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Frèche Bernard

Les travaux encadrés par "Frèche Bernard"

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19 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 10
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  • Étude préliminaire sur le sevrage tabagique chez les femmes atteintes d'un cancer du sein : évaluation d'un questionnaire auprès de 23 patientes    - Mayet Stéphanie  -  14 septembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le cancer du sein était la première cause de décès par cancer chez la femme avec 11 900 décès en France en 2015. Selon l'Institut national de santé publique, 22% des françaises fumeraient régulièrement. Cependant, le tabac aurait un impact sur la survenue de leur cancer, majorerait les effets indésirables des traitements du cancer ainsi que la mortalité. Une femme sur dix continuerait à fumer après le diagnostic d'un cancer du sein. L'objectif principal de cette étude était d'évaluer un questionnaire avant de soumettre un protocole de recherche sur les déterminants au sevrage tabagique chez les femmes atteintes d'un cancer du sein.

    Méthode : Il s'agissait d'une étude descriptive et transversale exploratoire réalisée au moyen d'un questionnaire diffusé par courriel. Des membres d'une association atteintes d'un cancer du sein ont été invitées à évaluer le questionnaire et à donner leur degré d'accord sur une échelle de Likert graduée de 0 à 10.

    Résultats : Vingt-trois femmes membres d'une association de patientes atteintes du cancer du sein ont participé à l'étude d'évaluation du questionnaire électronique. Elles étaient fumeuses et ex- fumeuses, âgées de 29 à 60 ans. Les fumeuses ont donné des valeurs moyennes plus basses concernant l'impact du tabac de manière global sur le traitement du cancer du sein » (p-value= 0.001 ; x̄ fumeuses= 3.4 ; x̄ ex-fumeuses = 7.4). Le médecin généraliste était perçu par 61% des participantes comme étant un des acteurs majeurs du sevrage tabagique. Les professionnels non médicaux étaient perçus par 43% comme un acteur majeur.

    Discussion : Le ressenti global vis-à-vis du questionnaire a été positif et peu de remarques ou suggestions ont été faites. Les femmes ayant répondues au questionnaire qui continuaient à fumer minimisent les effets globaux du tabac sur les traitements de leur cancer, notamment sur la diminution de l'efficacité de la chimiothérapie liée au tabac.

    Conclusion : À partir de questionnaires, une étude de plus grande ampleur pourrait procurer plus d'éléments sur la sous-estimation des effets néfastes du tabac chez les patientes ayant un cancer du sein et qui continuent à fumer.

  • Patientes atteintes d'un cancer du sein, médecine générale et patientes dans le suivi : revue narrative de littérature    - Arnaud Anne-Laure  -  29 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le cancer est la première cause de décès dans le monde. Celui du sein est le premier cancer chez les femmes. La médecine générale regroupe 87 269 spécialistes en soins primaires en métropole. En 2015 la mortalité associée diminue. Les spécialistes du cancer assurent le suivi de ces patientes de plus en plus nombreuses majorant leur charge de travail. L'objectif de ce travail était d'étudier l'implication du médecin généraliste (MG) dans le suivi du cancer du sein.

    Méthode : Revue narrative de littérature d'août 2015 à juin 2016. Deux bases de données ont été explorées : MEDLINE et l'Encyclopédie Médicale. Ont été retenus 18 articles : 4 études transversales, une étude prospective, 2 études de cohorte, une étude comparative, 4 revues de littérature, 3 lettres à l'éditeur et 3 articles didactiques.

    Résultats : Les recommandations ont permis de codifier la fréquence des consultations de suivi mais ne précisent pas quel spécialiste le réalise. Il doit aborder l'ensemble des problématiques en cours de traitement et post-thérapeutiques intégrant les risques de récurrences et effets indésirables du traitement. Les patientes manifestent un besoin de soutien et d'information concernant leur cancer. Les MG apparaissent disponibles et mieux placés pour leur délivrer un soutien psychologique de par leur relation de confiance. Les principaux obstacles perçus étaient la préférence des patientes pour le suivi spécialisé et le doute sur les compétences du MG concernant l'oncologie. Le suivi par le médecin généraliste est moins onéreux et ne retrouve pas de différence dans la détection de récurrence ou la qualité de vie des patientes par rapport à un suivi spécialisé.

    Discussion : Les recommandations de l'HAS fournissent un calendrier clair du suivi. Il est cependant réalisé dans la plupart des cas par les médecins spécialistes du cancer du sein. Le transfert du suivi aux médecins généralistes serait bénéfique pour les patientes et pour la société. Il semblerait opportun que les médecins spécialistes du cancer le proposent à leurs patientes précocement. Les médecins généralistes devraient augmenter leur confiance en leurs propres compétences L'intérêt des consultations systématiques de suivi n'a pas été prouvé de façon significative mais des études complémentaires sur ce sujet seraient nécessaires.

  • Rôle de la médecine générale dans la prise en charge de la souffrance psychologique chez les patients atteints de cancer : une revue systématique de littérature    - Pinaud Jean-jacques  -  15 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le nombre de nouveaux cas de cancer en France était estimé à 385 000 en 2015. La survenue d'un cancer entraîne chez la personne des bouleversements émotionnels, des craintes et des préoccupations existentielles et ce malgré les progrès thérapeutiques. La représentation sociale du cancer demeure associée à, la mort, la douleur, et à l'incertitude de l'avenir. Souffrirons d'un syndrome dépressif 25% des patients cancéreux. Cette prévalence augmente en phase avancé, allant jusqu'à 77% en phase terminale. Il existe un sous-diagnostic des syndromes dépressifs, un retard, voir une absence de prise en charge de la souffrance psychologique. L'objectif principal de notre travail était de réaliser un état des connaissances issus de la littérature sur la prise en charge de la souffrance psychologique des patients atteins d'un cancer, en se focalisant sur le médecin généraliste.

    Méthodes : Revue systématique de la littérature. L'équation de recherche a été générée à partir de mots clés via le "Constructeur de Requêtes Bibliographiques Médicales" du CisMef. Les bases de données PubMed, LISSa et Doc'CisMef ont été explorée. Les titres des articles isolés ont été lu par deux chercheurs en appliquant les critères d'inclusions pré déterminés. Les résumés ont été lus et seuls les articles jugés pertinents ont été gardés.

    Résultats : Sont ressortis 25764 textes de l'équation de recherche et 5 textes ont été retenus. Les résultats principaux retenus ont été : 1 - la prise en charge de la dépression en cancérologie s'inscrit dans un projet de soin global ; 2 – une définition de façon plus claire du rôle des différents professionnels dans la stratégie de dépistage, d'évaluation et de prise en charge de la dépression est nécessaire ; 3 - savoir qui du psychiatre, l'oncologue, ou du médecin traitant doit instaurer un traitement par antidépresseur demeure une question débattue. 4 - La capacité d'empathie du praticien est à la base de la confiance du patient vis-à-vis de son médecin. Le médecin élève quelquefois ses croyances au titre de connaissance. 5 - Le médecin est l'un des facteurs du processus d'observance thérapeutique. Sa capacité à être disponible, à l'écoute des plaintes concernant les effets secondaires, et ses aptitudes à donner des informations pratiques sur la prise du traitement sont fondamentales.

    Discussion : Cette étude montre que l'intervention du généraliste est identifiée dès le début de la maladie cancéreuse avec un repérage de symptômes dépressifs éventuellement rapportés par l'entourage. Celui-ci intervient dans la proposition thérapeutique, une fois le diagnostic établi. Les traitements sont adaptés, prenant en compte le risque d'interactions avec le traitement spécifique oncologique. Le médecin généraliste assure un suivi régulier, permettant, réévaluation mensuelle du traitement et son bénéfice. Le rôle du médecin généraliste reste sous-évalué et très souvent mis de côté au profit de spécialistes hospitaliers. Aucune recommandation n'existe. La France pourrait rattraper son retard vis-à-vis du Canada et des Pays-Bas. Cet état des lieux montre les limites et les manquements actuels, mais ne doit pas se limiter à un constat. Il doit servir de socle pour un travail ayant comme but une avancée significative.

  • Relation entre activité physique, incidence, et mortalité du cancer colorectal : revue narrative de la littérature    - Urbain Stéphane  -  08 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Objectif : L'objectif de cette étude est d'évaluer la relation entre l'activité physique (AP), l'incidence, et la mortalité du cancer colorectal (CCR).

    Méthode : Une revue narrative de la littérature a été réalisée, en recherchant sur Medline, Cochrane et Science Direct les méta-analyses ayant pour mots-clés colorectal cancer et physical activity, publiées de 1966 à 2016.

    Résultat : 10 méta-analyses ont été sélectionnées, dont 6 portant sur l'incidence, 3 sur la mortalité, et 1 sur l'incidence et la mortalité. Il a été mis en évidence un bénéfice de l'AP sur l'incidence du cancer du colon, avec une diminution de l'incidence de 20 à 30 %. La nature de l'AP - professionnelle ou de loisir - n'affectait pas les résultats. Un effet dose-réponse était observé - l'AP intense apportait un meilleur bénéfice que l'AP de faible intensité. Aucune méta-analyse n'a pu établir un lien entre l'AP et l'incidence du cancer du rectum. Chez les patients atteints d'un cancer colorectal, l'AP était bénéfique et faisait baisser les mortalités spécifique et globale d'environ 20 %. L'AP réalisée avant diagnostic tout comme l'AP réalisée après diagnostic étaient bénéfiques, et indépendantes. Un effet dose-réponse était également observé, avec un plus grand bénéfice sur la mortalité pour les AP intenses - jusqu'à 40% pour les AP intenses réalisées après diagnostic.

    Conclusion : L'activité physique diminue l'incidence du cancer du colon et diminue les mortalités spécifique et globale des patients atteints d'un cancer colorectal. Ce constat encourage la mise en place d'AP chez les patients lors de leur prise en charge globale.

  • Chimiothérapie anti-cancéreuse orale à domicile : revue systématique de la littérature et impact en médecine générale    - Assemlali Safaa  -  01 septembre 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction :

    Le cancer est un fléau mondial. La médecine du XXIème siècle a permis le déploiement de moyens innovants dans la lutte contre le cancer, au premier rang desquels les thérapies ciblées moléculaires. Les chimiothérapies anti-cancéreuses orales au sens large du terme imposent un changement de paradigme médical par le virage ambulatoire qu'elles sous-tendent. L'impact en routine de médecine générale semble alors inévitable.

    Méthodes :

    Un état des lieux des données probantes et actuelles de la science sur la chimiothérapie orale à domicile a été dressé en réalisant une synthèse de la littérature. La revue systématique balaye près de 10 années de publication sur la question d'intérêt (2005-2015).

    Résultats :

    Sept études ont été retenues : quatre études d'observance, deux études de préférences et une étude des pratiques. L'observance aux agents oraux est une problématique majeure avec des scores d'adhésion variant de 58% à 100% selon la méthode de mesure. L'éducation thérapeutique des patients par les soignants est alors primordiale avec un impact positif de tels programmes sur l'observance. La préférence des patients pour la thérapie orale est vérifiée, sous réserve que la toxicité soit maîtrisée. Concernant les pratiques de prescription et de monitoring des patients cancéreux sous chimiothérapie orale à domicile, elles sont marquées par une grande hétérogénéité inter-centres du fait de l'absence d'édiction de guidelines de bon usage de ces spécialités validées à l'échelle internationale.

    Conclusions :

    Des enjeux majeurs sont apparus avec l'essor des chimiothérapies anti-cancéreuses orales à domicile plaçant le médecin généraliste au cœur de la prise en charge. Néanmoins, à ce jour, aucune étude n'a évalué son rôle dans ce contexte. Des données probantes s'avèrent donc nécessaires à publier pour revaloriser la médecine générale dans la trajectoire de soins spécialisés des patients cancéreux sous agents oraux.

  • Rôle de la médecine générale dans le suivi des patients atteints de cancer durant la phase active de traitement : étude qualitative auprès de seize médecins généralistes    - Najjar Ismaël  -  09 juin 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le cancer est devenu la première cause de mortalité. La médecine générale souhaiterait être plus impliquée dans la prise en charge conjointe avec les spécialités du cancer. À ce jour, il n'existe aucun protocole établissant véritablement les différentes tâches et fonctions attribuées à la médecine générale.

    Objectif : Le but de cette étude était d'explorer la perception des médecins généralistes sur leur rôle et leur implication dans le suivi des patients atteints de cancer durant la phase active de traitement.

    Méthode : Étude qualitative par entretiens semi-dirigés. Les items du guide d'entretien portaient sur, les domaines d'implication de la médecine générale, la communication entre l'hôpital et la ville, et les difficultés rencontrées durant la phase de traitement. Une analyse thématique a été réalisée à partir de verbatim.

    Résultats : La saturation des données a été obtenue après seize entretiens. Les médecins généralistes se sentaient peu intégrés, voir exclus du suivi. Ils souhaitaient être plus impliqués durant cette phase active. Ils estimaient avoir un rôle surtout d'accompagnement et de soutien. Cela englobe : la prise en charge de la souffrance psychologique, physique et sociale ; la prise en charge des effets secondaires des traitements notamment des thérapies orales ; et la prise en charge des symptômes et plaintes liés à la maladie, en autre l'asthénie et la douleur. Ils ont aussi évoqué, le soutien des proches et les tâches administratives.

    Conclusion : Maintenant que ce rôle est clairement établi, il est temps d'entreprendre des actions concrètes en vue de donner à la discipline de médecine générale les moyens d'accompagner au mieux les patients atteints de néoplasie et d'optimiser la formation initiale et continue de ses acteurs.

  • Mise en évidence d'un modèle prédictif d'addiction et de l'existence de personnalités dominantes, à l'aide du test TCI, chez les patients consommant des benzodiazépines depuis plus de trois mois en médecine générale    - Deom Tiphaine  -  01 juin 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction :

    L'Agence Nationale de Sécurité du Médicament, dans son dernier rapport, souligne l'importance de la consommation et de la prescription de benzodiazépine en France. Peu d'études se sont intéressées au lien entre les troubles de la personnalité et la dépendance aux benzodiazépines. L'objectif de cette recherche était de mettre en évidence un modèle prédictif d'addiction à partir d'un test, le TCI, et de définir des personnalités dominantes chez les consommateurs de benzodiazépines depuis plus de trois mois en médecine générale.

    Méthode :

    Étude observationnelle, transversale, quantitative, réalisée entre avril et aout 2015. Le test a été soumis aux patients de soins primaires. Les résultats ont été analysés grâce à un masque de saisi Excel. L'analyse statistique des données a été réalisée avec le test exact de Fisher et du χ2.

    Résultats :

    21 questionnaires ont été étudiés. L'évitement du danger était majoritaire avec un score brut de 20,4. La personnalité Sensitive était prédominante à 28,58%. Le score de Dépendance à la récompense était de 16,1, et celui de la Persistance de 5,5. Ces résultats sont significatifs par rapport à la population générale (p<0,05). Le taux de Recherche de nouveauté était équivalent à celui de population générale mais inférieurs aux patients hospitalisés (p=0,006). Seul quatre personnes avaient une personnalité pathologique.

    Conclusion :

    Cette étude a mis en évidence une prédiction d'addiction avec un taux élevé d'évitement du danger et une personnalité dominante. L'adaptation du test TCI serait pertinente pour orienter les Médecins Généralistes dans leurs prescriptions.

  • Identification des facteurs prédictifs et des freins au dépistage du trouble bipolaire en soins primaire : une étude qualitative    - Matuchet Ophelie  -  16 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les troubles bipolaires sont fréquents, responsables de surmortalité et coûteux pour le sujet qui en souffre mais aussi pour sa famille et la société. L'amélioration de l'identification diagnostique des troubles bipolaires est capitale pour engager un traitement adapté dont la précocité est un élément important du pronostic. Le médecin généraliste a, par sa spécificité, une connaissance du patient dans sa globalité. L'objectif principal de ce travail est de faire un état des lieux du repérage des troubles bipolaires de l'humeur en pratique courante de soins primaires.

    Méthode : Il s'agit d'une étude qualitative par entretiens semi dirigés, menée auprès de 12 médecins généralistes de Mai à Décembre 2014. Le but était de recueillir un éventail d'opinions large avec des réponses diverses de la part des médecins généralistes interrogés.

    Résultats : Les pathologies psychiatriques sont ressenties comme complexes et usantes, nécessitant une modification de leur pratiques. La peur de stigmatiser le patient entraine une volonté de prise de recul sur les symptômes et un besoin de réseaux spécialisés avec une difficulté d'accès ressentie. La méconnaissance de la pathologie ainsi que les comorbidités sont des freins au repérage. Les facteurs prédictifs de repérés par les médecins généralistes sont globalement ceux retrouvé dans la littérature. A cela s'ajoute une intuition médicale qui influe sur la prise en charge.

    Conclusion : L'amélioration du retard diagnostic du trouble bipolaire parait liée à une plus grande diffusion des connaissances de cette pathologie ainsi qu'à une coordination entre le médecin généraliste et les différents acteurs de soins en santé mentale qui sont les objectifs fixés par la Haute Autorité de Santé dans son programme « psychiatrie et santé mentale ».

  • Des centres de soins sans rendez-vous sont-ils une solution appropriée pour diminuer l'engorgement des urgences et améliorer l'accès aux soins en zone sous-médicalisée ? : une étude transversale multicentrique    - Hoerth Gabriel  -  25 septembre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La démographie médicale actuelle résulte d'une politique de maîtrise des coûts de santé en limitant le nombre de prescripteurs. La volonté d'une nouvelle génération de praticiens, de privilégier la qualité de vie, va également contribuer à diminuer le temps médical disponible. Aujourd'hui, les urgences occupent une place prépondérante dans la prise en charge des cas « non urgents ». Des solutions alternatives ont été mises en place à l'étranger pour améliorer l'accès aux soins et diminuer l'engorgement des urgences.
    L'objectif principal de cette étude était de déterminer la proportion de patients se présentant de façon spontanée aux urgences, qui aurait accepté de s'adresser à un centre de soins sans rendez-vous.

    Matériel et méthode : Il s'agit d'une étude transversale, par questionnaire, simultanée, multicentrique sur 5 centres d'accueil d'urgences du sud Charente-Maritime, pendant 3 semaines 7j/7 et 24h/24. La population cible concernait toute personne se présentant de façon spontanée aux urgences sans avoir été examinée au préalable par un médecin.

    Résultats : L'étude portait sur 440 patients. Le nombre moyen de passage en semaine était de 64,6 par jour en semaine, 58,5 le weekend. La proportion de patients qui se sont présentés entre 8h et 22h était de 89,1%.
    Les patients pensaient à 58,2% qu'un médecin généraliste aurait pu gérer leur problème de santé. Ils expriment majoritairement une difficulté pour obtenir un rendez-vous rapide. Les patients ayant consulté aux urgences pour une avance de frais difficile représente 3,5% des patients.
    Les patients étaient à 53,8 % favorables pour une solution alternative, 19,1 % des patients y étaient défavorables. Les patients qui ne savaient pas si leur problème actuel aurait pu être pris en charge par une structure alternative représente 27 %.
    Seul le niveau d'urgence ressentie (p = 0,004) et une prise en charge possible par un médecin généraliste (p < 0,001) entraînaient une modification significative pour l'acceptation d'une solution alternative.

    Conclusion : Cette étude montre que les patients venus d'eux même aux urgences accepteraient majoritairement de se rendre dans un centre de consultation sans rendez-vous remplaçant ainsi les urgences et ce quel que soit le motif de consultation. Néanmoins de part leur vocation pour les prises en charge des cas aigus uniquement ces systèmes de consultation sans rendez-vous ne peuvent se concevoir qu'en complément des cabinets médicaux existants et non en substitution.

  • État des lieux du processus d'identification du sujet à risque élevé de cancer colorectal en soins primaires et du mode de transmission de l'information aux sujets apparentés : Écriture d'un protocole de recherche biomédicale : du rationnel à l'écriture de la méthode et création des questionnaires    - Cabaret Anais  -  03 septembre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le cancer colorectal (CCR) est la 2ème cause de décès par cancer en France. Les parents au 1er degré d'un sujet atteint de CCR ont un risque relatif augmenté à 2,24. Presque un quart des CCR ont une histoire familiale au 1er degré. Cette population qui fait parti du dépistage ciblé est sous dépistée. Le médecin de soins primaires est le premier interlocuteur avec ces patients. Si le repérage de ces patients est nécessaire pour améliorer le dépistage du CCR, la transmission de l'information aux apparentés est tout aussi importante.

    Objectifs : L'objectif de notre travail était d'écrire le protocole d'une étude biomédicale dont le but sera de déterminer l'état actuel du processus d'identification du sujet à risque élevé de CCR en médecine générale et le mode de transmission de la nécessité d'un suivi spécifique aux apparentés.

    Méthode : Étude quantitative, non interventionnelle, de soins courants qui sera réalisée en soins primaires, dans la région Poitou-Charentes, chez cent maîtres de stage universitaire de la faculté de Poitiers recevant des internes de niveau 1. Le recrutement des patients se fera dans leurs salles d'attente pendant trente et un jours.
    Réalisation de trois questionnaires standardisés à partir de la littérature, un questionnaire pour les patients et les deux autres pour les médecins dont l'un d'eux sera à remplir avant et après la consultation avec le patient à risque élevé qui aura été repéré dans la salle d'attente grâce aux réponses de son questionnaire. Le test des questionnaires a été réalisé par un comité d'expert et un échantillon de la population cible.

    Résultats : Rédaction finale des questionnaires après modifications suite aux remarques des testeurs.

    Conclusion : L'élaboration du protocole et la validation des questionnaires par un groupe de testeurs permettront de réaliser la deuxième phase de cette étude.

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