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Binder Philippe

Les travaux encadrés par "Binder Philippe"

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13 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 10
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  • À l'adolescence, la corrélation entre le temps passé devant les écrans et la fréquence des conduites à risques diffère selon le sexe et le type d'écran    - Pourrat Pauline  -  01 septembre 2016  - Thèse d'exercice

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    Objectifs :

    La corrélation entre le temps passé à l'adolescence devant les différents écrans et les conduites à risques est bien documentée. Deux heures par jour de semaine est la limite supérieure recommandée. Notre étude a souhaité montrer que cette corrélation différait selon le sexe et le type d'écran.

    Méthode :

    Nous avons réalisé une enquête transversale auprès d'un échantillon représentatif de 1235 élèves de 15 ans dans 90 établissements du Poitou-Charentes. La base des questions était issue de la Health Behaviour in School-aged Children Survey. Nous y avons ajouté le temps quotidien passé devant la télévision, l'ordinateur pour Internet, les jeux vidéos et le téléphone portable. Trois sous-groupes de l'échantillon étaient définis selon la fréquence de six conduites à risques ( tabagisme, ivresses, cannabis, rapport sexuel précoce, bagarres, tentatives de suicide).

    Résultats :

    La corrélation entre le temps passé et la fréquence des conduites à risque variait selon le sexe et le type d'écran. A plus de 2h/jour, c’est le téléphone portable qui avait la corrélation la plus forte chez tous les adolescents : OR=9,4 [6,1-14,4]. Chez tous, il n'y avait pas d'excès de risque avec la télévision. Chez les garçons, un risque modéré avec les jeux vidéo (OR=2,1) ou l'ordinateur pour Internet (OR=2,2). Chez les filles, le risque augmentait entre l'ordinateur pour Internet (OR=3,3), et les jeux vidéo (OR=5,8).

    Conclusion : Ces résultats suggèrent aux acteurs de santé primaire de s'intéresser essentiellement au temps passé avec le téléphone portable comme indicateur indirect des conduites à risques chez l'adolescent.

  • Faisabilité et acceptabilité de l'évaluation de l'insight en pratique courante en addictologie ambulatoire chez les usagers sous Subutex®/Buprénorphine à haut dosage    - Aladenise Romain  -  15 avril 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Une meilleure compréhension du fonctionnement psychologique des patients dépendants aux substances est une nécessité dans le but d'améliorer les prises en charge, fréquemment ponctuées par des problèmes de rechute, d'observance au traitement de substitution, voire d'abandon.

    Objectif : Evaluer la faisabilité et l'acceptabilité de l'évaluation de l'insight en pratique courante en addictologie ambulatoire chez les usagers sous Subutex®/Bupénorphine à Haut Dosage.

    Matériel et Méthode : Étude pilote, descriptive, observationnelle et multicentrique basée sur un auto-questionnaire, qui a débuté en Juin 2015 et qui s'est terminée en Octobre 2015. Ont été inclus tous les patients majeurs sous Traitement de Substitution aux Opiacés par Subutex® ou BHD. Le critère de jugement principal est d'évaluer la participation des médecins contactés pour participer à l'étude, ainsi que l'acceptabilité auprès des patients. Les critères secondaires sont d'établir un lien entre Subutex® et mésusage, Subutex® et représentation des génériques, ainsi qu'entre insight et comportements de mésusage.

    Résultats : Sur 150 médecins généralistes contactés, seul 2 médecins ont répondu de manière positive, soit un taux de réponse de 1.3%. 56% des usagers sous Subutex® suivi au sein du CSAPA 86 ont été sondés. Au total 42 patients ont été inclus. 26 déclarent prendre du Subutex®, 15 déclarent prendre de la Buprénorphine à haute dose et seulement 1 patient déclare prendre de la Suboxone®. Dans notre échantillon, l'âge moyen est de 35.7 ans avec un écart-type de 9.04. la proportion de femme est de 28,6%. La posologie moyenne du TSO est de 9,3mg et la durée moyenne de prescription du TSO est de 9,6 années. 73,8% ont un comportement de mésusage. Parmi ce pourcentage, 23,8% ont une pratique, 28,6% ont deux pratiques et 21,4% ont trois pratiques ou plus de mésusage. Le Subutex® n'est pas associé aux pratiques de mésusage, que ce soit en analyse uni ou multivariée. Les usagers sous Subutex® ont des représentations plus négatives des génériques, que ce soit de manière de générale ou en ce qui concerne la BHD. Les usagers actuels de Subutex® ont un meilleur score total à l'échelle insight, lié avant tout à un meilleur insight au niveau de la dimension « comportement symptomatique ». L'échelle insight est ainsi significativement associée à la prise d'opiacés, à l'utilisation d'une posologie différente de celle prescrite et à la demande d'avance de traitement.

    Conclusion : L'échelle Insight confirme ainsi le lien entre mésusage et faible insight. Pour autant, ces résultats s'appuient sur un faible effectif et demandent donc à être reproduits, que ce soit auprès d'usagers sous Subutex®/BHD que d'usagers sous méthadone.

  • La représentation de la Buprénorphine par les usagers du générique est-elle différente de ceux préférant le princeps ?    - Gagey Stephanie  -  10 décembre 2015  - Thèse d'exercice

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    Objectif : L'objectif était de montrer que les usagers de Buprénorphine avaient une représentation différente de leur traitement selon la galénique utilisée et une représentation plus péjorative chez les utilisateurs du princeps ayant connu le générique.

    Méthode : Étude observationnelle réalisée sur 10 sites en France à l'aide d'auto-questionnaires remplis en pharmacie d'officine par les patients venant se faire délivrer la Buprénorphine.

    Résultats : Les perceptions et représentations étaient différentes selon le type de spécialité utilisée. La représentation de leur traitement était plus péjorative chez les utilisateurs du princeps (38 % p<0.05). Ils percevaient davantage la forme princeps comme "un piège" (27% p<0.05) ou comme une "drogue qui fait du bien" (16% p<0.05).

    Conclusion : Les usagers de Buprénorphine acceptant le générique tendraient à l'assimiler à un traitement ordinaire avec une utilisation plus apaisée et moins addictive que les usagers du princeps.

  • Les représentations et interventions des généralistes dans les addictions sont-elles différentes en France et en Suisse ?    - Teoli Romain  -  03 septembre 2015  - Thèse d'exercice

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    Contexte : La prise en charge des addictions est essentiellement faite par les médecins généralistes (MG) mais de manière inégale. Leurs implications sont très variées. Sont-elles liées au contexte de formation ou d'exercice et dépendent-elles des actions de mobilisation ?

    Objectif : Il s'agissait d'évaluer les variations de représentations et de comportements des MG face aux addictions selon le contexte d'exercice, de formation et l'influence de sensibilisations spécifiques.

    Méthode : Une enquête postale transversale a comparé les réponses de 526 MG du canton de Genève sensibilisés par des actions spécifiques aux addictions à celles des 628 MG de deux départements ruraux picto-charentais non sensibilisés.

    Résultats : Le taux de réponse a été de 46 % en Suisse, 41 % en France. Les 243 MG genevois répondant rencontraient autant de patients en difficulté ou en sevrage avec le tabac, l'alcool, le cannabis et les opiacés que leurs 256 confrères picto-charentais. Ils avaient une représentation semblable de leur rôle. Les Français étaient significativement plus nombreux que les Suisses à suivre seuls des patients pour sevrage tabagique. Dans les deux pays, le suivi pour les autres substances se faisait, dans plus de 3/4 des cas, en collaboration avec un spécialiste. Par contre, les Genevois s'investissaient significativement davantage dans le dépistage, la tenue du dossier, la formation, l'usage du conseil minimal et l'intérêt pour le réseau.

    Conclusion : Les efforts de formation réalisés à Genève pourraient expliquer ces différences. Il semble que la sensibilisation des MG peut modifier certaines attitudes professionnelles quel que soit le contexte.

  • Dépister les idées ou actes suicidaires chez les adolescents : amélioration du test TSTS-cafard par une étude sur 923 jeunes de 15 ans    - Servant Coralie  -  08 janvier 2015  - Thèse d'exercice

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    Contexte : Le suicide des adolescents est un problème de santé publique. Sa prévention passe par le dépistage des tentatives de suicide ou d'idées suicidaires. Le TSTS-cafard est un outil de dépistage du vécu de pensées ou actes suicidaires d’un adolescent utilisable en consultation de médecine générale.

    Objectif de l'étude : Évaluer la performance du TSTS-cafard créé en 1999 et actualiser cet outil de dépistage. Méthode : Enquête transversale auprès d’adolescents de 15 ans scolarisés dans 90 établissements du Poitou-Charentes. Le questionnaire était basé sur l'enquête HBSC internationale et rempli par l'élève en juin 2012. 923 questionnaires ont été exploitables. Les élèves ayant déclarés des idées suicidaires fréquentes ou au moins une tentative de suicide, constituaient notre groupe d'étude (ISTS).

    Résultats : Le TSTS-cafard restait performant. Cependant, la question d'ouverture des traumatismes n'était plus significative et la question sur le ressenti désagréable familial n'apportait plus une gravité supplémentaire indépendante. À partir de la littérature, nous avons sélectionné quatre thèmes corrélés aux ISTS pour construire notre nouveau test : Brimades, Sommeil, Tabac et Stress. Le nouveau test est constitué de 8 questions indépendantes. Chaque question positive comptabilise 1 ou 2 points selon le niveau de gravité. Un seuil à 3 points a été retenu avec une sensibilité et une spécificité respectives de 75% et 70%. Le nouveau test est utilisé indépendamment du sexe.

    Discussion : Le nouveau test de dépistage appelé par l'acronyme « BITS test » est un outil performant, actualisé et simplifié du TSTS-cafard. Il permet d’alerter le médecin d’un vécu de pensées ou actes suicidaires de son jeune patient le consultant pour divers motifs, à partir d’un score de 3 points.

  • Le recours au réseau ressource, le niveau d'anxio-dépression, d'estime de soi et d'insight sont-ils des facteurs d'abstinence alcoolique dans les six mois après une cure en institution ?    - Le Delaizir Lauriane  -  04 décembre 2014  - Thèse d'exercice

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    Objectifs : L'objectif principal de cette étude était de montrer qu'il existe un lien entre le maintien de l'abstinence six mois après une cure de sevrage alcoolique d'au moins trois semaines et des recours fréquents au médecin généraliste ou à d'autres membres du réseau ressource. L'objectif secondaire était de déterminer si de bons scores aux échelles d'évaluation recueillies à six mois sont liés au maintien de l'abstinence et s'ils peuvent être prédictifs à la sortie de la cure d'une abstinence à six mois.

    Méthodologie : Les patients ont été interrogés à six mois de leur sortie par un questionnaire individuel complété par téléphone, email ou courrier. Le questionnaire a concerné : la Consommation Déclarée d'Alcool (CDA), leur craving, différentes échelles : HAD, Insight et l'estime de soi, des éléments de leur histoire addictive, de leur réseau relationnel, leur recours au réseau de soin.

    Résultats : Cent trente-six patients ont été inclus, quarante-neuf personnes ont répondu à six mois, soit 36% de la population qui est constituée pour les trois quarts d'hommes. On ne retrouve pas de profil « à risque » de rechute. A la différence des résultats à trois mois, les abstinents à six mois n'ont pas plus de recours aux personnes ressources que les rechuteurs.Le seul critère à six mois semblant agir sur le maintien de l'abstinence est un score d'anxiété faible (p=0.001). On observe des tendances mais non significatives vu les effectifs concernant : le score d'estime de soi élevé, un score d'insight stable et un alcoolisme ancien. L'état dépressif n'est pas lié au maintien du sevrage. Aucun critère prédictif du maintien du sevrage n'est retrouvé. Le médecin généraliste est la personne ressource la plus citée et le premier recours envisagé dans des trois mois qui suivent, que ce soit à la sortie de la cure ou 6 mois après.

    Conclusion : Cette étude suggère que le bénéfice du recours aux personnes ressources (dont essentiellement le médecin généraliste) acquis en phase de sevrage précoce, disparait à 6 mois de la sortie de la cure. Les rechuteurs y sont significativement plus anxieux, ont une estime de soi plus basse, et un insight diminué à la différence des abstinents. Le rôle primordial du médecin généraliste dans les premiers mois du suivi post cure de sevrage alcoolique semble confirmé.

  • Création d'un site internet pédagogique francophone pour les médecins généralistes : "Cannabis : repères pour intervenir"    - Lanson Nelly  -  11 septembre 2014  - Thèse d'exercice

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    Contexte : Avec 1.2 millions d'usagers réguliers recensés en 2011 et les conséquences sanitaires et sociales qui en découlent, la consommation de cannabis est aujourd'hui en France un problème de santé publique. Les médecins généralistes sont en première ligne pour dépister et, si besoin, prendre en charge les consommateurs, mais une majorité déclare se sentir démunie, par manque de formation. Un travail national collectif piloté par le Dr Binder avait créé un CD ROM, scientifiquement validé en 2006. Il proposait aux médecins généralistes des attitudes professionnelles adaptées face à un consommateur de cannabis. Ce CD est épuisé. Le Dr Binder a eu l'idée de mettre à jour et de transposer le contenu de ce CD ROM sur un support plus facilement diffusable et utilisable en consultation : un site internet.

    Objectif : Créer un outil d'aide à la consultation "cannabis" qui soit rapide, précis, qualitatif en terme d'information scientifique, facilement actualisable et de grande fiabilité, pour être à même d'être utilisable en pratique quotidienne de médecine générale.

    Moyens : J'ai été associé à ce travail. Cette thèse relate dans le détail les différentes phases de création du site "Cannabis : repères pour intervenir". Le premier temps a été de constituer une équipe d'experts de niveau national et de trouver des financements. Le second temps a consisté à travailler le fond : remodeler et ré-actualiser les données. Une année de recherche et de réflexion a été nécessaire. Le troisième temps a été celui du travail de la forme : nous avons travaillé sur le contenu, les illustrations, la navigation, les vidéos, et le moteur de recherche du site. Le quatrième temps a été celui du pilotage et de la validation de la mise en œuvre.

    Résultat : Ce site est fonctionnel, il est en ligne depuis le 27/02/2013.

    Discussion : Nous pouvons mesurer le succès et bienfondé de ce projet innovant à la fréquentation du site en hausse constante.

  • Le devenir des patients perdus de vue dans un réseau de santé : étude dans le réseau régional addiction Poitou-Charentes    - Suant Alexandra  -  05 juin 2014  - Thèse d'exercice

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    La perte de vue des patients traités pour la toxicomanie ou l'alcoolisme au sein d'un réseau est inévitable. Un large panel d'études et de recherches sur les facteurs prédictifs de décrochage, d'abandon ou de perte de vue ont été réalisées mais leurs raisons exactes et les perspectives d'avenir des patients ont rarement été étudiées.

    Notre étude quantitative et rétrospective au sein du réseau régional addiction du Poitou-Charentes (RAP) a pour objectif principal de connaître le devenir des patients « perdus de vue » du réseau et, dans un deuxième temps, d'étayer les causes d'arrêt des saisies au sein du réseau et de déterminer si elles sont imputables soit au médecin, soit au patient, et dans quelles proportions.

    A l'aide d'un questionnaire adressé aux médecins incluants, nous avons recensé les 665 patients perdus de vue du réseau. La situation de 259 d'entre eux (39 %) est connue du MG : en l'occurrence, 99 patients sont toujours suivis par le MG et la situation des 160 autres est connue par le MG (suivi autres confrères, déménagé, autres raisons). Au terme de l'étude, le nombre de perdus de vue par le MG est de 175 patients, soit 26 %. La responsabilité attribuée au médecin dans l'abandon des saisies de données représente 26 % soit 172 patients (décision, oubli).

    Notre étude a donc montré tout d'abord qu'une perte de vue par le réseau n'équivaut pas à une perte de vue par le système de santé et, secondairement, que les médecins avaient une part de responsabilité non négligeable dans l'abandon des saisies.

    C'est ce dernier point que l'on peut améliorer pour optimiser la prise en charge des addictions au sein d'un réseau.

  • Méthodes d'enquête auprès des généralistes : étude comparative entre les répondants postaux de la Charente et tous les généralistes des Deux-Sèvres vus en entretien    - Pandraud Sylvie  -  12 décembre 2013  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le questionnaire postal est l'un des outils les plus utilisés pour recueillir des données dans les études épidémiologiques. Le faible taux de réponse obtenu dans les enquêtes postales auprès des médecins généralistes (MG) interpelle quant à la qualité des données recueillies avec cette méthode. On peut supposer que les moins impliqués s'abstiennent de participer. Notre objectif est d'évaluer la fiabilité des réponses à une enquête postale chez les MG, concernant un sujet précis : leurs pratiques et opinions vis-à-vis des addictions.

    Méthode : Une enquête postale a été conduite auprès des 307 médecins généralistes de la Charente, entre novembre 2012 et avril 2013. L'outil utilisé, construit d'après la référence du Baromètre Santé National, est issu du guide d'entretien d'un enquêteur qui a visité tous les MG des Deux-Sèvres, département voisin et de caractéristique semblable. Un premier envoi sans timbre retour a été suivi d'une relance avec timbre de retour, quatre mois après.

    Résultats : Le taux de réponse est passé de 34% à 48% avec la relance. La comparaison entre les réponses des primo-répondants et des rappelés suggère une implication supérieure des primo-répondants vis-à-vis du thème du questionnaire mais la plupart des différences observées ne sont pas significatives. La comparaison de notre enquête postale avec celle de l'enquêteur itinérant en entretien montre une sur-déclaration significative des MG des Deux-Sèvres pour de nombreux items concernant leurs pratiques déclarées, contrairement à ce que nous avions supposé.

    Conclusion : L'utilisation du questionnaire postal comme outil d'enquête apparaît tout à fait pertinente auprès d'une population spécifique et homogène, comme les médecins généralistes et probablement plus fiable que l'entretien en face-à-face à cause du biais de désirabilité sociale.

  • Pourquoi les usagers de la Buprénorphine Haut Dosage préfèrent la forme princeps au générique ? étude transversale quantitative auprès des patients vus en pharmacie    - Muscat Pierre  -  12 décembre 2013  - Thèse d'exercice

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    Objectif : La part du générique de la Buprénorphine Haut dosage (BHD) est significativement plus faible (20% en 2012) que la part de générique de l'ensemble des médicaments (plus de 80%). Pourquoi les usagers de la BHD préfèrent la forme princeps au générique ?

    Matériel et méthode : étude quantitative transversale réalisée auprès des patients vu en pharmacie dans la région Poitou-Charentes.

    Résultats : sur 149 questionnaires proposés, 25 patients l'ont rempli à l'officine, 120 l'ont emporté pour le remplir à domicile mais seulement 40 le renverront finalement, et 4 l'ont refusé. 78,6% de patients prenaient le princeps du Subutex®, 21,4% le générique.

    Les usagers du générique sont plus nombreux à consommer actuellement de l'héroïne et de la cocaïne. Les usagers du princeps s'injectent d'avantage les drogues. La posologie moyenne est de 10,3 mg/j, plus faible pour les usagers du générique (9,36mg/j) que du princeps (11,3 mg/j). Le mésusage (administration en plusieurs prises, « sniff », injection du traitement) est plus fréquent avec le princeps.

    On retrouve des causes objectives de préférences du princeps, le générique étant moins pratique (pour 76,7%, mauvaise fonte sous la langue et difficile à couper), moins efficace (pour 63,3%, 2/3 ont augmenté les doses) et moins bien toléré (mauvais goût, céphalées, et syndrome de manque), justifiant le retour des usagers du générique à son princeps. Discussion : les patients qui ont essayé le générique sont revenus à son princeps car retrouvent, avec ce Subutex®, avant tout « un traitement avec lequel je suis normal », puis « un traitement de maintenance comme un autre traitement» même s'ils le conçoivent aussi comme « un piège qui me fait du tort », trois ressentis qu'ils n'avaient pas en prenant le générique.

    Conclusions : cette enquête présente une bonne fiabilité au vu de la conformité de ses résultats avec les données de la littérature, mais le faible retour des questionnaires explique que les tendances mises en évidence manquent de significativité.

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