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Médecine. Psychiatrie

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115 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 10
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  • Sentiment de déshumanisation et de stigmatisation en addictologie et en psychiatrie, quelles différences ?    - Larquier Bérénice  -  02 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La déshumanisation est un concept très actuel retrouvé dans plusieurs domaines. En psychiatrie, il est intimement lié à la stigmatisation. La stigmatisation des troubles mentaux dans la population générale est majeure, surtout envers les malades alcooliques. En pratique clinique, les patients suivis pour des troubles addictifs refusent souvent l'hospitalisation en psychiatrie et préfèrent le sevrage en service de médecine. L'objectif de notre étude est de comparer le sentiment de déshumanisation et de stigmatisation entre les patients pris en charge en addictologie d'une part et en psychiatrie d'autre part, et d'évaluer l'impact des prises en charges antérieures sur ces sentiments.

    Méthode : Il s'agit d'une étude observationnelle, transversale et multicentrique, réalisée auprès de 68 patients dont 48 hospitalisés en addictologie et 20 hospitalisés en psychiatrie. Des questionnaires évaluant les sentiments de deshumanisation, de stigmatisation, et la symptomatologie dépressive (STAI, BDI) ont été utilisés.

    Résultats : Les patients interrogés ont obtenu un score de déshumanisation non négligeable et de stigmatisation relativement élevé. En revanche, nous n'avons pas observé de différence significative entre les deux groupes. Après ajustement, le sentiment de déshumanisation est lié au sentiment de stigmatisation, ainsi qu'aux symptômes anxieux et dépressifs, mais pas à la maladie pour laquelle les patients sont hospitalisés.

    Conclusion : Nos résultats suggèrent que les sentiments de déshumanisation et de stigmatisation sont des facteurs à prendre en compte dans le soin, d'un point de vu clinique et institutionnel. Il est possible que ces sentiments diffèrent selon les pathologies mais cela nécessiterait d'approfondir les recherches et d'agrandir l'échantillon.

  • Impact de la promotion de la cigarette électronique chez les adolescents et les jeunes adultes : revue systématique de la littérature.    - Parnaudeau Lea  -  25 juin 2020  - Thèse d'exercice

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    Contexte : La cigarette électronique est très utilisée actuellement notamment par les adolescents et les jeunes adultes. Il a été montré que dans cette catégorie de la population, son emploi peut être une porte d'entrée dans le tabagisme à l'âge adulte. La publicité pour ce dispositif est visible de tous, les supports pour la véhiculer sont nombreux étant donné la multitude de moyens de communication différents. Nous nous sommes demandé si la publicité influençait la consommation des adolescents et jeunes adultes.

    Objectifs : Evaluer l'impact de la publicité sur l'utilisation ou l'initiation de la cigarette électronique chez les adolescents et jeunes adultes. Déterminer si un support est plus impactant sur cet usage.

    Méthode : Nous avons réalisé une revue systématique de la littérature dans les bases de données Pubmed, Cochrane Library et ClinicalTrials. Les mots-clés utilisés sont les suivants : e-cigarette ou electronic notice delivery system et advertising as topic ou advertisement ou marketing ou social media. Nous avons inclus une étude randomisée contrôlée et trois cohortes.

    Résultats : Aucune analyse quantitative n'a pu être réalisée. La publicité est associée significativement à l'utilisation de la cigarette électronique chez les jeunes dans trois études sur quatre et augmente l'intention d'utilisation dans ces trois études. Dans un de ces travaux, Facebook est significativement associé à l'usage du dispositif.

    Conclusion : Notre revue de la littérature retrouve une association significative entre l'exposition à la publicité en faveur de la cigarette électronique et son utilisation dans l'étude randomisée contrôlée inclue. Des études supplémentaires randomisées contrôlées doivent être réalisées pour confirmer nos résultats.

  • Attachement, consommation de substances et éléments de maltraitance dans l'enfance, quels liens chez les étudiants ?    - Lescurat Frank  -  23 octobre 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'attachement est influencé par des processus automatiques et inconscients. Son évaluation s'effectue généralement par des mesures directes. Le test d'association implicite appliqué à l'attachement offre une alternative intéressante, ouvrant l'accès aux représentations mémorisées que l'individu a de ses parents. Il a été associé dans une étude pilote aux consommations de tabac et de cannabis chez des étudiants. Notre travail vise à reproduire ces résultats sur un plus large échantillon et évaluer le lien avec l'alcool. Les antécédents de maltraitance et la symptomatologie dépressive sont également pris en compte comme facteurs pouvant médier le lien entre attachement et consommation de substance.

    Méthode : L'étude observationnelle descriptive ciblait les étudiants de Poitiers. 841 sujets ont répondu aux questionnaires évaluant les consommations de substances, les styles d'attachement et les antécédents de maltraitance.

    Résultats : Le score au TAI « attachement » n'était pas associé à un usage problématique d'alcool (W 37688 ; p=0,840) mais était significativement associé à la consommation régulière de cannabis (W 3056 ; p=0,005), à une consommation de cannabis problématique (W 3223 ; p = 0.007) ainsi qu'à la consommation actuelle de tabac (W 41016 ; p=0,047). Le score au TAI « attachement » était également associé au fait d'avoir subi un abus sévère dans l'enfance (W : 32414 p<0.001). La consommation d'alcool problématique était associée à l'attachement explicite évitant (W 7868 ; p<0.01) et anxieux (W 8502 ; p<0.05) chez les étudiantes.

    Conclusion : Cette étude confirme le lien entre l'attachement implicite et la consommation de tabac et de cannabis chez l'étudiant. Elle montre également la place singulière de l'alcool et l'importance de prendre en compte le genre lorsque l'on s'intéresse aux consommations de substances. Des études futures pourraient approfondir l'évaluation des variables psychologiques ayant une influence sur l'attachement et les consommations de substances, et s'intéresser aux bases biologiques communes de ces troubles.

  • Étude sur une population d'étudiants de l'Université de Poitiers du lien entre l'attachement parental implicite et la dépendance au jeu vidéo    - Taghzouti Hadi  -  23 octobre 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'addiction au jeu vidéo est un objet d'étude au cœur de l'actualité scientifique depuis une quinzaine d'années. Introduit dans l'appendice du DSM-5 en 2013 et officialisé au sein de la CIM-11 en cette année 2019, le sujet ne fait pourtant pas encore consensus. L'approche unitaire et globale de l'addictologie le place actuellement au sein des addictions comportementales, dont les similitudes avec les addictions aux substances psychoactives sont nombreuses. De nombreuses études ont pu établir un lien entre ces dernières et l'évaluation d'un attachement insécure chez les individus concernés (Unterrainer, Hiebler-Ragger, Rogen, & Kapfhammer, 2018). Une seule étude a utilisé une approche implicite pour mesurer l'attachement dans les addictions, et concerne les drogues psychoactives (Serra et al., 2019). L'objectif principal de cette étude est donc d'évaluer le lien entre le type d'attachement implicite et l'existence d'un trouble lié au jeu vidéo au sein d'une population étudiante.

    Méthode : Une étude observationnelle monocentrique a été mené auprès des étudiants âgés de plus de 18 ans de l'université de Poitiers. Ceux-ci ont été invités à répondre à un questionnaire en ligne, en partenariat avec la direction de l'université. La présence d'une dépendance au jeu vidéo a été évalué à l'aide de l'échelle Internet Disorder Scale (IGDS) dans sa forme abrégée (Pontes & Griffiths, 2016) dont nous avons proposé une traduction française. La qualité de l'attachement implicite a été évaluée à l'aide du Test d'Association Implicite Attachement (A. G. Greenwald, McGhee, & Schwartz, 1998). Le critère de jugement principal est la corrélation entre les scores obtenus à ces deux tests. Des données démographiques, cliniques, et de profil de joueur ont également été explorées afin de répondre à nos objectifs secondaires.

    Résultats : Au total, 1568 étudiants de l'université de Poitiers ont répondu au questionnaire en ligne, soit un taux de réponse de 5,4%, avec 841 questionnaires complets. La moyenne d'âge était de 21,9 ans, avec 55,7% de femmes et 44,3% d'hommes. 1104 étudiants se sont déclarés joueurs, et 94 étaient positifs à l'échelle IGDS, soit 7,4% de la population totale. Les résultats de notre étude montrent une corrélation significative (p=0,018) entre un score positif à l'IGDS et un attachement implicite plus sécure évalué par le TAIA. Cette corrélation reste significative (p=0,014) en tenant compte du genre et des symptômes dépressifs. L'étude ne retrouve pas de corrélation entre le score à l'IGDS et la consommation et abus des drogues psychoactives ; tandis que ces dernières présentent une tendance vers un attachement moins sécure.

    Conclusion : Cette étude est à notre connaissance la première à évaluer le lien entre l'attachement implicite et la dépendance au jeu vidéo, il n'existe donc pas de résultats contradictoires. De telles conclusions devront évidemment être confirmées par d'autres études plus puissantes. Si cela s'avérait être le cas, bien qu'il existe aujourd'hui une approche unitaire et globale de l'addictologie, il semblerait alors légitime de questionner le fait que la pratique intensive de jeu vidéo soit une addiction comme les autres.

  • Impact d'une exposition répétée et cumulative à des incidents critiques dans un échantillon de policiers français du département de la Vienne    - Coutout Sophie  -  23 octobre 2019  - Thèse d'exercice

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    Problématique : La profession de policier est un des métiers les plus exposés au stress, avec des interventions régulièrement marquées par la violence, la misère, la détresse et, parfois, la mort. La répétition de ces incidents critiques ne génère pas d'immunisation vis-à-vis des résonances émotionnelles qu'ils provoquent et de plus en plus d'études viennent mettre en évidence la relation positive entre le développement de réactions de stress post-traumatiques et une exposition répétée à des incidents critiques. Peu d'études existent sur les policiers français malgré un mal-être de la profession de plus en plus prégnant. Notre recherche s'intéresse ainsi à l'impact d'une exposition répétée et cumulative à des incidents critiques chez des policiers français.

    Méthodes : Nous avons réalisé une étude transversale observationnelle au sein d'un échantillon de policiers français du département de la Vienne (n=100) dont le recrutement a été réalisé entre le 8 juillet et le 1er septembre 2019. Elle avait pour but l'évaluation de la prévalence des symptômes de stress post-traumatique à l'aide de la PCL-5 ainsi que celle de l'exposition à des incidents critiques, et leur niveau de gravité perçue, grâce à la CIHQ. Nous avons également tenté d'évaluer les résistances opérantes chez les policiers à l'égard du soutien psychologique, la consommation de soins au cours des 12 derniers mois et la position des policiers vis-à-vis des actions de prévention quant à cette problématique du stress et du psychotraumatisme.

    Résultats : Nos résultats confirment notre hypothèse principale, soit l'existence d'une corrélation positive entre l'intensité d'exposition à des incidents critiques et l'intensité des symptômes de trouble de stress post traumatique (TSPT). Autrement dit, une élévation de la fréquence d'exposition à des incidents critiques constituerait un facteur de risque de TSPT chez les policiers dans l'exercice quotidien de leurs fonctions. La CIHQ est apparue comme un outil intéressant dans la prédiction d'une émergence de symptômes de stress post traumatiques suite à une exposition répétée et cumulative à des incidents critiques. Notre étude a révélé une prévalence du TSPT à 10% au sein de notre échantillon. Malgré un faible usage des soins de manière globale, la présence d'un TSPT augmentait significativement la probabilité de recourir aux services de santé mentale (soins psychologiques ou médicamenteux). A l'inverse, la présence de réticences, telles que le sentiment de honte et de faiblesse, freinaient de façon significative l'accès aux soins. Les résultats ont également permis de révéler le sentiment des policiers d'être insuffisamment formés au psychotraumatisme (81%) et une majorité d'entre eux (73%) se sont montrés intéressés par la mise en place d'actions de sensibilisation et de prévention sur cette thématique ainsi que sur le stress. Par ailleurs, une grande partie des policiers (76%) ont exprimé leur intérêt pour la mise en place d'outils de régulation ou d'autorégulation du stress.

    Conclusion : Malgré le fait qu'une exposition répétée et cumulative à des incidents critiques soit apparue comme un facteur de risque de développer des symptômes de TSPT, l'institution policière ne pourra malheureusement pas soustraire ses hommes à la violence du monde et aux multiples situations critiques inhérentes à la profession. Toutefois, la mise en place d'actions de prévention (telles que la formation, le soutien par les pairs, la restauration d'un esprit de corps, une meilleure gestion organisationnelle, etc...), permettant de réduire les facteurs de risque et de développer des facteurs protecteurs, apparaît essentielle pour protéger au mieux nos forces de l'ordre. Une réelle demande de prévention existe même si elle apparaît peu verbalisée dans le discours spontané des policiers. La taille de notre échantillon ne permet pas une généralisation de nos résultats mais ces derniers invitent à s'interroger sur l'état actuel de nos moyens de prévention. L'objectif est de proposer des pistes pour les améliorer et d'encourager des recherches futures à se pencher sur les spécificités du traumatisme policier afin de mieux le prévenir, le déceler et le prendre en charge.

  • Recul sur la sécurité d'emploi de la vortioxétine ou Brintellix® après 5 ans de mise sur le marché français    - Verley Jean-Baptiste  -  16 octobre 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : En 2013, Brintellix® a obtenu l'autorisation de mise sur le marché (AMM). Cet antidépresseur promettait une bonne sécurité d'emploi, peut être meilleure que celle des ISRS, notamment du point de vue de la vie sexuelle. Toutefois, le manque de recul sur sa sécurité a conduit les principales sociétés savantes internationales, dont le groupe de travail de la Haute Autorité de Santé, à opter pour un choix de 3ème intention. L'objectif de notre enquête était de repérer des signaux et effets indésirables (EI) avérés dans l'ensemble des cas notifiés survenus sur le territoire français.

    Méthode : L'enquête se déroulait sur la période allant de l'AMM jusqu'au 29-09-2018. L'estimation du nombre de patients traités sur cette période est de 134 294, soit 67 147 patient-années. Les cas de la Banque Nationale de Pharmacovigilance et ceux fournis par le laboratoire Lundbeck ont représenté 493 cas analysables. Ces cas ont permis d'extraire 881 effets secondaires triés selon leur gravité et le Système Organe Classe (SOC) concerné. Ceux-ci ont ensuite été analysés afin de trouver d'éventuels nouveaux effets secondaires ou des signaux à confirmer dans l'avenir.

    Résultats : Les SOC présentant le plus fréquemment des EI sont les SOC dermatologique, gastro-intestinal, neurologique et psychiatrique. Les EI graves étaient à hauteur de 19.2%. Nous notons beaucoup de déclarations pour des effets déjà connus (nausées, vomissements, rêves anormaux …). Au niveau psychiatrique, 9 tentatives de suicide et 5 suicides aboutis sont des signaux de sécurité importants à suivre. Des signaux sur l'agitation et la peur sont ressortent également de notre enquête. Dans les autres domaines, nous avons retenu les rashs, les chocs anaphylactiques, les syndromes sérotoninergiques et hyponatrémies. Nous rapportons 19 effets de type hémorragie, ce qui a permis l'ajout de cet EI au Résumé des Caractéristiques Produit (RCP). Ont été également relevées les manifestations extrapyramidales et hyperprolactinémies, explicables biologiquement. Quand nous comparons ces effets secondaires fréquents à ceux des autres antidépresseurs, nous ne retrouvons pas les problématiques de sècheresse buccale, de prise de poids et troubles de la libido.

    Conclusion : Malgré les EI type choc anaphylactique et manifestations hémorragiques, que notre travail a permis d'ajouter à son RCP, Brintellix® demeure un traitement relativement sûr d'emploi. Des signaux ont été repérés, en particulier sur les manifestations extrapyramidales et les hyperprolactinémies. Mêmes s'ils s'avéraient être de véritables effets indésirables, leur survenue semblerait très rare. Le recul offert par cette enquête est un argument pour une utilisation de Brintellix® plus en amont que la troisième intention en France. Un autre argument important pourrait être une étude pragmatique de son effectivité ISRS.

  • La place du trouble de stress post-traumatique chez les femmes victimes de violences conjugales corrélées aux violences intrafamiliales subies durant l'enfance    - Mary Charlotte  -  10 octobre 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le trouble de stress post-traumatique occupe chez la femme victime de violences conjugales une place essentielle dans le devenir de la victime et dans la possibilité de se libérer de l'emprise du conjoint violent. Le développement du TSPT peut être accru par une maltraitance subie pendant l'enfance via une modification des processus de développement psychologique.

    Objectif et méthode : Nous avons réalisé une étude observationnelle, auprès de 13 femmes victimes de violences conjugales. L'objectif principal était de déterminer l'existence d'un TSPT chez les femmes victimes de violences conjugales. Nous avons ensuite tenté d'établir une corrélation entre l'apparition d'un psycho traumatisme à l'âge adulte et un passé de victimisation au cours de l'enfance.

    Résultats : Nous n'avons pas obtenu de résultat statistiquement significatif. Cependant, nous avons observé l'importance de la survenue du TSPT secondaire aux violences conjugales. Nous avons également constaté chez une proportion de ces femmes l'existence d'un passé de victimisation sous forme de maltraitances intrafamiliales subies pendant l'enfance.

    Discussion : La violence intrafamiliale subies pendant l'enfance peut être responsable d'une vulnérabilité face au développement d'un TSPT chez les femmes victimes de violences conjugales. La symptomatologie psycho-traumatique contribue à la fragilisation des ressources des victimes et à la re-victimisation pouvant faire considérer les maltraitances subies pendant l'enfance comme de véritables facteurs de risque de subir des violences conjugales.

    Conclusion : La prise en charge se doit d'être pluridisciplinaire, dès la petite enfance, afin d'éviter d'une part la survenue de violences conjugales, et d'autre part l'apparition ultérieure d'un TSPT.

  • Réalisation du bilan métabolique à l'instauration et lors du suivi d'un traitement antipsychotique : enquête sur l'état actuel des pratiques    - Doutey Jean-Maurice  -  07 octobre 2019  - Thèse d'exercice

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    Avec l'émergence des traitements antipsychotiques de deuxième génération dans les années 1990, l'amélioration de la qualité de vie des patients bénéficiaires s'est vue nuancée par l'apparition d'effets secondaires d'ordre métabolique, chez des patients présentant déjà une morbi-mortalité cardiovasculaire plus élevée que la population générale. A l'heure actuelle, les recommandations de suivi sont encore très mal connues par les praticiens, et les paramètres métaboliques peu surveillés. Dans ce contexte, nous avons choisi de réaliser une enquête multicentrique, par l'intermédiaire d'un questionnaire de pratique, auprès des internes et médecins thésés prescrivant de manière régulière des traitements antipsychotiques. Les résultats obtenus, sur un total de 560 réponses, ont permis de mettre en évidence un défaut effectif de connaissance et de suivi des recommandations de l'ANSM, émises en 2010. En réalisant des comparaisons entre plusieurs groupes, nous avons notamment constaté que les médecins psychiatres connaissaient mieux ces recommandations sur le plan théorique que leurs confrères généralistes. A l'inverse, la surveillance globale des paramètres métaboliques était mieux assurée par les médecins traitants que par leurs confrères spécialistes en santé mentale. Par ailleurs, nous avons pu mettre en évidence que la prise en charge globale des patients sur le versant métabolique, que ce soit sur le plan préventif ou curatif, était loin d'être optimale, notamment concernant la réalisation du switch médicamenteux. Les pistes d'amélioration des pratiques s'avèrent nombreuses, que ce soit sur le plan local, par l'intermédiaire de dépliants informatifs, de séances de sensibilisation ou grâce à la création de logiciels spécialisés dans le suivi métabolique ; ou sur le plan régional (voire national), les solutions reposant alors sur l'amélioration de la communication interprofessionnelle, l'obtention d'une meilleure formation initiale des praticiens et d'une meilleure diffusion de l'information scientifique, ou encore la déstigmatisation des patients souffrant de troubles mentaux.

  • Association entre traumatismes infantiles, troubles schizophréniques et résistance au traitement : une étude rétrospective    - Gambier Morgan  -  04 octobre 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Du fait d'une prévalence non négligeable et de conséquences à court, moyen et long terme, les traumatismes infantiles liés aux actes de maltraitance sont considérés comme une problématique majeure de santé publique. Plusieurs études ont suggéré un lien entre la maltraitance infantile, les troubles schizophréniques, et la résistance au traitement par antipsychotiques, mais sont encore trop peu nombreuses. Les objectifs de notre étude étaient de comparer l'exposition traumatique liée à la maltraitance infantile, entre une population de patients souffrant de troubles schizophréniques et une population témoin indemne de tout trouble psychiatrique, et entre des sous-groupes de patients identifiés comme résistants et non résistants au traitement par antipsychotiques.

    Matériels et méthode : Notre étude rétrospective, monocentrique, menée sur 5 mois, incluait 37 individus au total. Le groupe clinique était composé de 14 patients présentant un trouble schizophrénique selon les critères du DSM-5, et le groupe témoin de 23 individus issus de la population soignante et administrative d'une structure de soins. Les critères de résistance au traitement par antipsychotiques de la HAS, nous ont permis d'identifier 6 patients résistants au sein de notre population clinique (soit 8 patients non résistants). L'exposition traumatique a été mesurée via le Childhood Trauma Questionnaire (CTQ) dans sa version française à 28 items.

    Résultats : Les patients présentaient une exposition traumatique globale significativement plus élevée que les témoins (p = 0,001). Concernant les différents types de maltraitance, les patients étaient significativement plus exposés aux violences émotionnelles (p = 0,002), aux violences physiques (p = 0,008), aux violences sexuelles (p = 0,04), aux négligences émotionnelles (p = 0,002), et aux négligences physiques (p = 0,02). Aucune différence significative n'était retrouvée entre les sous-groupes de patients résistants et non résistants, concernant l'exposition traumatique globale et l'exposition spécifique aux différents types de maltraitance.

    Conclusion : L'exposition traumatique significative chez les patients souffrant de troubles schizophréniques, suggère un lien entre la maltraitance infantile et l'émergence de ces troubles à l'âge adulte. L'absence de différence entre les patients résistants et non résistants ne nous permet pas de conclure quant au lien entre l'exposition traumatique et la résistance au traitement par antipsychotiques. Notre étude a toutefois le mérite de compléter le nombre restreint de données portant sur notre sujet, et invite à la réalisation d'études complémentaires.

  • Les symptômes de stress post-traumatique secondaires à l'accouchement modifient-ils le lien mère-enfant ?    - Pain-Girard Élise  -  04 octobre 2019  - Thèse d'exercice

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    L'accouchement engendre des modifications physiques, psychiques, mais aussi familiales. C'est un événement perçu comme positif par la société mais il peut être vécu comme traumatisant. La prévalence du trouble de stress-post traumatique lié à l'accouchement varie de 1 à 2 % (Denis et al.,2009 ; Ayers et al., 2008 ; Manzano et al., 2002). Il peut être responsable d'un moins bon investissement mère-bébé (Davies et al., 2008).

    Dans notre étude observationnelle, prospective, non randomisée, nous avons inclus 22 femmes de plus de 18 ans dans la Vienne. Après avoir recueilli leur consentement, nous avons évalué, au cours du dernier trimestre de grossesse, les dimensions suivantes (T0) : les événements de vie traumatique et l'existence d'un trouble de stress post-traumatique, l'anxiété liée à la grossesse, la dépression du prépartum, la peur de l'accouchement et le lien mère-fœtus. Puis à 4 à 6 semaines en post-partum (T1), un deuxième temps a permis d'évaluer le vécu de l'accouchement et son caractère traumatique, la dépression du post-partum et la relation mère-bébé. Pour chacune des dimensions sus-citées, nous avons utilisé des auto-questionnaires.

    Seulement 2 femmes ont caractérisé leur accouchement de traumatique mais aucune n'a développé un trouble de stress post-traumatique secondaire à l'accouchement. Le nombre d'événements traumatiques vécu au cours de la vie concernait 50 % de la population dont 45 % d'agressions sexuelles et 27 % physiques. Nous avons distingué deux groupes : « traumas vécus » et « absence de trauma ». Dans le groupe « traumas vécus » la relation avec le fœtus était mieux investie (p < 0,05 ; p = 0,019). En outre, un meilleur investissement du fœtus était significativement corrélé à un meilleur investissement de la relation en post partum (p < 0,05 ; p = 0,004 ; R = - 0,582). Aussi, le vécu négatif de l'accouchement était statistiquement corrélé à un lien mère-enfant de moins bonne qualité (p < 0,05 ; p = 0,047 ; R = 0,427). Par ailleurs, plus la peur de l'accouchement était importante, plus le vécu de ce dernier était négatif (p < 0,05 ; p = 0,028 ; R = 0,469). Enfin, le lien mère-bébé était significativement de moins bonne qualité lorsqu'il existait une dépression du post-partum (p < 0,05 ; p = 0,005), et cela s'aggravait avec l'intensité symptomatique (p = 3,3x10-5 ; R = 0,765).

    Certains résultats confirmés par la littérature encouragent la poursuite de cette étude. Le meilleur investissement de la relation dans le groupe « traumas vécus » et la continuité entre l'investissement pré et post-partum invitent à s'intéresser aux facteurs protecteurs de la relation. Dépister l'intensité de peur liée à l'accouchement permettrait de réduire le vécu négatif de ce dernier et ainsi protéger le lien parents-enfant.

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