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Maïeutique

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71 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 10
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  • La durée de séjour en maternité en France : évolution historique et comparaison européenne    - Landry Rachel  -  30 septembre 2020

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    La durée de séjour à la maternité a évolué au fil du temps et est différente en France par rapport aux autres pays européens.

    En France, l’accouchement se passait autrefois à domicile puis il s’est médicalisé au fur et à mesure pour prendre sa place à l’hôpital. Le temps d’hospitalisation s’est réduit au fil des années, d’une part à cause de la conjoncture hospitalière mais également compte tenu d’une demande de plus en plus importante de la part des femmes de quitter précocement la maternité pour regagner leur domicile.

    En Europe, la durée d’hospitalisation découlant d’un accouchement est différente d’un pays à l’autre. Ils ont été classés en trois catégories, en comparaison avec la durée d’hospitalisation en France : « séjours courts », « séjours standards » et « séjours longs ».

    Une description de quelques pays appartenant à chaque catégorie a été faîte afin d’interpréter ces différences. L’intérêt du séjour à la maternité a été décrit en séparant le versant maternel du versant néonatal. La satisfaction des femmes ayant déjà accouché a été analysé grâce à différentes études et la période du post-partum a été celle avec le plus de réponses péjoratives. Il semblerait que ces femmes ne se soient pas senties assez accompagnées après leur accouchement et qu’elles soient trop peu informées des modalités existant une fois la sortie de la maternité effectuée. Une part importante de ces femmes aurait souhaité que la durée de leur séjour soit plus courte. À la suite de cette description et par la mise en place récente des sorties précoces au CHU de Poitiers, une évaluation de la satisfaction des femmes ayant bénéficié de ce mode de sortie paraitrait intéressante.

  • La Parentalité étudiante : place des étudiants-parents à l’Université de Poitiers    - Bouchet--modiano Audrey  -  30 septembre 2020

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    Introduction : Dans le monde et en France, le nombre de parents poursuivant des études risque de croître avec le rehaussement des exigences de scolarisation et la valorisation de la formation tout au long de la vie. A Poitiers, à la rentrée 2017, 712 étudiant(e)s de l’Université de Poitiers ont déclaré avoir un ou plusieurs enfants. Cette étude a pour but de définir les connaissances des étudiants non-parents sur le double statut d’étudiant parent pour les confronter aux problématiques rencontrées par les étudiants ayant des responsabilités parentales.

    Méthode : C’est une étude observationnelle, descriptive, quantitative et monocentrique au sein de l’Université de Poitiers par diffusion de questionnaires à tous les étudiants inscrits à l’université de Poitiers pour la rentrée scolaire 2019 via la boîte mail universitaire. Le recueil des données s’est effectué au cours de l’année scolaire 2019/2020 de novembre 2019 jusqu’en janvier 2020 sans relance.

    Résultats : 21,7% des étudiants non parents pensent que des aménagements sont possibles pendant la grossesse ainsi que 32,6% une fois l’enfant né. Les principaux aspects négatifs selon les étudiants non parents sont la fatigue et le manque de disponibilité pour les études et les principaux freins sont : la situation financière et la question de la garde d’enfants. Concernant les étudiants parents, 12,6% d’entre eux ont dû interrompre leurs études lors de la grossesse et 7,8% une fois l’enfant né. 84,5% disent ne pas avoir pu bénéficier d’aménagements spécifiques liés au double statut. Les 3 principaux points qui complexifient leurs rôles de parent et d’étudiant sont : la fatigue et le stress ainsi que l’organisation et les conditions financières.

    Conclusion : Au sein de l’Université de Poitiers, les étudiants décrivent généralement un manque de connaissances et d’information sur les aides possibles. Les principaux aspects négatifs inhérent à ce double statut selon les étudiants non parents sont la fatigue et le manque de disponibilité pour les études. Concernant les étudiants parents, la majorité disent ne pas avoir pu bénéficier d’aménagements spécifiques liés au statut de parent-étudiant. Les principaux points qui complexifient leurs rôles de parent et d’étudiant sont : la fatigue et le stress ainsi que l’organisation et les conditions financières.

  • Etat des lieux des connaissances de la population consultante au CeGIDD de Poitiers pour un dépistage sur les papillomavirus et leurs vaccins : étude observationnelle, transversale et prospective menée au CeGIDD de Poitiers sur 340 questionnaires du 2 septembre au 30 novembre 2019    - Rimbert Leonie  -  30 septembre 2020

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    Introduction : Les infections à papillomavirus sont les infections sexuellement transmissibles à la prévalence la plus forte, affectant autant les hommes que les femmes. Cependant, en France, la couverture vaccinale anti-HPV est la plus faible d’Europe. L’étude avait pour objectif d’évaluer les connaissances de la population consultante au CeGIDD sur les papillomavirus et leurs vaccins.

    Matériel et méthodes : Une étude observationnelle, transversale et prospective a été réalisée par questionnaire anonyme du 2 septembre au 30 novembre 2019 auprès des consultants du CeGIDD au CHU de Poitiers.

    Résultats : Le taux de participation de l’étude était de 70,8 %. Sur les 340 questionnaires, un quart n’avait pas étiqueté l’homme comme un vecteur. Une personne sur deux avait la connaissance de la transmission du virus par le sexe vaginal, oral ou anal, mais les autres modes de transmission étaient connues par moins de 15 % de la population. Si 45 % des patients connaissaient l’association infections HPV et cancer du col de l’utérus, les autres localisations potentielles de cancers étaient plus fragiles, les voies aérodigestives n’étaient citées que dans 10 % des cas. Un quart avait coché les verrues génitales comme conséquences des virus. La vaccination anti-HPV et l’utilisation systématique des préservatifs étaient les deux moyens de prévention les plus cités avec respectivement 79,7 % (n=271) et 65,6 % (n=223). Si la moitié avait déjà entendu parler des vaccins anti-HPV, l’identification de la population concernée par la vaccination ne semblait pas explicite. Neuf personnes sur dix estimaient ne pas être suffisamment informées au sujet des HPV et souhaiteraient l’être en autres par le biais de l’école, des professionnels de santé et par les médias. Nous avons constaté que la population éligible à la vaccination anti-HPV était significativement plus informée sur les personnes concernées par la vaccination par rapport à celle non éligible, traduisant que l’information est véhiculée, mais qu’il est nécessaire d’augmenter l’efficience. Un score de connaissances a été créé à partir des réponses recueillies. Les personnes vaccinées ont obtenu un score significativement plus élevé que les personnes non vaccinées (p= 0,020). Le principal motif de refus à la vaccination était la peur des effets secondaires.

    Conclusion : Cette étude a confirmé la faiblesse de la connaissance des infections aux papillomavirus et l’intérêt de multiplier les actions de prévention pour augmenter la couverture vaccinale en France.

  • État des lieux des pratiques de l'entretien prénatal précoce auprès des sages-femmes en région Nouvelle-Aquitaine    - Delage Elise  -  26 juin 2020

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    Introduction et objectifs : L’entretien prénatal précoce (EPP), outil de prévention et promotion de la santé périnatale, a été mis en place à la suite du plan de périnatalité de 2005-2007 pour répondre aux besoins des futurs parents au cours de la grossesse. Malgré les recommandations de la HAS, l’EPP n’était pas proposé en systématique lors des grossesses et le contenu de ces derniers était hétérogène. Notre objectif principal était de faire un état des lieux des pratiques de l’EPP en Nouvelle-Aquitaine (NA) auprès des sages-femmes. Nos objectifs secondaires étaient de mettre en lumière les difficultés rencontrées et de proposer des axes d’amélioration pour la promotion de cet entretien afin d’harmoniser les pratiques.

    Méthodes : L’étude était observationnelle, s’adressait à toutes les sages-femmes de la NA quel que soit leur secteur d’activité et s’est déroulé sur une période de 2 mois et demi. Un questionnaire était envoyé par mail et disponible sur le site du RPNA. Le critère de jugement principal était la pratique ou non de l’EPP. Les critères de jugement secondaires ont été élaborés à partir des recommandations de la HAS pour évaluer leur pratique.

    Résultats : L’échantillon était de 243 sages-femmes. Les pratiques des sages-femmes en NA sont diverses et leurs connaissances de l’EPP sont plutôt rassurantes. Dans notre population, une sage-femme sur deux réalisait des EPP et plus de 80% proposaient l’EPP en systématique. Une sage-femme sur cinq réalisait des EPP sans formation et plus de 10% vivaient le manque de formation comme un frein à la pratique de l’EPP. Presque 20% se sentaient démunies face à des situations délicates. Un quart des sages-femmes déclarait que les patientes étaient adressées trop tard dans la grossesse pour avoir le temps de réaliser un EPP.

    Conclusion : L’EPP est le seul outil de promotion de la santé périnatale avec la PNP mais les freins à la réalisation de ce dernier sont multiples. L’EPP maintenant obligatoire devrait être revalorisé et connaître une nouvelle place dans le suivi de grossesse.

  • Allergies aux médicaments et aux produits de santé : analyse rétrospective de la qualité de l’anamnèse au cours de la grossesse sur 132 dossiers obstétricaux du CHU de Poitiers    - Devautour Amelie  -  26 juin 2020

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    Introduction : L’objectif de l’étude était de faire un état des lieux de la qualité de l’anamnèse concernant les allergies aux médicaments et aux produits de santé, telle que renseignée dans les dossiers obstétricaux du CHU de Poitiers, dans le but d’optimiser la sécurité et la qualité des soins.

    Matériel et méthode : L’étude était monocentrique, rétrospective et observationnelle. 232 dossiers d’anesthésie de 2018 ont été préalablement inclus, dans le but de déterminer la classe médicamenteuse, la manifestation allergique et le type d’allergie le plus souvent rapporté par les parturientes. Puis, 162 allergies médicamenteuses inscrites dans les dossiers préanesthésiques ont été confrontées à celles des dossiers obstétricaux, pour évaluer la concordance de leurs anamnèses, et la qualité des renseignements sur ces allergies dans les dossiers obstétricaux.

    Résultats : La classe thérapeutique des anti-infectieux était la plus incriminée (55,0 %), dont notamment les antibiotiques (90,3 %), avec une majorité provenant de la famille des Bêtalactamines (64,6 %). La réaction cutanéo-muqueuse était la plus décrite (104,7 %). L’allergie au médicament ou au produit de santé seule était le type d’allergie le plus rapporté (44,8 %). 21,6 % des allergies médicamenteuses renseignées dans les dossiers préanesthésiques ne figuraient pas dans les dossiers obstétricaux. La description de la manifestation clinique, renseignée dans les dossiers obstétricaux était d’abord non évaluable (43,3 %), puis de qualité insuffisante (35,4 %) ; tandis que celle relative à la notion d’une investigation et d’une réintroduction était majoritairement non évaluable (respectivement 96,1 % et 98,4 %).

    Conclusion : Afin d’optimiser l’anamnèse de ces allergies médicamenteuses et d’harmoniser les pratiques professionnelles, un questionnaire standardisé a été proposé.

  • Le dispositif EPI-NO® : état des lieux des connaissances et pratiques des sages-femmes libérales sur le territoire Picto-Charentais    - Lardy Margot  -  26 juin 2020

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    Introduction : Le dispositif Epi-No® est une méthode de prévention périnéale utilisée par les femmes enceintes pendant leur grossesse. Les objectifs de l’étude étaient d’évaluer les connaissances, expériences et pratiques des sages-femmes libérales du territoire Picto-Charentais sur le dispositif Epi-No®.

    Matériel et méthodes : Il s’agissait d’une étude observationnelle, descriptive et transversale réalisée à l’aide d’un questionnaire en ligne via la plateforme Lime Survey. Ce questionnaire a été envoyé par mail aux sages-femmes libérales du territoire Picto-Charentais.

    Résultats : 101 questionnaires ont été analysés soit un taux de participation de 73,2 %. 84,2 % des sages-femmes libérales interrogées connaissaient l’existence d’Epi-No® et, parmi elles, 55,3 % ont répondu savoir l’utiliser. Parmi ces dernières, peu connaissaient le fonctionnement du dispositif. 45,9 % ont connu l’existence d’Epi-No® par les patientes. 27,7 % des sujets avaient lu les dernières recommandations élaborées par le Collège National des Gynécologues et Obstétricien Français (CNGOF) en décembre 2018 sur la « Prévention et protection périnéale en obstétrique ». 12,9 % recommandaient Epi-No® à leurs patientes et en priorité à celles anxieuses de traumatismes périnéaux ou d’épisiotomies. Concernant les sages-femmes libérales connaissant Epi-No® sans le conseiller, 61,1 % manquaient d’informations pour pouvoir l’intégrer ou non à leur pratique. Le dispositif présentait un ou des bénéfices à son utilisation pour 63,5 % des sages-femmes libérales connaissant son existence. Concernant la satisfaction des patientes sur ce dispositif, les sages-femmes libérales ont rapporté un bénéfice dans la prévention périnéale pour 50 % d’entre-elles.

    Conclusion : Le dispositif Epi-No® était une méthode majoritairement connue par les sages-femmes libérales mais peu prescrit. Les résultats de l’étude ont permis de souligner une demande de la part des femmes enceintes dans l’utilisation du dispositif ou d’une recherche d’informations. Une prise en charge de la prévention périnéale en anténatal pour l’accouchement permettrait de répondre à leur inquiétude face aux traumatismes périnéaux.

  • Santé parodontale et grossesse : évaluation des connaissances des sages-femmes    - Mabillon Charlotte  -  26 juin 2020

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    Introduction : La HAS recommande aux professionnels de la périnatalité de faire de la prévention bucco-dentaire auprès de la femme enceinte et de la rediriger vers un chirurgien-dentiste pour faire une consultation gratuite. Les sages-femmes ont-elles les connaissances nécessaires pour pouvoir appliquer cette recommandation ?

    Matériel et méthode : Il s’agissait d’une étude observationnelle, transversale, descriptive et multicentrique. Un questionnaire en ligne sur la Lime Survey a été diffusé à l’ensemble des sages-femmes de la Nouvelle-Aquitaine par le biais de l’Ordre. L’objectif principal était de faire un état des lieux des connaissances des sages-femmes de la Nouvelle-Aquitaine sur les liens entre les maladies parodontales et la grossesse.

    Résultats : Cent quatre-vingt-neuf réponses ont été analysées. 94,2 % des sages-femmes n’ont pas eu de formation sur la santé parodontale de la femme enceinte. Si une formation a eu lieu, c’était principalement lors d’un congrès à 44,4 %. 94,7 % savaient que la grossesse a un impact sur la santé bucco-dentaire et 90,5 % pensaient que l’inverse était aussi possible. 6,7 % surveillaient toutes les pathologies bucco-dentaires pendant la grossesse. 2,9 % percevaient le risque potentiel de pré-éclampsie. 78,8 % connaissaient l’examen bucco-dentaire à faire pendant la grossesse et 43 % la période où il est remboursé. 67,7 % donnaient des conseils, comme avoir une alimentation équilibrée à 89,8 % mais aussi de se brosser les dents au minimum deux fois par jour avec un dentifrice fluoré à 86,7 %. Elles le faisaient à 79,7 % lors des consultations de suivi de grossesse avec 14,8 % qui en délivraient de façon systématique. 89,1 % y consacraient moins de cinq minutes. 60,8 % dirigeaient les femmes enceintes vers un chirurgien-dentiste sur plainte contre 19 % qui le faisaient de façon systématique. Elles orientaient à 85,4 % vers le dentiste de la patiente.

    Conclusion : Les sages-femmes avaient des connaissances sur le lien entre les maladies dentaires et la grossesse mais de manière partielle à cause d’un manque de formation. Il faut également prendre conscience des attentes de la femme enceinte pour savoir si elle accorde de l’importance à sa santé bucco-dentaire.

  • Etude des stratégies pour l’observance de la pilule chez les femmes de 15 à 25 ans    - Gizard Anne-laure  -  26 juin 2020

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    Introduction et objectifs : La pilule est le moyen de contraception le plus utilisé chez les 15-25 ans. Les oublis sont encore nombreux et peu d’études s’intéressent aux méthodes utilisées par les femmes pour ne pas l’oublier. L’objectif principal de cette étude était de décrire les stratégies mises en place par les femmes pour penser à prendre leur pilule. Les objectifs secondaires étaient d’étudier la prévalence et la satisfaction des « aide-mémoires » utilisés.

    Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude observationnelle, descriptive et transversale. La majorité des questions était fermée à choix multiples, certaines étaient ouvertes. Le questionnaire était anonyme et sa diffusion s’est faite au moyen des principaux réseaux sociaux. L’étude s’est déroulée du mois de Novembre 2019 à Avril 2020. Elle interrogeait des femmes âgées de 15 à 25 ans utilisant actuellement la pilule comme moyen de contraception. 200 personnes ont pu être inclues dans l’étude.

    Résultats : La population était principalement composée d’étudiantes en couple. Cette étude a montré que 55,5% des femmes rangeaient habituellement leur pilule dans un endroit fixe et 84% des femmes prenaient leur pilule le soir (de 19h au coucher). 89% des femmes utilisaient un « aide-mémoire ». L’« aide-mémoire » le plus utilisé était l’alarme suivi des gestes de la vie quotidienne (préparation du repas, au coucher…). Une plus grande proportion associait plusieurs méthodes afin de ne pas oublier leur pilule (47,8% versus 28,1% qui n’utilisait qu’une seule méthode). La combinaison la plus retrouvée était celle d’une alarme avec un geste de la vie quotidienne (35,5%). Parmi les femmes qui n’utilisaient pas d’aide-mémoire, 59,1% n’en ressentait pas le besoin.

    79% des femmes interrogées prenaient leur pilule avec un décalage de plus ou moins 1 heure. Il n’y avait pas d’association entre les oublis et le lieu de rangement habituel de la pilule. L’utilisation d’un « aide-mémoire » ne permettait pas non plus de moins oublier sa pilule.

    La principale attente des femmes concernant une application était un rappel ou une alarme, plus ou moins discret selon certaines, qui sonnerait jusqu’à la prise du comprimé.

    Conclusion : La majorité des femmes utilisent des aides mémoires, la plupart en associent plusieurs. Les recherches cliniques dans ce domaine doivent être encouragées pour étudier l’association des « aide-mémoire » avec l’oubli de pilule ou le recours à une IVG.

  • Perception des étudiants sages-femmes par les couples en salle de naissance du CHU de Poitiers : étude observationnelle, transversale, descriptive, portant sur les accouchées d’octobre 2019 à mars 2020 de la maternité du CHU de Poitiers    - Anselme Auriane  -  24 juin 2020

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    Dans un centre hospitalier universitaire, le statut des étudiants en salle de naissance, qui se situe entre apprenti et professionnel, peut amener à diverses réactions de la part des patientes. Nous avons donc cherché à étudier le ressenti initial et final ainsi que la satisfaction globale des parturientes concernant la prise en charge en salle d’accouchement par un élève sage-femme. Pour cela, une étude descriptive a été menée au CHU de Poitiers. Elle a été réalisée dans le service de suites de couches de la maternité, à l’aide un questionnaire de satisfaction reprenant le déroulement global de la prise en charge, de la consultation d’entrée jusqu’à l’accouchement en salle de naissance. Il s’adressait à toute les accouchées ayant des suites de couches physiologiques et n’ayant pas leur bébé hospitalisé. Cette étude a montré que les femmes ont eu un avis positif (78%) ou plutôt positif (19%) des étudiants, les trouvant dotés de compétences techniques et relationnelles. Les patientes ont eu confiance pour 95% d’entre elles, et se sont senti majoritairement en sécurité. Le taux de satisfaction globale s’élève pour 89% des femmes à une note ≥ 8/10. Ces chiffres nous permettent de dire que les patientes du CHU de Poitiers ayant répondues à notre enquête ont globalement été satisfaites de la prise en charge par un étudiant, et que celles-ci ont considéré leur présence comme positive. Pour accroître encore davantage la satisfaction maternelle, nous pourrions également nous demander ce que pensent les femmes du binôme indissociable sage-femme / étudiant très présent dans ce contexte.

  • La plagiocéphalie positionnelle postérieure : évaluation des connaissances des sages femmes et leur rôle préventif dans le territoire picto-charentais    - Boulai Aurianne  -  24 juin 2020

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    Introduction : La PPP est une pathologie croissante depuis les années 90 et est devenu un problème de santé public à la suite des recommandations de couchage sur le dos des nouveau-nés. L’étude a eu pour objectif d’évaluer les connaissances des sages-femmes, de connaitre leur rôle préventif et d’évaluer leurs besoins de formation.

    Matériel et méthodes : Une étude observationnelle et transversale a été réalisée par questionnaire anonymes en ligne du 10 juillet au 31 décembre 2019 auprès des sages-femmes hospitalières, libérales et territoriales du territoire Picto-Charentais.

    Résultats : 93 % (n=146) avait déjà entendu parler de la PPP. 82,2 % (n=129) des sages-femmes connaissait une définition de la PPP. 93,6 % (n=147) et 74,5 % (n=117) d’entre elles savaient que la PPP peut être prise en charge par respectivement des séances d’ostéopathie et/ou de kinésithérapie et 16 % (n=25) connaissaient le caractère de résolution spontanée de la PPP. 53,5 % (n=84) pensaient que les facteurs de risques n’interviennent qu’en post-partum. Les sages-femmes connaissaient les conséquences à court terme tels que l’asymétrie de la mâchoire et de la face (73,2 % n=115) et les troubles de la succion (61,8 % n=97) mais étaient moins au fait des conséquences à long et moyen terme notamment ; la difficulté de coordination des membres, le retard de développement moteur, les troubles du langage, la scoliose. L’étude a montré que les sages-femmes de moins de 35 ans connaissent significativement mieux le sujet que les plus de 35 ans. 75,8 % (n=119) ont déjà délivré des conseils de prévention mais 14 % d’entre elles (n=22) contredisent les recommandations de couchage sur le dos des nouveau-nés. Ne pas connaitre assez la PPP reste la raison principale pour les sages-femmes qui ne délivrent pas de conseils de prévention (26,8 % (n=8)). 95 % des sages-femmes ayant répondu au questionnaire aimeraient obtenir plus d’informations.

    Conclusion : L’étude a montré que malgré des connaissances fragiles concernant les facteurs de risques pré et per partum et les conséquences à long terme de la PPP, les sages-femmes connaissent la pathologie, jouent déjà un grand rôle de prévention auprès des parents et aimeraient obtenir plus d’informations sur le sujet.

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