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Dernières soutenances

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1648 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 71 à 80
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  • S’accorder du temps, le temps de s’accorder… : prise en soin art thérapeutique en arts plastiques, auprès de couples dont l’un des conjoints est atteint d’une maladie neurologique face à son conjoint devenu aidant    - Dayan Guillaume  -  17 octobre 2017

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    L’arrivée de la maladie dans le couple modifie les fonctions de chacun de ses membres, impliquant, à la personne malade ainsi qu’à son conjoint devenu aidant, de s’accommoder à cette nouvelle réalité. Ces prises en soins se situent dans le cadre de l’accompagnement global de deux couples par le Service d’Accompagnement à la Vie Sociale et le Service d’Accompagnement Médico-Social pour Adulte Handicapé, nous amène à situer les apports de l’Art thérapie à plusieurs niveaux dès lors qu’il s’agit de prendre en soin une personne porteuse de séquelles neurologiques sévères et vivant dans son environnement familial.

    De la perte des capacités pour la personne malade à l’ensemble des exigences inhérentes ou non au handicap que doit désormais assumer seul le conjoint devenu aidant, il sera question dans ce mémoire de situer les apports de l’Art thérapie, dans le contexte de deux cas cliniques, à trois niveaux : Le soin pour soutenir le conjoint devenu aidant, le soin pour permettre au malade de s’exprimer, le soin pour ouvrir un espace au couple au delà de la maladie.

  • Intérêt individuel et sociétal du diagnostic, puis du traitement par pression positive continue du syndrome d'apnées du sommeil chez les patients dépressifs hospitalisés en psychiatrie    - Aspe Gaspard  -  17 octobre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La dépression et le syndrome d'apnées obstructives du sommeil affectent respectivement plus de 5 % et 4% de la population générale. Elles partagent des comorbidités communes. Le but de notre étude était d'évaluer l'incidence du syndrome d'apnées du sommeil dans une population de patients de psychiatrie dépressifs, ainsi que d'évaluer l'observance et l'efficacité du traitement du syndrome d'apnées du sommeil dans cette population.

    Patients et méthode : Nous avons analysé les dossiers de tous les patients adressés consécutivement par la clinique de Vontes et Champgault, en Indre-et-Loire, au Laboratoire du sommeil de Touraine de la Clinique de l'alliance, entre juin 2015 et mars 2017. Le critère de jugement principal était l'incidence du syndrome d'apnées du sommeil dépisté par les médecins psychiatres. Le critère de jugement secondaire était l'observance en temps moyen d'utilisation par nuits de traitement, pourcentage de nuits d'utilisation et pourcentage de patients utilisant en moyenne leur appareillage plus de 4h30 par nuit. Nous avons cherché à définir le profil de la population étudiée.

    Résultats : Quatre-vingt-huit patients ont été dépistés à risque de SAHOS par les médecins psychiatres. Soixante et un patients diagnostiqués d'un syndrome d'apnées du sommeil ont été inclus. La durée médiane de traitement était de 5,5 h par nuit de traitement et les patients utilisaient leur ventilation 72% des nuits après une durée minimale d'observation de 5 mois, selon les rapports d'utilisation fournis par les prestataires. Trente-trois patients (55.9%) utilisaient leur appareillage plus de 4h30. Quatre-vingt-treize pourcent des patients étaient dépressifs, avec un score de dépression MADRS moyen de 29,7. Il y avait autant d'hommes que de femmes, la prévalence du tabagisme était de 62,7% et celle de l'obésité était de 40,7%. Les traitements des patients étaient majoritairement des benzodiazépines et des ISRS.

    Discussion : L'incidence du SAHOS dans la population identifiée par le psychiatre autorise le dépistage selon les critères OMS. Les conséquences thérapeutiques concernant la dépression doivent être précisées mais l'importance de l'observance, de l'efficacité du traitement par PPC sur le syndrome d'apnées du sommeil imposent à elles seules de rechercher puis de traiter le SAHOS chez les patients hospitalisés en psychiatrie. Elles sont comparables aux données d'observance des patients ayant un SAHOS. Les comorbidités d'obésité et cardiovasculaires, de par leur prévalence dans cette population, sont un argument en faveur de cette recherche. Les traitements prescrits en psychiatrie peuvent majorer les SAHOS. La symptomatologie dépressive et la prise en charge de l'insomnie sont des éléments confondants du SAHOS mais identifié par les psychiatres et les pneumologues.

  • Étude pharmacocinétique par méthode de microdialyse de l'administration répétée de céfoxitine par voie intraveineuse au décours d'une chirurgie abdominale carcinologique (> 4 heures)    - Yani Sabrina  -  17 octobre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Une antibioprophylaxie adaptée est l'un des moyens les plus efficaces pour prévenir les infections du site opératoire. Les recommandations concernant les modalités de réinjections lors de l'antibioprophylaxie sont faiblement documentées. L'objectif principal de l'étude est de décrire les caractéristiques pharmacocinétiques-pharmacodynamiques plasmatiques et tissulaires de la céfoxitine après injections itératives au cours d'une chirurgie abdominale longue en utilisant la technique de microdialyse.

    Méthode : Après accord du CPP et obtention d'un consentement éclairé, 8 patients opérés d'une chirurgie abdominale majeure justifiant d'une antibioprophylaxie par céfoxitine ont été inclus de février à septembre 2016. Les concentrations plasmatiques totales et libres ainsi que les concentrations tissulaires de céfoxitine ont été mesurées à intervalles réguliers pendant toute la durée de l'intervention après administration de céfoxitine 2 g suivie de 1 g toutes les 2 heures jusqu'à la fermeture cutanée. Les prélèvements tissulaires ont été réalisés par l'intermédiaire d'une sonde de microdialyse insérée dans le tissu adipeux sous cutané avant le début de l'intervention chirurgicale.

    Résultats : Après la première administration de céfoxitine, les concentrations maximales (Cmax) plasmatiques médianes totale et libre étaient respectivement de 209 µg/ml [209 ; 239 µg/ml] et 71 µg/ml [67 ; 78 µg/ml]. Le rapport médian des AU0-2h tissulaire et plasmatique libre est de 81% [79 ; 84%]. Ce rapport augmente en cours d'intervention pour atteindre un rapport à 95 % [94 ; 95%] à la fin de l'intervention. Les concentrations tissulaires cibles de céfoxitine sont supérieures aux CMI des germes aérobies pendant toute la durée de l'intervention. Cet objectif est atteint de façon variable au cours de l'intervention pour les germes anaérobies.

    Conclusion : La céfoxitine à dose recommandée permet d'atteindre l'objectif thérapeutique au niveau du site cible pour les germes aérobies pendant toute la durée de l'intervention. Cet objectif est atteint de façon variable pour les germes anaérobies.

  • Lymphome de MALT des annexes orbitaires traité par radiothérapie : étude rétrospective de 18 cas    - Martin Cynthia  -  17 octobre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le lymphome de la zone marginale développé à partir du tissu lymphoïde associé aux muqueuses (MALT) des annexes orbitaires est un lymphome de bas grade d'évolution lente. L'objectif de ce travail est d'appréhender son histoire naturelle, sa radio-curabilité (et effets secondaires) et son pronostic.

    Matériels et méthodes : Étude mono-centrique, rétrospective, incluant tous patients présentant un lymphome de MALT des annexes orbitaires irradiées au centre Hospitalo-Universitaire de Poitiers. L'ensemble des caractéristiques cliniques, biologiques, radiologiques et dosimétriques ont été recueillies. La survie globale, le contrôle local et le contrôle à distance ont été estimés selon la méthode de Kaplan-Meier.

    Résultats : 18 patients consécutifs traités de janvier 2002 à décembre 2016 ont été inclus. 13 sont de stade IE. L'âge médian est de 73,74ans. La dose médiane de radiothérapie est de 30Gy (15 fractions de 2Gy). Avec une médiane de suivi de 3,65ans (1,18 à 7,38ans), le contrôle local et la survie globale à 5 ans sont de 100% et 65,2%. Un seul patient a présenté une récidive à distance. Pour les principaux effets secondaires aigus, il y a eu 6 conjonctivites, 11 syndromes secs, 10 radiodermites et 6 kératites, tous de grades 1 et 2. La toxicité chronique a été marquée par 11 syndromes secs et le développement de 10 cataractes de grade 3.

    Conclusion : La radiothérapie permet un excellent contrôle local et à distance de la maladie, avec une toxicité aiguë et chronique très faible, sans toxicité de grade 3 sauf cataracte.

  • Limitation et arrêt de traitement : le médecin généraliste est-il dépositaire d'éléments utiles à la prise de décision ?    - Prunotto Robin  -  17 octobre 2017  - Thèse d'exercice


  • Usage en pratique clinique du placebo dans la dépression légère à modérée : enquête auprès de psychiatres français    - Lesouef Julie  -  17 octobre 2017  - Thèse d'exercice

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    La place du placebo en psychiatrie est double : indispensable pour valider l'efficacité des antidépresseurs via les essais cliniques randomisés, son usage en pratique clinique est comparativement peu étudié.

    Afin d'aborder cette pratique, nous avons effectué une enquête observationnelle auprès de 235 psychiatres interrogeant leur usage de placebo pur en général et de placebo pur et impur dans une indication précise, celle de la dépression légère à modérée selon le DSM-5. Bien que notre population ne soit pas représentative en tout point de la population cible, notre étude retrouve des résultats intéressants. 45,5 % des répondants déclarent avoir déjà prescrit un placebo pur au cours de leur carrière. Dans le cadre d'une dépression légère à modérée, 1,7 % ont déjà prescrit un placebo pur et 28,5 % un placebo impur. Dans cette étude, la tromperie est significativement rattachée au placebo pur comparativement au placebo impur tandis que l'expérience clinique justifierait davantage le choix du placebo impur significativement par rapport au placebo pur. De plus, dans un scénario hypothétique, seules des données scientifiques concordantes sur l'efficacité du placebo pur dans les dépressions légères à modérées pourraient amener 80 % des psychiatres interrogés à en prescrire. Il est à noter que le concept de « placebo impur » divise notre population et qu'il paraît donc nécessaire de réfléchir sur sa légitimité en psychiatrie.

    Face à l'importance de la prescription de placebo par les psychiatres interrogés et aux controverses persistantes concernant sa place en pratique clinique, il paraît utile de poursuivre la réflexion en s'intéressant à l'usage des psychotropes hors autorisation de mise sur le marché et à l'effet contextuel du soin, notamment la relation médecin-patient, comme contributeur potentiel d'une amélioration clinique.

  • L'art-thérapie par les arts plastiques, amenés par la musique et l'odorat-thérapie améliore-t-elle la souffrance anxieuse des patients atteints de la maladie d'Alzheimer et/ou l'estime de soi ?    - Baugard Melanie  -  16 octobre 2017

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    La maladie d'Alzheimer est souvent le siège de troubles du comportement tels, une anxiété importante et une faible estime de soi. L'Art-Thérapie est une approche non médicamenteuse d'accompagnement favorisant l'expression et la confiance en soi des malades. Nous avons réalisé un protocole de recherche médicale, dont l'hypothèse de travail est : "L'Art-Thérapie améliore t'elle la souffrance anxieuse des patients atteints de la maladie d'Alzheimer, et/ou l'estime de soi". Les objectifs thérapeutiques de cette étude visaient la diminution de la souffrance anxieuse et la revalorisation de l'estime de soi. Le médium choisi fut les arts-plastique avec pour les amener, la pratique de la musicothérapie et l'odorat-thérapie. Douze patients ont intégré ce protocole: six patients en prise en soin art-thérapeutiques, six autres en tant que témoins. Trois études de cas ont été développées dans ce mémoire et deux expériences furent réalisées pendant cette étude: une expérience artistique avec l'artiste TERRA et l'instauration de nouveaux encodages. Les résultats de cette recherche ont montré une bonne efficacité sur les objectifs visés.

  • Étude descriptive d'une cohorte de neuropathies sensitives prises en charge au sein du CHU de Poitiers entre 2000 et 2016    - Baron Clément  -  13 octobre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les neuronopathies sensitives (NS) sont des neuropathies touchant le ganglion rachidien postérieur et pouvant être de causes diverses : paranéoplasiques, auto-immunes, génétiques, toxiques et de cause indéterminée. Nous décrivons la cohorte de ganglionopathie du CHU de Poitiers de 2000 à 2016.

    Matériels et méthodes : Nous avons recueilli les ganglionopathies du CHU de Poitiers de 2000 à 2016 à l'aide de deux bases de données (Codes diagnostiques CIM-10 et analyse des électroneuromyogrammes). Les critères d'inclusions étaient les ganglionopathies toutes causes confondues. Le calcul du score de JP Camdessanché permettait de confirmer le diagnostic. Le principal objectif était de décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, électrophysiologiques et des examens complémentaires dans cette cohorte. Les traitements ont également été analysés. L'objectif secondaire de notre étude était l'analyse du bénéfice des immunoglobulines intraveineuses chez des patients porteurs d'une NS de forme idiopathique.

    Résultats : Nous avons pu récupérer vingt-huit ganglionopathies toutes causes confondues. La médiane d'âge était de 63 IQR [54 - 69,5] ans. On a retrouvé 64,29 % de femmes. Le mode de début le plus fréquent était chronique (78,57 %). Les symptômes les plus fréquents étaient l'ataxie proprioceptive (92,66 %), l'atteinte sensitive des membres supérieurs (82,14 %) et l'abolition des réflexes ostéotendineux (78,57 %). Les étiologies les plus fréquemment retrouvées étaient idiopathiques (42,86%), génétiques (21,43 %) et toxiques (14,29 %). Six patients ayant une forme idiopathique de NS ont bénéficié de cure d'immunoglobuline intraveineuse. Un patient a été amélioré par le traitement. Une patiente a présenté une aggravation de ses symptômes malgré le traitement et les 4 derniers se sont stabilisés.

    Conclusion : Les ganglionopathies sont des neuropathies purement sensitives très rares et dont les caractéristiques cliniques et électrophysiologiques sont clairement définies. Cependant, ce type de neuropathie est de diagnostic difficile et une meilleure connaissance de celle-ci permettrait d'homogénéiser les pratiques. Un bénéfice du traitement par immunoglobuline dans le cadre des NS idiopathiques serait à étudier de manière prospective.

  • Effets de la cinétique de la testostéronémie à la fin de la première phase off d'hormonothérapie intermittente du cancer de prostate sur l'apparition d'une résistance à la castration    - Vallat Alexandre  -  13 octobre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le cancer de prostate est actuellement une problématique majeure de santé publique, l'hormonothérapie intermittente semble permettre de diminuer les effets secondaires notamment cardiovasculaires, tout en gardant un contrôle carcinologique équivalent à son versant continu. Le but de cette étude est d'évaluer la pertinence de la cinétique de testostéronémie en fin de première phase off comme facteur prédictif de l'apparition d'une résistance à la castration.

    Matériel et méthodes : Nous avons analysé de manière rétrospective 69 dossiers de patient sous traitement hormonal intermittent. Le passage en hormonothérapie intermittente était proposé aux patients après au moins six mois d'hormonothérapie par analogue de la LH RH avec un PSA<4 ng/ml. Le suivi était semestriel, avec soit un schéma d'alternance semestriel systématique soit une réintroduction des hormones lorsque le PSA>10 ng/ml. L'échappement hormonal était défini selon les recommandations AFU. 3 profils de cinétique de testostéronémie ont été établis à la fin de la première phase OFF (T<0.5 ng/ml, 0.53.4 ng/ml) et leurs effets sur l'échappement hormonal, la survie globale et l'apparition de métastases ont été modélisés en courbe de survie et comparés par le test du log rank. La fréquence des complications a été étudiée par le test du Khi2 et un modèle de régression logistique établi afin de trouver des facteurs prédictifs de persistance de la castration en phase OFF.

    Résultats : Les différences de cinétique de testostérone en fin de première phase OFF ne semblent pas influer sur l'échappement hormonal (p=0.519), la survenue de métastase (p=0.444) ni la survie globale (p=0.354). Ces résultats sont similaires en fin de deuxième phase OFF. On ne retrouve pas non plus de différence significative sur la survenue de complications liées au cancer (p=0.648) ou d'effets secondaires de l'hormonothérapie (p=0.251) notamment cardiovasculaires (p=0,940). Seuls les score de Gleason, nadir de PSA et clairance de la créatinine semblent liés à l'apparition d'une résistance à la castration (respectivement p=0.036, p<0.0001 et p=0.006). En analyse univariée par régression logistique, la clairance (OR=0,962, IC95=[ 0.933;0.991], p=0.003) et la durée d'hormonothérapie continue initiale (OR=0,974, IC95=[ 0.939;1.016], p=0.067) semblent être liée à la persistance d'une castration en phase OFF, ce qui est confirmé en analyse multivariée (OR=0.945, IC 95% =[ 0.904-0.987], p=0.011) pour la durée d'hormonothérapie initiale quand ajustée sur le score de Gleason et le PSA au diagnostic. On retrouve par ailleurs une persistance de la significativité de la clairance après ajustement sur l'âge et la durée d'hormonothérapie initiale.

    Conclusion : La cinétique de téstostéronémie en fin de première phase OFF n'apparait pas comme un facteur prédictif de résistance à la castration, d'apparition de métastase, de décès ni de complication liée au cancer ou à l'hormonothérapie.

  • Evolution d’un programme de conciliation médicamenteuse : vers l’optimisation de la prise en charge du patient    - Chourbagi Alexandre  -  13 octobre 2017  - Thèse d'exercice

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    L’iatrogénie médicamenteuse est apparue lors de ces dernières décennies comme posant un réel problème de santé publique. Ses conséquences tant sanitaires qu’économiques sont en effet préoccupantes et la complexité du parcours des patients, notamment au niveau des interfaces entre la ville et l’hôpital accentue ce constat. Ainsi, la pharmacie hospitalière a évolué vers davantage d’exercice clinique afin de lutter contre cette iatrogénie et de sécuriser la prise en charge médicamenteuse (PECM) tout au long du parcours des patients. Dans ce contexte, les pharmaciens du Centre Hospitalier (CH) de Cognac ont mis en place un programme de conciliation des traitements médicamenteux (CTM) à l’admission des patients dans un premier temps, puis à leur sortie. L’analyse des données de cette activité montre que la stratégie de ciblage « à la demande » employée, qui repose sur une étroite coopération médecin-pharmacien, est pertinente. En outre, ce programme de CTM semble efficace en matière de prévention et de détection des erreurs médicamenteuses. En revanche, son impact sur la complexification de la PECM des patients, objectivée par le calcul du Medication Regimen Complexity Index, et sur les dépenses liées aux prescriptions hospitalières exécutées en ville est insuffisant. Au vu d’un objectif permanent d’optimisation et d’amélioration de la continuité de la PECM entre l’hôpital et la ville, le programme de CTM doit poursuivre son évolution pour devenir davantage interventionnel. Dans ce sens, la déprescription, concept émergeant ces dernières années afin de lutter contre la polyprescription, semble pouvoir s’intégrer et compléter l’offre de pharmacie clinique du CH de Cognac.

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