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Diplôme d'état de Sage femme

Les travaux sélectionnés

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27 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 10
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  • Prématurité : étude cas-témoins sur la dépression du post-partum et le lien mère-enfant : étude menée au CHU de Poitiers du 10 septembre 2016 au 31 janvier 2017    - Fraise Alexandra  -  30 juin 2017

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    Introduction : La dépression postnatale est un problème de santé publique, elle concerne environ 10 à 20 % des femmes mais elle est souvent sous diagnostiquée. Une naissance prématurée constitue-t-elle un facteur de risque de développer cette pathologie ainsi que des troubles du lien mère-enfant ?

    Matériel et méthode : Dans cette étude cas-témoins prospective monocentrique menée au CHU de Poitiers, 76 femmes ont été analysées, 38 ayant accouché prématurément chacune appariée à une femme ayant accouché à terme. Deux auto-questionnaires, l’Edimbourg postnatal depression scale (EPDS) et le Mother Infant Bonding questionnaire (MIB) leurs ont été distribués trois jours après l’accouchement. Un seuil supérieur à 11 pour l’EPDS et un seuil supérieur à 2 pour le MIB ont été retenus pour dépister respectivement un risque de dépression postnatale ou un trouble du lien mère-enfant.

    Résultats : Cette étude a montré qu’il y a un risque significativement plus important de développer une dépression du post-partum p = 0,02 (OR = 0,26 ; IC à 95 % [0,07 ; 0,84]) et de présenter des troubles du lien mère-enfant p = 0,01 (OR = 0,12 ; IC à 95 % [0,01 ; 0,62]) lors d’un accouchement prématuré. Il n’existait pas de corrélation significative entre les résultats du MIB et de l’EPDS (p = 0,26), le degré de corrélation était égal à 0.2.

    Conclusion : Les femmes ayant accouché prématurément ont présenté un risque de développer une dépression postnatale et des difficultés du lien mère-enfant plus important que celles qui ont accouché à terme. Il serait donc intéressant de compléter ce travail en évaluant leurs états psychologiques et la relation mère-enfant quelques mois après la date théorique du terme.

  • L’accompagnement prénatal spécifique pour les hommes : étude de cohorte monocentrique au Centre Hospitalier de Saintes sur 10 mois    - Barillot Brenda  -  27 juin 2017

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    Objectifs : La figure paternelle a évolué depuis plusieurs années. Les pères sont plus impliqués au sein du foyer et avec leurs enfants. Afin de renforcer ses liens avec l’enfant, d’exprimer ses angoisses et ses interrogations, de prendre confiance en lui, de plus s’investir le père peut participer à des groupes « Instants de pères ». En France, ce type de préparation est novatrice et peu étudiée.

    Matériel et méthode : Une étude prospective a été réalisée au CH de Saintes. L’objectif principal était de comparer la satisfaction des pères entre la PNP et les groupes « Instants de pères ». L’objectif secondaire était de comparer l’état d’anxiété des pères en fonction du type de préparation à la naissance suivi. Un questionnaire a été distribué lors des séances de préparation.

    Résultats : 67 pères ont été inclus dans notre étude. Les pères participants aux groupes « instants de père » ont un niveau d’étude (p=0,011) et un niveau socio-économique (p=0,028) plus élevé que les pères de la PNP. Le manque de disponibilité semblait être la raison principale de non-participation aux séances. Les pères étaient satisfaits de la disponibilité des professionnels lors des groupes « Instants de pères ». Ils recherchaient par ces séances un partage d’expérience (p=0,041), préfèreraient qu’elles soient animées par des sages-femmes, et de sexe masculin. L’étude n’a pas révélé un niveau d’anxiété différent en fonction du type de préparation.

    Conclusion : Les pères portent un grand intérêt pour les groupes « Instants de pères ». Ils leur permettent de s’impliquer plus volontiers dans la naissance de leur enfant, tout en prenant en compte leurs attentes. Néanmoins, ils restent encore peu connus et peu répandus. Afin de développer l’activité, il faut sensibiliser les professionnels sur leur nécessité. Il serait intéressant de pouvoir proposer plus de séances et mieux les adapter aux disponibilités des pères.

  • Etude sur l'alimentation et la prise de poids des femmes en fonction de leur profil pendant la grossesse    - Maret Coralie  -  27 juin 2017

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    Introduction : De nombreuses études ont montré les conséquences du surpoids et de l’obésité pendant la grossesse. Face à ce problème de santé publique, nous avons étudié le lien entre les caractéristiques des patientes et la prise de poids excessive. Nous avons également étudié leur alimentation.

    Patients et méthode : Il a été réalisé une étude transversale prospective auprès de 49 patientes dans un centre de niveau 3. Un questionnaire alimentaire a été donné au deuxième trimestre puis redonné au troisième trimestre.

    Résultats : L’étude a démontré que les femmes mangeaient varié mais pas en accord avec les recommandations de l’INPES. Moins de 25% des femmes ont eu des conseils alimentaires pendant la grossesse et près de la moitié ont eu un gain de poids excessif. Un lien entre les facteurs sociodémographiques et comportementaux n’a pas pu être mis en évidence par rapport à la prise de poids excessive.

    Conclusion : Cette étude n’a pas pu donner de résultats probants par manque de puissance mais il serait intéressant d’évaluer la consommation alimentaire des femmes enceintes en fonction des émotions et des situations positives et négatives qu’elles rencontrent.

  • Évaluation de la pertinence de la mise en application du protocole code couleur lors des césariennes non programmées dans un centre hospitalier de type 2B : réalité et ressenti à partir d'une étude prospective    - Petit Mélissa  -  27 juin 2017

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    L’objectif de notre étude était d’évaluer la pertinence de la mise en application du protocole code couleur lors des césariennes non programmées dans un centre hospitalier de type 2B.

    Il s’agissait d’une étude monocentrique prospective observationnelle et comparative. Le recueil de données s’est déroulé du 1er janvier 2016 au 31 août 2016 et un questionnaire a été distribué aux professionnels utilisant le protocole code couleur du 1er décembre 2016 au 28 février 2017.

    L’évaluation de la mise en application du protocole code couleur a été faite par l’étude de la concordance des codes, le calcul des délais décision-naissance, la morbidité néonatale et par le biais d’un questionnaire afin d’évaluer la sensibilisation des équipes vis-à-vis de cette procédure.

    Nous avons inclus dans notre étude 174 dossiers et 37 professionnels de santé.

    Nos résultats montrent 76,12% (142) de concordance entre le code indiqué par l’équipe et le code théorique posé en fonction de l’indication de la césarienne. Par le biais du questionnaire, les professionnels ont indiqué un code en fonction des indications données en exemple sur le protocole, 86,26% ont mis le code recommandé. Le délai décision-naissance était respecté dans 56,0% des cas et par le biais du questionnaire, seulement 58,56% des professionnels ont indiqué le délai décision-naissance exact, recommandé en fonction de chaque code. En ce qui concerne la morbidité néonatale, seul 44 (25,29%) enfants ont eu besoin d’une réanimation néonatale et 38 (21,84%) ont eu besoin d’une hospitalisation.

    Globalement les enfants hospitalisés étaient des enfants prématurés ou nécessitants des soins à cause d’une pathologie en particulier, ce n’était pas, la plupart du temps, en lien avec la césarienne proprement dite. La mise en application de ce protocole code couleur est pertinente néanmoins l’amélioration des connaissances et de la performance des équipes doit être poursuivie. Cela pourrait se faire par la mise en place d’actions telle qu’un staff et/ou des exercices de simulation.

  • Evaluation des connaissances et des besoins d’information des sages-femmes et étudiants sages-femmes du Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers sur les risques et la conduite à tenir en cas d’Accident d’Exposition au Sang    - Tanneau Mélanie  -  09 juin 2017

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    Objectifs : Evaluer la connaissance, les pratiques et le besoin d’information ou de formation des sages-femmes (SF) et des étudiants sages-femmes (ESF) du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Poitiers en ce qui concerne les risques de transmission du Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH), du Virus de l’Hépatite B (VHB), du Virus de l’Hépatite C (VHC) et la conduite à tenir en cas d’accident d’exposition au sang (AES).

    Matériel et Méthode : Il s’agissait d’une étude descriptive sur la population de SF du CHU de Poitiers et des ESF de l’école de Poitiers réalisée sur la période Mai-Juin 2016. Les données ont été recueillies à l’aide de questionnaires anonymes distribués à 63 SF et 90 ESF. Le taux de participation a été de 66,6% pour les SF et 71,1% pour les ESF.

    Résultats/Discussion : Le secteur de la naissance est un secteur à risques d’accident d’exposition au sang (AES). Cependant, l’analyse des résultats de l’étude a montré que les SF et ESF du CHU de Poitiers ne connaissent ni les risques ni les modes de transmission du VIH, VHB et VHC. De plus, ils ont également tendance à sous-estimer le risque puisque seulement 58,1% des SF et 31,8% des ESF déclarent toujours leur(s) AES. En cas d’AES, un protocole est disponible au sein du CHU et seulement 68,6% des SF et 15,4% des ESF savent où le trouver. Les soins à réaliser, le suivi médical et les démarches concernant la déclaration sont donc très peu connus. En outre, 76,1% des SF et 96,9% des ESF souhaiteraient êtres plus informés en ce qui concerne la conduite à tenir en cas d’AES.

    Conclusion : Les SF et ESF ne sont pas suffisamment sensibilisés aux risques de contamination ni suffisamment informés sur la conduite à tenir en cas d’AES. Il pourrait être proposé un renforcement de l’enseignement théorique durant les études de SF et des formations au sein du CHU. Il serait également intéressant d’évaluer leurs connaissances et pratiques concernant les moyens de prévention des AES.

  • Étude du déroulement et du vécu des grossesses des femmes atteintes de sclérose en plaques    - Carre Camille  -  30 juin 2016

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    Introduction

    La sclérose en plaques est une pathologie qui est plus fréquente chez les femmes en âge de procréer. Pendant longtemps, il leur était fortement déconseillé de concevoir un enfant ; mais depuis bientôt 10 ans de nouvelles études sont de plus en plus rassurantes sur la situation de ces patientes. Cependant, cela nous a amenés à nous demander comment étaient vécues les grossesses de ces patientes, et comment elles étaient gérées par les professionnels de santé ; du point de vue de l'information mais aussi de la gestion des traitements.

    Méthodologie

    C'est une étude observationnelle descriptive unicentrique, qui a eu lieu au centre de niveau 3 de Poitiers de septembre 2015 à mars 2016, sur une cohorte de 70 patientes. Les données ont été recueillies à l'aide d'un questionnaire dont une partie a été remplie lors de la consultation annuelle en neurologie des patientes, et la seconde partie par contact téléphonique. Les patientes ont été classifiées en plusieurs groupes :

     Groupe 1 : les patientes n'ayant jamais eu d'enfants

     Groupe 2 : les patientes ayant eu au moins un enfant

    ◦ Groupe 2a : les patientes ayant eu un ou plusieurs enfants avant le diagnostic de sclérose en plaques

    ◦ Groupe 2b : les patientes ayant eu un ou plusieurs enfants après le diagnostic de sclérose en plaques

    Résultats

    Nous n'avons pas retrouvé de différence de désir de grossesse (p=0,58) entre les différents groupes. L'information reçue des professionnels de santé avant et pendant la grossesse est satisfaisante. Les moyennes d'anxiété vis-à-vis de la grossesse, de l'accouchement et du post-partum sont respectivement de 2,28, 1,90 et 1,75.

    Dans le groupe 2b, il y a eu 34,37 % de poussées dont 21,87 % lors de la première grossesse. Elles ont majoritairement eu lieu en post-partum.

    Dans un tiers des cas, l'anesthésiste a eu une attitude peu favorable voire défavorable à la pose de péridurale. La moyenne de difficulté à la reprise d'un traitement en post-partum est 5,27/10.

    Conclusion

    En dehors des poussées qui peuvent survenir, les grossesses de ces patientes sont comparables à celles des patientes présentant des grossesses physiologiques. Malgré certaines contraintes, qui reposent principalement sur la reprise d'un traitement après l'accouchement, les patientes ont un vécu plutôt positif de leurs grossesses et reçoivent une information satisfaisante de la part des professionnels de santé. De la part des soignants, la gestion des traitements et le rapport à l'anesthésie péridurale restent sujets à discussion.

  • Évaluation de la satisfaction des femmes lors de la première consultation médicale pour la prise en charge d’une interruption volontaire de grossesse    - Costes Marie  -  30 juin 2016

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    Introduction : Nous avons souhaité évaluer la qualité des soins proposés aux femmes lors de la première consultation médicale en vue d’une interruption volontaire de grossesse au CPEF du CHU de Poitiers. Secondairement, nous avons comparé l’évaluation de la qualité des soins selon les soignants, le type d’IVG pratiquée ainsi que selon l’optimisme des patientes. Nous avons également recueilli les craintes et les attentes de ces dernières.

    Matériel et méthode : Une étude quantitative prospective monocentrique a été réalisée au CPEF du CHU de Poitiers à partir de questionnaires anonymes distribués aux femmes au début de leur première consultation pré-IVG. Il a été inclus 95 patientes du 2 novembre 2015 au 13 mars 2016. Parallèlement un recueil de donnés a été effectué dans le dossier médical des patientes pour compléter les informations sur les femmes de l’échantillon.

    Résultats : Le taux de réponse était de 47.74% pour le questionnaire sur la qualité des soins et de 42.71% pour le questionnaire sur l’optimisme. La tranche d’âge de la population incluse était de 18 à 44 ans. Plus de la moitié des patientes étaient globalement très satisfaites. La satisfaction maximale était envers l’absence de gène en rapport avec le comportement du professionnel de santé (75% pour le médecin et l’interne et 84% pour la sage-femme et l’IDE), la politesse et l’amabilité des soignants (81% pour le médecin et l’interne et 91% pour la sage-femme et l’IDE), la clarté des explications (80% pour le médecin et l’interne et 93% pour la sage-femme et l’IDE) et l’implication dans la prise de décision (79%). La principale raison d’insatisfaction des patientes était l’identification des soignants (16% pour le médecin et l’interne et 15% pour la sage-femme et l’IDE). Les femmes étaient également moins satisfaites des informations données au sujet des médicaments (32% de très satisfaites). Le fait d’être pris en charge par un médecin ou interne ou une sage-femme ou IDE ainsi que d’interrompre sa grossesse de manière médicamenteuse ou chirurgicale ne sont pas liés de façon significatives à la satisfaction des femmes (p > 0,05). L’optimisme des femmes n’a pas influencé leur satisfaction, excepté les patientes optimistes qui ont été significativement plus satisfaites de la politesse et de l’amabilité du médecin ou de l’interne que les non optimistes (p = 0,02). Les craintes des femmes au sujet de la consultation ont été regroupées en quatre catégories. Elles concernaient : le délai de l’IVG (25%), la peur d’être jugée par les soignants (22%), la prise en charge (22%) et les conséquences et retentissements de l’IVG (21%). Quant aux attentes, elles ont été regroupées en trois catégories telles que les informations données par les soignants (36%), le besoin de réconfort et d’écoute (22%) et la prise en charge (41%).

    Conclusion : L’évaluation de la qualité des soins par les femmes lors de la première consultation médicale en vue d’une interruption volontaire de grossesse au CPEF du CHU de Poitiers était globalement très satisfaisante. Parmi cette évaluation, les insatisfactions étaient principalement sur l’identification des soignants. Seules les patientes optimistes ont été significativement plus satisfaites de la politesse et de l’amabilité du médecin ou de l’interne que les non optimistes. Les craintes majoritairement recueillis concernaient le délai de l’IVG ainsi que la peur d’être jugée. Quant aux attentes des patientes, elles étaient en grande partie liées à la prise en charge.

  • Étude sur le sondage vésical évacuateur en salle de naissance chez les patientes bénéficiant d'une analgésie péridurale    - Desclides Juliette  -  30 juin 2016

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    Introduction.

    Le sondage vésical évacuateur en salle de naissance est un geste fréquent chez les patientes bénéficiant d'une analgésie péridurale. Il est justifié par le risque de rétention urinaire et doit être maîtrisé pour limiter le risque d'infection. L'objectif était de savoir si les sondages étaient réalisés trop fréquemment et si on pouvait mettre en évidence un facteur prédictif de remplissage vésical pendant le travail.

    Méthode.

    Il s'agissait d'une étude observationnelle, prospective et monocentrique. 63 cas de patientes bénéficiant de l'analgésie péridurale, ont été analysé par le biais d'un tableau de recueil. Les sondages pour suspicion de vessie pleine étaient ceux réalisés en dehors d'indications obstétricales. Les volumes d'urine évacués ont été stratifiés : les peu productifs étaient ceux évacuant moins de 150 ml et les surproductifs ceux évacuant plus de 500 ml.

    Résultats.

    Le nombre de sondage moyen réalisé par patiente était de 2,68. Parmi les sondages réalisés pour suspicion de vessie pleine en salle de naissance, les sondages peu productifs représentaient 33 % et les sondages surproductifs représentaient 27 %. Au cours du travail, le temps est apparu comme un critère prédictif de remplissage vésical, p = 0,014 (p<0,05) contrairement aux apports hydriques, p = 0,815 (p<0,05).

    Conclusion.

    Le nombre moyen de sondages était élevé et les sondages peu ou surproductifs réalisés pour suspicion de vessie pleine étaient fréquents. Il serait intéressant de poursuivre cette étude, afin d'obtenir suffisamment de données exploitables pour permettre la réalisation d'un consensus sur la fréquence de sondage.

  • La laxité ligamentaire périphérique à terme est-elle associée à la survenue de déchirures périnéales obstétricales à l’accouchement ?    - Desgranges Marion  -  30 juin 2016

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    Introduction et objectif – Les déchirures périnéales obstétricales sont un problème fréquent, dont les moyens de prévention sont peu efficaces. Pendant la grossesse, il est décrit une augmentation de la laxité ligamentaire périphérique et une augmentation de la mobilité du plancher pelvien, avec notamment un allongement de la distance ano-vulvaire, qui est associée au risque de déchirure périnéale sévère.

    Le but était de rechercher une association entre la laxité ligamentaire à terme et la survenue de déchirures périnéales obstétricales à l’accouchement.

    Matériel et Méthode – Etude prospective, mono-centrique, incluant 300 femmes à terme, non contreindiquées à un accouchement par voie vaginale évaluées entre 36 SA et leur accouchement. La laxité ligamentaire et la distance ano-vulvaire étaient mesurées avant le début du travail ou au cours de la première phase de celui-ci.

    La laxité ligamentaire était évaluée en mesurant le degré d’extension passive de l’index de la main non dominante pour un couple appliqué à la deuxième articulation métacarpo-phalangienne de 0,26 N.m (mesure dénommée "laxité MCP"). Les caractéristiques générales de chaque femme, du travail, de l’accouchement et l’existence d’une déchirure périnéale (selon la classification du RCOG) étaient collectées.

    La laxité ligamentaire était comparée entre les femmes ayant un périnée intact versus celles avec une déchirure périnéale qu’elle qu’en soit la sévérité, puis avec celles présentant une déchirure de stade >

    2. Les variables qualitatives étaient comparées avec un test du Chi2, les variables quantitatives avec un test de Student. L’association entre déchirure périnéale et laxité ligamentaire était évaluée par un test ANOVA. Une analyse de type ROC était utilisée pour identifier une valeur seuil de laxité ligamentaire pour le risque de déchirures périnéales sévères. Le projet était validé par le Comité de Protection des Personnes de Poitiers.

    Résultats – Il existe une association significative entre la survenue d’une déchirure périnéale obstétricale et la laxité ligamentaire périphérique mesurée à terme, ainsi qu’avec le stade de déchirure (p = 0,03). La laxité MCP moyenne des femmes ayant un périnée intact était de 58,6° (± 17,8), alors que celle des femmes ayant une déchirure de stade 4 est de 65,8° (± 17,8). Une laxité MCP > 64° est associée à un risque de déchirure périnéale de stade > 2 avec une sensibilité de 75% et une spécificité de 57%.

    Conclusion – La laxité ligamentaire périphérique à terme est associée à la survenue de déchirures périnéales obstétricales à l’accouchement et la sévérité de ces lésions. L’utilisation de la laxité ligamentaire à terme dans notre évaluation du risque de déchirures sévères pourrait nous orienter vers une évaluation individuelle du risque prenant en compte les modalités de l’accouchement et la susceptibilité individuelle de la femme.

  • Dépistage de la macrosomie foetale au CHU de Poitiers : prévalence, intérêt et perspectives d'améliorations    - Giraud Maëlle  -  30 juin 2016

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    Introduction : La suspicion de macrosomie foetale influence la prise en charge de la grossesse et plus particulièrement celle de l’accouchement. Nous avons voulu évaluer la part d’enfants macrosomes non suspectés et l’intérêt du dépistage de la macrosomie sur la prise en charge de l’accouchement et ses complications chez les enfants macrosomes.

    Méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective réalisée du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2014 au CHU de Poitiers. Tous les enfants nés vivants, après 37 semaines d’aménorrhées et pesant plus de 4000g à la naissance ont été inclus dans l’étude. Le suivi de grossesse, de l’accouchement et du post-partum ont été analysé. Les enfants ont été répartis dans deux groupes : macrosomie foetale suspectée ou non.

    Résultats : Quatre cent cinquante-huit dossiers ont été étudiés. Seulement 34,3% des enfants macrosomes étaient dépistés. En cas de suspicion de macrosomie, les enfants étaient de poids plus élevés (p < 0,001), il y avait plus de césariennes (10,3% contre 37,6%, p < 0,00001), la durée du travail et le temps passé à dilatation complète étaient plus longs. L’absence de dépistage n’a pas augmenté les complications maternelles et néonatales. En cas de suspicion de macrosomie, il y avait deux fois plus de femmes obèses (p < 0,0005), plus de diabète gestationnel (p < 0,05) et la hauteur utérine était plus élevée.

    Conclusion : Beaucoup de foetus macrosomes sont non dépistés à l’accouchement. Néanmoins, l’absence de dépistage ne semble pas augmenter les complications. Un meilleur suivi diététique des femmes en surpoids et une biométrie à 38 SA en cas de hauteur utérine anormale pourrait être envisagé afin de mieux dépister la macrosomie.

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affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
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