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Voyer Mélanie

Les travaux encadrés par "Voyer Mélanie"

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3 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 3
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  • Les femmes auteures de violences sexuelles en France : étude des profils cliniques, psychopathologiques et criminologiques à partir de 64 cas recrutés sur l'ensemble de la Métropole    - Palma Joëlle  -  17 octobre 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La criminalité sexuelle des femmes est encore méconnue à l'heure actuelle et basée sur des stéréotypes socio-culturels. Cette vision étriquée de ce phénomène nous conduit à le penser comme un épiphénomène, peu important et sans intérêt. Or, 2% des agresseurs sexuels sont des femmes, et les données existantes laissent penser que ce chiffre est probablement sous-estimé. De plus, les études sur le sujet sont peu nombreuses, et majoritairement anglo-saxonnes. Nous avons voulu, par notre travail, tenter de faire une mise à jour concernant les profils des femmes auteures de violences sexuelles en France.

    Matériel et méthode: Nous avons solliciter l'aide des centres de soins aux auteurs de violences sexuelles répertoriés en France métropolitaine, desServices médico-psychologiques régionaux et des Tribunaux de Grande Instance du Poitou-Charentes à la recherche de cas de femmes auteures de violences sexuelles. Les seuls critères d'inclusion étaient «femmes auteures de violences sexuelles» «dans la période de temps de 2000 à 2016»inclus. Nous avons ensuite analyséles dossiers, de soins et/ou pénaux, à partir d'une grille de lecture prévue à cet effet, pour relever les données sociodémographiques, biographiques, victimologiques, criminologiques et thérapeutiques. A partir de ces données quantitatives, les profils descriptifs des femmes auteures de violences sexuelles ont pu être établis. Puis, une partie de la grille de lecture, orientée sur le passage à l'acte et ses caractéristiques, avec des questions «à réponse ouverte»nous a permis une réflexion psychocriminologique, plus qualitative. Notre étude a porté sur 64 cas.

    Résultats : Soixante-quatre dossiers de femmes ont été intégrés à l'étude. Elles sont en moyenne âgées de 34 ans au moment des faits et en couple. On note des antécédents de victimisation, notamment sexuelle dans la moitié des cas, des carences multiples et un niveau socioéducatif précaire. Elles connaissent leurs victimes dans 93% des cas. Il s'agit le plus souvent de leurs enfants. Les victimes ont 10 ans en moyenne et sont principalement des filles. Dans 64% des cas d'agression, les femmes sont actives dans le passage à l'acte (auteures principales ou complices actives). En conséquence, 94% de nos femmes sont condamnées pour leurs faits. 14% seulement avaient des antécédents judiciaires, tous de nature non sexuelle. 45% d'entre elles reconnaissent totalement les faits. Elles expliquent leurs actes par un sentiment de colère ou de vengeance, envers leurs victimes ou leurs agresseurs antérieurs ; par un besoin de réassurance narcissique ; par une recherche de gratification sexuelle, dans un contexte de dynamique de couple perverse ou de paraphilie du sujet ; par peur de perdre le conjoint ou encore pour se protéger elles-mêmes d'un acte agressif de la part du conjoint/complice.

    Conclusion : Ces résultats doivent aider les professionnels de la santé et de la justice à penser l'individualisation des types de prises en charge à proposer à ces femmes et à la nécessité d'une collaboration plus étroite, avec des peines à visée plus restaurative.

  • Prise en charge hospitalière des patients ayant bénéficié de l’article 122-1 alinéa 1 du Code pénal entre 2004 et 2014 en Poitou-Charentes : état des lieux et réflexion sur l’influence d’un climat sécuritaire sur les soins proposés à cette population    - Wagner Laure  -  30 mars 2016  - Thèse d'exercice

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    La prise en charge des malades mentaux ayant commis une infraction en lien avec leur pathologie a de tout temps posé question. Depuis 1810, l’irresponsabilité pénale du malade mental est inscrite dans la loi avec l’article 64 du Code pénal. Depuis le vote de la loi d’internement en 1838, leur prise en charge est confiée à l’hôpital psychiatrique où ils doivent être traités comme les autres patients, leur responsabilité n’ayant pas été retenue sur le plan pénal. Cependant, la crainte de la récidive et la diminution des moyens attribués à l’intra-hospitalier en psychiatrie peut pousser les soignants à prendre en charge de manière différente les patients ayant commis des actes violents judiciarisés.

    Notre étude rétrospective, comparative, multicentrique effectuée dans les hôpitaux psychiatriques du Poitou-Charentes entre 2004 et 2014 nous a permis de montrer que les patients hospitalisés après l’application de l’article 122-1 alinéa 1 du Code pénal étaient hospitalisés plus longtemps et dans des conditions plus coercitives qu’une population de patients hospitalisés en SDRE comparable. En effet, la durée de l’hospitalisation, le maintien de la mesure SDRE, le maintien en service fermé ou en isolement étaient significativement plus longs pour les patients irresponsabilisés pénalement. Ils faisaient également l’objet de prescription de molécules à effet sédatif à des posologies plus élevées en début d’hospitalisation.

    Ces constatations nous ont permis de discuter des liens entre la politique actuelle et la prise en charge de cette population particulière au cours de l’hospitalisation.

  • La psychiatrie de liaison au CHU de Poitiers : étude de l'activité du service de l'Unité de Consultation Médico-Psychologique sur l'année 2012    - Celhay Maïté  -  31 octobre 2013  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La psychiatrie de liaison permet la prise en charge des différents troubles psychiatriques des patients hospitalisés dans les services de Médecine - Chirurgie - Obstétrique (MCO), ainsi que la sensibilisation et le soutien des équipes, dans la gestion des problèmes émotionnels et relationnels avec les patients. Dans ce domaine, la littérature est très peu fournie en données statistiques et épidémiologiques. Le but de cette étude était de décrire le profil socio-démographique et les caractéristiques cliniques des patients, à travers l'activité de l'Unité de Consultation Médico-Psychologue (UCMP) au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Poitiers.

    Méthode : Nous avons réalisé une étude descriptive rétrospective, incluant l'ensemble des patients pris en charge, par l'UCMP, sur l'année 2012. A la lecture de chaque dossier, un nombre important de variables concernant les caractéristiques socio-démographiques et cliniques des patients, les demandes des services, les réponses de l'UCMP et le devenir des patients a été relevé. Une analyse descriptive simple a été réalisée sur l'ensemble de la population de l'étude.

    Résultats : L'étude a porté sur 977 patients. Il s'agissait plutôt d'hommes (53,1%), d'âge mur (moyenne = 55,6 ans). Les antécédents psychiatriques présents chez le plus grand nombre de patients étaient l'addiction à l'alcool (n=222). Cinquante-six pourcent des patients qui prenaient un traitement psychotrope avant l'hospitalisation n'avaient pas de suivi spécifique. Trente pourcent des demandes provenaient des services de gastro-entérologie et de neurologie ; les symptômes thymiques constituaient 35,1% des motifs de demande. Les interventions étaient pour 50% de type multi-disciplinaire, aboutissant à la prescription d'un anxiolytique dans 45,6% des cas. Nos résultats, ainsi que la littérature, montrent que les patients souffraient le plus souvent de troubles de l'adaptation (28,5%). L'UCMP a été peu sollicitée pour des patients ayant des pathologies psychiatriques sévères, comme le trouble bipolaire (<1%) ou la schizophrénie (1,3%), dont le suivi attentif en MCO demeure une priorité. La prise en charge conjointe médicale-infirmière durait en moyenne 26 jours, aboutissant à l'orientation vers le CMP pour un suivi ambulatoire dans environ 30% des cas. Nous déplorons un manque de comparabilité avec les études existantes.

    Conclusion : Nos résultats ont mis en évidence la grande variété des profils des patients rencontrés en psychiatrie de liaison, avec des problématiques d'addiction, mais également des troubles de l'adaptation face à des pathologies chroniques ou au pronostic sombre. L'activité de psychiatrie de liaison est essentielle pour une prise en charge globale du patient, particulièrement dans l'accompagnement des patients présentant des troubles psychiatriques sévères, mais également pour éviter des effondrements dépressifs face à la maladie somatique, car ils majorent la probabilité d'une évolution délétère. Le développement de cette activité nécessite de repenser régulièrement l'organisation et l'offre de soins psychiques à l'hôpital général.

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