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Diplôme d'état de Médecine

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  • Etude de l'évolution de l'activité physique et de la sédentarité des patients participant au programme de Prescription d'Exercice Physique pour la Santé (PEPS) dans le département de la Vienne    - Soleilhac Manon  -  18 février 2021  - Thèse d'exercice

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    Contexte : Les bénéfices de la pratique d'une activité physique régulière sur la santé sont clairement établis et la sédentarité constitue un problème majeur de santé publique. De plus, le médecin généraliste est un acteur clef de la promotion d'activité physique en lien avec les autres professionnels de santé. Des projets « sport-santé sur ordonnance » se créent dans plusieurs territoires en France. En région Nouvelle-Aquitaine, le dispositif régional mis en place est appelé PEPS. Peu de travaux relatifs au suivi des patients pris en charge sont disponibles dans la littérature.

    Objectifs : L'objectif principal est de mesurer l'évolution de l'activité physique et de la sédentarité neuf mois après le début des séances d'APA chez les patients participant au programme de PEPS dans le département de la Vienne. Les objectifs secondaires sont les suivants : détermination des modalités de pratique de l'AP à distance, comparaison des freins à l'AP avant et après la participation au dispositif, aide apportée pour la poursuite de l'AP, poursuite ou non des activités pratiquées au sein du programme.

    Méthode : Il s'agit d'une étude descriptive, multicentrique et non randomisée. Chaque patient est orienté par une prescription médicale et participe à deux évaluations : un entretien initial et un entretien téléphonique neuf mois après le début des séances d'APA. 108 patients ont bénéficié d'un entretien initial suite à une prescription médicale entre le 15 mars 2019 et le 15 décembre 2019. Ont été exclus les patients qui ont refusé que leurs données personnelles soient analysées (n=2), ceux qui n'ont pas donné suite à l'entretien initial et n'ont donc pas commencé les séances d'AP (n=29) ainsi que ceux qui n'ont pas répondu à l'entretien téléphonique neuf mois après le début des séances d'activité physique (n=24). Les patients étaient considérés comme perdus de vue lorsqu'il y avait absence de réponse après trois appels téléphoniques émis ou que le numéro de téléphone était invalide. Nous avons donc inclus 53 patients. Le questionnaire RPAQ, validé dans la littérature, a été utilisé pour notre critère de jugement principal pour évaluer l'évolution de l'AP et de la sédentarité. Toutes les données recueillies sont anonymisées et saisies dans une table Microsoft Excel. Chaque patient est identifié par un numéro unique. Les analyses statistiques du critère de jugement principal ont été faites par un test t de Student pour séries appariées, avec le logiciel XLSTAT. Le seuil de significativité est fixé à 5%. Les données non chiffrées ont été analysées de façon descriptive.

    Résultats : La population cible initiale était constituée de 108 patients. 29 patients ont été exclus car ils n'ont pas commencé l'AP après l'entretien initial. Les trois principaux obstacles cités sont des problèmes de santé (35%), un manque de motivation (31%) et un manque de temps et de disponibilité (21%). De plus, 24 patients n'ont pas répondu à l'entretien téléphonique, soit un taux de perdus de vue de 22%. La raison principalement évoquée est liée à l'état de santé pour 63% d'entre eux. 53 patients ont été inclus, dont 39 femmes (74%) et 14 hommes (26%). La moyenne d'âge est de 64,5 années. Il y a une différence significative de l'AP totale (p value < 0,0001 ; intervalle de confiance à 95% [-137,5 ; -80,6]) et de la sédentarité (p value < 0,0001 ; intervalle de confiance à 95% [1,5 ; 2,6]) neuf mois après le début des séances d'APA. 81% des patients inclus ont poursuivi l'AP neuf mois après le début des séances d'APA. Parmi ces patients, 39% sont encadrés dans un club, une association sportive ou une salle privée ; 37% pratiquent seul en dehors d'un club, d'une association sportive ou d'une salle privée ; 19% réalisent cette AP avec des connaissances (amis, famille, proches) et 5% poursuivent seul dans une salle privée. Parmi les 53 patients inclus, 45 (soit 85%) présentaient un ou plusieurs freins à la pratique d'une AP avant l'entrée dans le programme (problèmes de santé, manque de motivation, manque de temps, essoufflement lors de l'AP, confiance dans ses capacités, ne veut pas pratiquer seul, finances, ne connaît pas l'offre). Lors de l'entretien téléphonique neuf mois après le début des séances d'APA, seulement 10 patients présentaient un ou plusieurs freins à la pratique d'une AP (problèmes de santé pour 50% d'entre eux, manque de temps et de disponibilité pour 30% et manque de motivation pour 20%). 77% des patients inclus déclarent que le dispositif de PEPS les a aidés pour la poursuite de l'AP. Enfin, parmi les 43 patients ayant poursuivi l'AP, 28 (soit 65%) poursuivent les mêmes activités que celles qu'ils ont pratiqué pendant le programme.

    Conclusion : Notre étude a montré une augmentation significative de l'AP et une diminution significative de la sédentarité neuf mois après le début des séances d'APA chez les patients participant au programme de PEPS dans le département de la Vienne (p value < 0,0001). La crise sanitaire mondiale liée à la pandémie de la Covid-19 a malheureusement impacté notre étude, ayant eu pour conséquence une diminution du nombre de patients inclus. Il serait intéressant de mener une nouvelle étude sur une durée plus longue et avec des effectifs plus importants, à l'aide d'indicateurs standardisés permettant d'évaluer rigoureusement l'activité et les effets du programme sur la santé des bénéficiaires.

  • Réhabilitation améliorée des femmes césarisées : Evaluation des pratiques au sein d'une maternité universitaire    - Taillandier Pauline  -  05 février 2021  - Thèse d'exercice

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    Introduction. A la maternité de Poitiers, un protocole de réhabilitation améliorée en chirurgie (RAC) concernant les césariennes existe depuis 2015. L'objectif de cette étude était d'apprécier le degré d'application du protocole en 2018 puis en 2020 après son actualisation.

    Matériels et méthodes. Une étude descriptive, rétrospective était menée auprès des femmes césarisées en programmé ou en urgence relative, en 2018 puis en 2020. En sortie de salle de réveil, les critères d'évaluation étaient la vérification des saignements de la paroi abdominale et du globe utérin, l'obturation de la voie veineuse périphérique (VVP), l'ablation du cathéter de péridurale et de la sonde vésicale à demeure (SAD). En suites de couches, les critères d'évaluation étaient la surveillance des constantes maternelles, la prescription d'un protocole antalgique, antiémétique, anticoagulant, la reprise précoce des boissons et de l'alimentation, l'ablation de la VVP et la réalisation du lever précoce.

    Résultats. L'étude portait sur 60 femmes en 2018 et 45 femmes en 2020. Sur les 13 critères d'évaluation, 4 critères étaient peu respectés : l'obturation puis l'ablation de la VVP, l'ablation de la SAD et la surveillance des paramètres maternels, qui ne concernaient que 0 à 53% des femmes, à la différence des 9 autres critères d'évaluation, respectés chez 76 à 100% des femmes.

    Conclusion. Des audits réguliers du service pourraient être menés afin d'éclaircir le programme de la RAC sur ses points faibles. Outre l'évaluation du personnel soignant, l'implication des femmes césarisées, au cœur de ce protocole, ne doit pas être oubliée.

  • Exploration des pratiques des infirmières ASALEE de l'ancienne région Poitou-Charentes dans la prise en charge du surpoids et de l'obésité de l'enfant    - Deie Nathaneige  -  04 février 2021  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'obésité infantile est un problème de santé publique majeur. Depuis 2014, l'association ASALEE propose un protocole d'éducation thérapeutique spécifique du surpoids de l'enfant et une formation spécifique à ses infirmières. Notre objectif principal est de repérer les difficultés que peuvent rencontrer les infirmières ASALEE dans la prise en charge du surpoids et de l'obésité de l'enfant.

    Matériel et méthode : Une étude qualitative, par entretiens semi-dirigés, a été réalisée auprès de 16 infirmières ASALEE exerçant dans l'ancienne région Poitou-Charentes. Les entretiens ont été enregistrés et retranscrits en verbatim. L'encodage des données a été réalisé à l'aide du logiciel Nvivo.

    Résultats et Discussion : L'analyse a repéré de nombreuses difficultés rencontrées par les infirmières dans leur prise en charge des enfants en surpoids. Les principales difficultés retrouvées sont : le manque de recrutement des enfants, lié en partie à un défaut d'orientation par les médecins généralistes. Des difficultés dans le suivi des enfants pour des raisons multiples dont les principales sont liées à l'enfant ou ses parents (perte de vue, manque d'adhésion, frein culturel, suivi monoparental). La formation des infirmières semble insuffisante, notamment en psychologie de l'enfant. Des échanges insuffisants avec les médecins généralistes sont responsables d'un sentiment de solitude des infirmières. Les infirmières interrogées ont proposé des améliorations pour une meilleure prise en charge : des temps de concertation avec les médecins généralistes à programmer pour permettre l'amélioration du recrutement des enfants et des échanges, la participation des médecins généralistes à la formation DPAES pour leur permettre de se rendre compte du rôle de l'infirmière et renforcer le binôme médecin-infirmière, l'amélioration de la formation des infirmières à la psychologie de l'enfant. Le suivi téléphonique et les visites à domicile sont à promouvoir pour lutter contre les pertes de vue et accompagner la motivation de l'enfant et de sa famille. Le développement d'un travail en réseau permettrait d'améliorer la collaboration avec les autres acteurs de la prise en charge, en particulier avec les diététiciennes et les psychologues.

    Conclusion : Cette étude pointe le doigt sur les difficultés ressenties par les infirmières ASALEE qui prennent en charge des enfants en surpoids ou obèses. Elle permet également de proposer des pistes d'amélioration pour leur formation, pour le recrutement, le suivi des patients, et pour le travail en collaboration interprofessionnelle.

  • Les symptômes de stress post-traumatique secondaires à l'accouchement chez les pères    - Fouassin Berenice  -  25 janvier 2021  - Thèse d'exercice

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    Encore peu d'études traitent du Trouble de Stress Post-Traumatique chez les pères dans les suites de l'accouchement. Les recherches indiquent pourtant que jusqu'à 5% des jeunes pères en souffriraient. Si la plupart de ces pères en présentent des symptômes et non un trouble de stress post-traumatique complet, il n'en reste pas moins que les comorbidités associées et les conséquences pour l'individu comme pour la cellule familiale et le lien parent-enfant en font un enjeu de santé publique.

    Notre étude a pour objectif principal d'étudier la prévalence du trouble de stress post-traumatique secondaire à l'accouchement chez les pères. Les objectifs secondaires sont l'étude de l'intrication de ce trouble avec plusieurs dimensions, et l'observation de leur impact sur le lien père-enfant. Il s'agit d'une étude épidémiologique observationnelle descriptive, menée au sein de la maternité du Centre Hospitalier de Saintonge, en période d'épidémie de Covid-19. Elle a été réalisée en deux temps: durant le troisième trimestre de grossesse de la partenaire (T1), et entre quatre à six semaines après l'accouchement (T2).

    Au cours du T1, nous avons recherché un antécédent d'exposition traumatique, un trouble de stress post-traumatique antérieur à l'accouchement, des symptômes dépressifs, des signes d'anxiété, une détresse conjugale ; et nous avons évalué la relation père-foetus. Au cours du T2, nous avons recherché un trouble de stress post-traumatique secondaire à l'accouchement, une dépression du post-partum, des signes d'anxiété. Nous avons également évalué le vécu de l'accouchement et la relation père-enfant.

    Nous avons inclus 22 participants. Parmi eux, un père soit 4,5% de notre échantillon présente un trouble de stress post-traumatique antérieur à l'accouchement. Les résultats des questionnaires de T1 montrent que 4,5% (n=1) des hommes souffrent de dépression prénatale ; 13,6% (n=3) présentent une anxiété-état prénatale ; 18,2% (n=4) une anxiété-trait ; 22,7% (n=5) une détresse maritale et 27,3% (n=6) un attachement père-foetus bas.

    En T2, nous dénombrons 17 perdus de vue. Cinq hommes ont répondu aux questionnaires, soit 22,7% de l'échantillon initial. Aucun père ne souffre de trouble de stress post-traumatique secondaire à l'accouchement. Cependant, un père, soit 20% de la population de T2, présente des symptômes de trouble de stress post-traumatique dans les suites de l'accouchement. La prévalence de la dépression du post-partum est nulle. Nous constatons que 20% de la population de T2 (n=1) rapportent un vécu plus négatif de l'accouchement et 20% (n=1) présentent une anxiété-état post-natale. Aucun père ne présente d'attachement père-enfant en dessous du seuil retenu pour l'étude.

    Nous ne retrouvons pas de lien statistiquement significatif entre les symptômes de trouble de stress post-traumatique secondaires à l'accouchement et les autres dimensions évaluées.

    La taille de notre échantillon nous invite à rester prudents concernant les résultats de notre étude. Des recherches complémentaires, multicentriques et incluant davantage de participants permettraient de mieux appréhender le Trouble de Stress Post-Traumatique secondaire à l'accouchement chez les pères et ses conséquences. La poursuite d'identification des facteurs de risque semble nécessaire au développement d'outils de dépistage précoce, qui permettraient de repérer les jeunes pères pouvant être en grande détresse, et leur proposer une prise en charge adaptée

  • Suivi gynécologique des patientes atteintes de troubles psychiatriques : Analyse de la couverture par frottis cervico-utérin des patientes hospitalisées au Centre Henri Laborit de Poitiers    - Penet Marielle  -  21 janvier 2021  - Thèse d'exercice

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    Contexte : En France, le cancer du col de l'utérus tue plus de 1000 femmes par an. Un dépistage par frottis cervico-utérin est recommandé tous les 3 ans, mais seules 58.7% des femmes appartenant à la population cible l'ont réalisé sur la période 2015-2017. Des études précédentes suggèrent que les femmes atteintes de troubles psychiatriques sont à risque d'être sous-dépistées.

    Objectifs : Évaluer le dépistage par frottis cervico-utérin chez les patientes hospitalisées en psychiatrie dans la Vienne. Les objectifs secondaires étaient de rechercher des facteurs de risque médico-socio-démographiques et d'identifier les freins à la réalisation du frottis.

    Méthode : Une étude observationnelle descriptive a été réalisée au sein du Centre Hospitalier Laborit de Poitiers de juin à octobre 2020. Les patientes de 25 à 65 ans ont été interrogées par hétéro-questionnaire au cours d'entretiens individuels.

    Résultats : Parmi les 48 patientes incluses, 43.8% avaient réalisé un frottis cervico-utérin dans les trois dernières années, soit significativement 17.7% de moins par rapport à la population cible de la Vienne (p = 0,0168). Les facteurs de risque corrélés à la non réalisation du FCU étaient la schizophrénie, l'âge supérieur à 50 ans, l'absence de diplôme et le fait de vivre seule ou à plusieurs. Les principaux freins déclarés par les patientes étaient un manque d'initiative et un défaut d'information.

    Conclusion : Notre étude montre un défaut de dépistage du cancer du col de l'utérus chez les patientes hospitalisées au Centre Hospitalier Laborit par rapport à la population générale. Pour améliorer la participation, nous proposons l'association de plusieurs stratégies : mettre en place une consultation gynécologique au sein du CHL, majorer l'information par les professionnels de santé ainsi qu'accompagner les patientes les plus à risque. Ceci, combiné au déploiement en cours du dépistage organisé permettra de limiter les inégalités et d'augmenter la prévalence du dépistage en population générale.

  • Evaluation du suivi réalisé par les médecins généralistes de Charente Maritime chez les patientes ayant été diagnostiquées pour un diabète gestationnel sur l'Hôpital de La Rochelle en 2017    - Bouché Camille  -  21 janvier 2021  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le risque de développer un diabète de type 2 est majoré chez les femmes ayant eu un diabète gestationnel, d'où l'importance du dépistage et de la prévention en post-partum. Le médecin traitant est le pivot, et doit donc être tenu informé. L'objectif principal était d'évaluer la transmission de l'information et le suivi réalisé trois ans après le diagnostic de diabète gestationnel. Les objectifs secondaires étaient d'évaluer la demande émanant des médecins en termes de communication, d'investissement et de formation.

    Matériel et Méthode : Nous avons réalisé une étude transversale monocentrique, via un questionnaire auprès des médecins traitants généralistes de Charente-Maritime des patientes ayant été diagnostiquées et suivies pour un diabète gestationnel sur le Centre Hospitalier de La Rochelle en 2017. Au total, 54 patientes ont pu être inclues dans l'étude, et 51 médecins généralistes ont répondu au questionnaire.

    Résultats : Le médecin traitant était informé du diagnostic de diabète gestationnel pour 70% des patientes, indépendamment de la méthode d'information utilisée. Le dépistage en post-partum a été réalisé pour 3,8% des patientes via le test d'HGPO, et pour 57,4% des patientes avec une glycémie à jeun dont 38,7% sont prescrites en raison de l'antécédent de diabète gestationnel. Les patientes avec un IMC normal sont 61% à avoir réalisé une glycémie à jeun et 56% lorsqu'il est supérieur ou égal à 25 kg/m2 (dont 60% pour les patientes en surpoids et 50% pour les obèses). 63% des patientes âgées de plus de 35 ans ont réalisé une glycémie à jeun contre 43% chez les moins de 35 ans, et 64% des patientes ayant été traitées par insulinothérapie. La présence de facteurs de risques de diabète de type 2 n'induit pas de différence significative sur la réalisation de la glycémie à jeun. La fréquence de réalisation de la glycémie à jeun est supérieure chez les patientes avec ces facteurs de risque. 76% des médecins généralistes se sentent exclus de la prise en charge par les spécialistes et 78% demandent à être plus investis. Un protocole de suivi en sortie de maternité est plébiscité par 96% des médecins généralistes. Ils sont 69% à souhaiter être associés au projet d'éducation thérapeutique du patient en cours de mise en place. 29% ne souhaitent pas de formation du tout, les 71% restants étant partagés entre différents modes de formation (présentielle, visioconférence, documents) de manière quasi-équivalente.

    Conclusion : Le taux de dépistage dans notre population, bien qu'étant en accord avec les études déjà réalisées, reste bien trop faible dans l'absolu, et réalisé de manière non ciblée. Les médecins traitants demandent à être plus investis dans les projets mis en place localement, et souhaitent pour la majorité bénéficier d'éléments de formation et de protocoles pour améliorer la prise en charge de leurs patientes.

  • Évaluation de l'impact de la loi du 30 décembre 2017 concernant l'obligation vaccinale sur la pratique vaccinale au quotidien chez les médecins généralistes et pédiatres en Poitou-Charentes    - Engeammes Manon  -  12 janvier 2021  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La loi du 30 décembre 2017 a élargi l'obligation vaccinale à 11 vaccins. L'objectif principal de notre étude était d'évaluer le ressenti des médecins généralistes et pédiatres au sujet de l'évolution de leurs pratiques vaccinales à deux ans de l'instauration de la loi.

    Méthodes : Une étude rétrospective, observationnelle, transversale et descriptive a été réalisée entre le 2 février et le 2 mai 2020, auprès des médecins généralistes et pédiatres libéraux des 4 départements de l'ex-région Poitou-Charentes, au moyen d'un questionnaire de 27 items.

    Résultats : Sur 1633 médecins contactés, 191 réponses complètes (13%) ont été recueillies. 58% étaient « tout à fait » favorables à l'extension de l'obligation vaccinale, 50% souhaitaient que cela permette l'augmentation de la couverture vaccinale. La difficulté initiale ressentie à vacciner et le taux de refus des parents concernant les nouveaux vaccins obligatoires étaient tous deux significativement moindres après la loi. Quarante-neuf pour cent pensaient qu'il n'y avait pas de changement dans les motifs de refus. Nous avons trouvé une diminution significative entre avant et après la loi dans la quantité de questions posées par les parents et une amélioration significative dans la facilité à convaincre les parents en cas de refus initial. Nous avons trouvé un lien significatif entre l'accord du médecin avec l'extension de l'obligation vaccinale et l'âge des praticiens, leur type de cabinet d'exercice et leur facilité à convaincre les parents en cas de refus initial.

    Conclusion : Nous avons révélé que d'après les praticiens il était moins difficile de vacciner et le taux de refus diminuait. Cependant, les motifs de refus n'ont pas changé et les parents les plus hésitants restent difficiles à convaincre.

  • Implication de TRPV4 dans le mélanome cutané primitif    - Darrigade fleury Marine  -  18 décembre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Depuis maintenant une dizaine d'années de nouveaux traitements ont révolutionné le paysage thérapeutique du mélanome métastatique. Cependant, les rechutes et les non-répondeurs restent encore trop fréquents. Transient Receptor Potential Vanilloïd 4 (TRPV4) est un canal calcique exprimé dans plusieurs tissus et principalement impliqué dans l'angiogenèse, la prolifération, la motilité, la différenciation et l'apoptose cellulaire. Il apparait donc comme un acteur de la prolifération tumorale. Sa surexpression semble être corrélée à un pronostic moindre dans certains cancers. Nous avons voulu caractériser l'implication de TRPV4 dans le mélanome cutané primitif.

    Matériels et méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective sur des cas de mélanomes cutanés primitifs diagnostiqués au CHU de Poitiers. L'expression de TRPV4 a été évaluée en immunohistochimie sur plusieurs fragments de chaque tumeur en utilisant la technique de TMA (Tissue MicroArray). L'intensité du marquage de TRPV4 a permis de classer les patients en deux groupes : TRPV4- (marquage absent à faible) et TRPV4+ (modéré à fort). Les données clinique et histologiques de chaque patient ont été répertoriées. La corrélation entre l'expression de TRPV4 et différents critères pronostiques ainsi que la survie globale et sans récidive a été analysé.

    Résultats : Une série de 183 cas de mélanomes cutanés primitifs a été étudiée. La surexpression de TRPV4 était associée à un indice de Breslow plus élevé (p= 0,00377), à un niveau de Clark plus élevé (p= 0,0213), à la présence d'une ulcération (p= 0,00277) et d'emboles vasculaires (p= 0,0446) ainsi qu'à un AJCC au diagnostic plus élevé. L'intensité du marquage TRPV4 en analyse simple était associée de façon significative à une moindre survie globale et de façon non significative à une survie sans récidive. Enfin dans un sous-groupe de patients pour lesquels la recherche de mutations BRAF avait été réalisée, il n'était pas retrouvé de lien entre TRPV4 et mélanome muté BRAF.

    Discussion : TRPV4 pourrait être un biomarqueur intéressant significativement surexprimés dans les mélanomes cutanés primitifs et corrélé à des critères histologiques de mauvais pronostiques ainsi qu'à une survie globale diminuée. Il a été montré dans cette étude que TRPV4 semblait surexprimé en cas d'invasion et de prolifération tumorale plus importante. Son rôle dans le processus de propagation tumorale, déjà bien établi dans d'autres modèles, semble conforté dans le mélanome. TRPV4 pourrait être une cible thérapeutique intéressante dans le mélanome métastatique, bien que d'autres études soient nécessaires pour valider ces résultats. Son évaluation par immunohistochimie semble être une pratique simple et fiable et pourrait être à termes un outil supplémentaire pour guider la prise en charge des mélanomes.

  • La SCENAR thérapie : alternative thérapeutique dans le traitement des lombalgies chroniques avec ou sans irradiation neurologique ?    - Rosin Arnaud  -  18 décembre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La lombalgie chronique est un problème de santé publique majeur au XXIème siècle, tant sur le plan physique, psychique, économique et sociale. Les dernières recom-mandations HAS de 2019 font l'état des lieux d'une prise en charge pluridisciplinaire. Sur le plan thérapeutique la prise en charge est complexe et dépend avant tout du patient. Aucune thérapeutique n'a montré une efficacité optimale tant sur l'amélioration de l'EVA, sur la prise d'antalgique ou sur l'amélioration de la qualité de vie. Nous avons donc réalisé une étude prospective sur l'utilisation d'un appareil de stimulation nerveuse appelé SCENAR (Self Controled Energo Neuro Adaptative Regulation), appareil inventé en 1983 en URSS, qui a obtenu son marquage CE et 2001 et son AMM en France en 2012. Appareil déjà utilisé au CHU de Poitiers depuis 2013.

    Méthode : 20 patients lombalgiques chroniques (3M-12M) sans indication chirurgicale, re-crutés après une consultation médicale avec un professionnel du rachis, proposition de trai-tement selon le protocole suivant J0, J7, J14, J21, J28, M2, M3, 30 minutes de séance. Critère de jugement principal : Amélioration de l'EVA entre J0 et J28, M1, M2, M3 et M4. Critères de jugement secondaires : Amélioration de la prise de médicament et de la qualité de vie (Nottingham Health Profile) entre J0 et J28, M1, M2, M3 et M4.

    Résultats : 6 perdus de vue, un patient pour prise en charge chirurgicale, trois pour crise du COVID et deux patients ont quitté le protocole devant un traitement jugé inefficace. 14 patients analysés, test statistique de Wilcoxon permettant la comparaison des moyennes d'un petit effectif. Amélioration brute de l'EVA de 49% entre J0 et M4. Amélioration signifi-cative de l'EVA entre J0 et J28 (p<0,001), entre J0 et M3 (p=0,0315), entre J0 et M4 (p=0,0034). Amélioration brute de la qualité de vie de 36% entre J0 et M4. Amélioration si-gnificative de la qualité de vie entre J0 et M2 (p=0,033), entre J0 et M3 (0,0155), entre J0 et M4 (p=0,0322). Amélioration brute de la prise d'antalgique de 67% entre J0 et M4. Amélio-ration significative de la prise d'antalgique entre J0 et J28 (p=0,0156), entre J0 et M2 (p=0,0156), entre J0 et M3 (p=0,0156), entre J0 et M4 (p=0,0313).

    Discussion : Amélioration non significative dans les sous rubriques de qualité de vie entre J0 et M4. Légère recrudescence de la prise d'antalgique à l'espacement des séances. Arrêt de la morphine chez les 2 patients sous morphine.

  • Ressenti des médecins généralistes sur le nouveau métier d'assistant médical : Identification des freins éventuels par étude qualitative    - Bertin Nicolas  -  17 décembre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction. En France, l'accès aux soins primaires est compromis dans certains territoires. Sont pour partie en cause, une baisse de la population médicale active, une diminution du temps médical disponible, un vieillissement de la population et l'augmentation des pathologies chroniques. En vue de libérer du temps médical, le projet de loi Ma Santé 2022 propose la création du métier d'assistant médical. Le but de cette étude est d'identifier les freins éventuels des médecins généralistes face à la mise en place de ce nouveau métier.

    Méthode. Réalisation d'une étude qualitative, par entretiens collectifs, auprès de 18 médecins généralistes exerçant en Charente et Charente-Maritime, entre septembre et novembre 2020. Les entretiens étaient enregistrés puis intégralement retranscrits et analysés par la méthode d'analyse inductive.

    Résultats. Plusieurs freins ont été évoqués par les médecins interrogés. Freins en lien avec la modification de la profession, par modification de la relation Médecin-Patient, par dépréciation du métier de médecin généraliste, par la nécessité de réorganiser la pratique et par crainte d'une augmentation de la charge de travail. Freins en lien avec l'assistant médical, du fait des contraintes de la gestion d'un employé, du problème de son rôle à jouer, d'une crainte d'inutilité et d'un problème de compétence. Freins politiques, par crainte d'un désengagement sur les financements, dus à des contreparties aux aides financières contraignantes et dus à une réforme non adaptée au terrain. Freins économiques. Et crainte d'une dégradation de la qualité des soins.

    Conclusion. La mise en évidence de différents freins à la mise en place des assistants médicaux, pour les médecins généralistes, laisse supposer que cette solution n'est que partiellement satisfaisante et que certains médecins risquent donc de s'en désintéresser.

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