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Psychiatrie

Les travaux sélectionnés

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64 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 10
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  • Le discours répétitif de la personne âgée : les contingents cognitifs et anxieux    - Pharose Jean-luc  -  25 janvier 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La problématique des répétitions verbales chez le sujet âgé porteur ou non de trouble neurocognitif léger ou majeur (TNClm) est à ce jour peu explorée. Elle met autant en difficulté les personnels soignant que l'entourage des personnes porteuses ce cette symptomatologie ce qui peut aggraver la situation jusqu'au drame. Certaines études chez les patients atteints de la Maladie d'Alzheimer ou apparentée semblent mettre en avant certaines fonctions exécutives notamment la fonction de mise à jour.

    Matériel : Nous nous proposons au travers d'une étude cas-témoin d'explorer cette piste sur un groupe de patients porteurs d'un discours répétitif, ayant TNClm ou un trouble anxieux, ainsi que d'utiliser questionnaire Stereotypy rating inventory afin de recueillir des données sémiologiques utiles pour mieux définir le phénomène.

    Résultats : Nous avons pu mettre en avant des différences de comportements verbaux répétitifs entre les patient déments et les patients anxieux ; les premiers ayant plus fréquemment un antécédent de rabâchage, les seconds présentant des dispositions contextuelles au rabâchage. Chez ayant un discours répétitif, la préférence va aux phrases, aux histoires puis aux mots de façon décroissante. La répétition de phrase semble plus marquée en tant que facteur de risque pour les patients ayant une pathologie démentielle. Les deux types de rabâcheurs semblent avoir des difficultés de mise à jour, les rabâcheurs anxieux pourraient avoir des déficiences plus étendues des fonctions exécutives. Mais la seule chose qui les diffère statistiquement c'est leur niveau d'anxiété (et leur neuroticisme).

    Discussion : Nous avons réussi à montrer l'action de la mise à jour dans les deux populations morbides, mais seule l'anxiété semble les lier. L'articulation des deux est encore à déterminer.

  • Homicide sériel et schizophrénie : étude du profil psycho-criminologique et de la prise en charge de 14 cas    - Pastor Marion  -  29 novembre 2016  - Thèse d'exercice

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    La population des meurtriers en série est faible et hétérogène. Elle est de ce fait assez peu étudiée. On ne retrouve actuellement pas d'études concernant les tueurs en série souffrant de schizophrénie, il parait pourtant intéressant d'étudier cette population pour essayer de dégager des particularités au niveau de l'histoire de vie et de la dynamique du passage à l'acte, ainsi que d'étudier la phase post-criminelle et leur prise en charge.

    Notre étude descriptive portait sur 14 cas, sur le territoire des USA, inclus à partir du site murderpedia. Une grille de recueil des données a été élaborée. Elle concernait l'étude des phases pré-criminelle, criminelle et post-criminelle de ses auteurs.

    Parmi les résultats intéressants ayant pu être dégagé, nous retrouvions généralement des auteurs isolés, schizophrènes paranoïdes, chez qui le délire semblait prendre une place importante dans le passage à l'acte, en association avec une paraphilie ou un trouble sexuel, ainsi qu'un trouble de la personnalité, en général antisocial. De plus, ces auteurs étaient presque tous connus de la psychiatrie et de la justice, et étaient en général en rupture de soins avant le premier homicide.

    La prise en charge post-sentencielle de ces patients était très inégale avec certains patients condamnés à mort, bien que paraissant assez clairement délirants au moment des faits. Les patients semblant avoir eu la prise en charge la plus adaptée étaient ceux qui ont pu bénéficier d'une irresponsabilisation pénale et ont donc été transférés en unités de psychiatrie médicolégale.

  • Liens entre les styles d'attachement et les motivations à consommer chez les patients alcoolo-dépendants    - Cocoyer Dimitri  -  28 octobre 2016  - Thèse d'exercice

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    Compte tenu de sa prévalence et des conséquences graves qu'elle peut provoquer, l'alcoolo-dépendance constitue un enjeu majeur de santé publique. Plusieurs études ont montré des liens significatifs entre les troubles de l'usage liés à l'alcool et les styles d'attachement insécure. Les patients insécures tenteraient de réguler leurs émotions par une consommation d'alcool à visée auto-thérapeutique. L'objectif principal de cette étude est de montrer que les patients présentant des troubles liés à l'usage de l'alcool et un attachement insécure ont des motivations différentes à consommer de l'alcool par rapport aux patients présentant des troubles liés à l'usage de l'alcool avec un attachement sécure.

    Nous avons réalisé une étude épidémiologique transversale analytique multicentrique dans le département de la Vienne, par le biais de plusieurs auto-questionnaires chez 78 patients hospitalisés des troubles liés à l'usage de l'alcool. L'objectif principal était évalué à partir trois auto-questionnaires : Relationship Questionnaire, Attachement Adult Scale et Drinking Motives Questionnaire Revised. Nous avons effectué des analyses de régression linéaire, logistique et univariée.

    Au niveau des résultats, concernant l'approche catégorielle de l'attachement, on retrouvait un lien extrêmement significatif (p<0,001) entre les patients présentant des troubles liés à l'usage de l'alcool avec un style d'attachement insécure et la motivation à consommer pour le coping des émotions négatives. Concernant l'approche dimensionnelle de l'attachement, on observait des associations très significatives (p<0,01) entre l'anxiété d'être abandonné et, les motivations à consommer pour le coping des émotions négatives et à visée socialisante. La dimension anxiété d'être abandonné était liée significativement (p<0,05) à la motivation à consommer pour l'augmentation des sensations. Le coping des émotions négatives était liée extrêmement significativement (p<0,001) à la dimension capacité à avoir confiance en autrui et significativement (p<0,05) à la dimension évitement. Ces résultats confirment l'hypothèse de motivations différentes de consommation chez les patients insécures et suggèrent l'importance d'une recherche préalable de ce facteur de vulnérabilité par toutes les équipes qui prennent en charge les patients présentant des troubles liés à l'usage de l'alcool afin de mettre en place une prise en charge spécifique.

  • Processus adolescent et engagement des jeunes radicalisés : clés de compréhension : étude pilote dans le cadre d'une recherche action pour la prévention de la radicalisation    - Lenjalley Adrien  -  21 octobre 2016  - Thèse d'exercice

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    Le terrorisme djihadiste a pris une nouvelle forme depuis quelques années. L'Occident est relativement peu touché en comparaison des pays musulmans, pourtant la préoccupation est aujourd'hui majeure et anime les débats politiques et universitaires en France. La littérature scientifique s'est très largement penchée sur la question du terrorisme, et différents modèles de compréhension psycho-comportementaux ont émergé pour tenter d'expliquer la radicalisation. Aucun n'est réellement satisfaisant et ne permet d'appréhender le phénomène dans toute sa complexité. En effet, il semble difficile de synthétiser les approches historiques, sociologique, criminologique et psychologique. Sur ce dernier point, les chercheurs du monde entier s'accordent sur l'absence de psychopathologie du terrorisme. Pourtant deux éléments interrogent : l'âge de ces jeunes qui partent faire le djihad, et la forte proportion d'adolescents convertis sans racines culturelles liées à l'islam. De ce constat est né le désir de comprendre en quoi le processus de radicalisation s'inscrit dans le processus adolescent. L'adolescence est une période de grande vulnérabilité sur le plan identitaire. Le dégagement des figures d'attachement et la recherche d'étayage sur le groupe de pairs sont des enjeux essentiels particulièrement bien exploités par les recruteurs du djihad. L'objectif de ce travail est de faire émerger des connaissances théoriques sur la question de la radicalisation adolescente en France. Pour cela, nous avons constitué un groupe de recherche à la Maison de Solenn de l'hôpital Cochin à Paris qui interroge la place de l'engagement chez les jeunes. Le travail présenté ici est une étude pilote qualitative phénoménologique sur les représentations des parents et des adolescents concernant la conversion du jeune à l'islam. Les entretiens se sont déroulés sous la forme d'évaluations pédopsychiatriques classiques et le matériel verbal a été analysé transversalement en utilisant l'Interpretative Phénomenological Analysis (IPA). Les principaux résultats inscrivent l'engagement religieux dans une dynamique relationnelle parent-enfant et dans la construction d'un rapport à soi et au monde. L'engagement apparaît donc ici comme une modalité d'expression de l'adolescence et du processus de séparation-individuation.

  • Place de la psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent dans l'accompagnement du placement familial : étude quantitative et qualitative des représentations des assistants familiaux de la Vienne    - Schbath Nicolas  -  20 octobre 2016  - Thèse d'exercice

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    Contexte : En 2016 en France le dispositif de la protection de l’enfance s'articule dans une systématisation complexe régie par la loi de mars 2007. Parmi les modalités de placement, l'accueil familial est majoritaire, impliquant prés de 70 000 enfants accueillis par environ 50 000 assistants familiaux. Alors que les enfants en placement hors-du-milieu familial connaissent une prévalence élevée de troubles mentaux et de prescriptions de psychotropes, les places de la psychiatrie de l'enfant dans le parcours des enfants placés paraissent hétérogènes. Nous interrogeons dans ce contexte les représentations des assistants familiaux du placement de l’enfant, et de la place de la psychiatrie de l’enfant.

    Méthode : Evaluation quantitative et qualitative par auto-questionnaires des représentations du placement et de la place de la psychiatrie dans l’accompagnement du placement par les assistants familiaux de la Vienne (n=300).

    Résultats : 300 questionnaires ont été distribués, avec un taux de réponse de 26,3% (n=79). Pour l’ensemble, un service de psychiatrie de l’enfant a sa place dans l’accompagnement thérapeutique du placement familial et dans le soutien des liens enfants-parents. Les répondants estiment les placements répétés faire obstacle à la continuité de liens stables avec la famille d’accueil, l’accompagnement du placement devant être durable, et centré sur l’enfant et son développement. La demande de recours aux services de psychiatrie de l’enfant par les assistants familiaux semble néanmoins s’articuler difficilement avec l’adhésion parentale et certaines contraintes organisationnelles et institutionnelles.

    Implications : Différents paradoxes à l’oeuvre en protection de l’enfance sont retrouvés : protection de l’enfant et soutien à la parentalité, modalités de placement et absence de rationnel scientifique, accompagnement éducatif et accompagnement thérapeutique, professionnalisation de l’accueillant et accueil dans la vie intime. Ainsi une part majeure de subjectivité est alléguée aux modalités et aux indications du placement en accueil familial, interrogeant la nécessité d’une évaluation plus précise.

  • rTMS d'entretien : justification d'un protocole à travers l'étude de cas clinique    - Nicomède Louis  -  19 octobre 2016  - Thèse d'exercice

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    La dépression pharmaco-résistante est une maladie lourde, handicapante et pour laquelle le praticien se retrouve souvent dans une situation inextricable d'un point de vue thérapeutique, tandis que le patient ressent une certaine fatalité, voire un sentiment d'incurabilité. Cette pathologie qui ne s'atténue pas malgré la mise en place d'un traitement bien conduit par antidépresseurs suscite l'intérêt des chercheurs et des psychiatres qui tentent de trouver une parade contre l'évolution de cette affection grâce à l'apport d'autres thérapeutiques. L'électroconvulsivothérapie (ECT), a déjà prouvé qu'une stimulation du cortex cérébral pouvait modifier l'état thymique des patients résistants aux prises en charge habituelles. La stimulation magnétique transcrânienne répétitive (rTMS) permet elle aussi une stimulation du cortex cérébral mais de façon plus localisée, précise, en sans engendrer d'effets secondaires tels que les troubles mnésiques qui pèsent généralement dans l'inobservance des séances d'ECT. L'amélioration des techniques de neuronavigation et l'optimisation des paramètres de stimulation ont permis à la rTMS d'avoir des résultats significatifs et encourageants dans le traitement de la dépression résistante.

    Dans la première partie de ce travail, j'expliquerai comment cette nouvelle pratique thérapeutique a vu le jour et s'est développée pour dorénavant traiter les états dépressifs caractérisés. Nous verrons que la rTMS a de plus en plus été utilisée dans des études fiables et d'envergure qui démontrent, pour la plupart, des résultats encourageants et plein d'espoir pour les patients souffrant de dépression pharmaco-résistante.

    Au travers différentes vignettes clinique de patients suivis dans notre service, nous avons constaté que des protocoles de rTMS établis pour traiter la dépression pouvaient grandement améliorer la thymie de certains patients et permettre ainsi d'éviter un effondrement dépressif ou une hospitalisation. Nous verrons également que sans protocole clairement défini pour la mise en place de séances d'entretien, les prises en charge diffèrent et qu'il est compliqué de quantifier leur efficacité.

    La troisième partie de ce travail, correspond à la mise en place détaillée du protocole de rTMS d'entretien que nous utiliserons dans notre unité. Ce protocole est le fruit de la synthèse des différentes études sur le sujet que nous avons analysées ainsi que des constations observées dans notre pratique courante. Il permettra une évaluation claire et objective des bénéfices à long terme de ce traitement auprès des patients.

  • Spiritualité, religiosité et burnout chez les internes de psychiatrie en France    - Gousse Marine  -  17 octobre 2016  - Thèse d'exercice

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    Le phénomène de burnout apparaît parfois dès le début de l'internat et les études françaises et internationales soulignent sa prévalence particulièrement élevée chez les internes toutes spécialités confondues. L'épuisement professionnel chez les internes de psychiatrie est responsable d'arrêts précoces d'exercice professionnel, de suicides, d'addiction et d'une diminution de la qualité des soins. Selon l'enquête SESMAT, le taux d'épuisement professionnel des psychiatres est au second rang après les urgentistes. Il est donc nécessaire de s'interroger sur les facteurs protecteurs du burnout.

    La religion et la spiritualité sont des sujets peu abordées en France au sein du domaine médical malgré un impact positif sur de nombreuses dimensions de la santé mentale et physique rapporté dans plusieurs études internationales. Elles ont un effet positif sur l'anxiété et la dépression et sont des facteurs protecteurs contre le burnout chez les professionnels de soins et notamment chez les internes. Le développement important de la recherche sur la spiritualité à partir des années 1990 a d'ailleurs amené l'assemblée mondiale de la santé (World Health Assembly) à incorporer le bien être spirituel dans la définition de la santé par l'OMS.

    L'objectif principal de cette thèse est d'évaluer l'influence de la religiosité et de la spiritualité sur le burnout chez les internes de psychiatrie en France. Dans cette étude portant sur 207 internes de psychiatrie, les résultats montrent une très forte prévalence de burnout. On a pu observer qu'un haut degré de spiritualité réduit le risque de burnout et est corrélé négativement avec l'épuisement émotionnel et la dépersonnalisation. En revanche les internes ayant une haute spiritualité ont un degré d'accomplissement personnel plus bas. Il semble que l'affiliation religieuse, n'a pas d'impact, mais que la pratique spirituelle dès lors qu'elle est régulière (au moins une fois par semaine) et effectuée principalement seule, réduit le risque de burnout et son intensité.

  • Stimulation de l'aire motrice supplémentaire et du cortex orbito-frontal droit par tDCS (stimulation transcrânienne directe à courant continu) chez les patients souffrant d'un trouble obsessionnel compulsif pharmacorésistant    - Liddell Douglas  -  17 octobre 2016  - Thèse d'exercice

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    Le trouble obsessionnel compulsif (TOC) est une pathologie particulièrement invalidante qui touche 2 à 3% de la population générale. Actuellement, le traitement du TOC de première intention consiste à associer des antidépresseurs sérotoninergiques à haute dose et une psychothérapie comportementale et cognitive. Cependant 40 à 60 % des personnes traitées restent symptomatiques malgré un traitement bien conduit.

    Des études récentes en neuroimagerie ont identifié des dysfonctionnements au niveau des boucles cortico-striato-pallido-thalamo-corticales. Afin de prendre en charge le TOC résistant, de nouvelles techniques de neuromodulation se sont donc développées. La stimulation transcrânienne à courant continu (tDCS) est une technique de neuromodulation non invasive, indolore qui consiste en l'application d’un courant électrique de faible intensité sur le scalp d'un patient éveillé par l'intermédiaire de deux électrodes de polarité différentes. Cette technique a prouvé son efficacité dans certaines pathologies psychiatriques et neurologiques mais lors du début de notre étude aucune recherche n’avait été publiée ni référencée sur ClinicalTrial.gov concernant l’application de la tDCS dans le TOC pharmacorésistant. L’objectif de cette étude est de montrer que la tDCS bifocale avec stimulation anodique (activatrice) du cortex orbito-frontal droit et stimulation cathodique (inhibitrice) de l'aire motrice supplémentaire est un traitement efficace du trouble obsessionnel compulsif résistant.

    Dans cette étude pilote, douze patients ont été inclus et ont bénéficié de 10 séances de traitement actif de 2ma, réparties sur 2 semaines (une séance par jour).Les patients ont été évalués à J0, J14,et M1.Cette étude a montré une amélioration de la Y-BOCS entre J0 et J14 de 21,84 % et de 19,45 % entre J0 et M. Deux patients ont présenté une réponse complète (amélioration >35%), deux autres une réponse partielle (25-35%), et d’autres patients des modifications significatives du score de Y-Bocs.

    Par ailleurs, bien que les scores d’anxiété et de dépression fussent initialement faibles, un effet significatif sur ces types de symptômes a également été constaté indépendamment de l’amélioration du TOC. Ces résultats tant au niveau du TOC pharmacorésistant que de l’anxiété et de la dépression ouvrent des pistes de recherches intéressantes à explorer dans le futur. Une étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, utilisant les paramètres et cibles identiques a d’ailleurs vu le jour par la suite à l’unité de recherche clinique Pierre Deniker de Poitiers en 2016 dans le cadre d’un PHRC.

  • Les femmes auteures de violences sexuelles en France : étude des profils cliniques, psychopathologiques et criminologiques à partir de 64 cas recrutés sur l'ensemble de la Métropole    - Palma Joëlle  -  17 octobre 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La criminalité sexuelle des femmes est encore méconnue à l'heure actuelle et basée sur des stéréotypes socio-culturels. Cette vision étriquée de ce phénomène nous conduit à le penser comme un épiphénomène, peu important et sans intérêt. Or, 2% des agresseurs sexuels sont des femmes, et les données existantes laissent penser que ce chiffre est probablement sous-estimé. De plus, les études sur le sujet sont peu nombreuses, et majoritairement anglo-saxonnes. Nous avons voulu, par notre travail, tenter de faire une mise à jour concernant les profils des femmes auteures de violences sexuelles en France.

    Matériel et méthode: Nous avons solliciter l'aide des centres de soins aux auteurs de violences sexuelles répertoriés en France métropolitaine, desServices médico-psychologiques régionaux et des Tribunaux de Grande Instance du Poitou-Charentes à la recherche de cas de femmes auteures de violences sexuelles. Les seuls critères d'inclusion étaient «femmes auteures de violences sexuelles» «dans la période de temps de 2000 à 2016»inclus. Nous avons ensuite analyséles dossiers, de soins et/ou pénaux, à partir d'une grille de lecture prévue à cet effet, pour relever les données sociodémographiques, biographiques, victimologiques, criminologiques et thérapeutiques. A partir de ces données quantitatives, les profils descriptifs des femmes auteures de violences sexuelles ont pu être établis. Puis, une partie de la grille de lecture, orientée sur le passage à l'acte et ses caractéristiques, avec des questions «à réponse ouverte»nous a permis une réflexion psychocriminologique, plus qualitative. Notre étude a porté sur 64 cas.

    Résultats : Soixante-quatre dossiers de femmes ont été intégrés à l'étude. Elles sont en moyenne âgées de 34 ans au moment des faits et en couple. On note des antécédents de victimisation, notamment sexuelle dans la moitié des cas, des carences multiples et un niveau socioéducatif précaire. Elles connaissent leurs victimes dans 93% des cas. Il s'agit le plus souvent de leurs enfants. Les victimes ont 10 ans en moyenne et sont principalement des filles. Dans 64% des cas d'agression, les femmes sont actives dans le passage à l'acte (auteures principales ou complices actives). En conséquence, 94% de nos femmes sont condamnées pour leurs faits. 14% seulement avaient des antécédents judiciaires, tous de nature non sexuelle. 45% d'entre elles reconnaissent totalement les faits. Elles expliquent leurs actes par un sentiment de colère ou de vengeance, envers leurs victimes ou leurs agresseurs antérieurs ; par un besoin de réassurance narcissique ; par une recherche de gratification sexuelle, dans un contexte de dynamique de couple perverse ou de paraphilie du sujet ; par peur de perdre le conjoint ou encore pour se protéger elles-mêmes d'un acte agressif de la part du conjoint/complice.

    Conclusion : Ces résultats doivent aider les professionnels de la santé et de la justice à penser l'individualisation des types de prises en charge à proposer à ces femmes et à la nécessité d'une collaboration plus étroite, avec des peines à visée plus restaurative.

  • Vécu des soins psychiques par les mères " borderline" dans le post-partum    - Ancelin Chloé  -  13 octobre 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les patientes souffrant du trouble de la personnalité borderline peuvent être en difficulté dans l'accès à la parentalité et la relation avec leur bébé. Les distorsions interactives augmentent le risque d'apparition de difficultés psychiques pour l'enfant au cours de son développement psycho-affectif. Ces patientes adhèrent peu au suivi pédopsychiatrique et l'accompagnement de ces patientes peut être complexe pour les soignants.

    Objectif : Ce travail exploratoire vient interroger le vécu des soins dans le post-partum des mères borderline afin de pacifier la rencontre de ces mères avec les soins psychiques.

    Matériel et Méthode : Deux entretiens semi structurés d'une heure ont été proposé aux patientes borderline rencontrées sur la maternité. Une enquête auprès des médecins généralistes a été associée à se travail.

    Résultats : Les patientes expriment un besoin de réassurance et de validation de la part des soignants. Une écoute bienveillante et sans jugement de leur vécu semble leur permettre de se sentir contenues par les soignants. L'enquête auprès des médecins généralistes nous ouvre plusieurs perspectives notamment du côté de la prévention.

    Conclusion : Ces résultats sont discutés et mis en correspondance avec ceux de la littérature. Ils ouvrent des pistes de réflexion sur l'organisation des soins et la prévention.

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