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Médecine générale

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802 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 10
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  • Etude qualitative sur la faisabilité de la supervision vidéo en stage SASPAS dans l'apprentissage des compétences relationnelles des internes de médecine générale    - Faulmeyer Laura  -  01 avril 2021  - Thèse d'exercice

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    La Supervision par Observation Directe avec Enregistrement Vidéo (SODEV) est une méthode pédagogique utile pour l'apprentissage des compétences relationnelles des internes. Elle est pourtant peu utilisée en France. L'objectif de ce travail est d'étudier la faisabilité de sa généralisation en Stage Ambulatoire en Soins Primaires en Autonomie Supervisée (SASPAS), par l'utilisation d'un protocole adapté.

    Une enquête qualitative par entretiens semi-dirigés a été réalisée auprès de six internes de SASPAS en Poitou Charente ayant expérimenté ce protocole de supervision vidéo, de mai 2019 à mai 2020.

    La SODEV a été validée par tous les internes comme une expérience positive qui leur a permis d'améliorer leurs compétences relationnelles et organisationnelles. Ils sont favorables à son utilisation. La généralisation de cette méthode semble possible si elle est réalisée dans le respect du protocole proposé, notamment en prévoyant un aménagement de la journée, ce qui permettrait de lever les freins concernant l'aspect chronophage. L'acceptabilité des patients est bonne si la technique est bien expliquée. Les internes ont ressenti un bénéfice pour le maître de stage, mais la faisabilité de cette supervision est dépendante de son implication, sa disponibilité et sa bienveillance.

    La SODEV est une pratique généralisable en SASPAS si le protocole proposé est suivi et le maitre stage impliqué. Son développement dans les différents départements de médecine générale et son intégration au cursus de l'interne pourrait permettre une amélioration de l'apprentissage des compétences relationnelles des internes.

  • Impact du confinement, lors de la pandémie de COVID-19, sur le suivi de l'hémoglobine glyquée des diabétiques de type 2, dans le département des Deux-Sèvres    - Fouassin Esther  -  18 mars 2021  - Thèse d'exercice

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    Introduction: Le confinement du 17 mars au 11 mai 2020, lors de la pandémie de COVID-19, a eu un impact sur le suivi des patients diabétiques de type 2. Dans ce contexte, les professionnels de santé et les patients se sont adaptés. La réorganisation des cabinets en médecine générale et le développement de la téléconsultation ont contribué à limiter la propagation du SARS-CoV-2, et à protéger les patients à risque. La sédentarité s'est renforcée et les habitudes de vie ont pu être modifiées, notamment l'alimentation et l'activité physique. Le confinement a pu également avoir des répercussions sur la santé mentale des patients, l'observance et l'accès aux soins. L'objectif principal de notre étude est d'évaluer l'impact du confinement sur le suivi de l'hémoglobine glyquée des diabétiques de type 2, dans le département des Deux-Sèvres.

    Méthode : Nous avons mené une étude observationnelle descriptive chez les patients diabétiques de type 2 du département des Deux-Sèvres. Ont été inclus, sans limites d'âge, les patients présentant un diabète de type 2 compliqué ou non, équilibré ou non, quel que soit le traitement suivi, et bénéficiant ou non d'un suivi par une infirmière ASALEE. Le recueil de données a concerné les hémoglobines glyquées pré et post-confinement, l'âge et le sexe des patients. La dernière valeur de l'hémoglobine glyquée pré-confinement (soit du 1er janvier au 17 mars 2020 inclus) et la première valeur de l'hémoglobine glyquée post-confinement (soit après le 11 mai jusqu'au 31 octobre 2020 inclus) ont été recueillies. Les données de 787 patients ont été recueillies (734 patients suivis par une infirmière ASALEE et 53 patients non suivis par une infirmière ASALEE). L'analyse statistique principale a porté sur l'évolution de l'hémoglobine glyquée pré et post-confinement. Des sous analyses de la variation de l'hémoglobine glyquée pré et post-confinement en fonction de l'âge et du sexe ont également été réalisées.

    Résultats: Dans notre étude, les patients sont en moyenne âgés de 70 ans, et majoritairement des hommes. L'hémoglobine glyquée des patients diabétiques de type 2 a diminué de manière significative après le confinement avec une différence pré et post-confinement en moyenne de 0,16%. Nous retrouvons notamment une diminution significative chez les diabétiques de type 2 suivis par une infirmière ASALEE. Sur l'ensemble de la population étudiée, l'amélioration de l'hémoglobine glyquée est significative chez les femmes et les hommes diabétiques de type 2. Nous ne constatons, par ailleurs, pas de corrélation significative entre l'âge et la variation d'HbA1c pré et post-confinement.

    Conclusion: Notre étude met en évidence une amélioration de l'hémoglobine glyquée post-confinement chez les diabétiques de type 2, dans le département des Deux-Sèvres. Toutefois, les résultats sont à appréhender avec prudence. De nombreux facteurs peuvent influencer les valeurs de l'hémoglobine glyquée. Il apparaît intéressant d'approfondir le sujet avec des études sur de plus grands échantillons. Nous pourrions enrichir notre approche du confinement en étudiant ses effets sur d'autres aspects du suivi du diabète de type 2, sur d'éventuels retards de prise en charge de complications micro/macroangiopathiques, ou sur d'autres pathologies chroniques notamment cardiovasculaires.

  • Impacts des violences sur la contraception : revue de la littérature    - Morant Anthony  -  04 mars 2021  - Thèse d'exercice

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    Objectif : Déterminer les impacts des violences sur la contraception.

    Méthodes : Cette revue de la littérature a utilisé les critères PRISMA. Les recherches ont inclus les études publiés de 1951 à novembre 2020. Parmi elles, 111 ont été analysées dont 106 avaient un schéma d'étude quantitatif et 5 qualitatif. Toutes les violences ont été analysés : physiques, sexuelles, psychologiques, dans l'enfance, à l'âge adulte, entre partenaires ou encore les attitudes coercitives.

    Résultats : La majorité des études a confirmé l'hypothèse de départ et retrouvé des résultats significatifs. Les violences ont eu des répercussions négatives sur l'utilisation ultérieur de la contraception. Les femmes abusées ont diminué leur utilisation contraceptive (tout type confondu). Cette moindre utilisation peut s'expliquer par deux mécanismes principaux : la dissociation et la mémoire traumatique. Ces derniers engendrent des rapports sexuels plus précoces, plus fréquents, plus à risque et plus souvent associé à une coercition reproductive du partenaire. Cependant, dans 17 études il a été retrouvé des résultats contraire à l'hypothèse initiale. Les explications possibles

    sont : possibilité d'IVG limitée, protection contre une grossesse ou contre les IST l'emportant sur le risque de violences en réponse à l'utilisation contraceptive, besoin d'une reprise de contrôle dans une relation dominante, peur intense d'une dépendance au conjoint, relations instables plus fréquentes. De plus, d'autres études ont rapporté des utilisations plus fréquentes de certaines contraception : contraceptifs contrôlés par les femmes (d'action prolongée ou définitive, contraception dissimulé au partenaire, contraception considérée comme moins fiable). Enfin, 8 études n'ont pas retrouvé de résultats significatifs concernant le lien entre violence et contraception.

    Conclusion : La prise en charge en ambulatoire de la violence ne devra pas oublier d'évaluer le retentissement sur l'utilisation contraceptive ultérieure. A l'inverse, une utilisation ou une non utilisation contraceptive devra amener le médecin à s'interroger et à dépister la violence.

  • Soigner ses proches : focus sur l'adolescence. Enquête qualitative sur le vécu des médecins généralistes face à la santé de leurs proches adolescents    - Tauraa Tefana  -  04 mars 2021  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'adolescence est une période de transition marquée par des changements dans les rapports aux autres et à son environnement. L'abord de l'adolescent en consultation de médecine générale comporte des difficultés pour les omnipraticiens. En France, les médecins généralistes peuvent, s'ils le veulent, suivre leur famille. Nous nous sommes demandé quel est le vécu des médecins généralistes qui suivent des adolescents proches.

    Méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative par entretiens semi dirigés de juin à septembre 2020 en Vienne auprès de 13 médecins généralistes, nombre obtenu par la saturation des données. Une triangulation a été réalisée par confrontation des résultats à un groupe de pairs de 8 médecins.

    Résultats : De nombreux facteurs motivent la prise en charge de ses adolescents tel la légitimité de la relation, la commodité dans l'organisation. S'y opposent l'influence souvent négative de l'affect dans le raisonnement médical, l'absence fréquente de cadre de consultation, la difficulté pour garantir le secret médical. La réalisation de l'examen physique se heurte à l'intimité de l'adolescent et le double rôle parent et médecin rend presque impossible les examens génitaux des adolescents par le médecin parent de sexe opposé. Le dépistage et la prise en charge des troubles psychologiques est rédhibitoire pour la plupart des médecins. En contrepartie la prévention des conduites à risques addictives ou sexuelles semble mieux réalisée grâce au rôle prépondérant du parent et à l'interventionnisme plus fréquent, appuyé par sa casquette de médecin. La confusion des rôles n'a pas été ressentie par les médecins bien que l'affect ait été présent dans le suivi.

    Conclusion : Notre étude a permis de mettre en évidence les difficultés potentielles des médecins généralistes lors du suivi médical spécifique d'adolescents proches. Confronter le ressenti des médecins à ceux de leurs adolescents proches serait intéressant.

  • Amélioration de la participation sociale chez des patients en post-AVC suivis par une équipe mobile de réadaptation    - Bonne Guillaume  -  25 février 2021  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'AVC est une pathologie grave et fréquente entrainant de nombreuses séquelles. La prévention de ces séquelles peut se faire par le biais d'une équipe mobile de rééducation, notamment sur la participation sociale. L'objectif de cette étude est d'évaluer si les patients pris en charge par l'équipe HEMIPASS ont une augmentation de leur participation sociale à la fin de la prise en charge et d'identifier d'éventuels facteurs y participant.

    Matériel et méthodes : Une étude de cohorte rétrospective a été menée en utilisant la base de données 2018-2019 de l'équipe HEMIPASS 87 s'occupant de la réadaptation à domicile des AVC dans le Limousin. Sur les 174 patients éligibles, 116 ont été retenus pour l'analyse statistique. 2 groupes ont été créés : les répondeurs (amélioration cliniquement pertinente du FAI défini par une augmentation de 7 points minimum) et les non répondeurs. Les variables pour l'analyse statistique sont : l'âge, le genre, la zone d'habitation, la moyenne du MiniZarit initial, la moyenne de l'Euroqol initial, le social support, le délai de prise en charge en post-AVC, l'aphasie, la présence d'un trouble moteur, la présence d'un trouble vésicosphinctérien.

    Résultats : Sur les 116 patients, il y a une amélioration cliniquement significative de la moyenne des FAI entre le début et la fin de la prise en charge (moyenne = 5.68 IC 95% [4.337498-7.024571], p < 0.001). 35.3% des patients ont une amélioration cliniquement pertinente (IC 95% = [26.0% – 44.6%]). En analyse univariée, une différence significative a été mise en évidence au niveau du délai de prise en charge post-AVC précoce (OR = 0.43 [0.19-0.94], p=0.038), de l'absence de trouble vésicosphinctérien (OR = 0.10 [0.01 – 0.54], p=0.031) et d'un Minizarit bas (OR = 0.63 [0.43 – 0.88], p =0.012). En analyse multivariée, un Minizarit bas est retrouvé de manière significative (OR = 0.43 [0.19 – 0.86], p=0.027).

    Conclusion : le fardeau de l'aidant est un facteur prédictif important d'amélioration de la participation sociale. Le médecin généraliste devra donc s'atteler à minimiser ce fardeau en analysant de manière pertinente l'état de santé physique et psychique du patient AVC et de l'aidant, afin d'améliorer la participation sociale des patients et donc leur qualité de vie.

  • Évaluation du lien entre connaissances théoriques de l'hypertension artérielle et observance thérapeutique en médecine générale chez les patients hypertendus du Poitou-Charentes    - Azerki Siham  -  25 février 2021  - Thèse d'exercice

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    INTRODUCTION : L'hypertension artérielle, premier facteur de risque cardio-vasculaire touchant à ce jour 1 adulte sur 3 est un enjeu majeur de santé publique et le premier motif de consultation de médecine générale dans le monde. Nous avons émis l'hypothèse que les patients hypertendus traités ayant une bonne connaissance de leur pathologie présentent une meilleure observance.

    OBJECTIF PRINCIPAL: Il consiste à déterminer l'existence d'un lien entre connaissances théoriques de l'hypertension artérielle et l'observance thérapeutique en médecine générale chez les patients hypertendus de la région Poitou-Charentes. L'objectif secondaire a pour but d'identifier les facteurs influençant l'observance des patients hypertendus.

    MATÉRIEL ET MÉTHODE: Étude descriptive multicentrique réalisée de septembre à octobre 2020 en médecine générale par le biais d'un questionnaire anonyme destiné aux patients hypertendus majeurs traités depuis minimum 3 mois. Le questionnaire a été inspiré de Girerd et de “ l'hypertension knowledge scale ” d'Erock.

    RÉSULTATS: 72 patients ont été inclus. L'âge moyen est de 68.5 ans. Le score moyen de connaissance est de 17.2/28. Le score moyen d'observance est de 14,5/18. Les complications de l'hypertension artérielle les plus connues étaient l'accident vasculaire cérébral ainsi que les souffrances cardiaques. L'étude n'a pas permis d'identifier de lien entre connaissances et observance thérapeutique dans l'hypertension artérielle. Les patients consultant en zone rurale sont significativement moins respectueux des mesures hygiéno-diététiques dans l'hypertension artérielle.

    CONCLUSION: Les connaissances et l'observance du traitement dans l'hypertension artérielle doivent être régulièrement abordées en consultation de médecine générale afin d'améliorer l'adhésion aux soins et diminuer la survenue de complications parfois létales. Il serait donc intéressant de travailler sur la mise en œuvre de mesures permettant d'améliorer l'information et l'observance thérapeutique des patients.

  • Etude de l'évolution de l'activité physique et de la sédentarité des patients participant au programme de Prescription d'Exercice Physique pour la Santé (PEPS) dans le département de la Vienne    - Soleilhac Manon  -  18 février 2021  - Thèse d'exercice

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    Contexte : Les bénéfices de la pratique d'une activité physique régulière sur la santé sont clairement établis et la sédentarité constitue un problème majeur de santé publique. De plus, le médecin généraliste est un acteur clef de la promotion d'activité physique en lien avec les autres professionnels de santé. Des projets « sport-santé sur ordonnance » se créent dans plusieurs territoires en France. En région Nouvelle-Aquitaine, le dispositif régional mis en place est appelé PEPS. Peu de travaux relatifs au suivi des patients pris en charge sont disponibles dans la littérature.

    Objectifs : L'objectif principal est de mesurer l'évolution de l'activité physique et de la sédentarité neuf mois après le début des séances d'APA chez les patients participant au programme de PEPS dans le département de la Vienne. Les objectifs secondaires sont les suivants : détermination des modalités de pratique de l'AP à distance, comparaison des freins à l'AP avant et après la participation au dispositif, aide apportée pour la poursuite de l'AP, poursuite ou non des activités pratiquées au sein du programme.

    Méthode : Il s'agit d'une étude descriptive, multicentrique et non randomisée. Chaque patient est orienté par une prescription médicale et participe à deux évaluations : un entretien initial et un entretien téléphonique neuf mois après le début des séances d'APA. 108 patients ont bénéficié d'un entretien initial suite à une prescription médicale entre le 15 mars 2019 et le 15 décembre 2019. Ont été exclus les patients qui ont refusé que leurs données personnelles soient analysées (n=2), ceux qui n'ont pas donné suite à l'entretien initial et n'ont donc pas commencé les séances d'AP (n=29) ainsi que ceux qui n'ont pas répondu à l'entretien téléphonique neuf mois après le début des séances d'activité physique (n=24). Les patients étaient considérés comme perdus de vue lorsqu'il y avait absence de réponse après trois appels téléphoniques émis ou que le numéro de téléphone était invalide. Nous avons donc inclus 53 patients. Le questionnaire RPAQ, validé dans la littérature, a été utilisé pour notre critère de jugement principal pour évaluer l'évolution de l'AP et de la sédentarité. Toutes les données recueillies sont anonymisées et saisies dans une table Microsoft Excel. Chaque patient est identifié par un numéro unique. Les analyses statistiques du critère de jugement principal ont été faites par un test t de Student pour séries appariées, avec le logiciel XLSTAT. Le seuil de significativité est fixé à 5%. Les données non chiffrées ont été analysées de façon descriptive.

    Résultats : La population cible initiale était constituée de 108 patients. 29 patients ont été exclus car ils n'ont pas commencé l'AP après l'entretien initial. Les trois principaux obstacles cités sont des problèmes de santé (35%), un manque de motivation (31%) et un manque de temps et de disponibilité (21%). De plus, 24 patients n'ont pas répondu à l'entretien téléphonique, soit un taux de perdus de vue de 22%. La raison principalement évoquée est liée à l'état de santé pour 63% d'entre eux. 53 patients ont été inclus, dont 39 femmes (74%) et 14 hommes (26%). La moyenne d'âge est de 64,5 années. Il y a une différence significative de l'AP totale (p value < 0,0001 ; intervalle de confiance à 95% [-137,5 ; -80,6]) et de la sédentarité (p value < 0,0001 ; intervalle de confiance à 95% [1,5 ; 2,6]) neuf mois après le début des séances d'APA. 81% des patients inclus ont poursuivi l'AP neuf mois après le début des séances d'APA. Parmi ces patients, 39% sont encadrés dans un club, une association sportive ou une salle privée ; 37% pratiquent seul en dehors d'un club, d'une association sportive ou d'une salle privée ; 19% réalisent cette AP avec des connaissances (amis, famille, proches) et 5% poursuivent seul dans une salle privée. Parmi les 53 patients inclus, 45 (soit 85%) présentaient un ou plusieurs freins à la pratique d'une AP avant l'entrée dans le programme (problèmes de santé, manque de motivation, manque de temps, essoufflement lors de l'AP, confiance dans ses capacités, ne veut pas pratiquer seul, finances, ne connaît pas l'offre). Lors de l'entretien téléphonique neuf mois après le début des séances d'APA, seulement 10 patients présentaient un ou plusieurs freins à la pratique d'une AP (problèmes de santé pour 50% d'entre eux, manque de temps et de disponibilité pour 30% et manque de motivation pour 20%). 77% des patients inclus déclarent que le dispositif de PEPS les a aidés pour la poursuite de l'AP. Enfin, parmi les 43 patients ayant poursuivi l'AP, 28 (soit 65%) poursuivent les mêmes activités que celles qu'ils ont pratiqué pendant le programme.

    Conclusion : Notre étude a montré une augmentation significative de l'AP et une diminution significative de la sédentarité neuf mois après le début des séances d'APA chez les patients participant au programme de PEPS dans le département de la Vienne (p value < 0,0001). La crise sanitaire mondiale liée à la pandémie de la Covid-19 a malheureusement impacté notre étude, ayant eu pour conséquence une diminution du nombre de patients inclus. Il serait intéressant de mener une nouvelle étude sur une durée plus longue et avec des effectifs plus importants, à l'aide d'indicateurs standardisés permettant d'évaluer rigoureusement l'activité et les effets du programme sur la santé des bénéficiaires.

  • Exploration des pratiques des infirmières ASALEE de l'ancienne région Poitou-Charentes dans la prise en charge du surpoids et de l'obésité de l'enfant    - Deie Nathaneige  -  04 février 2021  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'obésité infantile est un problème de santé publique majeur. Depuis 2014, l'association ASALEE propose un protocole d'éducation thérapeutique spécifique du surpoids de l'enfant et une formation spécifique à ses infirmières. Notre objectif principal est de repérer les difficultés que peuvent rencontrer les infirmières ASALEE dans la prise en charge du surpoids et de l'obésité de l'enfant.

    Matériel et méthode : Une étude qualitative, par entretiens semi-dirigés, a été réalisée auprès de 16 infirmières ASALEE exerçant dans l'ancienne région Poitou-Charentes. Les entretiens ont été enregistrés et retranscrits en verbatim. L'encodage des données a été réalisé à l'aide du logiciel Nvivo.

    Résultats et Discussion : L'analyse a repéré de nombreuses difficultés rencontrées par les infirmières dans leur prise en charge des enfants en surpoids. Les principales difficultés retrouvées sont : le manque de recrutement des enfants, lié en partie à un défaut d'orientation par les médecins généralistes. Des difficultés dans le suivi des enfants pour des raisons multiples dont les principales sont liées à l'enfant ou ses parents (perte de vue, manque d'adhésion, frein culturel, suivi monoparental). La formation des infirmières semble insuffisante, notamment en psychologie de l'enfant. Des échanges insuffisants avec les médecins généralistes sont responsables d'un sentiment de solitude des infirmières. Les infirmières interrogées ont proposé des améliorations pour une meilleure prise en charge : des temps de concertation avec les médecins généralistes à programmer pour permettre l'amélioration du recrutement des enfants et des échanges, la participation des médecins généralistes à la formation DPAES pour leur permettre de se rendre compte du rôle de l'infirmière et renforcer le binôme médecin-infirmière, l'amélioration de la formation des infirmières à la psychologie de l'enfant. Le suivi téléphonique et les visites à domicile sont à promouvoir pour lutter contre les pertes de vue et accompagner la motivation de l'enfant et de sa famille. Le développement d'un travail en réseau permettrait d'améliorer la collaboration avec les autres acteurs de la prise en charge, en particulier avec les diététiciennes et les psychologues.

    Conclusion : Cette étude pointe le doigt sur les difficultés ressenties par les infirmières ASALEE qui prennent en charge des enfants en surpoids ou obèses. Elle permet également de proposer des pistes d'amélioration pour leur formation, pour le recrutement, le suivi des patients, et pour le travail en collaboration interprofessionnelle.

  • D-FOG : un nouvel outil d'aide au Dépistage des Fragilités en OncoGériatrie en cours de traitement. Etude de faisabilité et d'acceptabilité    - Fazilleau Anais  -  25 janvier 2021  - Thèse d'exercice

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    Objectif : L'apparition ou l'aggravation de fragilités gériatriques peut mettre en péril la poursuite d'une chimiothérapie. Un auto-questionnaire destiné aux patients a été créé, explorant 5 grands domaines de fragilité. Une étude de faisabilité et d'acceptabilité a été effectuée.

    Méthode : Etude prospective réalisée au centre hospitalo-universitaire de Poitiers. Tous patients ≥ 75 ans, débutant une chimiothérapie, vus en consultation d'annonce IDE, étaient inclus. A chaque cure le patient renseignait l'auto-questionnaire. Un questionnaire d'acceptabilité était remis après 3 mois au patient et à la fin des inclusions aux IDE. Les données démographiques, gériatriques et oncologiques étaient récupérées dans le dossier médical.

    Résultats : 26 femmes/24 hommes, âge moyen 82 ans, ont été inclus. Sur 305 venues, 184 questionnaires ont été recueillis. Aucune question n'a présenté 100% de réponses négatives ou positives. Les réponses non renseignées (3%) se répartissaient sur l'ensemble des questions sans prévalence particulière et correspondaient à 6 patients. Le nombre de venues n'altérait pas la régularité de l'utilisation de l'outil. En comparant les patients ayant renseigné plus de 80% des questionnaires versus moins de 80%, aucune différence significative (démographique, gériatrique ou oncologique) n'a été retrouvée. Les questions étaient faciles pour 94% des patients. L'oubli était souvent un motif de non utilisation. 100% des soignants ont considéré l'outil comme clair et utile pour sécuriser le patient.

    Conclusion : Ce nouvel outil dépistant les fragilités gériatriques au cours d'un traitement oncologique est faisable et accepté aussi bien des patients que des soignants. Une étude randomisée semble nécessaire afin d'évaluer l'impact de l'utilisation du D-FOG.

  • Suivi gynécologique des patientes atteintes de troubles psychiatriques : Analyse de la couverture par frottis cervico-utérin des patientes hospitalisées au Centre Henri Laborit de Poitiers    - Penet Marielle  -  21 janvier 2021  - Thèse d'exercice

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    Contexte : En France, le cancer du col de l'utérus tue plus de 1000 femmes par an. Un dépistage par frottis cervico-utérin est recommandé tous les 3 ans, mais seules 58.7% des femmes appartenant à la population cible l'ont réalisé sur la période 2015-2017. Des études précédentes suggèrent que les femmes atteintes de troubles psychiatriques sont à risque d'être sous-dépistées.

    Objectifs : Évaluer le dépistage par frottis cervico-utérin chez les patientes hospitalisées en psychiatrie dans la Vienne. Les objectifs secondaires étaient de rechercher des facteurs de risque médico-socio-démographiques et d'identifier les freins à la réalisation du frottis.

    Méthode : Une étude observationnelle descriptive a été réalisée au sein du Centre Hospitalier Laborit de Poitiers de juin à octobre 2020. Les patientes de 25 à 65 ans ont été interrogées par hétéro-questionnaire au cours d'entretiens individuels.

    Résultats : Parmi les 48 patientes incluses, 43.8% avaient réalisé un frottis cervico-utérin dans les trois dernières années, soit significativement 17.7% de moins par rapport à la population cible de la Vienne (p = 0,0168). Les facteurs de risque corrélés à la non réalisation du FCU étaient la schizophrénie, l'âge supérieur à 50 ans, l'absence de diplôme et le fait de vivre seule ou à plusieurs. Les principaux freins déclarés par les patientes étaient un manque d'initiative et un défaut d'information.

    Conclusion : Notre étude montre un défaut de dépistage du cancer du col de l'utérus chez les patientes hospitalisées au Centre Hospitalier Laborit par rapport à la population générale. Pour améliorer la participation, nous proposons l'association de plusieurs stratégies : mettre en place une consultation gynécologique au sein du CHL, majorer l'information par les professionnels de santé ainsi qu'accompagner les patientes les plus à risque. Ceci, combiné au déploiement en cours du dépistage organisé permettra de limiter les inégalités et d'augmenter la prévalence du dépistage en population générale.

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