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2019

Les travaux soutenues en 2019

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297 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 11 à 20
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  • Vaccination antigrippale : évaluation de la perception et des pratiques chez les professionnels du Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers    - Chevalier Clémentine  -  16 décembre 2019  - Thèse d'exercice

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    La grippe saisonnière est une infection virale respiratoire qui survient annuellement lors de la période hivernale. Bien souvent sous-estimés, les impacts de la grippe peuvent être conséquents, en particulier chez les personnes fragilisées, chez lesquelles elle peut être mortelle.

    La vaccination contre la grippe est le moyen le plus efficace de lutter contre l’infection. Il s’agit d’une vaccination recommandée pour les personnes considérées comme vulnérables vis-à-vis de l’infection grippale, et pour tous les professionnels de santé. Les études qui se sont intéressées à l’évaluation de la couverture vaccinale antigrippale en France au sein des établissements de santé, et en particulier parmi les professionnels de santé, mettent en évidence une couverture vaccinale moindre, traduisant une faible adhésion à la vaccination contre la grippe.

    Il est proposé dans ce travail d’évaluer la perception et les pratiques des professionnels du CHU de Poitiers grâce à une enquête transversale anonyme à visée descriptive. Les objectifs sont d’établir un état des lieux des habitudes vaccinales antigrippales des professionnels et d’obtenir des informations sur les motivations et les freins à la vaccination antigrippale. Les éléments obtenus permettront alors d’établir un plan d’action pour améliorer les pratiques des professionnels à l’égard de cette vaccination.

    Notre enquête a concerné un échantillon de 454 professionnels du CHU. Nous avons pu noter qu’une majorité de professionnels sous-estimait la gravité de la grippe. Même si le vaccin apparaît pour 86% des répondants comme un moyen efficace de prévention, 29% des professionnels ont déclaré avoir été vaccinés contre la grippe au cours de la saison 2018-2019.

    L’adhésion à la vaccination est liée à la profession (les médicaux sont plus souvent vaccinés que les autres professionnels), au fait d’avoir déjà eu la grippe, et d’avoir une bonne connaissance sur la pathologie et les mesures de prévention. Les freins principaux à la vaccination sont des doutes concernant l’efficacité (71% des non-vaccinés) et l’innocuité du vaccin (34% des non-vaccinés), ainsi que le sentiment de ne pas être concerné par cette vaccination (40% des non-vaccinés). En ce qui concerne les principales motivations à la vaccination, les professionnels ont exprimé une volonté de protéger leur entourage et leurs patients (90% des vaccinés). Parmi les répondants, 60% souhaitent être mieux informés sur l’efficacité du vaccin, sa tolérance et les risques liés à la grippe.

    Les moyens mis en oeuvre dans les établissements de santé pour promouvoir la vaccination antigrippale, ainsi que les dispositifs permettant de la rendre accessible sont primordiaux pour accroître l’adhésion et la conviction des professionnels. Pour améliorer l’efficacité des campagnes de vaccination antigrippale, il est important de prendre en compte les freins et les motivations exprimés par ces derniers. Le Comité de pilotage vaccination du CHU de Poitiers a pris en compte les données de notre enquête afin de renforcer la communication sur la vaccination et élargir les modalités de sa mise en oeuvre en proposant la vaccination au sein des unités de soins.

  • Les Traitements de Substitution aux Opiacés (TSO) et leurs mésusages : Étude auprès des patients et des pharmaciens de la Communauté d’Agglomération Royan Atlantique (CARA)    - De sousa ribeiro Emmanuel  -  13 décembre 2019  - Thèse d'exercice

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    En 2017, l’OFDT estime que 500 000 personnes ont expérimenté l’héroïne. On dénombre en France aujourd’hui près de 180 000 personnes bénéficiant d’une prescription de MSO pour faire face à cette addiction.

    Par ailleurs, lorsque l’on regarde l’étymologie du mot médicament, il provient du grec ancien pharmakon qui signifie le remède, le poison et le bouc-émissaire (dans le sens de l’exutoire ici).(5) Ainsi, le médicament lui-même peut être mal interprété dans son usage, il peut être confondu avec la drogue tant les propriétés pharmacologiques sont proches. Ce phénomène s’observe dans la rue, là où normalement circulent les substances psychoactives illicites, on trouve aujourd’hui les MSO sur le marché noir parallèle ; c’est le « fuitage pharmaceutique ». Ainsi, on retrouve aujourd’hui les MSO dans des conduites addictives et la recherche de « défonce » qui se traduit par l’abus de substances psychoactives, en témoignent également les voies d’administration employées : injection, sniff etc.

    L’objectif de cette étude locale est de mieux identifier, mieux comprendre les pratiques de mésusages sur une aire géographique bien définie et de comparer les différentes réponses apportées par les différentes études avec les chiffres nationaux, régionaux et départementaux. Dans un deuxième temps, l’intérêt de cette étude est de savoir quelles actions sont réalisables et envisageables pour limiter le mésusage à l’échelle de l’officine. Au total, 85 questionnaires ont été complétés sur 336 patients estimés soit un taux de réponse de 25,3% et 21 pharmaciens ont accepté de répondre à notre enquête.

  • Résidus médicamenteux dans l’eau environnementale : le rôle du pharmacien d’officine    - Fradin David  -  13 décembre 2019  - Thèse d'exercice

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    Aujourd’hui la présence de résidus médicamenteux dans l’eau environnementale est un fait parfaitement établi par la communauté scientifique. De plus la consommation mondiale de médicaments humains et vétérinaires continue d’augmenter au fur et à mesure des années. Cette consommation est différente selon les pays, avec une place plus importante des traitements aigus dans les pays à faible revenu. La France a tendance à stabiliser de façon globale sa consommation. Les médicaments retrouvés le plus souvent dans l’environnement dans l’hexagone correspondent pour certains aux données de dispensation. Cependant d’autres facteurs rentrent en compte comme les voies d’administration, d’excrétion, la stabilité des molécules dans les différents milieux… La composition des rejets médicamenteux issus de la « ville » est différente de celle des rejets issus des effluents hospitaliers, même si ces derniers représentent une quantité moins importante en terme de volume total. Les concentrations retrouvées dans l’environnement sont de manière générale décroissantes au fur et à mesure du cheminement de l’eau dans les différents compartiments hydriques. L’efficacité d’élimination des stations d’épuration n’est pas totale sur les résidus médicamenteux. De plus certaines concentrations de résidus de médicaments retrouvées dans l’environnement dépassent les doses supposées nocives pour l’environnement (PNEC). En outre la relation dose-effet de certaines molécules n’est pas monotone ; cela est particulièrement vrai avec les perturbateurs endocriniens.

    Afin de palier à cette préoccupation environnementale entre autre, la France a mis en place successivement plusieurs plans nationaux et régionaux. S’appuyant sur ces plans et la loi Hôpital, Patient Santé et Territoire, le pharmacien d’officine doit prendre ce problème en compte dans son exercice quotidien et mettre en place des dispositifs pour lutter contre cette pollution. Cela ne peut que renforcer la place du pharmacien dans le système de santé français, surtout que la population est demandeuse d’informations et de solutions en santé environnementale.

    Cette implication peut passer par une sécurisation des médicaments non utilisés et une optimisation de leur retour en pharmacie. En effet, 38 % de ceux-ci ont échappé au système de collecte en 2018. Dans cette thèse, plusieurs propositions sont finalement faites pour impliquer d’avantage les pharmacies : objets à vendre, communications environnementales, nouveaux matériels de collecte.

  • Le Syndrome de Dravet : description et prise en charge de ce syndrome épileptique rare    - Gaudin Clémence  -  13 décembre 2019  - Thèse d'exercice

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    Le Syndrome de Dravet (SD), maladie neurologique génétique liée à une perte d’expression de canaux sodiques essentiels à la transmission d’informations entre les neurones, entraîne une hyperexcitabilité neuronale. Le gène le plus fréquent mis en cause est le gène SCN1A codant pour la sous-unité α d’un canal sodique voltage-dépendant exprimé dans le cerveau. C’est une pathologie rare car on estime le nombre de nouveaux cas à 1 sur 40 000 naissances.

    Les symptômes sont communs à tous les patients et assez spécifiques. Le premier signe est l’apparition d’une première crise épileptique particulière, apparue dans la première année de vie, de type tonico-clonique, associée à un état fébrile (fièvre, contexte infectieux, …), longue, touchant la moitié du corps puis se généralisant, pouvant se transformer en état de mal épileptique. Vers l’âge de 2 ans, on retrouve l’apparition de symptômes neurologiques variés (retard de langage, troubles du comportement et troubles moteurs).

    Le diagnostic, moins tardif qu’auparavant, repose sur les caractéristiques particulières des crises épileptiques et la mise en évidence d’une mutation dans le gène SCN1A grâce à un test génétique. A cela peut s’ajouter la réalisation d’EEG et l’imagerie cérébrale. C’est l’association de ces critères qui peut aboutir à la confirmation d’un SD.

    Les médicaments antiépileptiques restent le choix thérapeutique de 1ère intention, ils sont bien connus et efficaces en diminuant le nombre et la fréquence des crises. D’autres options et espoirs thérapeutiques, anciens comme le régime cétogène ou nouveaux comme le cannabis thérapeutique, sont de plus en plus utilisés surtout chez les enfants souffrant de nombreuses crises insuffisamment contrôlées par les médicaments antiépileptiques classiques.

    La présentation du vécu de deux patientes montre que les connaissances scientifiques sur le SD se sont développées ces dernières années, même si tous les professionnels de santé ne le connaissent pas encore. Cependant le pharmacien d’officine, par son rôle d’écoute et de soutien, pourrait intervenir pour orienter les familles vers les différents acteurs de santé ayant un rôle dans la prise en charge (neuro-pédiatre, orthophoniste, psychomotricien, …), pour rappeler les règles afin de prévenir les crises (éviter les bains chauds, …) et s’il y a crise, revoir le protocole d’urgence. Ces actions favoriseraient un diagnostic plus précoce et permettraient d’éduquer les parents et les enfants dans le but de leur apporter des solutions pour une bonne qualité de vie et un avenir meilleur.

  • Étude des lymphocytes T CD8 innés et de l'immunosénescence chez des patients transplantés rénaux sous immunosuppression minimisée    - Tassery Marion  -  13 décembre 2019  - Thèse d'exercice

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    Une des complications principales à long terme de la transplantation d'organe solide est l'apparition de cancers, laquelle est liée au degré d'immunosuppression et à sa durée. L'objectif de ce travail est de comprendre les effets d'une immunosuppression minimisée sur l'immunosurveillance anti-tumorale, en ciblant l'étude des lymphocytes T CD8 innés.

    Pour éprouver cette hypothèse, nous avons étudié une cohorte de 50 patients greffés rénaux au CHU de Poitiers sous immunosuppression minimisée (monothérapie par ciclosporine A ou CsA) avec ou sans antécédent de cancer. Nous avons porté notre intérêt sur une population lymphocytaire T récemment décrite se situant à la frontière entre immunité innée et acquise : les lymphocytes T (LT) CD8 innés, auxquels on attribue un rôle dans certains cancers dont la leucémie myéloïde chronique. Recherchant une signature de la perte de l'immunosurveillance anti-tumorale, nous avons étudié les LT CD8 innés du sang périphérique et leur phénotype, avec une attention particulière pour les marqueurs de sénescence.

    Notre étude met en évidence une élévation de la fréquence de LT CD8 innés chez les patients greffés rénaux comparativement aux donneurs sains en parallèle d'une baisse de la fréquence des LT naïfs. La fréquence de LT sénescents CD27(-)CD28(-) est augmentée chez les greffés rénaux comparativement aux donneurs sains. Après appariement selon la durée de greffe, leur fréquence est augmentée chez les patients avec antécédent de cancer comparativement aux patients sans cancer. La durée d'exposition au traitement immunosuppresseur par ciclosporine A semble être un facteur important.

    Au total, ce travail suggère une signature lymphocytaire T CD8 innée chez les patients greffés rénaux sous CsA en monothérapie, avec une possible reprogrammation des LT naïfs en LT innés sous l'effet de la ciclosporine. Les LT CD8 innés montrent une fonction cytotoxique conservée chez les patients, avec une cytotoxicité anti-tumorale suspectée.

  • Le diabétique de type 2 en Guadeloupe : état des lieux et perspectives de solutions locales    - Synesius Luis  -  12 décembre 2019  - Thèse d'exercice

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    Véritable fléau pour l’Humanité, le diabète suit une augmentation non négligeable.

    Cette thèse fait un état des lieux de la pathologie sur un territoire d’Outre-mer en particulier : la Guadeloupe. Nous essayons de comprendre pourquoi nous aboutissons à de telles différences avec la France métropolitaine. Puis dans une dernière partie, seront présentées des pistes de réflexions locales pour réduire l’incidence du DT2 en Guadeloupe et prévenir les complications liées à cette pathologie.

    La forte prévalence de diabétique de type 2 sur l’île est une inquiétude à prendre avec une grande attention. Son origine est multifactorielle, il convient donc d’agir sur tous les facteurs de risques et en faisant intervenir tout un chacun.

    L’alimentation joue un rôle important dans le développement du DT2 et de ses complications. Ainsi la revalorisation des produits alimentaires d’origine locale notamment par l’apprentissage nutritionnel de ces derniers comme par exemple de leur index glycémique, de leur teneur en protéine, en fibres, etc. et leur intérêt pour l’organisme serait un moyen de sensibiliser de manière efficace la population.

    En tant que petite terre insulaire, la Guadeloupe fait face à des difficultés sociales reflétées par un fort taux de chômage source de précarité. Les autorités compétentes doivent donc intervenir pour une économie durable afin d’allier emploi et bonne santé de la population. Il serait intéressant de développer par exemple une filière agroalimentaire ayant un intérêt de santé publique avec comme exemple nos pois pays, tout en inversant la courbe du chômage sur l’île.

    Le pharmacien d’officine de par sa localisation omniprésente sur tout le territoire, son rôle de conseil et d’écoute se doit d’être informé sur les différentes causes de cette pathologie. Les différentes solutions apportées pourront être d’un intérêt précieux dans l’accompagnement des patients à risque ou déjà malades.

  • Etat des lieux de la pratique des médecins généralistes de Charente et Charente- Maritime dans la prescription des analogues du GLP-1, dans le diabète de type 2    - Pourtau Aurélia  -  12 décembre 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L’évolution du diabète de type 2 en France est en permanente croissance et constitue un enjeu majeur de santé publique. L’optimisation de la stratégie thérapeutique devant la prévalence et les complications que cette pathologie entraine, semble fondamentale. L’innovation thérapeutique dans ce domaine est perpétuelle. Depuis une dizaine d’années, l’arsenal thérapeutique s’est élargi avec l’arrivée des médicaments de la voie des incrétines, notamment les analogues du GLP-1. De récentes recommandations des sociétés savantes de diabétologie ont été publiées.

    Matériels et Méthodes : Dans ce contexte, nous nous sommes demandées comment les médecins généralistes appréhendaient la prescription des médicaments de la voie des incrétines en soins primaires, notamment ces analogues du GLP-1. Pour cela, à l’automne 2019, nous avons mené une étude observationnelle transversale descriptive par le biais d’un questionnaire anonyme, auprès de 61 médecins généralistes installés en Charente et en Charente-Maritime, afin d’évaluer leurs connaissances et leurs habitudes de prescription des analogues du GLP-1 dans le DT2.

    Résultats : Nous avons pu mettre en évidence une hétérogénéité des pratiques : 54% des médecins prescrivaient des incrétines, et dans 78% des cas une gliptine. Ceux qui n’instauraient pas d’incrétines adressaient davantage leurs patients au diabétologue, dans 65,5% des cas, et ce pour renforcer l’éducation thérapeutique du patient. Néanmoins leur faible disponibilité avait été soulevée. Moins de la moitié des médecins avaient connaissance des dernières recommandations de la SFD. Les principaux freins soulevés à la prescription étaient la crainte de la réticence du patient à ces nouveaux traitements, et le manque de formation et de maitrise de ses modalités de prescription. De plus, l’effet protecteur cardio-vasculaire ne leur paraissait pas suffisamment démontré, et ils souhaitaient des preuves supplémentaires de leurs bénéfices au long terme. Les ateliers d’éducation thérapeutique en ambulatoire semblaient être la réponse la plus efficace pour faciliter l’initiation d’un tel traitement.

    Conclusion : 75% des médecins répondants ne se sentaient pas suffisamment formés à l’intensification thérapeutique pour prescrire les analogues du GLP-1, et souhaitaient une formation complémentaire, cette dernière la plus indépendante des laboratoires pharmaceutiques. Le développement d’un maillage territorial plus important avec les diabétologues pour une meilleure collaboration était également une piste d’amélioration.

  • Évaluation du système GenomEra® CDX pour la détection des infections à virus respiratoire syncytial et virus grippaux    - Choquet Emeline  -  10 décembre 2019  - Thèse d'exercice

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    L’objectif de cette thèse consistait en l’évaluation du GenomEra®CDX System (kit GenomEra® Flu A/B + RSV (Influenzavirus (IAV/IBV) / Virus Respiratoire Syncytial (VRS) ; Abacus Diagnostica, Turku, Finlande) en comparant ses performances analytiques de détection de ces pathogènes respiratoires par RT-qPCR (coefficient de concordance (k), sensibilité (Se), spécificité (Sp)), à celles de notre technique de routine (AllplexTM Respiratory ; Seegene, Séoul, République de Corée).

    L’évaluation de cette méthode de PCR rapide comprenait des études d’inclusivité, de réactivité croisée, de reproductibilité et une étude clinique. L’étude clinique consistait en l’analyse prospective d’échantillons respiratoires frais (n = 299 ; 116 écouvillons nasaux (N), 129 écouvillons nasopharyngés (NP) et 54 aspirations nasopharyngées (ASNA)) prélevés sur des patients hospitalisés au Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers (France) pendant l’hiver 2018 - 2019. Les échantillons pour lesquels les deux méthodes donnaient des résultats discordants étaient analysés par une 3ème méthode : une PCR en temps réels (R-gene®, BioMérieux, France). Le résultat retenu pour chaque cible virale (positif ou négatif) correspondait à celui délivré par au moins 2 méthodes de biologie moléculaire (incluant le résultat de la méthode discriminante si nécessaire).

    Les résultats des différentes études ont montré que la méthode GenomEra (Abacus Diagnostica) est reproductible et capable de détecter diverses souches d’IAV, d’IBV, de VRS A et de VRS B. De plus, aucune réaction croisée avec les germes potentiellement présents dans le tractus respiratoire n’a été décelée. Lors de l’étude clinique, les performances du test n’ont pas pu être obtenues pour toutes les cibles virales, car aucun échantillon clinique analysé ne contenait le virus Influenza B. Sur les N, Se, Sp, VPP, VPN et κ étaient : i) 100%, 97%, 90%, 100% et 0.87 pour IAV ; ii) indéterminé, 97%, indéterminé, 100% et indéterminé pour IBV ; iii) 100%, 100%, 100%, 100% et 0.82 pour VRS A ; vi) 100%, 100%, 100%, 100% et 0.89 pour VRS B. Sur les NP, les performances étaient : i) 100%, 99%, 97%, 100% et 0.96 pour IAV ; ii) indéterminé, 98%, indéterminé, 100% et indéterminé pour IBV ; iii) 100%, 100%, 100%, 100% et 1 pour VRS A ; vi) 90%, 100%, 100%, 99% et 0,84 pour VRS B. Sur les ASNA, les performances étaient : i) 86%, 100%, 100%, 98% et 0.91 pour IAV ; ii) indéterminé, 100%, indéterminé, 100% et 1 pour IBV ; iii) 100%, 100%, 100%, 100% et 0 ,95 pour VRS A ; vi) 95%, 100%, 100%, 97% et 0,92 pour VRS B.

    Avec 1 faux négatif et 5 faux positifs (incluant 1 faux positif IBV), les performances de détection du virus Influenza sont bonnes mais restent améliorables. Avec seulement 2 résultats faussement négatifs, les performances du test pour la détection du virus respiratoire syncytial sont impressionnantes.

  • Test rapide d’orientation diagnostique de l’angine en officine, nouvelle mission du pharmacien et démarche qualité à l’officine    - Zerrouki Lydia  -  09 décembre 2019  - Thèse d'exercice

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    L’angine, cette pathologie souvent banalisée, a deux origines, virale ou bactérienne. Bien que l’étiologie bactérienne ne soit responsable que d’une très faible proportion d’angines, la plupart de celles-ci sont traitées par antibiotiques.

    Cet usage massif d’antibiotiques, non justifié, se traduit par un coût économique important ainsi que par l’émergence d’antibiorésistances.

    Un moyen existe pour faire face à cela, l’utilisation de tests rapides d’orientation diagnostique de l’angine. Ces, tests, très peu utilisés par les pharmaciens d’officine jusque-là, seront, à partir du 1er janvier 2020 remboursés par l’assurance maladie.

    Ces changements à venir, octroient aux pharmaciens de nouvelles missions et affirment son rôle d’acteur de santé de proximité.

    Néanmoins, la mise en place de ces tests en officine, nécessite le suivi rigoureux d’une démarche qualité efficace.

    A travers cette thèse, nous nous intéresserons, d’une part, au fonctionnement ainsi qu’à l’utilisation des tests rapides d’orientation diagnostique de l’angine, et d’autre part, au processus qualité devant être mis en place afin d’obtenir des résultats, les plus fiables possibles.

  • Intérêt antalgique de la stimulation magnétique transcrânienne répétitive dans l’endométriose    - Bertin de Roux Rudel  -  06 décembre 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L’endométriose est à l’origine de douleurs chroniques qui altèrent la qualité de vie des patientes atteintes. Parfois, ces douleurs sont responsables d’une sensibilisation centrale. Une étude de faisabilité récente a obtenu des résultats positifs en utilisant la stimulation magnétique transcrânienne répétitive dans cette situation. Ainsi, le CRETD du CHU de Poitiers a voulu évaluer cette technique en pratique clinique chez des patientes en échec thérapeutique. L’objectif principal était de déterminer si les patientes notaient un changement notable à l’aide de l’échelle PGIC (> 4/7). Les objectifs secondaires évaluaient une diminution de l’intensité de la douleur, de la surface douloureuse, de la prise médicamenteuse ; une amélioration de la qualité de vie, du sommeil et des troubles de l’humeur ainsi que le recueil d’effets indésirables.

    Méthode : Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective réalisée au CRETD sur la période de mars à mai 2019. 8 patientes ont bénéficié de 8 séances de rTMS (1 séance tous les jours pendant 4 jours, puis 1 séance tous les 2 semaines pendant 2 mois) avec une consultation de suivi 2 semaines après les séances. Il n’y a pas eu de perdu de vue.

    Résultats : 5 des 8 patientes ont obtenu un score PGIC > 4 (p = 0,5). L’intensité de la douleur a diminué significativement de -1,4 point (p < 0.0001), soit 34% et la surface douloureuse pelvienne de -52,4 cm2 (p = 0.14). L’amélioration de la qualité de vie se traduit par -2,5 points à l’EHP-5 (p = 0.0095) et celle du sommeil de -0,75 point à l’échelle catégorique simple (p = 0.04). Les troubles de l’humeur s’améliorent également avec une diminution des scores d’anxiété et de dépression de -1,38 point (p = 0.083). Une seule patiente a arrêté son traitement antalgique en raison de l’efficacité de la rTMS. Aucun effet indésirable grave n’a été signalé. Seuls des effets modérés et transitoires telles une asthénie parfois associée à des céphalées ont été notifiés. Discussion : Ces premiers résultats sont encourageants, mais à prendre avec précaution de par la faible population d’étude et d’une réponse thérapeutique très variable selon les cas, responsables de résultats non significatifs, notamment le PGIC. Certaines patientes répondent donc à la rTMS et d’autres non. Il serait intéressant qu’une étude détermine les meilleurs critères de sélection pour n’avoir idéalement que des patientes sensibles à ce traitement. De même, une étude sur les effets antalgiques à long terme de la rTMS apporterait un éclairage nouveau dans cette indication. Enfin, concernant l’effet placebo, l’étude prospective, randomisée, en double aveugle Endostim actuellement en cours au CHU de Clermont-Ferrand permettra de lever cette interrogation.

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