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  • Biométrologie du personnel d'oncologie médicale pavillon Maillol du CHU de Poitiers exposé aux médicaments anticancéreux    - Le Cloirec Romain  -  08 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les médicaments anticancéreux sont des molécules dangereuses à manipuler. Certains sont classés cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction. Les quantités de médicaments anticancéreux utilisés sont en augmentation constante. Cela peut entrainer une augmentation de l'exposition pour le personnel soignant et le personnel des pharmacies. Au CHU de Poitiers, un nouveau protocole de protection a été mis en place dans le service d'oncologie médicale Maillol.

    Objectif : L'objectif de ce travail était de réaliser une surveillance biologique des expositions professionnelles du personnel d'oncologie médicale Maillol du CHU de Poitiers exposé aux médicaments anticancéreux.

    Méthode : La surveillance biologique des expositions professionnelles s'est déroulée du 6 janvier au 31 mars 2020 dans le service d'oncologie médicale Maillol. Les indicateurs biologiques d'exposition étaient l'α-fluoro-β-alanine, métabolite du 5FU et l'ifosfamide recherchés dans un échantillon urinaire. Les urines ont été recueillies entre 6 et 10 heures après la fin de poste. Un agent était considéré comme « contaminé » dès lors que l'α-fluoro-β-alanine ou l'ifosfamide était supérieur ou égal à la limite de quantification ou présent à l'état de traces.

    Résultats : 17 agents ont participé à l'étude (6 IDE, 6 AS, 3 ASH et 2 médecins). Il n'a pas été retrouvé de trace de α-fluoro-β-alanine dans aucun des échantillons. 10 chimiothérapies de 5FU et 0 d'ifosfamide ont été administrées durant la période de la surveillance. L'indice de contact cytotoxique se situe entre 0 et 0,2. Les moyens de protection individuelle étaient bien portés par le personnel. Les gants étaient l'équipement le plus utilisé.

    Conclusion : Aucune contamination interne du personnel n'a été retrouvée. Nous ne pouvons cependant pas conclure de manière formelle à l'absence de contamination du personnel. Le protocole de protection contre les risques liés aux médicaments anticancéreux doit être déployé dans l'ensemble des services d'oncologie du CHU de Poitiers. Cette surveillance biologique doit être mise en place dans la pratique courante pour évaluer la contamination.

  • Evaluation de l’utilisation du questionnaire PREVED (Pregnancy prevention endocrine disruptor) par les médecins généralistes    - Rafidison Diana  -  07 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction

    Une prévention de l’exposition aux perturbateurs endocriniens doit être réalisée durant les 1000 premiers jours de vie, et le médecin généraliste en est un acteur incontournable. Le questionnaire PREVED établit des scores sur les connaissances, attitudes et pratiques des patientes sur le sujet et pourrait sensibiliser les femmes enceintes et jeunes mères.

    Objectifs

    L’objectif principal était d’évaluer l’utilisation du questionnaire comme outil de prévention par les médecins généralistes. Les objectifs secondaires étaient d’analyser les pratiques cliniques préventives de médecine générale sur les perturbateurs endocriniens.

    Matériels et Méthodes

    Une étude qualitative par entretiens semi-dirigés a été menée. Le questionnaire PREVED a été rempli par la population cible, puis les scores ont été générés. Les médecins, préalablement formés, ont réalisé une consultation de sensibilisation aux perturbateurs endocriniens à partir de ce questionnaire, durant laquelle les patientes ont également reçu un kit de prévention. L’analyse et le codage des données ont été réalisé par analyse du contenu avec une triangulation. L’analyse sur le questionnaire a porté sur sa faisabilité et son utilité.

    Résultats

    Six médecins généralistes ont été interrogés. Le questionnaire a pu être intégré à la pratique des médecins généralistes car le sujet de la prévention de l’exposition aux perturbateurs endocriniens a été jugé pertinent. La faisabilité de l’outil a été notée 3/5 et son amélioration jugée nécessaire : aménager les contraintes organisationnelles, simplifier le questionnaire pour le rendre plus accessible, optimiser le rôle des scores. La catégorie socio-professionnelle des patientes a influencé la sélection de la patientèle cible. Les médecins généralistes ont constaté que l’outil a facilité la sensibilisation, ainsi que la documentation de prévention. Concernant les pratiques cliniques préventives, le manque de formation scientifique et pratique générant un manque de légitimité des savoirs a été évoqué par les médecins, qui attendent des recommandations claires des autorités sanitaires.

    Conclusion

    La mise en place du questionnaire PREVED a été jugée faisable dans l’exercice de la médecine générale, mais a nécessité des améliorations afin de le rendre optimal. Une meilleure formation des médecins généralistes et une information au grand public sont souhaitées pour compléter cet outil jugé utile.

  • Liens entre déshumanisation et violence : revue systématique de la littérature    - Bonnin Simon  -  07 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction. La déshumanisation est l'acte de percevoir ou de traiter les gens comme s'ils n'étaient pas totalement humains. Ce phénomène est à l'origine d'une forme de désengagement moral lors de la commission d'actes violents. La violence possède un caractère composite regroupant des mécanismes physiques, sexuels, verbaux et psychologiques. Ces violences peuvent survenir tant dans des contextes intergroupes que dans des contextes interpersonnels.

    Objectifs. Identifier l'association entre le phénomène de déshumanisation et les actes de violences suivant les contextes de survenue. Déterminer les outils de mesure utilisés pour évaluer ces données.

    Méthodologie. Les bases de données MEDLINE, PsycINFO et TheCochrane-Library ont été utilisées suite à la recherche comprenant les mots clés suivants : (« dehumanization ») ET (« violence » OU « violent act » OU « aggressiveness » OU « physical violence » OU « moral violence » OU « abuse » OU « acting out » OU « domestic violence »).

    Résultats. Vingt-neuf articles ont été inclus grâce aux bases de données. Une association significative entre déshumanisation et violence est retrouvée concernant tous les types de violences et tous les types de contextes étudiés (intergroupes et interpersonnels comprenant les relations extra-familiales et les relations intra-familiales). Les outils de mesure de la déshumanisation et de la violence sont très variés, peu validés et constitués en grande majorité par des outils de mesure directs. Discussion. Les outils de mesure utilisés sont des mesures directes limitant les effets de désirabilité́ sociale ou les stratégies d'auto-présentation. Le développement d'outils de mesure indirects permettrait une diminution des biais de classement et une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents dans un but de prévention des violences représentant un enjeu de santé publique.

    Conclusion. Notre travail a permis de prouver ce lien entre déshumanisation et violence via différentes études. Cependant, celles-ci utilisent des outils de mesure divers et peu validés ce qui provoquent de nombreux biais. Cela montre la nécessité de développer d'autres outils de mesure pour la réalisation de nouvelles études.

  • Conseils et traitements pour les troubles gastriques à l’officine, et aperçu sur le risque d’un mésusage des inhibiteurs de la pompe à protons    - Kaci Benjamin  -  06 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Les troubles gastro-œsophagiens sont très fréquents dans la population générale. Le plus souvent anodins ils méritent une attention particulière du professionnel de santé afin de déceler l’existence de critères de gravité et ainsi éviter une pathologie gastrique sévère (ulcère, cancer…).

    Le pharmacien est un acteur de premier plan dans la prise en charge de ces troubles que ce soit par ses conseils hygiéno-diététiques, la préconisation de recourir à l’automédication (homéopathie, aromathérapie, phytothérapie ou allopathie), l’orientation du patient vers une consultation médicale ou l’accompagnement de ce dernier lorsqu’il est déjà suivi pour ces troubles.

    Dans ce travail, nous repréciserons donc la physiopathologie de ces divers troubles gastro-œsophagiens, et également ce que le pharmacien d’officine peut apporter en terme de conseils.

    Dans une dernière partie, ce travail abordera un problème souvent banalisé qu’est celui des effets secondaires des IPPs notamment sur le long terme. Cette classe de médicaments est souvent jugée comme bien tolérée et est donc un recours facile au soulagement de ses signes, si bien qu’elle est souvent prescrite en dehors des indications validées dans les AMM de ces IPPs et pour des durées dépassant souvent ces dernières. Nous verrons que pourtant bon nombre d’études soulèvent des risques non négligeables d’effets secondaires dans l’utilisation de ces médicaments au long cours (augmentations de risques cardiovasculaires, de cancers, d’atteintes rénales et osseuses…), mais aussi que beaucoup d’interactions médicamenteuses existent avec les IPPs. Cette partie a donc pour but de sensibiliser le pharmacien d’officine aux mésusages des IPPs et aux risques qui en découlent.

  • Valeur pronostique de la mesure de l'Excursion Diaphragmatique chez les patients admis pour une insuffisance respiratoire aiguë aux urgences    - Deville Jeremy  -  06 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La dyspnée est un motif fréquent de venue aux urgences, 10% des patients hospitalisés par le biais des urgences le sont pour ce motif. L'augmentation régulière des hospitalisations en soins intensifs pour détresse respiratoire aiguë (DRA) rend nécessaire de prédire rapidement la gravité du patient dès le SAU, comme le fait le score NEWS2. La dysfonction diaphragmatique peut être retrouvée chez les patients présentant une DRA, la mesure échographique de l'excursion diaphragmatique (ED) peut être utilisée chez ces patients. Nous chercherons donc à comparer l'ED échographique au score NEWS2.

    Méthode : Au sein d'une étude prospective, observationnelle et multicentrique, nous réalisons une mesure moyennée de l'ED pour définir une valeur seuil prédictive de la survenue d'un événement grave. Le critère de jugement principal est le décès ; un arrêt cardiaque ; le recours à une ventilation invasive et/ou non invasive et/ou une oxygénothérapie à haut débit nasal, du patient dans les vingt-huit jours suivant leur admission, comparé au score NEWS2. Nous souhaitons inclure 350 patients.

    Résultats : 99 patients répondant aux critères d'inclusions ont été recrutés. L'ED droite spontanée ne permet pas de prédire la survenue d'un événement grave. Le score NEWS2 retrouve une valeur p significative.

    Conclusion : des études complémentaires de plus grande envergure, avec une formation adaptée et une méthodologie améliorée suite à nos résultats sont souhaitables afin de définir l'utilité de l'ED dans la DRA aux urgences.

  • Étude de l'évolution des modes de ventilation en Ventilation-Non-Invasive dans la prise en charge de l'œdème aigu pulmonaire en médecine préhospitalière    - Vallee Mathilde  -  06 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Bien que la CPAP soit recommandée au même titre que la BiPAP dans la prise en charge de l'œdème aigu pulmonaire, il semblerait que son utilisation ait diminué au cours des années. L'objectif de notre étude a été de comparer les utilisations de la VNI en CPAP et en BiPAP au cours de 3 périodes allant de 2005 à 2018 sur le CHU de Poitiers.

    Matériels et méthode : Nous avons réalisé une étude rétrospective et monocentrique par revue des dossiers médicaux informatisés, sur les logiciels Centaure et Résurgence, du service des Urgences du CHU de Poitiers entre 2005 et 2018. Au total, 2690 dossiers médicaux ont été analysés, parmi lesquels 104 dossiers ont été retenus, 43 dans le groupe CPAP et 61 dans le groupe BiPAP. Le critère de jugement principal a été le type de support ventilatoire administré en fonction des périodes d'analyse. Les critères de jugement secondaires ont été les paramètres cliniques et gazométriques à l'admission à l'hôpital, le taux d'échec de la ventilation et la mortalité hospitalière toutes causes confondues.

    Résultats : Au cours des années, l'utilisation de la CPAP a diminué au profit de la BiPAP. Dans la première période d'analyse, de 2005 à 2009, la CPAP concernait 27 patients, soit 93,1% de l'utilisation de la VNI. Dans la seconde période d'analyse, de 2010 à 2015, la CPAP ne concernait plus que 16 patients, soit 36,4%, l'usage de la BiPAP augmentant parallèlement, 28 patients, soit 63,6%. A partir de 2015 l'usage de la CPAP a totalement disparu au profit de la BiPAP. Aucune différence significative n'a pour autant été observée en termes d'efficacité clinique, gazométrique et pronostic entre la CPAP et la BiPAP.

    Conclusion : L'usage de la CPAP a diminué au profit la BiPAP dans la prise en charge de l'œdème aigu pulmonaire en préhospitalier au cours des différentes périodes d'analyse entre 2005 à 2018, bien qu'elle soit recommandée au même titre que la BiPAP dans cette indication et que son efficacité soit similaire sur les paramètres cliniques et gazométriques.

  • Impact du vécu scolaire sur l'état de santé mentale des adolescents de Poitou-Charentes    - Levesque Audrey  -  05 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction : De nos jours au cœur des préoccupations politiques publiques en matière d'éducation, le bien-être des élèves à l'école fait l'objet de nombreuses enquêtes qui analysent leur qualité de vie perçue et interrogent le climat scolaire. Si la majorité des élèves se déclare en bonne santé et satisfait de sa vie, pour autant, ils sont nombreux à déclarer des plaintes affectives et psychosomatiques. Il apparait ainsi vital de nous attacher à comprendre les facteurs qui impactent leur bien-être tout autant que leur réussite scolaire. Les liens entre le vécu scolaire et l'état psychique sont encore une préoccupation récente et peu analysés. Pourtant, cet aspect nous parait crucial à l'adolescence en raison des nombreux remaniements psychiques qui apparaissent et qui vont se heurter aux différents milieux dans lequel vit l'adolescent.

    Objectif et Méthodes : L'objectif principal de cette étude est de mettre en évidences les différences sur le plan psychique entre les élèves qui décrivent un bon vécu scolaire et ceux qui décrivent un mauvais vécu scolaire indépendamment de la qualité de leurs relations familiales. Nos données reprennent celles de l'étude Ados 15 ans Poitou-Charentes 2012. Le vécu scolaire est évalué grâce aux variables suivantes : les résultats scolaires, l'affection pour l'école, le sentiment que les professeurs les traitent de manière juste, le sentiment que leurs professeurs sont bienveillants et les exigences scolaires perçues.

    Pour évaluer la santé psychique des adolescents, nous avons retenu les données évaluant les troubles du sommeil, la perception que les adolescents avaient de leur corps, les troubles psychosomatiques, les troubles somatiques, les troubles affectifs, le stress en lien avec le travail scolaire, les troubles du comportement, les consommations de produits psychotropes et les idéations et comportements suicidaires.

    Résultats : Nos résultats montrent des associations significatives entre un mauvais vécu scolaire et une insatisfaction concernant la vie, un sentiment d'irritabilité, un stress en lien avec le travail scolaire, des troubles du comportement à type de violence et des idées suicidaires quelle que soit la qualité des relations familiales. Des différences significatives sont aussi observées concernant les consommations de toxiques dans le groupe ayant de bonnes relations familiales.

    Aucune variable évaluant la dimension du vécu scolaire ne ressort significativement plus que les autres pour expliquer l'ensemble des différences observées entre le groupe ayant un bon vécu scolaire et le groupe ayant un mauvais vécu scolaire. La variable évaluant les exigences scolaires perçues est, en revanche, celle qui est la moins associée à des symptômes psychiques.

    Conclusion : Une plus grande coopération de la pédopsychiatrie avec l'Institution scolaire permettrait de prendre en charge ces jeunes en souffrance plus précocement. Mieux accompagner les enseignants à repérer les adolescents ayant un mauvais vécu scolaire et renforcer les dispositifs d'écoute des jeunes déjà mis en place à l'école en mobilisant des professionnels de santé au plus près des adolescents pourrait permettre une plus grande pertinence dans l'orientation de ces adolescents vers les services de psychiatrie.

  • Étude pronostique à partir d'une cohorte historique des patients perdus de vue post chirurgie-bariatrique au Centre Spécialisé de l'Obésité (CSO) Poitou-Charentes et évaluation des raisons de la rupture du suivi    - Rabaud-Carrié Philippine  -  05 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    INTRODUCTION : L'obésité est une pandémie qui touche environ 7,6 millions de français et ses complications entraînent au moins 2,8 millions de décès. Le surpoids et l'obésité sont reconnus comme la cinquième cause de mortalité par l'OMS, c'est donc un problème de santé publique. La chirurgie bariatrique est le traitement le plus efficace pour traiter cette maladie et ses complications si les patients ont mis en place en parallèle un nouveau mode de vie et qu'ils sont suivis à vie. Le suivi sert à s'assurer qu'il n'y a pas de complications médicales ou chirurgicales, à dépister et prendre en charge les complications nutritionnelles (carences vitaminiques), à ajuster les traitements des comorbiditées associées présentes en pré-opératoire mais aussi à prendre en charge une éventuelle reprise de poids. Or, il existe un nombre important de patients perdus de vue. Cette étude rétrospective vise à identifier les patients perdus de vue et à déterminer leur raison de rupture au CSO afin d'améliorer la prise en charge.

    MATERIELS ET METHODES : Nous avons inclus les patients opérés d'une chirurgie bariatrique et suivis au CSO Poitou-Charentes de 2005 à juillet 2018. Sur une population de 519 patients, 407 patients ont été retenus dans notre étude. Nous avons sélectionné les patients perdus de vue et comparé les deux populations afin d'étudier s'il existait des facteurs prédictifs d'être perdu de vue. Puis, nous avons contacté par téléphone les patients perdus de vue afin de répondre à un questionnaire.

    RÉSULTATS : Le taux de perdus de vue dans notre étude est de 44,7%. La majorité des patients est perdue de vue entre 1 et 3 ans après la chirurgie (65%). 24% ont repris un suivi régulier au CSO P-C et ¼ déclarent avoir toujours un suivi hors du CSO, qui est assuré à 75% par leur médecin traitant. La majorité des patients perdus de vue (77.5%) souhaiterait revenir en consultation au CSO. Le motif principal de rupture avec le CSO P-C avancé par les patients est qu'ils attendaient d'être convoqués par le centre (46%). D'autres évoquent un manque de temps, une difficulté à prendre rendez-vous et une distance trop importante avec le centre. La distance avec le centre est un facteur de risque prédictif significatif d'être perdu de vue dans cette étude. Certains facteurs comme le type de chirurgie (SG), le fait d'avoir un diabète pré-opératoire et d'avoir eu un antécédent de chirurgie bariatrique semblent être associés à un risque moins important d'être perdu de vue. Par ailleurs, l'âge, le sexe, la PEP et l'IMC pré-opératoire n'ont pas été identifiés, dans cette étude, comme des facteurs prédictifs d'être perdu de vue. Seulement 53% des patients perdus de vue prennent quotidiennement une supplémentation vitaminique, 47% ont arrêté par inutilité et 11% mettent en avant leur coût. Seuls 34 % des patients pensent que le suivi médical post chirurgie bariatrique doit se faire à vie.

    CONCLUSION : Les patients vivant à une distance importante du centre nécessitent une surveillance renforcée notamment entre la première et la troisième année après la chirurgie. Il existe un important manque de connaissances de la part des patients concernant leur suivi. La supplémentation vitaminique chez les patients perdus de vue n'est pas satisfaisante. Les patients perdus de vue sont en demande de soins de la part de spécialistes, une amélioration de l'accès aux soins semble primordiale pour ces patients.

  • Evaluation des fonctions neurocognitives chez les adultes présentant un Trouble de l'Usage de l'Alcool et un Trouble Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité    - D'Alessandro Alessandro  -  05 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'OMS définit la problématique des comorbidités psychiatriques dans le champ addictologique comme la co-occurrence chez la même personne d'un trouble dû à la consommation d'une substance psychoactive et d'un autre trouble psychiatrique. Chez les patients ayant un TUA, la prévalence de la co-occurrence d'un TDAHa varie de 20% à 23%. La comorbidité TDAHa /TUA est associée à des patterns plus sévères d'addiction à l'alcool. Des altérations des fonctions neurocognitives, en particulier des fonctions exécutives ont été retrouvées dans les deux troubles. Ce travail vise à évaluer les fonctions neurocognitives chez des patients hospitalisés pour une cure d'une addiction à l'alcool de 28 jours présentant une comorbidité TUA/TDAHa.

    Matériels et Méthodes : Il s'agit d'une étude épidémiologique observationnelle analytique et comparative à caractère multicentrique. Nous avons utilisé : le critère du DSM-5 pour évaluer la sévérité de l'addiction à l'alcool ; le questionnaire HAIS pour évaluer l'insight ; le questionnaire ASRS et l'entretien diagnostic DIVA pour le diagnostic du TDAHa ; le questionnaire BRIEF-A pour évaluer les fonctions exécutives ; le test MoCA pour évaluer les fonctions cognitives ; le questionnaire WHOQOL-BREF pour évaluer la qualité de vie. Cette étude s'est déroulée sur une période de 5 mois.

    Résultats : Le nombre final de participants à l'étude était de 49 patients. Nous avons observé une prévalence du TDAHa de 24,49%. Nous avons retrouvé une diminution des compétences exécutives plus importante chez les patients TDAHa+. Des différences statiquement significatives existaient pour toutes les fonctions exécutives explorées. Les patients TDAHa+ avaient une qualité de vie moindre. Nous avons constaté que les altérations de certaines fonctions exécutives étaient fortement corrélées à une diminution de la qualité de vie. Une forte corrélation positive a été retrouvé entre Insight et qualité de vie. Un rétablissement conséquent des fonctions cognitives à la fin de l'hospitalisation a été aussi observé dans notre population.

    Conclusion : Les résultats exposés dans notre étude montrent que quand le TUA et le TDAHa sont présents simultanément, la clinique est plus grave, les atteintes neurocognitives plus importantes et le retentissement sur la qualité de vie est majeur. Compte tenu des répercussions importantes sur les fonctions exécutives, une prise en charge globale et personnalisée devrait être assurée à ces patients afin d'augmenter l'efficacité des soins.

  • Impact du trouble de stress post-traumatique dans la dépression en psychiatrie    - Jean-Baptiste-Linard Eshe  -  05 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La dépression est une problématique majeure de Santé Publique, elle est la première cause de morbidité dans le monde selon l'OMS. Or, une part importante des sujets dépressifs présente une résistance au traitement. Celle-ci peut s'expliquer par la présence de comorbidité psychiatrique ou somatique. Dans notre étude, nous nous intéressons au trouble de stress post-traumatique (TSPT), trouble secondaire à l'exposition d'un événement traumatique. En effet, notre société est de plus en plus soumise à des événements marquants, comme les catastrophes naturelles, les attaques terroristes ou encore des pandémies telles la Covid-19.

    Méthode et matériel : Il s'agissait d'une étude observationnelle prospective multicentrique. Notre étude avait pour objectif de décrire chez les patients pris en charge en psychiatrie générale, les phénomènes de comorbidité et de sévérité des troubles dépressif et de stress post-traumatique. Les patients ont été recrutés et interrogés à quatre semaines d'intervalle par le même médecin psychiatre. Les inclusions portaient sur tout patient primo-consultant et hospitalisé depuis moins de 24 heures pour une symptomatologie dépressive. Notre étude a exclu de principe les pathologies psychotiques et les démences. Un échantillon de 29 patients a été ainsi constitué et fait l'objet d'une évaluation diagnostique standardisée par la PHQ-9, LEC-5 et PCL-5 , à la visite d'inclusion. Enfin, un entretien téléphonique a été effectué quatre semaines plus tard pour une réévaluation grâce à l'échelle PHQ-9.

    Résultats : Ainsi, deux groupes ont pu être constitués à postériori, via l'absence/présence de trouble de stress post-traumatique. Le groupe 1 (EDC) correspondait au groupe dépressif, avec antécédent d'exposition à un événement potentiellement traumatique (n=17). Le groupe 2 (EDC+TSPT) correspondait au groupe dépressif présentant une comorbidité de trouble de stress post-traumatique (n=12). Il n'y avait pas de différence significative concernant la sévérité de la symptomatologie dépressive à l'admission et à la suite d'une prise en charge de quatre semaines entre les deux groupes. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des patients interrogés avaient été victimes d'un événement potentiellement traumatique. Plus il y avait d'antécédent d'exposition aux événements traumatiques, plus le risque était important de développer une comorbidité dépressive et de TSPT. La prévalence de la comorbidité dans notre échantillon s'élevait à 41,9%.

    Conclusion : La comorbidité TSPT et dépressive représente une part importante des patients pris en charge dans les services psychiatriques. Une meilleure compréhension du trouble et de son impact est nécessaire, avec la mise en place d'étude à large échelle.

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