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  • Impact du confinement, lors de la pandémie de COVID-19, sur le suivi de l'hémoglobine glyquée des diabétiques de type 2, dans le département des Deux-Sèvres    - Fouassin Esther  -  18 mars 2021  - Thèse d'exercice

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    Introduction: Le confinement du 17 mars au 11 mai 2020, lors de la pandémie de COVID-19, a eu un impact sur le suivi des patients diabétiques de type 2. Dans ce contexte, les professionnels de santé et les patients se sont adaptés. La réorganisation des cabinets en médecine générale et le développement de la téléconsultation ont contribué à limiter la propagation du SARS-CoV-2, et à protéger les patients à risque. La sédentarité s'est renforcée et les habitudes de vie ont pu être modifiées, notamment l'alimentation et l'activité physique. Le confinement a pu également avoir des répercussions sur la santé mentale des patients, l'observance et l'accès aux soins. L'objectif principal de notre étude est d'évaluer l'impact du confinement sur le suivi de l'hémoglobine glyquée des diabétiques de type 2, dans le département des Deux-Sèvres.

    Méthode : Nous avons mené une étude observationnelle descriptive chez les patients diabétiques de type 2 du département des Deux-Sèvres. Ont été inclus, sans limites d'âge, les patients présentant un diabète de type 2 compliqué ou non, équilibré ou non, quel que soit le traitement suivi, et bénéficiant ou non d'un suivi par une infirmière ASALEE. Le recueil de données a concerné les hémoglobines glyquées pré et post-confinement, l'âge et le sexe des patients. La dernière valeur de l'hémoglobine glyquée pré-confinement (soit du 1er janvier au 17 mars 2020 inclus) et la première valeur de l'hémoglobine glyquée post-confinement (soit après le 11 mai jusqu'au 31 octobre 2020 inclus) ont été recueillies. Les données de 787 patients ont été recueillies (734 patients suivis par une infirmière ASALEE et 53 patients non suivis par une infirmière ASALEE). L'analyse statistique principale a porté sur l'évolution de l'hémoglobine glyquée pré et post-confinement. Des sous analyses de la variation de l'hémoglobine glyquée pré et post-confinement en fonction de l'âge et du sexe ont également été réalisées.

    Résultats: Dans notre étude, les patients sont en moyenne âgés de 70 ans, et majoritairement des hommes. L'hémoglobine glyquée des patients diabétiques de type 2 a diminué de manière significative après le confinement avec une différence pré et post-confinement en moyenne de 0,16%. Nous retrouvons notamment une diminution significative chez les diabétiques de type 2 suivis par une infirmière ASALEE. Sur l'ensemble de la population étudiée, l'amélioration de l'hémoglobine glyquée est significative chez les femmes et les hommes diabétiques de type 2. Nous ne constatons, par ailleurs, pas de corrélation significative entre l'âge et la variation d'HbA1c pré et post-confinement.

    Conclusion: Notre étude met en évidence une amélioration de l'hémoglobine glyquée post-confinement chez les diabétiques de type 2, dans le département des Deux-Sèvres. Toutefois, les résultats sont à appréhender avec prudence. De nombreux facteurs peuvent influencer les valeurs de l'hémoglobine glyquée. Il apparaît intéressant d'approfondir le sujet avec des études sur de plus grands échantillons. Nous pourrions enrichir notre approche du confinement en étudiant ses effets sur d'autres aspects du suivi du diabète de type 2, sur d'éventuels retards de prise en charge de complications micro/macroangiopathiques, ou sur d'autres pathologies chroniques notamment cardiovasculaires.

  • Intoxications volontaires admises aux Urgences pédiatriques du CHU de Poitiers en 2009 et 2019    - Ferru Charlotte  -  15 mars 2021  - Thèse d'exercice

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    Qu’il s’agisse de suicides ou de tentatives de suicides, ces comportements demeurent une réelle préoccupation chez les jeunes.

    En effet, l’adolescence est une période fragile au cours de laquelle le risque de suicide est élevé. Celui-ci représente d’ailleurs la deuxième cause de mortalité chez les adolescents. Ce travail a donc pour but de collecter l’ensemble des admissions aux Urgences Pédiatriques du CHU de Poitiers pour intoxications volontaires en 2009 et en 2019 ; ceci afin d’étudier l’évolution épidémiologique de cette population : produits utilisés, motivations du passage à l’acte, prise en charge…

    Le nombre d’admissions en 2019 a augmenté de 54% par rapport à l’année 2009, avec une prédominance féminine. Les molécules ingérées ont évolué entre les deux années, avec une plus grande implication des antalgiques, notamment le paracétamol et au contraire une diminution de l’utilisation des psychotropes. Les enfants sont désormais plus souvent acheminés aux urgences en véhicules particuliers que par les transports sanitaires.

    Une modification de la prise en charge des suicidants a été observée, principalement une diminution de l’utilisation du charbon activé mais une augmentation de l’évaluation sociale avec un avis psychiatrique aux urgences.

    Avec une augmentation de la prise des antalgiques lors des tentatives, le pharmacien d’officine occupe un rôle prépondérant dans la prévention de l’acte suicidaire chez les adolescents et auprès de leur famille : rappel des doses maximales, délai entre la prise de deux comprimés, stockage des médicaments…

  • Présentation de trois espèces de Trichomonas : Trichomonas vaginalis, Trichomonas tenax et Pentatrichomonas hominis    - Bernard Alizee  -  12 mars 2021  - Thèse d'exercice

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    Les infections humaines par le genre Trichomonas, et particulièrement T. vaginalis, est un véritable problème de santé publique mondiale.

    Si les morphologies et la physiopathologie des trois espèces se ressemblent, le lieu de nichage et les symptômes qu’elles entrainent permettent de les dissocier. T. vaginalis occupe le tractus uro-genital, T. tenax est présent dans la cavité buccale et pulmonaire tandis que P. hominis occupe la sphère intestinale de l’homme. Une diversité de ces espèces peut être observée dans leur comportement envers leur hôte : T. vaginalis est considéré comme parasite stricte, or P. hominis et T. tenax sont décrits comme commensales ou en tant que parasite selon les différents auteurs.

    Les symptômes provoqués par T. vaginalis sont vastes : une colonisation par T. vaginalis peut être asymptomatique ou provoquée des vaginites, leucorrhées, urétrite allant parfois jusqu’à la stérilité si elle n’est pas traitée. Quant à T. tenax, il peut être un facteur aggravant des gingivites et des parodontites, ainsi que responsable de trichomonose pulmonaire. Enfin, P. hominis est responsable de diarrhées et autres symptômes gastro-intestinaux. Même si le diagnostic de la trichomonose vaginale est essentiellement clinique, il est possible d’effectuer un prélèvement et d’analyser celui-ci par microscopie, par tests immunochromatographiques afin de détecter les antigènes présents ou alors par PCR.

    Après le diagnostic de trichomonose posé, le traitement reste commun aux trois espèces : le métronidazole ou autres molécules appartenant à la famille des nitro-imidazolés. Cette famille est généralement bien tolérée, entrainant peu d’effets indésirables avec une bonne observance, malheureusement, la recrudescence de trichomonoses résistantes ainsi que les personnes allergiques aux nitro-imidazolés motivent les chercheurs à trouver des alternatives dans de nouveaux traitements.

    Cette thèse fait le point sur les connaissances actuelles que l’on possède sur T. vaginalis, T. tenax et P. hominis, les symptomatologies qu’ils entrainent, les traitements et les moyens de prévention qu’ils existent.

  • Evaluation de l'impact de la mise en place d'une information écrite systématique concernant la vaccination antigrippale sur le taux de vaccination des femmes enceintes suivies à la maternité de Châtellerault d'octobre 2018 à mars 2020    - Lapouge Alice  -  11 mars 2021  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les femmes enceintes étant une population à risque accru de grippe grave mais insuffisamment vaccinée en France, un protocole de remise systématique d'une information écrite sur la vaccination antigrippale a été mis en place à la maternité de Châtellerault à compter d'octobre 2019. L'objectif principal de cette étude était de déterminer si cette information écrite avait permis d'améliorer la couverture vaccinale des femmes enceintes, puis secondairement d'observer les caractéristiques corrélées ou non à la vaccination.

    Matériel et méthode : Cette étude de cohorte rétrospective a inclus toutes les femmes enceintes ayant consulté à la maternité du centre hospitalier de Châtellerault pour suivi obstétrical pendant la période de vaccination antigrippale, et a comparé les saisons vaccinales 2018-2019 (avant la mise en place du protocole), et 2019-2020. Le critère de jugement principal était le statut vaccinal déclaré à la dernière consultation.

    Résultats : 1189 patientes ont été inclues dans l'étude (613 en 2018-2019 et 576 en 2019-2020), dont 317 présentaient un statut vaccinal inconnu. Suite à l'introduction du protocole d'information, nous avons constaté une augmentation du taux de vaccination de 34% en 2018-2019 à 53,5% en 2019-2020 (p < 0,001). On retrouvait une association significative entre le refus de vaccination et le tabagisme pendant la grossesse, le 3ème trimestre de grossesse, la gestité moyenne et la naissance en métropole Française.

    Conclusion : Grâce à la remise systématique d'une information écrite par les professionnels de santé effectuant le suivi de grossesse à la maternité de Châtellerault, et sans modifier la structure des consultations, nous avons pu observer une augmentation du taux de couverture vaccinale de 20%, en comparaison avec les patientes de la saison vaccinale précédente. Ce résultat devra être confirmé dans des centres de plus grande ampleur (maternités de niveau 2 et 3)

  • La place du pharmacien auprès des patients résidant dans les EHPAD ne disposant pas de pharmacie à usage interne : enquête auprès des pharmaciens d’officine de l’ancienne région Poitou-Charentes    - Bonacchi Pia  -  09 mars 2021  - Thèse d'exercice

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    La population française est de plus en plus âgée, en 2021 20,7% des français ont plus de 65 ans, alors qu’en 2010, ils ne représentaient que 18,1%.

    Le vieillissement physiologique conduit à une fragilité des personnes âgées. Elles perdent leur autonomie dans les tâches quotidiennes, ce qui conduit à intégrer des établissements d’hébergements dont les EHPAD.

    Les personnes âgées développent des pathologies chroniques, de ce fait, elles ont recours plus souvent à la polymédication. Le médicament est une chance mais il expose à des risques d’effets indésirables. La fréquence de ceux-ci est plus importante dans cette population. 20% des effets indésirables provoquent des hospitalisations alors que 30% sont évitables.

    Le pharmacien d’officine est acteur au sein de l’EHPAD qui ne dispose pas de PUI. Il prend part à la prise en charge médicamenteuse des patients résidant dans les EHPAD. Son rôle de santé publique incite à prévenir les effets indésirables des médicaments. J’ai réalisé un audit des pratiques professionnelles au sein des officines prenant en charge des patients en EHPAD. Mon objectif a été de faire un état de lieux des pratiques pour ensuite offrir des perspectives d’amélioration.

    L’assurance qualité au sein d’une officine est perspective d’avenir pour la prévention de l’iatrogénie. Elle offre des repères et conditionne les bonnes pratiques de dispensation.

    La délivrance sous forme de PDA est la méthode de choix pour approvisionner les EHPAD en médicaments.

    La communication entre les professionnels de santé, permet une meilleure prise en charge du patient.

    Le pharmacien investi de nouvelles missions de santé publique, peut aisément développer le suivi de l’observance grâce aux bilans de médication.

  • Reconstruction des tumeurs osseuses malignes au membre inférieur chez l'enfant par la technique de membrane induite : résultats radiologiques et fonctionnels    - Marty-diloy Thibault  -  05 mars 2021  - Thèse d'exercice


  • Impacts des violences sur la contraception : revue de la littérature    - Morant Anthony  -  04 mars 2021  - Thèse d'exercice

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    Objectif : Déterminer les impacts des violences sur la contraception.

    Méthodes : Cette revue de la littérature a utilisé les critères PRISMA. Les recherches ont inclus les études publiés de 1951 à novembre 2020. Parmi elles, 111 ont été analysées dont 106 avaient un schéma d'étude quantitatif et 5 qualitatif. Toutes les violences ont été analysés : physiques, sexuelles, psychologiques, dans l'enfance, à l'âge adulte, entre partenaires ou encore les attitudes coercitives.

    Résultats : La majorité des études a confirmé l'hypothèse de départ et retrouvé des résultats significatifs. Les violences ont eu des répercussions négatives sur l'utilisation ultérieur de la contraception. Les femmes abusées ont diminué leur utilisation contraceptive (tout type confondu). Cette moindre utilisation peut s'expliquer par deux mécanismes principaux : la dissociation et la mémoire traumatique. Ces derniers engendrent des rapports sexuels plus précoces, plus fréquents, plus à risque et plus souvent associé à une coercition reproductive du partenaire. Cependant, dans 17 études il a été retrouvé des résultats contraire à l'hypothèse initiale. Les explications possibles

    sont : possibilité d'IVG limitée, protection contre une grossesse ou contre les IST l'emportant sur le risque de violences en réponse à l'utilisation contraceptive, besoin d'une reprise de contrôle dans une relation dominante, peur intense d'une dépendance au conjoint, relations instables plus fréquentes. De plus, d'autres études ont rapporté des utilisations plus fréquentes de certaines contraception : contraceptifs contrôlés par les femmes (d'action prolongée ou définitive, contraception dissimulé au partenaire, contraception considérée comme moins fiable). Enfin, 8 études n'ont pas retrouvé de résultats significatifs concernant le lien entre violence et contraception.

    Conclusion : La prise en charge en ambulatoire de la violence ne devra pas oublier d'évaluer le retentissement sur l'utilisation contraceptive ultérieure. A l'inverse, une utilisation ou une non utilisation contraceptive devra amener le médecin à s'interroger et à dépister la violence.

  • Soigner ses proches : focus sur l'adolescence. Enquête qualitative sur le vécu des médecins généralistes face à la santé de leurs proches adolescents    - Tauraa Tefana  -  04 mars 2021  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'adolescence est une période de transition marquée par des changements dans les rapports aux autres et à son environnement. L'abord de l'adolescent en consultation de médecine générale comporte des difficultés pour les omnipraticiens. En France, les médecins généralistes peuvent, s'ils le veulent, suivre leur famille. Nous nous sommes demandé quel est le vécu des médecins généralistes qui suivent des adolescents proches.

    Méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative par entretiens semi dirigés de juin à septembre 2020 en Vienne auprès de 13 médecins généralistes, nombre obtenu par la saturation des données. Une triangulation a été réalisée par confrontation des résultats à un groupe de pairs de 8 médecins.

    Résultats : De nombreux facteurs motivent la prise en charge de ses adolescents tel la légitimité de la relation, la commodité dans l'organisation. S'y opposent l'influence souvent négative de l'affect dans le raisonnement médical, l'absence fréquente de cadre de consultation, la difficulté pour garantir le secret médical. La réalisation de l'examen physique se heurte à l'intimité de l'adolescent et le double rôle parent et médecin rend presque impossible les examens génitaux des adolescents par le médecin parent de sexe opposé. Le dépistage et la prise en charge des troubles psychologiques est rédhibitoire pour la plupart des médecins. En contrepartie la prévention des conduites à risques addictives ou sexuelles semble mieux réalisée grâce au rôle prépondérant du parent et à l'interventionnisme plus fréquent, appuyé par sa casquette de médecin. La confusion des rôles n'a pas été ressentie par les médecins bien que l'affect ait été présent dans le suivi.

    Conclusion : Notre étude a permis de mettre en évidence les difficultés potentielles des médecins généralistes lors du suivi médical spécifique d'adolescents proches. Confronter le ressenti des médecins à ceux de leurs adolescents proches serait intéressant.

  • Les pesticides en agriculture et la perturbation endocrinienne : contamination, toxicologie, règlementation    - Beau Camille  -  04 mars 2021  - Thèse d'exercice

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    Au cours du XXème siècle, l’agriculture a subi de nombreuses mutations, conduisant à l’industrialisation d’une agriculture dépendante de l’usage des pesticides. Le recours à ces produits chimiques de synthèse suscite de nombreuses interrogations, tant sur les répercussions environnementales que sanitaires, en particulier sur les populations vulnérables. Ce travail s’intéresse particulièrement au lien entre pesticides et perturbation endocrinienne.

    Après une présentation du contexte historique qui a conduit à l'agriculture actuelle, un bilan des contaminations environnementales (sols, eaux, air) et humaines par les pesticides, est exposé. Le fonctionnement du système endocrinien et son intrication avec le système nerveux sont décrits, montrant que la plupart des pathologies liées aux pesticides mettent en jeu des mécanismes de perturbation endocrinienne : les cancers hormono-dépendants, les pathologies de la reproduction, les pathologies du système nerveux, les pathologies du métabolisme. Enfin, la réglementation en vigueur a été évaluée au regard du caractère perturbateur endocrinien des pesticides.

  • Le dopage sportif : quelles sont les substances utilisées par les sportifs ? Enquête réalisée dans la Vienne    - Teuliere Elsa  -  02 mars 2021  - Thèse d'exercice

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    Le dopage est encore présent aujourd’hui en France. C’est un phénomène complexe et controversé touchant toutes les catégories de sportifs. Toutes les substances ou procédés pouvant améliorer les performances, lutter contre la fatigue, diminuer les douleurs physiques, augmenter la masse musculaire, accélérer la récupération, etc… sont recherchées par les sportifs. Ce recours à différentes aides n’est pas anodin et expose le consommateur à des risques pour sa santé. La liste des substances utilisées ne peut être exhaustives, même si la liste officielle internationale des substances interdites évolue chaque année, en incluant petit à petit les nouveautés émergentes. De plus en plus de médicaments sont détournés de leur usage principal afin d’être utilisés dans ces indications. La pharmacie officinale est donc maillon central, pouvant contribuer à la prévention du dopage.

    Une enquête a été effectuée dans la vienne, à Poitiers afin de récolter des données permettant d’avoir un état des lieux des pratiques effectuées.

    Sur les 184 réponses obtenues, 105 des participants ont indiqué consommer au moins 1 des substances citées lors du questionnaires soit 57,1% des sportifs interrogés. Différents paramètres influencent la consommation des diverses substances chez les sportifs (âge, sexe, catégorie socio-professionnelle). Les amateurs au même titre que les sportifs de haut niveau et professionnel ont recours à l’utilisation de produits dans leur pratique sportive, ce sont les substances qui vont différer. Les vitamines, protéines et compléments alimentaires sont les 3 catégories de produits majoritairement recensées. Les classes médicamenteuses citées par ordre croissant sont : les anti-inflammatoires, les antalgiques, les corticoïdes, les opiacés, les diurétiques, béta 2 agonistes, les anabolisants et les facteurs hormonaux. L’alcool est la première drogue consommée par les sportifs suivie par les cannabinoïdes et les stimulants divers. Les produits sont pris majoritairement par accumulation.

    La pharmacie reste le premier endroit où les sportifs vont se fournir en produits. On soulignera que les professionnels de santé ne sont pas les personnes ayant initié la prise de substances. Ils sont devancés par les pairs, coachs, l’entourage, et internet. La majorité des sportifs n’ont jamais parlé avec un professionnel de santé des potentiels risques pour leur santé de leur conduite. Les sportifs interrogés connaissent les risques potentiels de prise de substance et les effets indésirables possibles mais méconnaissent : les définitions des termes dopage et addiction, le potentiel addictif ou non des substances et les listes officielles des substances dopantes. Beaucoup de confusions restent encore présentes entre l’aspect légal d’une substance, le fait qu’elle puisse être disponible à l’achat sur internet ou en pharmacie, et son potentiel dopant.

    Le pharmacien officinal a plusieurs fonctions auprès des patients sportifs. Il devra mettre en place des moyens pour que ceux-ci se fassent connaitre auprès de l’équipe officinale afin de pouvoir engager un dialogue avec eux. Il va avoir un rôle de prévention et d’éducation thérapeutique du patient, leur fournit les conseils appropriés et les inclue activement dans leurs choix. La prévention va permettre au patient sportif d’avoir les informations nécessaires afin d’être autonome lorsqu’un traitement lui est proposé que celui-ci soit un médicament prescrit, un médicament à prescription médicale facultative ou un complément alimentaire. Le patient doit acquérir les connaissances pharmacologiques, législatives et éthiques lui permettant de le responsabiliser dans sa prise médicamenteuse. Le pharmacien officinal ne pourra cependant pas effectuer la totalité de la prise en charge. Il devra savoir orienter, passer le relais à des structures, informer le sportif sur la présence de réseau d’écoute et des sites de ressources. Les partenariats vont donc être essentiels dans l’action menée.

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affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
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