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2133 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 41 à 50
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  • Enquête de pratique de la spirométrie dans les services de santé au travail de l'ancienne région Poitou-Charentes    - Krompholtz Sophie  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La pratique de la spirométrie fait l'objet de recommandations internationales mais peu de recommandations nationales cadrent ses indications en médecine du travail. Des études épidémiologiques concluent en la faisabilité du dépistage de maladies respiratoires obstructives dans les services de santé au travail. Les objectifs de notre enquête étaient de décrire la pratique des spirométries dans ces services et d'évaluer la qualité des examens réalisés en routine.

    Matériel et méthode : Nous avons mené une enquête transversale descriptive par questionnaires anonymes auprès de l'ensemble des médecins du travail de l'ancienne région Poitou-Charentes. L'évaluation de la qualité des examens a été effectuée à partir de l'envoi de 5 spirométries par médecin du travail répondeur à l'enquête et évaluée par deux pneumologues de manière indépendante.

    Résultats : Sur les 73 répondants, 45,2 % utilisaient un spiromètre, et au moins 1 fois par semaine pour 64 % d'entre eux. Les utilisateurs de spiromètre étaient significativement plus nombreux à réaliser un examen de référence (Rapport de prévalence RP : 1,89), un examen de dépistage (RP : 2,70) et un examen en vue de déterminer l'aptitude au poste (RP : 1,97) que les médecins uniquement prescripteurs d'EFR en externe. Pour les deux pneumologues, 39,7 % des boucles débit-volume étaient acceptables ou exploitables et 37,4 % étaient inutilisables. Le taux maximal d'examens pouvant atteindre les critères de qualité et de répétabilité était de 8,93 %.

    Conclusion : Ces résultats incitent à la prudence dans la conclusion de la faisabilité d'un dépistage par spirométries dans les services de santé au travail, la qualité réelle des examens étant moindre que celle observée dans les études épidémiologiques habituelles. Par ailleurs une grande hétérogénéité des pratiques fait s'interroger sur la nécessité de recommandations nationales afin de mieux guider la pratique en santé au travail.

  • Étude observationnelle sur la prise en charge des patients atteints d'hypertension porto pulmonaire au CHU de Poitiers de 2005 à 2018    - Aslnejad Anahita  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    L'hypertension porto pulmonaire est une pathologie grave et rare dont le pronostic est sévère en l'absence de traitement. Malheureusement, il n'existe pas de réel consensus quant à la mise en route des traitements spécifiques de l'HTAP du fait de l'absence d'essai randomisé et contrôlé. De plus, la transplantation hépatique n'est pas indiquée en première intention devant un sur-risque de mortalité en per et post opératoire. Cette étude est réalisée dans le but de décrire les modalités de prise en charge des patients atteints d'HTPoP à Poitiers et de les comparer aux données de la littérature.

    Matériel et méthode : C'est une étude observationnelle, descriptive, mono centrique, réalisée au CHU de Poitiers. Les patients inclus étaient suivis de juillet 2005 à juillet 2018 pour une HTPoP confirmée par cathétérisme cardiaque droit et l'hypertension portale était confirmée par une échographie abdominale ou une fibroscopie gastro œsophagienne.

    Résultats : 15 patients ont été inclus dans l'étude. Les caractéristiques des patients au moment du diagnostic étaient : en majorité des hommes (53.3%) cirrhotiques Child A (60%) d'origine alcoolique principalement (86.6%). Les patients avaient en moyenne une dyspnée de la classe fonctionnelle de la NYHA à 2.8 ± 0.7 et présentaient des signes d'insuffisance cardiaque droite (33%). L'ETT réalisée retrouvait une PAPs estimée en moyenne à 71 ± 4.9 mmHg, ce qui a imposé la réalisation d'un cathétérisme cardiaque droit. Tous avaient une HTPoP modérée à sévère et tous ont bénéficié d'un traitement médical spécifique après le diagnostic. A 1 an de la mise en route des traitements, il existait une amélioration significative de la dyspnée (p=0.0029), de la PAPs estimée (p= 0.02), des RVP (p= 0.001) et de l'IC (p= 0.01).

    Conclusion : Les résultats sont comparables aux données de la littérature en ce qui concerne les caractéristiques des patients et l'efficacité et la tolérance des traitements. Certains points sont à améliorer sur le suivi des patients souffrant d'HTPoP à Poitiers. L'arrivée de nouvelles thérapeutiques comme l'Ambrisentan est un nouvel espoir pour cette maladie.

  • Handicap locomoteur et maintien dans l'emploi : étude rétrospective à propos de 352 salariés de la Vienne reconnus travailleurs handicapés en 2013    - Tomas Hélène  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : En France, 9 millions de personnes déclarent une limitation fonctionnelle dont 70 % de limitations motrices. Le handicap locomoteur peut être acquis au cours de la vie et retentir sur l'activité professionnelle exercée par la personne devenue handicapée, l'amenant à faire une demande de Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé. L'objectif principal est de déterminer le taux de maintien dans l'emploi, 4 ans après l'apparition d'un handicap locomoteur reconnu administrativement. Les objectifs secondaires sont, concernant le maintien dans l'emploi, l'évaluation des modalités (factuelles et ressenties) et la recherche de facteurs associés et pour les personnes sorties d'emploi, le recueil des causes et du devenir.

    Matériel et méthode : Étude descriptive, transversale, rétrospective et unicentrique, auprès de 352 personnes, en emploi en CDI, ayant obtenu une 1ère RQTH, pour un handicap locomoteur, par la MDPH de la Vienne, en 2013. Le recueil de données a été réalisé dans les dossiers de la MDPH de 2013, puis lors d'une enquête téléphonique, à 4 ans de la RQTH, pour connaître le devenir professionnel et évaluer le maintien dans l'emploi. Celui-ci se répartit en maintien au poste avec ou sans aménagement, reclassement dans l'entreprise ou reclassement externe (nouvel emploi sans période de chômage). L'association entre des variables générales, médicales et professionnelles et le maintien dans l'emploi a été recherchée en analyses uni et multivariées.

    Résultats : Recueil administratif du 02/06 au 18/08/17 et téléphonique du 30/10/17 au 04/02/18 avec une participation de 60,5 %. Le taux de maintien dans l'emploi est d'environ 65 %, dont environ 75,5 % au même poste de travail (13 % sans modification et 62 % d'aménagements), 22,5 % de reclassement interne et 2 % de reclassement externe. Nous retrouvons une association significative positive avec le maintien dans l'emploi pour le secteur public, l'ancienneté >10 ans et l'accompagnement par le SAMETH et négative pour l'arrêt maladie initial >2 ans et les ressources de type invalidité ou rente. Concernant le ressenti, la satisfaction professionnelle varie selon le type de maintien dans l'emploi : environ 39 % si aucune modification, 81 % si aménagement et 84 % si reclassement interne. Les remarques émises ont surtout concerné les conditions de travail, les relations professionnelles et les démarches (40 % de l'effectif critique les dispositifs et 16 % décrit un manque d'information). En cas de perte de l'emploi initial, la cause est un licenciement pour inaptitude médicale dans plus de 73 % des cas et le devenir est environ 57 % de nouvel emploi, 24 % de recherche d'emploi et 19 % d'inactivité.

    Conclusion : Des perspectives d'amélioration sont mises en évidence parmi les facteurs significativement associés au maintien dans l'emploi : limiter les arrêts maladie prolongés en renforçant la collaboration entre médecine de soins et du travail et développer l'accompagnement par le SAMETH avec des axes de progrès identifiés en termes d'orientation, d'information et de communication. De plus, dans notre population, la RQTH semble avoir contribué au maintien dans l'emploi, en favorisant les aménagements et l'accompagnement. Mais ces conclusions seraient à confirmer par la réalisation d'études à plus grande échelle et prospectives.

  • Suivi à moyen terme d'une cohorte nationale d'atrésies de l'œsophage "long gap" : analyse de l'oralité et de la morbidité    - Thomas Julie  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'atrésie de l'œsophage long gap (AOLG) représente un sous-type d'atrésie de l'œsophage (AO) au traitement difficile et mal codifié avec une morbidité multifactorielle. L'objectif principal de cette étude était d'analyser, à moyen terme, la morbidité digestive et respiratoire dans cette population, ainsi que l'impact de la pathologie sur l'oralité de ces patients. Les objectifs secondaires étaient d'étudier les facteurs de risque de dénutrition et l'impact de la technique chirurgicale de rétablissement de continuité œsophagienne sur cette morbidité retardée. Enfin, nous avons évalué le suivi des recommandations du Plan National de Diagnostic et de Soins (PNDS) dans cette cohorte d'AOLG.

    Matériels et Méthodes : Nous avons réalisé une étude prospective multicentrique nationale, incluant les patients opérés d'une AO non anastomosable en période néonatale afin d'étudier les données des consultations de suivi et réaliser un questionnaire d'oralité Functional Oral Intake Scale (FOIS) par entretien téléphonique avec les familles.

    Résultats : Trente et une famille ont répondu à l'entretien téléphonique avec un âge médian de suivi de 9 ans [7-10]. La médiane des z-scores pour le poids était de -0,97 [-3,52-2,50]. Onze patients (35 %) étaient traités par Inhibiteur de le Pompe à Protons (IPP) dans le cadre d'un Reflux Gastro-Œsophagien (RGO), 10 enfants (35 %) avaient bénéficié d'au moins une dilatation endoscopique pour sténose anastomotique œsophagienne avec un nombre moyen de dilatations de 3 (0-10) et 17 patients (55 %) présentaient des épisodes de blocages. Trois patients (10%) dépendaient d'un soutien par nutrition entérale. L'étude de l'oralité mettait en évidence un FOIS anormal pour 16 patients (52%). Sur le plan respiratoire, 10 enfants (30%) avaient un asthme nécessitant un traitement de fond et 3 enfants (10%) étaient sujets aux infections respiratoires récidivantes. Le poids de naissance, le terme de naissance, l'existence de malformations associées, les RGO, la dysphagie, un FOIS anormal et l'asthme, n'ont pas été identifiés comme des facteurs de risque de dénutrition. La technique chirurgicale de conservation de l'œsophage natif était significativement associée à une dysoralité (p=0,04). Il n'y avait pas de différence significative en termes de dénutrition, RGO, dysphagie, nombre de dilatations œsophagiennes et asthme entre les groupes œsophage natif et remplacement œsophagien. L'analyse du suivi du PNDS montrait la réalisation de la pH-métrie pour 10 enfants (32 %), des Epreuves Fonctionnelles Respiratoires (EFR) pour 22 inclus (71 %) et de la consultation multidisciplinaire pour 13 patients (42%).

    Conclusion : La morbidité à moyen terme dans cette population d'AOLG est principalement marquée par la persistance d'un RGO et d'une dysphagie avec une dysoralité pour plus de la moitié des patients. La technique de remplacement œsophagien semble avoir de meilleurs résultats en terme d'oralité en comparaison avec la technique de conservation de l'œsophage natif.

  • Impact de l’activité physique pendant une grossesse physiologique sur les paramètres du bien être foetal et néonatal : revue systématique    - Comte Céline  -  28 septembre 2018

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    Introduction : Longtemps proscrite, l’activité physique pendant la grossesse a souvent été étudiée et est aujourd’hui recommandée dans divers pays, mais quel est son impact sur le foetus et le nouveau né lors d’une grossesse physiologique? Cet aspect a été analysé par beaucoup d’auteurs, nous permettant l’élaboration d’une revue systématique de la littérature sur le sujet.

    Matériel et méthode : Une recherche sur les bases de données Pubmed et Sciencedirect a été débutée en septembre 2016. Différents mots clés ont été utilisés regroupant les paramètres étudiés à savoir le rythme cardiaque foetal (RCF), les dopplers, les mouvements actifs, le liquide amniotique, l’APGAR et le pH au cordon.

    Résultats : 83 études ont été retenues. L’influence qu’à l’activité physique est globalement positive sur les paramètres foetaux et néonataux. Le RCF de base était modifié mais restait dans la normale, les dopplers ombilicaux et cérébraux étaient diminués tandis que les utérins étaient augmentés de façon transitoire. L’APGAR était augmenté ou non modifié par le sport. L’étude des MAF et du pH au cordon ne nous permet pas de trancher dans un sens, le nombre d’article étant trop faible.

    Conclusion : La pratique d’une activité physique pendant la grossesse ne semble pas impacter négativement le bien être foetal et néonatal dans la limite d’une pratique recommandée. Ces résultats doivent être confortés par des études de bonne puissance.

  • Liens entre facteurs psychosociaux et troubles musculo-squelettiques de l'épaule dans le travail répétitif : une étude dans l'agro-alimentaire    - Noirot Vincent  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Les Risques Psycho-Sociaux (RPS) sont un facteur de risques de Troubles Musculo Squelettiques (TMS). Cependant, les TMS des épaules sont considérés comme étant liés principalement à des facteurs physiques comme la répétitivité. L'objectif de notre étude était de montrer que les RPS étaient aussi un facteur de risque de TMS dans des postes exposés à des mouvements répétitifs.

    Nous avons mené une enquête transversale analytique entre le 11 février 2017 et le 11 février 2018 dans l'ancienne région Poitou-Charentes. Les salariés inclus devaient occuper un poste sur une chaîne automatisée d'une usine agro-alimentaire depuis au moins un an. Ils devaient remplir lors d'une consultation un questionnaire évaluant leurs expositions aux RPS et TMS. Le critère d'évaluation principal était l'association d'une situation d'Iso-strain au questionnaire de Karasek avec une douleur à l'épaule supérieure à 2 lors des sept derniers jours.

    229 salariés travaillant dans 6 entreprises ont été inclus. Une situation d'Iso-strain était présente chez 51,5 %. Une douleur à l'épaule d'au moins 2 sur une échelle numérique lors des 7 derniers jours était présente chez 42,3 % des salariés. L'analyse multivariée révélait un lien significatif entre une situation d'Iso-strain et ces douleurs d'épaules [OR = 2,48, p < 0,05, IC 95 % (1,33-4,6)]. Le sexe féminin, l'ancienneté au poste et l'exposition à des contraintes physiques étaient également corrélés à la survenue des douleurs.

    Cette étude montre la présence d'une association entre les RPS et les TMS chez les salariés exposés aux gestes répétitifs. Ces résultats soulignent l'intérêt de la prise en charge des RPS en prévention des TMS sur des postes aux contraintes biomécaniques importantes.

  • Étude de l'apolipoprotéine E comme facteur pronostic de l'expansion volumique des hématomes intracérébraux spontanés à la phase aiguë    - Cantagrel Paul  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'hémorragie intracérébrale primaire du sujet âgé a pour principale étiologie l'hypertension artérielle et l'angiopathie amyloïde cérébrale. Il a été démontré un lien entre certains allèles de l'apolipoprotéine (E2 et E4) et le risque de développer une angiopathie amyloïde cérébrale ou un hématome lobaire. L'objectif de cette étude est d'étudier le lien entre l'apolipoprotéine E et l'expansion volumique à la phase aiguë des hématomes intracérébraux. Dans un second temps il a été étudié son lien avec la localisation cérébrale de l'hématome et le pronostic à plus long terme.

    Matériels et méthodes : Il s'agissait d'une étude observationnelle, rétrospective et monocentrique au CHU de Poitiers concernant des patients ayant présenté un hématome intracérébral entre janvier 2010 et décembre 2017. L'expansion volumique était grâce à la réalisation d'une imagerie cérébrale dans les 24 premières heures et contrôlée 48 heures après. Tous les patients de plus de 55 ans présentant un hématome intracérébral dont les causes secondaires étaient écartées, et dont le dosage de l'apolipoprotéine E et dont l'imagerie était réalisée, étaient inclus dans cette étude. Les paramètres cliniques, biologiques et radiologiques étaient récupérés par les dossiers médicaux. Le pronostic fonctionnel était évalué par le score de Rankin modifié à 3-6 mois.

    Résultats : 164 patients ont été inclus âgés en moyenne de 76 ans, dont 60% d'hommes et 40% de femmes. Il a été retrouvé 6 patients présentant un phénotype E2/E2, 4 patients E4/E4, 6 patients E2/E4, 26 patients E2/E3, 92 patients E3/E3, 30 patients E3/E4. Il n'a pas été retrouvé de corrélation statistiquement significative entre les différents phénotypes et l'expansion volumique (p=0.15). La localisation lobaire des hématomes intracérébraux était significativement corrélée aux allèles E2 et E4, alors que le pronostic fonctionnel à 3-6 mois montrait une tendance sans être statistiquement significatif.

    Conclusion : Cette étude ne permet pas de mettre en évidence de lien statistiquement significatif entre l'expansion volumique et le génotypage de l'apolipoprotéine E. Malgré ces résultats qui pourraient être liés à un manque d'effectif, il semble nécessaire de poursuivre l'étude du génotypage de l'apolipoprotéine E comme facteur de risque de développer un hématome cérébral et comme facteur de gravité de ces hématomes pour s'aider dans la prise en charge thérapeutique notamment par rapport à la conduite à tenir en cas de reprise d'une anticoagulation lors de la survenue d'un hématome intracérébral lobaire.

  • Dépistage du syndrome psycho-organique en lien avec une exposition professionnelle au n-hexane dans une entreprise de fabrication du caoutchouc : étude sur une population de 53 salariés    - Lefèvre Clémence  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Le syndrome psycho-organique est la première phase de l'encéphalopathie toxique chronique aux solvants. Les salariés exposés de façon chronique à certains solvants, comme le n-hexane, peuvent développer des symptômes d'abord à type de troubles de la mémoire, de la concentration ou de l'humeur, pouvant être recherchés par le questionnaire Euroquest.

    Des salariés en production d'une entreprise de caoutchouc ont répondu à un questionnaire simplifié recherchant des troubles de la mémoire et de la concentration, l'Euroquest-10. Les salariés dont l'Euroquest-10 était positif avec au moins trois symptômes parmi les dix recherchés ont ensuite reçu un questionnaire Euroquest et l'ont remis lors d'une consultation avec recherche de diagnostics différentiels dont l'élimination a permis de calculer le taux de prévalence du syndrome psycho-organique dans l'entreprise.

    Sur deux cent-vingt salariés en production sollicités, cinquante-trois ont accepté de participer à l'étude, soit un taux de non répondants de 76%. Sur ces cinquante-trois salariés, treize ont remis un questionnaire EQ10 positif. Cinq ont été exclus du calcul du taux de prévalence car présentant une autre étiologie possible aux troubles présentés et deux ne présentaient plus les trois réponses positives dans Euroquest. Le taux de prévalence dans l'entreprise du syndrome psycho-organique est de 9,43%.

    Cette étude a donc permis de dépister cinq salariés présentant des symptômes compatibles avec un syndrome psycho-organique sur cinquante-trois à l'aide d'une version simplifiée d'Euroquest utilisable en pratique courante. De plus, il a été mis en évidence des méthodes utilisées dans le processus de fabrication de l'entreprise potentiellement délétères sur la santé des salariés.

  • Évaluation de l'exposition au protoxyde d'azote, via l'utilisation du MEOPA, et des risques pour la santé des personnels soignants du centre hospitalier de Rochefort    - Gelez Stephan  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    L'utilisation du MEOPA comme analgésiant s'est développée à l'extérieur du bloc opératoire. Une campagne nationale de prélèvements a révélé des niveaux d'expositions professionnelles des soignants au-dessus des recommandations. L'exposition à ce produit peut être à l'origine d'effets nocifs pour la santé de ces personnels.

    L'objectif de ce travail était d'évaluer les expositions professionnelles des personnels soignants du centre hospitalier de Rochefort utilisant le MEOPA (étude des pratiques, des locaux et des matériels utilisés) ainsi que les effets sur la santé (aigus ou chroniques) des personnels liés à cette utilisation.

    Ce travail s'est déroulé en 3 temps. Des études de poste ont été réalisées dans 4 services utilisant le MEOPA (le service des urgences, le service de pédiatrie, le service de gynécologie-obstétrique et un service du pôle de gérontologie). Une étude épidémiologique observationnelle transversale a été réalisée chez les personnels de ces 4 services à partir d'un questionnaire (caractéristiques socio-professionnelles, fréquence d'utilisation du MEOPA, connaissances des soignants sur les risques du MEOPA et sur les moyens de protection à utiliser, effets sur la santé). Ces informations ont été complétées par une étude métrologique du protoxyde d'azote par la CARSAT dans les 4 services concernés.

    Les mesures de métrologie effectuées par la CARSAT ont montré des valeurs d'exposition professionnelle des soignants nettement supérieures à celles recommandées par la réglementation française. Les études de poste et l'enquête transversale réalisées dans les 4 services utilisant régulièrement du MEOPA ont permis de mettre en évidence des dysfonctionnements structurels et organisationnels à l'origine de ces valeurs élevées.

    Des actions de prévention doivent être engagées à plusieurs niveaux. Concernant l'équipement, un système d'extraction du gaz ou un matériel limitant la diffusion du MEOPA réduirait la surexposition des soignants. Les formations des soignants doivent être complétées par des informations sur les risques pour le personnel et les moyens de protections à utiliser. Le service de santé au travail du centre hospitalier de Rochefort a mis en place une consultation « grossesse ». Il est souhaitable que chaque femme manipulant du MEOPA ayant un projet de grossesse ou ayant débuté une grossesse soit vue le plus rapidement pour éviter ou limiter la manipulation de ce produit durant toute la grossesse.

  • Causes et conséquences des inaptitudes médicales à tout poste pour souffrance psychique d'origine professionnelle des salariés des entreprises adhérentes au SISTA, Service Interentreprise de Santé au Travail d'Angoulême, entre 2016 et 2017    - Riera Lucie  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les risques psychosociaux sont un sujet d'actualité en constante augmentation : leurs conséquences sur la santé mentale des salariés et leur activité professionnelle future sont non négligeables. Nous nous sommes donc intéressés aux causes et conséquences médicale et professionnelle, des inaptitudes médicales à tout poste dans ce contexte au sein des entreprises adhérentes au SISTA.

    Matériel et méthodes : Nous avons mené une étude épidémiologique observatoire descriptive transversale et monocentrique chez les salariés déclarés inaptes à tout poste pour souffrance psychique d'origine professionnelle entre 2016 et 2017. Un auto questionnaire était distribué entre juin et août 2018 et portait sur le profil du salarié, le contexte dans lequel le salarié exerçait, la situation professionnelle vécue comme responsable de l'inaptitude, les conséquences médicales puis professionnelles et le ressenti actuel.

    Résultats : 34 questionnaires ont été exploités. La majorité était des femmes (76,5%) de plus de 45,73 ans. Les secteurs d'activité du commerce/vente (47,1%) et du social (23,5%) prédominent. Le manque de reconnaissance (76,5%), la surcharge (70,6%) et la mauvaise organisation du travail (50%), et les troubles relationnels étaient les situations les plus citées. Un lien entre âge « avancé » et certaines situations professionnelles a été retrouvé. Près de 97,1% ont bénéficié d'arrêts maladies. La majorité des sujets avait un suivi psychologique (70,6%) et une thérapie médicamenteuse (73,5%). 76,5% ont ressenti un soulagement à la prononciation de l'inaptitude. Seul un salarié a bénéficié d'une reconnaissance de maladie à caractère professionnel. Après l'inaptitude, seul 41,2% ont retrouvé un emploi majoritairement dans le même secteur qu'avant, et 67,7% ont bénéficié d'une aide de retour à l'emploi.

    Conclusion : Le profil des salariés à risque de ce type de situation professionnel devrait être un outil afin de permettre au médecin du travail d'agir plus en amont. Il pourrait prévenir ou agir de façon plus rapide : les conséquences médicales et professionnelles défavorables dans plus de la moitié des cas pourraient ainsi être empêchées.

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