Conclusion : Les résultats exposés dans notre étude montrent que quand le TUA et le TDAHa sont présents simultanément, la clinique est plus grave, les atteintes neurocognitives plus importantes et le retentissement sur la qualité de vie est majeur. Compte tenu des répercussions importantes sur les fonctions exécutives, une prise en charge globale et personnalisée devrait être assurée à ces patients afin d'augmenter l'efficacité des soins.

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