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Dernières soutenances

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  • Pratique de l'anesthésie loco-régionale dans les structures d'urgence du Poitou-Charentes : enquête régionale    - Violeau Mathieu  -  15 octobre 2012  - Thèse d'exercice

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    INTRODUCTION : L'anesthésie loco-régionale (ALR) initialement réservée aux anesthésistes-réanimateurs, est sous utilisée dans les services d'urgences-SAMU-SMUR, souvent par manque de formation et par crainte. Afin de mettre en place une formation, nous avons débuté une enquête dans la région POITOU-CHARENTES dont l'objectif était d'évaluer la pratique de l'ALR des médecins non anesthésistes-réanimateurs exerçant dans les services des urgences et du SAMU-SMUR.

    MATERIEL ET METHODE : Cette étude descriptive multicentrique prospective a été menée dans les 4 départements de la région Poitou-Charentes soit 20 établissements hospitaliers durant la période du 1er janvier au 30 Avril 2012. .Un questionnaire inspiré de la conférence d'expert de 2002 de la SFAR-SFMU-Samu de France. a été adressé aux médecins exerçant dans les services des urgences et des SAMU-SMUR afin de recueillir des renseignements en premier lieu épidémiologique et administratifs lieu d'exercice, type de structure, activités au sein des services, formation, statut et années d'expérience puis des renseignements sur leur pratique de l'ALR et sur l'intérêt d'une formation spécifique dans ce domaine.

    RESULTATS : Nous avons recueilli 144 réponses parmi 317 médecins exerçant dans les 46 structures d'urgences-SAMU-SMUR de la région. Le taux de participation s'élevait à 45,4%. L'ALR était jugée utile pour 72,2% d'entre eux, 29% ne la pratiquaient par manque de formation (n=67), par manque d'intérêt (n=4) et par crainte (n=8). Les indications de l'ALR étaient trop rares aux urgences et au Samu pour 45% des interrogés. 102 médecins pratiquaient l'ALR. 69% avaient une pratique occasionnelle et essentiellement à visée analgésique pour 71% et nécessaire lors de l'exploration de plaie pour 60% des praticiens. Ils n'avaient pas rencontrée de complications pour la majorité (n=98). 46% des personnes interrogées avaient bénéficié d'une formation à l'anesthésie loco régionale majoritairement théorique (n=62). 89% des répondants réalisaient le bloc fémoral dans leur pratique courante alors que seulement 20% des médecins réalisaient le bloc de la face, 31% le bloc de la main et du poignet et 3% le bloc de la cheville et du pied. Il n'existe aucun protocole de service sur l'ALR pour 80% des praticiens. 97% des urgentistes sont intéressés par une formation régionale théorique et pratique. 59% jugeaient la formation du bloc fémoral obligatoire. L'apprentissage du bloc du pied et de la cheville, du bloc de la main et du poignet et de la face étaient important pour respectivement 44%, 47% et 39%.

    CONCLUSION : Cette enquête confirme son utilité au sein des unités d'urgence non seulement par son efficacité mais également sa simplicité, sa facilité d'usage et l'absence de retentissement général. Malgré une pratique importante dans notre enquête, particulièrement le bloc fémoral, il s'avère qu'il existe une méconnaissance et un réel besoin de formation théorique et pratique parmi les urgentistes. L'existence d'un laboratoire de simulation semble être une voie d'excellence pour l'enseignement.

  • Evaluation de l'adhésion aux recommandations : exemple de la thromboprophylaxie veineuse en milieu médical au CHU de Poitiers : à propos d'une série de 307 patients    - Lainez Germain  -  12 octobre 2012  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La maladie thromboembolique veineuse est fréquente, potentiellement grave, mais il existe des mesures efficaces et bien codifiées pour la prévenir.

    Objectif : Evaluer l'adhésion des prescripteurs aux recommandations en matière de thromboprophylaxie veineuse en secteur médical.

    Patients et Méthodes : Nous avons recueilli les dossiers de 363 patients hospitalisés en secteur médical au sein du centre hospitalier de Poitiers. En référence aux recommandations de bonne pratique en terme de thromboprophylaxie veineuse en secteur médical publiées par l'Afssaps, nous avons constitué deux groupes de patients selon qu'une indication de thromboprophylaxie existait (groupe 1) ou non (groupe 2). Nous avons calculé le pourcentage de prescriptions adaptées et erronées pour chacun des deux groupes puis pour l'échantillon global de patients.

    Résultats : 307 patients ont été inclus dans l'étude. Parmi eux, 109 avaient une indication de thromboprophylaxie. Le taux de prescriptions adaptées dans ce groupe était de 76,1%. L'analyse globale de l'échantillon de patients, en considérant l'absence de prescription en l'absence d'indication comme adaptée, retrouvait un taux de prescriptions adaptées de 77,8%. Le taux d'erreurs par défaut était de 8,5% contre 13,7% pour le taux d'erreurs par excès.

    Conclusion : L'utilisation conforme de la thromboprophylaxie veineuse est perfectible dans notre hôpital. Dans le cadre d'une évaluation des pratiques professionnelles, nous prévoyons de réaliser une seconde étude après une action d'amélioration.

  • Performance de la TDM de perfusion et de l'angioTDM cérébrales à J+6 d'une hémorragie sous arachnoïdienne par rupture d'anévrisme intracrânien chez les patients comateux ou sédatés pour dépister le risque d'ischémie cérébrale retardée    - Rocher Thomas  -  12 octobre 2012  - Thèse d'exercice

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    Contexte et objectifs : La TDM P a récemment permis de prédire le risque d'ICR avec de bonnes performances diagnostiques. Nous proposons d'évaluer ses performances et sa reproductibilité en la couplant à l'A TDM de façon standardisée à J6 d'une HSA sur rupture d'AIC pour dépister chez les patients comateux ou sédatés le risque d'ICR.

    Méthodes : Nous avons inclus prospectivement des patients victimes d'une HSA sur rupture d'AIC dans le coma ou sédatés. Ces patients ont bénéficié à J6 d'une TDM SI, d'une TDM P et d'une A TDM. Un contrôle par imagerie (IRM ou à défaut TDM cérébrale entre 1 et 3 mois) a été réalisée pour tous les patients pour distinguer les patients avec et sans ICR. Deux neuroradiologues séniors et un radiologue junior ont analysé qualitativement chaque carte (MTT, TTP, CBF et CBV) de la TDM P et ont recherché un vasospasme sur l ‘A TDM. Une analyse quantitative des quatre paramètres de la TDM P a été réalisée par ROI systématisées selon chaque territoire vasculaire (ACA, ACM, ACP, JA et JP) et comparées entre les deux groupes (ICR et non ICR). Enfin, un seuil diagnostique d'allongement maximal du MTT et du TTP (en secondes) et de réduction maximale (en pourcentage) de CBF et de CBV a été déterminé, à partir de courbes ROC.

    Résultats : 38 patients ont été inclus. 4 patients ont été exclus. 21 (62 %) patients avec ICR et 13 (38 %) patients sans ICR. Sensibilité de 95% et spécificité de 100% pour prédire le risque d'ICR par analyse visuelle des cartes de MTT et du TTP. La reproductibilité inter observateur est de k = 0,94 entre lecteurs séniors et k = 0,647 entre lecteurs sénior-junior. En analyse quantitative le paramètre MTT est le plus statistiquement significatif notamment dans les territoires JA (p<0,0051) et JP (p<0,0006). Le paramètre MTT bénéficie d'un seuil optimal à 1,2 secondes pour prédire le risque d'ICR avec une sensibilité de 100 % et une spécificité de 92, 3 %.

    Discussion et conclusion : la carte de MTT de la TDM P réalisée à J6 de l'HSA sur rupture d'AIC permet de dépister précocement et de manière reproductible les patients à risque d'ICR en prenant soin d'analyser tout particulièrement les territoires jonctionnels. En cas de doute, un allongement du MTT de 1,2 secondes dans un territoire vasculaire peut permettre de confirmer un risque d'ICR.

  • Prostatectomie radicale ouverte et laparoscopique : comparaison des caractéristiques et résultats péri-opératoires    - Verdier Elodie  -  12 octobre 2012  - Thèse d'exercice

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    La pratique courante du dépistage par un dosage du PSA Total au cours 10 dernières années a conduit en une augmentation conséquente du nombre de Cancer de Prostate (CaP). La conséquence directe en est l'augmentation quasi exponentielle du nombre de cas de prostatectomies radicales (PR) réalisées ces dernières années, la chirurgie restant un des traitements curatifs de référence des CaP localisés.

    Entre 1998 et 2010, 351 prostatectomies radicales ont été réalisées dans le service d'Urologie du Centre Hospitalier Universitaire de POITIERS, avec 72 prostatectomies réalisées par voie rétropubienne de1998 à 2003 puis de 2003 à 2010, 279 prostatectomies réalisées par voie coelioscopique. L'objectif de cette étude, rétrospective unicentrique, est de comparer dans notre centre de moyenne importance la chirurgie ouverte (PRR) à la chirurgie laparoscopique extra-péritonéale (PRC).

    Nos résultats confirment les données de la littérature avec pour la Prostatectomie Radicale Coelioscopique une diminution des pertes sanguines peropératoires et de la durée d'hospitalisation au prix d'un temps opératoire allongé. Les résultats carcinologiques, sous réserve d'un biais de sélection initial, tendent à montrer une proportion plus importante de marges positives en coelioscopie sans retentissement sur la survie sans récidive biologique à 5 ans. Les résultats fonctionnels, sous réserve de la rigueur du critère de continence évalué, tendent à montrer une meilleure continence globale et surtout précoce pour la Prostatectomie Radicale Rétropubienne au prix d'une augmentation du nombre de sténoses anastomotiques.

    A l'heure de la démocratisation de la chirurgie robotique, seule une étude prospective randomisée, difficilement réalisable en pratique, pourrait scientifiquement prouver la supériorité d'une des techniques: ouverte, coelioscopique standard ou robotassistée. Mais au-delà de l' « evidence-based medecine », le bon sens clinique doit nous rappeler que les habitudes et l'expérience personnelle de chaque opérateur doivent probablement dicter le choix de la technique pour un patient ayant été préalablement informé des avantages et inconvénients de chacune d'entre elles.

  • Facteurs de risque de survie après instillations endo-vésicales de BCG pour tumeurs de vessie n'infiltrant pas le muscle : étude de l'impact des effets secondaires, de l'association avec les AINS, l'aspirine, les statines et le diabète    - Oitchayomi Abêni  -  12 octobre 2012  - Thèse d'exercice

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    Objectifs de l'étude : Le but de l'étude est de chercher des facteurs prédictifs de survie chez les patients présentant des TVNIM traités par instillations endo-vésicales de BCG, traitement de référence après résection endoscopique de la tumeur, afin de préciser les indications de ce traitement conservateur. Nous nous sommes appuyés sur des données de la littérature récentes étudiant le mode d'action de la BCGthérapie endovésicale et sa relation avec l'Aspirine, les AINS, les Statines, le Diabète, ou ses effets secondaires.

    Patients-Méthode : Nous avons effectué une étude rétrospective de 1995 à 2008 au CHU de Poitiers. 84 patients suivis pour TVNIM, et traités par instillations endo-vésicales de BCG, ont été inclus avec un suivi moyen de 68.1 mois. Il y a 81.9 % de tumeurs de vessie de stade T1, 13.5% de stade Ta et 4.8% de CIS. Nous avons effectué un recueil de données qualitatives et quantitatives, à partir duquel nous avons réalisé des analyses uni et multi variées des facteurs de risque à l'aide du modèle de Cox. Nous avons observé les survies globales et spécifiques, les survies sans récidive et sans progression, représentées par des courbes de Kaplan Meier et comparées avec le test de Logrank.

    Résultats : L'Aspirine ressort comme un facteur pronostique défavorable en terme de survie globale et spécifique (p=0.0008 et p=0.02), et la présence d'effets indésirables de type 2 prolongerait la survie sans récidive (p=0.03). Nous n'avons pas mis en évidence de lien spécifique entre la prise de Statines, un diabète, et la survie après instillations. Par contre, la survie sans progression serait corrélée au stade et au grade de la récidive, ainsi qu'à la présence concomitante de CIS.

    Conclusion : Nous avons établi un lien entre la prise d'Aspirine et la survie globale et spécifique. La présence d'effets secondaires de type 2 serait un facteur pronostique favorable de survie sans récidive. Nous n'avons pas trouvé d'association entre la survie et le Diabète, les Statines ou les AINS. Nos résultats confirment le mauvais pronostic de la récidive tumorale sur la survie sans progression, corrélé au stade, au grade et à la présence de CIS. Le caractère rétrospectif de notre étude a limité nos résultats. Mais cette étude de l'impact des effets secondaires, de la prise d'Aspirine, AINS, Statines, ou d'un diabète sur l'efficacité en terme de survie après instillations endo-vésicales de BCG ouvre des pistes pour l'étude de l'efficacité du traitement des TVNIM.

  • La fièvre Q dans l'inter-région Ouest : diagnostic, prise en charge et pronostic    - Laterza François  -  11 octobre 2012  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La fièvre Q est une zoonose ubiquitaire dont la forme chronique est rare. Le diagnostic en est difficile et repose essentiellement sur la sérologie. L'objectif était de décrire les caractéristiques cliniques, les modalités de prise en charge et le pronostic de la fièvre Q chronique (FQC) dans l'inter-région Ouest.

    Méthode : Les dossiers de patients adultes présentant une sérologie réalisée par immunofluorescence indirecte au centre national de référence et montrant un titre d'IgG de phase I égal supérieur ou égal à 800 étaient analysés. Les données recueillies étaient les titres sérologiques au diagnostic, la réalisation et le résultat de la PCR réalisée sur sang ou tissu, mais aussi les caractéristiques des patients, la forme clinique de FQC présentée, les résultats des examens biologiques ou radiologiques au diagnostic, les modalités de prise en charge, et le pronostic à long terme. Le pronostic à long terme était évalué en fonction de la forme clinique et du traitement.

    Résultats : Quatre-vingt-dix-neuf patients (sex-ratio 4,82), d'âge médian (min-max) 56,5 ans (22-92) étaient inclus. Les pathologies prédisposantes étaient: 33 valvulopathies (33%), 10 pathologies des gros vaisseaux (10%), et 13 immunodépressions (13%). Les formes cliniques étaient: 24 endocardites (24%), 8 infections des gros vaisseaux (8%), 17 atteintes hépatiques (17%), 5 atteintes pulmonaires (5%), 18 fièvres persistantes (18%), 5 infections ostéo-articulaires (5%) et 25 formes sans signe de FQC (25%). Les titres initiaux médians (min-max) d'anticorps de phase I étaient : IgG 1600 (800 – 51200), IgA 50 (0 - 6400), IgM 50 (0-1600). La PCR était positive dans 6 cas (8%) sur 71 prélèvements sanguins. Vingt-huit patients (28%) n'avaient pas bénéficié d'un traitement de FQC. Soixante-et-onze patients avaient reçu un traitement pendant une durée médiane de 12,3 mois (min-max : 1 semaine – 60,7 mois). Le traitement comportait de la doxycycline chez 69 patients (97%), associée à de l'hydroxychloroquine dans 57 cas (80%). Quarante-quatre patients avaient terminé leur traitement depuis plus de 6 mois. Seuls 12 d'entre eux (27%) avaient bénéficié d'un traitement comportant de la doxycycline pour une durée supérieure ou égale à 18 mois. Le suivi médian (min-max) biologique des 18 premiers mois comportait 6 (3-15) sérologies, 5 (0-18) dosages sériques de doxycycline et 6 (0-18) d'hydroxychloroquine. Le pronostic des patients traités 18 mois ou plus n'était pas significativement différent de celui de ceux traités moins de 18 mois. Au total, 3 patients (3%) avaient rechuté après arrêt du traitement. Neuf (9%) étaient décédés, en raison de la FQC dans 5 cas (5%).

    Discussion : L'endocardite est la forme clinique la plus fréquente de FQC. La FQC doit cependant être évoquée en cas de fièvre persistante. La présence d'un critère sérologique seul est insuffisant pour définir la FQC, et la prise en compte de critères cliniques est primordiale. La prise en charge des patients présentant une sérologie évocatrice de FQC ne répondait pas toujours aux recommandations. Les rechutes précoces étaient cependant rares.

  • Description, prise en charge et impact de la dénutrition dans les cancers digestifs hauts traités par chirurgie : étude rétrospective sur 163 cas opérés au Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers entre 2005 et 2011    - Bouchaert Patrick  -  10 octobre 2012  - Thèse d'exercice

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    Objectifs : Décrire la dénutrition pré et post-opératoire des patients opérés pour un cancer digestif haut localisé, décrire sa prise en charge en fonction des recommandations, définir l'impact de la dénutrition sur les complications post-opératoires, la prise en charge oncologique et la survie, et enfin rechercher des facteurs associés à la dénutrition.

    Méthodes : Nous avons étudié de façon rétrospective les dossiers de 163 patients pris en charge entre 2005 et 2011 au CHU de Poitiers par chirurgie oesophagienne, gastrique ou pancréatique pour un carcinome primitif localisé. Les données recueillies ont concerné les caractéristiques tumorales, le statut nutritionnel pré et post-opératoire selon les critères HAS, la prise en charge nutritionnelle péri-opératoire, les complications post-opératoires, les traitements oncologiques et les données de survie sans rechute et globale.

    Résultats : Respectivement 32,9% et 76,6% des patients évaluables présentaient une dénutrition en pré et post-opératoire, la dénutrition sévère passant de 11,4% à 52,4%. Seuls 11,3% des patients dénutris ont bénéficié d'une nutrition artificielle en pré-opératoire. L'indication d'une nutrition entérale post-opératoire était plus liée au type de chirurgie (93,1% des oesophagectomies pour 14,6% des duodéno-pancréatectomies notamment) qu'au degré de dénutrition. La dénutrition sévère pré-opératoire était associée à une augmentation des risques de rechute et de décès (p<0,0001 et p=0,014), indépendante des facteurs pronostiques classiques. La dénutrition sévère post-opératoire était associée à un risque majoré de rechute (p=0,017), confirmé en analyse multivariée. Les patients dénutris n'ont statistiquement pas présenté plus de complications post-opératoires sévères (p=0,54) ou de toxicités limitantes pendant le traitement oncologique adjuvant (p=0,13). Enfin un score ASA supérieur à 2 était associé à la présence d'une dénutrition pré-opératoire (p=0 ,011) et les facteurs associés à la survenue d'une dénutrition sévère post-opératoire étaient la réalisation d'une oesophagectomie et la présence d'une dénutrition pré-opératoire (p=0,036 et p<0,0001 en analyse multivariée).

    Conclusion : La dénutrition pré et post-opératoire est fréquente en chirurgie oncologique digestive haute et a un impact sur la survie sans récidive et la survie globale. Une meilleure évaluation des patients est nécessaire pour optimiser la prise en charge nutritionnelle périopératoire.

  • Etude des facteurs pronostiques des patients ayant un cancer colorectal avec instabilité microsatellitaire    - Sickersen Gaëlle  -  10 octobre 2012  - Thèse d'exercice

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    Introduction et buts : Une instabilité microsatellitaire (MSI-H) est retrouvée dans 12% de l'ensemble des cancers colorectaux (CCR) et est également associée à tous les syndromes HNPCC (Hereditary Non Polyposis Colon Cancer). Les CCR MSI-H sont considérés de bon pronostic avec un taux de récidive après chirurgie curative inférieur aux CCR sans instabilité microsatellitaire (MSS). Des données récentes mettent en évidence que la chimiothérapie adjuvante à base de 5 Fluoro-uracile serait inefficace dans les CCR MSI-H suggérant une chimio-résistance des ces tumeurs MSI-H. Les facteurs prédictifs de récidive après chirurgie curative n'ont jamais été étudiés dans les tumeurs MSI-H. L'objectif de cette étude est de rechercher les facteurs pronostiques chez les patients ayant un CCR MSI-H.

    Matériels et méthodes : Il s'agit d'une étude rétrospective, monocentrique au CHU de Poitiers, incluant les patients avec un CCR MSI-H stade I, II et III. Les critères pronostiques suivant ont été étudiés : l'âge, le sexe, la perforation tumorale, l'occlusion initiale, la localisation tumorale, la différenciation tumorale, la présence d'un contingent mucineux > 50%, l'envahissement pariétal, le stade TNM, l'envahissement ganglionnaire, les critères VELIPI (venous emboli or lymphatic or perineural invasion ), la mutation de BRAF et la chimiothérapie adjuvante. Les courbes de survie globale (SG) et survie sans récidive (SSR) ont été calculées selon la méthode de Kaplan-Meier. Les facteurs pronostiques de SSR ont été étudiés en analyse univariée par le test du Log Rank.

    Résultats : Au total, 67 tumeurs MSI-H (8,6 %) sur 779 patients testés ont été retrouvées. L'âge moyen au diagnostic était de 62,7 ± 11,8 ans. Les stades de la maladie étaient répartis en 14 stades I (20,9%), 34 stades II (50,7%) et 19 stades III (28,4%). Des critères VELIPI positifs étaient retrouvés dans 21 tumeurs (31,3%), dont 11 avec des emboles vasculaires (16,4%). Au total, 27 patients (40,3%) ont reçu une chimiothérapie adjuvante dont 18 stades III (94,7%). Sept patients ont eu une récidive de leur maladie, soit 10,4%, avec un délai moyen après le diagnostic de 9,28 ± 7,21 mois. Parmi eux, il y avait 3 tumeurs de stade III, 3 de stade II et 1 de stade I. Les médianes de survie n'étaient pas atteintes. La SG était de 85,5% à 3 ans et la SSR de 90,1% à 3 ans. Seule la présence d'emboles vasculaires est significativement associée à la SSR (p = 0,02).

    Conclusion : Dans notre série, seule la présence d'emboles vasculaires est un facteur de mauvais pronostic dans les tumeurs MSI-H. L'absence d'autres variables est probablement liée au faible effectif de la cohorte mais surtout au faible nombre de récidives, compte tenu du meilleur pronostic de ces tumeurs. De plus, les patients ayant une tumeur de stade III avaient quasiment tous reçu une chimiothérapie adjuvante ce qui peut expliquer que l'envahissement ganglionnaire ne soit pas identifié comme facteur significatif de récidive. Ces données méritent d'être confirmées par des études de plus grande envergure.

  • Etude rétrospective de la stratégie diagnostique de l'embolie pulmonaire aux urgences adultes du CHU de Poitiers    - Rafei-Darmian Ivan  -  10 octobre 2012  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'embolie pulmonaire (EP) est une maladie fréquente et potentiellement mortelle, de diagnostic difficile. Une démarche diagnostique comprenant plusieurs étapes dont l'évaluation de la probabilité clinique a été validée dans les recommandations européennes de 2008.

    Objectif : Etudier la démarche diagnostique de l‘EP dans le service des urgences adultes (SAU) du centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers.

    Méthodes : Etude rétrospective monocentrique au SAU du CHU de Poitiers, du 1er Février 2006 au 31 Décembre 2011, dans le cadre d’une évaluation des pratiques professionnelles (EPP). Ont été inclus tous les patients avec un diagnostic d'EP confirmé aux urgences. L'analyse manuelle des dossiers retenus avait pour but de rechercher une méthode (implicite ou scores) d’évaluation de la probabilité clinique. Le suivi de l'algorithme décisionnel a été analysé dans une sous-population dite "à fort risque d’EP", individualisée après le calcul a postériori du score de Genève.

    Résultats : 220 patients ont été inclus dans la cohorte. L’âge moyen est de 63,8 [±19]. L’utilisation d’une méthode dite explicite (score de Wells, Genève) a été observée dans 6 % des cas (n : 13). L'algorithme diagnostique dans notre souspopulation a été suivi chez 61% des patients.

    Conclusions : Ce travail a soulevé la nécessité d’intégrer dans notre pratique quotidienne les outils d’aide à la démarche diagnostique pour que la prise en charge des patients suspects d’embolie pulmonaire dans notre service soit plus conforme aux recommandations. Une nouvelle étude comparative sera à envisager afin de mesurer l'impact des mesures correctives sur notre pratique.

  • Résultats de la chirurgie bariatrique de l'adulte en région Poitou-Charentes : étude prospective    - Charalambous Charalambos  -  09 octobre 2012  - Thèse d'exercice

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    INTRODUCTION : L'obésité morbide est la pandémie du 21ème siècle. La chirurgie bariatrique qui traite l'obésité est un domaine chirurgical prometteur, en plein essor actuel. La région Poitou‐ Charentes avec 14,2% d'obèses n'échappe pas à ce phénomène. Afin de connaître la validité de l'activité de la chirurgie bariatrique régionale nous avons conduit cette étude prospective pour des patients opérés entre avril 2011 et mars 2012 aux différents centres de la région, évaluant l'efficacité de la chirurgie en termes de perte d'excès de poids et de réduction des comorbidités les plus représentatives; le diabète de type II, l'HTA, la dyslipidémie et le syndrome d'apnée‐hypopnée obstructive du sommeil.

    PATIENTS ET MÉTHODES : Les patients opérés entre avril 2011 et mars 2012 ont été inclus de façon prospective dans les centres du Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers, la Polyclinique de Poitiers, le Centre Hospitalier de Rochefort, le Centre Hospitalier de Châtellerault et la Clinique du Mail à La Rochelle. Nous avons évalué la perte d'excès de poids et la résolution/amélioration des comorbidités associées à l'obésité morbide.

    RESULTATS : La cohorte se compose de 82 patients qui ont bénéficié de 2 AG, 65 SG, 8 GBP et 7 MGB. Nous en avons suivi 81 pendant 6 mois et 32 pendant 1 an. En termes de morbimortalité, il y a eu un décès, 7 fistules gastriques et 1 hémorragie. La PEP était de 52,4% à 6 mois et de 70,2% à 1 an. La perte de poids était de 30,2 kg à 6 mois et 39 kg à 1 an. Parmi les comorbidités associées nous trouvons une différence significative pour l'HTA et le SAHOS à 6 mois alors que les résultats pour le diabète et la dyslipidémie ne sont pas significatifs.

    CONCLUSION : L'obésité atteint des niveaux de pandémie actuellement. Notre étude rapporte non seulement les résultats plus qu'encourageants de cette chirurgie, mais aussi fait un recensement des pratiques régionales, instaurant un recueil des données. L'efficacité en termes de perte d'excès de poids sur un an est atteinte ; la réduction des comorbidités est significative pour l'HTA et le SAHOS. La chirurgie bariatrique, dans la lutte contre l'obésité diminue la surmortalité liée à l'obésité et à ses maladies associées et pourra être un jour à l'origine d'une diminution des dépenses de santé à ce propos.

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