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2022

Les travaux soutenues en 2022

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92 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 10
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  • Description des modalités de prise en charge des carences en vitamine C dans un service de médecine interne et maladies infectieuses    - Épinoux Bastien  -  07 juillet 2022  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La vitamine C ou acide ascorbique est indispensable au bon fonctionnement de l'organisme. Elle intervient dans un très grand nombre de réaction chimique avec des rôles dans la synthèse et la stabilisation du collagène, métabolisme du fer, la synthèse hormonale, l'immunité… Une carence profonde et prolongée conduit à une pathologie connue depuis l'antiquité : le scorbut. Bien que la mortalité du scorbut ait été grandement diminuée suite à l'expérience de James LIND, cette pathologie carentielle, notamment du fait de l'apparition de nouveaux facteurs de risque, semble réémergente.

    Matériel et méthode : Etude rétrospective des modalités de prise en charge globale réalisé sur 143 patients présentant une carence en vitamine C, dans le service de médecine interne et maladies infectieuses du CHU de POITIERS sur la période du 01/01/2016 au 31/12/2020.

    Résultats : L'objectif principal de l'étude, ayant pour but de décrire les prises en charges proposées aux patients carencés, permet de constater que, quelque soit le motif du dosage ou la profondeur de la carence, les patients reçoivent une supplémentation dans à peine la moitié des cas et que, parmi ces supplémentations seulement la moitié peuvent être considérées comme complète. De plus, une enquête alimentaire ou une consultation diététique permettant de prévenir la récidive de ces carences a été retrouvée dans moins d'un tiers des cas. L'objectif secondaire est de confronter la réalité pratique de ces prises en charge aux dernières recommandations de la HAS visant à limiter les dosages de la vitamine C. En effet, selon ces recommandations, les prises en charges décrites représentent des dépenses « inutiles » équivalent à près de 10 fois le coût des supplémentations.

    Conclusion : Les résultats de ce travail va dans le sens des recommandations de la HAS au vu de la réalité pratique et du surcoût engendré, mais, met surtout en exergue une difficulté pour le praticien dans ses prises en charge du fait de l'absence de recommandations clairement établies.

  • Prévalence d'un titre anticorps protecteur avant la 3ème injection contre la Covid dans une population gériatrique et caractéristiques associées    - Montfort Romain  -  07 juillet 2022  - Thèse d'exercice

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    INTRODUCTION :

    La pandémie de Covid-19 provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2 a profondément bousculé notre système de soins et a été un défi sanitaire immense. La recherche et le développement rapide de vaccins efficaces contre le Covid-19 a été fondamentale. Cependant, de nombreuses questions demeurent, parmi lequel l'existence d'un seuil protecteur d'anticorps, permettant d'affiner la stratégie vaccinale. Les premières études mettent en avant un seuil protecteur qui pourrait se trouver à 264 BAU/mL.

    METHODE :

    Cette étude a été menée dans le pôle de Gériatrie du CHU de Poitiers, auprès de patients en unités sanitaires et de résidents séjournant dans les unités médico-sociales, vaccinés contre la Covid et ayant eu un titrage d'anticorps anti Covid avant la réalisation de la 3ième injection. Les objectifs de l'étude étaient de définir la prévalence des sujets avec titre anticorps protecteur avant la 3ième injection et de voir les caractéristiques associées à un titre d'anticorps protecteur.

    RESULTATS :

    Plus de 70% (n=53) des personnes avaient un titre d'anticorps protecteur (≥ 264 BAU/mL) dont 89% (n=47) qui avaient été infectés par le Covid 19 et plus particulièrement quand l'infection était survenue avant la seconde injection vaccinale (p=0,04). Un antécédent d'infection était ainsi significativement associé à la protection immunitaire (p < 0,001). L'ancienneté de la vaccination était associée à une moindre protection, puisque tous les 10 jours supplémentaires entre la deuxième dose de vaccin et la date de titrage, il était constaté une diminution significative de titre d'environ 137 BAU/mL (p = <0,001).

    Les personnes avec titre d'anticorps non protecteur, étaient significativement plus souvent insuffisants rénaux modérés ou sévères (p = 0,019). Parmi les sujets avec antécédent Covid, les quatre qui avaient un titre d'anticorps non protecteur étaient significativement plus âgés (p = 0,021).

    CONCLUSION :

    Les sujets présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère et les plus âgés, malgré un antécédent de Covid, avaient une protection moindre. Ces résultats permettent d'identifier les profils de patients les plus susceptibles d'avoir une efficacité vaccinale amoindrie et pour lesquels une adaptation du calendrier vaccinal serait pertinente.

  • Etude de l'évolution des traitements contre l'insomnie de 1950 à aujourd'hui    - Nedeau Pierre  -  05 juillet 2022  - Thèse d'exercice

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    Parmi les patients se présentant au comptoir de pharmacie d’officine, ceux qui souffrent d’insomnie sont très nombreux ; l’insomnie a, en effet, une forte incidence dans la population française.

    Depuis 1950, les traitements disponibles, pour lutter contre l’insomnie, ont évolué au fur et mesure des découvertes de nouvelles molécules.

    La rétrospective de ces traitements de 1950 à nos jours offre un regard objectif sur les moyens utilisés par les praticiens de l’époque pour traiter les patients souffrant d’insomnie.

    Les traitements essentiellement chimiques et lourds d’effets secondaires au cours du XXème siècle, aboutissent à une réécriture des recommandations de la prise en charge de l’insomnie dans les années 2000. Le recours aux molécules hypnotiques devient mieux encadré.

    Durant cette même période, les fabricants développent et proposent dans les officines de plus en plus de compléments alimentaires à base de mélatonine. Ce traitement n’offre des avancées que limitées et son utilisation doit être restreinte à certaines insomnies. Enfin, l’utilisation des plantes en vrac en tisane répond aujourd’hui à la demande des patients souhaitant se tourner vers des remèdes plus naturels et dont l’efficacité est prouvée.

    Les tisanes de plantes sont une opportunité pour le pharmacien d’officine qui se doit de connaître les caractéristiques de ces plantes pour préparer des tisanes de qualité afin d’offrir un remède aux patients souffrant d’insomnie.

  • Description de la prise en charge et de l'évolution des patients diabétiques de type 1 de moins de 30 ans consultant en diabétologie adulte de 2010 à 2019 issus du service de diabétologie pédiatrique au CHU de Bordeaux    - Dupeux Marion  -  01 juillet 2022  - Thèse d'exercice

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    Introduction :

    Différentes méta analyses évaluant des programmes de transition ont montré que la transition diminue le délai de consultation en diabétologie adulte, la perte de vue et améliore l'HbA1c. En France il n'existe pas de programme de transition défini. Le but de cette étude, était de décrire la prise en charge et l'évolution des patients diabétiques consultant en diabétologie adulte issus du service de diabétologie pédiatrique au CHU de Bordeaux.

    Méthode :

    Il s'agissait d'une étude descriptive rétrospective sur 10 ans des jeunes adultes diabétiques de type 1 âgés de moins de 30 ans ayant un diabète de découverte pédiatrique consultant en endocrinologie adulte à Bordeaux entre 2010 et 2019.

    Résultats :

    95 jeunes adultes diabétiques étaient inclus. La transition était effectuée chez 1/3 des patients avec un délai de consultation médian de 22 mois. Les médianes d'HbA1c étaient stables à la fin du suivi pédiatrique, à l'arrivée et à la fin du suivi en endocrinologie adulte. Il est constaté une amélioration du contact transition (0% en 2010 à 55% en 2019) et du suivi endocrinologique pédiatrique sur 10 ans (71% en 2010 à 100% en 2019). Pourtant, le délai de consultation ne diminue pas en 10 ans.

    Conclusion :

    Cette étude dressait un état des lieux de la transition des patients diabétiques de type 1 sur 10 ans à Bordeaux. La généralisation du contact transition parait indispensable afin de réduire la morbidité. Cette étude devrait servir de base pour un programme de transition structuré au CHU de Bordeaux.

  • « Animations Courtes Accessibles en Catalogue sur Internet à propos des Addictions » : Repérage des vidéos utiles ou manquantes pour l'enseignement d'addictologie    - Giraud Emilie  -  30 juin 2022  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les médecins généralistes ont un rôle primordial dans la prise en charge des addictions, mais leur implication en pratique est limitée, notamment, par la formation universitaire insuffisante en addictologie. Afin de promouvoir cet enseignement spécifique, l'utilisation d'un support pédagogique par vidéo semble adapté puisqu'elle a déjà démontré son efficacité dans les activités d'apprentissage. Les films d'animation de moins de 10 minutes ont montré un intérêt pédagogique supérieur au texte.

    Objectifs : Mettre à jour le catalogue Acacia depuis la date arrêtée de recherche, sélectionner les vidéos contributives pour l'enseignement de l'addiction (en 2e et 3e cycle des études médicales), et repérer les champs thématiques non couverts pour proposer des pistes créatives pour l'élaboration de nouvelles vidéos pédagogiques. Matériel et méthode : Les nouvelles vidéos du catalogue ont été recherchées sur 3 plateformes de vidéos (YouTube, Dailymotion, Viméo) et les sites internet (via Google) entre le 27 novembre 2019 et le 28 mai 2021. Les 11 rubriques de l'étude « ACACIA-1 » ont été définies à l'identique pour les nouvelles vidéos : format du média, mode d'expression, objectif principal, objectif secondaire, « produits » principal, « produits » secondaire, niveau d'intérêt pour un généraliste et un patient, durée et date de mise en ligne. Cinq personnes ont participé, de manière indépendante, à la cotation de ces niveaux d'intérêt, puis à la sélection des vidéos contributives à l'enseignement d'addictologie, et à leur affectation thématique (pour les anciennes vidéos, le site addictovideo.fr a été directement utilisé). L'identification de carences thématiques en a naturellement découlé, en observant leur proportionnalité au sein du catalogue.

    Résultats : Parmi les 157 vidéos visionnées, 142 vidéos ont été compilées et caractérisées selon les 11 rubriques. Sur le total des 450 vidéos de l'ensemble du catalogue, seulement 95 vidéos (dont 33 des nouvelles vidéos) ont été jugées comme pouvant contribuer à l'enseignement d'addictologie par les collaborateurs. Les thèmes les plus souvent abordés par les vidéos sont « Représentations » et « Neurobiologie ». Les champs thématiques non couverts sont « Retarder l'exposition aux produits », « Distinction entre usage à risque et addiction » et « Intervention brève ». Les champs thématiques restants ont quant à eux été très peu abordés. Une durée de vidéo entre 3 et 5 minutes paraît être la plus appropriée pour capter l'attention, avec pour média utilisé, le diaporama, et ce, de manière interactive.

    Discussion : Le site d'accès a permis, après mise à jour du catalogue, de sélectionner efficacement les vidéos contributives à l'enseignement, par thématiques. Mais la cotation est restée soumise à la subjectivité des auteurs qui a cependant été réduite par les lectures de 5 personnes différentes, de manière indépendante. Ce panel a permis de mettre en évidence des carences thématiques ouvrant de nouvelles pistes pour la création de vidéos spécifiques.

    Conclusion : Ce travail contribue à faciliter l'enseignement universitaire en addictologie, à sensibiliser médecins et patients à l'utilisation de ce nouvel outil (qu'il faudra certainement évaluer en routine), et à repérer les carences thématiques non encore abordées dans les vidéos publiées aujourd'hui sur Internet.

  • Dépistage du cancer du sein chez les femmes âgées de 75 ans et plus : étude descriptive par questionnaires auprès d'un échantillon de 163 femmes en Charente-Maritime    - Giraud Émilie  -  30 juin 2022  - Thèse d'exercice

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    Introduction : 21% des femmes touchées par le cancer du sein en France sont âgées de 75 ans et plus. Avec le vieillissement de la population, le dépistage du cancer du sein des femmes âgées devient donc un enjeu majeur. Au-delà de 74 ans le dépistage est individualisé et la poursuite des mammographies doit faire l'objet d'une discussion entre la femme et son médecin. Le dépistage par examen clinique des seins est recommandé annuellement à partir de 25 ans et sans limite d'âge. L'objectif de cette étude est de décrire les pratiques concernant le dépistage du cancer du sein chez les femmes âgées de 75 ans et plus en Charente-Maritime.

    Méthode : Il s'agit d'une étude descriptive, transversale, quantitative, par questionnaires distribués auprès de femmes âgées de 75 ans et plus dans des pharmacies de la Communauté d'Agglomération Royan Atlantique.

    Résultats : 163 questionnaires ont été analysés. 43,8% des répondantes ont eu une mammographie après l'âge de 75 ans, les facteurs associés significativement sont : le niveau d'études, l'antécédent de cancer du sein chez un proche, le suivi par un gynécologue, la participation passée au dépistage par mammographies entre 50 et 74 ans, l'existence d'une information par le médecin. Le souhait de poursuivre le dépistage par mammographie est associé significativement à l'âge, l'état de santé perçu, le niveau d'autonomie, le suivi par un gynécologue, la participation passée au dépistage par mammographies, l'existence d'une information par le médecin. 40,5% des répondantes ont eu une palpation mammaire par un médecin après 75 ans, les facteurs associés significativement sont l'âge, le niveau d'autonomie et le suivi par un gynécologue. 24,5% des répondantes ont eu une palpation mammaire par un médecin il y a un an ou moins. 52,1% des répondantes pratiquaient l'autosurveillance mammaire. 46,0% des répondantes souhaitaient recevoir une information supplémentaire.

    Conclusion : Notre étude a permis de réaliser un état des lieux du dépistage du cancer du sein dans un échantillon de femmes âgées de 75 ans et plus en Charente-Maritime. L'étude a montré un défaut d'information des femmes âgées. Les médecins traitants devraient initier une discussion concernant la poursuite du dépistage du cancer du sein avec chaque femme et la poursuite des mammographies doit faire l'objet d'une décision éclairée et partagée. Les recommandations concernant le dépistage annuel par l'examen clinique des seins sont peu mises en pratique chez les femmes âgées et les médecins généralistes pourraient donc être davantage sensibilisés au cancer du sein de la femme âgée.

  • L'identification des facteurs d'échec et de succès du dépistage de la dénutrition en médecine générale : Étude quantitative réalisée auprès des médecins généralistes du département de la Charente    - Rouby Éloïse  -  30 juin 2022  - Thèse d'exercice

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    Introduction

    La dénutrition touche 2 millions de personnes en France mais seul un faible pourcentage des patients dénutris sont reconnus et traités. Or la prise en charge de la dénutrition représente un intérêt majeur pour les patients et le système de soin de notre société. Ainsi nous souhaitons comprendre les facteurs d'échecs et de succès du dépistage de la dénutrition en médecine générale.

    Matériel et méthode

    Nous avons réalisé une étude quantitative à l'aide d'un questionnaire à réponses fermées envoyé aux médecins généralistes du département de la Charente d'août 2021 à février 2022. 77 médecins nous ont répondu, ce qui est supérieur au nombre de sujets nécessaires à notre étude estimé à 76.

    Résultats

    87 % des médecins disent dépister la dénutrition dans leur pratique quotidienne. Pour les autres les facteurs limitants sont l'absence d'outil, le manque de temps et le manque de compétence. 62,3 % ont recours à un personnel ayant des compétences en diététique pour les aider dans la prise en charge. D'ailleurs 98,7 % ont recours aux compléments nutritionnels oraux mais seulement 11,7 % utilisent la nutrition entérale et 18,2 % la nutrition parentérale. Enfin uniquement 35,1 % ont un recours hospitalier pour les aider.

    Discussion

    Les médecins généralistes ont à cœur de dépister et traiter la dénutrition mais il existe un manque de moyen et de temps. A cela s'ajoute un manque de connaissance notamment sur l'utilisation de la nutrition entérale et parentérale. Enfin, il existe un isolement des médecins généralistes vis à vis des structures hospitalières. Ainsi certaines pistes sont à explorer afin d'améliorer la prise en charge des patients (consultations de dépistage par IDE ASALEE, consultations dédiées pour les médecins généralistes, formations des médecins généralistes, consultations dédiées dans des services hospitaliers, amélioration de la coordination interprofessionnelle …)

  • Zoonoses parasitaires transmises par le poisson : anisakidose et dibothriocéphalose    - Proux Clement  -  27 juin 2022  - Thèse d'exercice

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    La propagation de nouvelles habitudes alimentaires, de certains plats traditionnels, l’augmentation globale de la demande en poisson, la mise au point de meilleurs outils de diagnostic et une plus grande sensibilisation vis-à-vis de la pathologie sont autant de paramètres qui concourent aujourd’hui à expliquer l’augmentation à l’échelle mondiale du nombre de cas de zoonoses parasitaires transmises par la consommation de poisson. La mondialisation des échanges a de plus mis un terme aux restrictions géographiques des parasites. Des cas de parasitoses associés à des espèces parasitaires exotiques sont aujourd’hui fréquemment retrouvés en Europe.

    A ce jour, l’anisakidose et la dibothriocéphalose sont les deux principales zoonoses transmises par la consommation de poisson.

    L’Homme se contamine accidentellement en ingérant un plat à base de poisson infesté. Ce poisson est alors consommé cru, insuffisamment cuit, ou bien préparé selon un procédé qui ne permet pas d’inactiver les larves encapsulées des helminthes parasites. Il peut par exemple s’agir de poisson fumé à froid, en marinade ou en salaison.

    L’anisakidose, fait suite à l’ingestion d’un poisson marin ou de céphalopodes infestés par une ou plusieurs larves de nématode de la famille des Anisakidae. Plusieurs genres et de nombreuses espèces peuvent être responsable, les deux plus courantes étant Anisakis simplex et Pseudoterranova decipiens.

    La dibothriocéphalose, fait en revanche suite à l’ingestion d’un poisson d’eau douce infesté par une ou plusieurs larves d’un cestode du genre Dibothriocephalus. L’espèce la plus fréquemment impliquée chez l’Homme étant Dibothriocephalus latus.

    Les mécanismes physiopathologiques et les symptômes diffèrent entre ces zoonoses.

    L’anisakidose se manifeste sous des formes digestives et allergiques, tandis que la dibothriocéphalose ne se manifeste le plus souvent que par l’émission de segments du parasite.

    Dans les deux cas les formes asymptomatiques semblent fréquentes et les symptômes rencontrés sont le plus souvent non spécifiques, rendant le diagnostic compliqué.

    Les traitements associés à ces deux zoonoses diffèrent. Lorsque cela est possible, l’anisakidose est traitée par extraction de la larve sous endoscopie, voire par chirurgie. Un traitement médicamenteux est parfois proposé. A l’inverse, la dibothriocéphalose est habituellement traité par anthelminthique, une dose unique de Praziquentel.

    La prophylaxie, point central de la lutte contre ces zoonoses, est commune aux différents parasites abordés. Les réglementations européenne et française insistent sur l’importance de pratiquer l’éviscération rapidement après capture, d’éliminer toute partie infestée, à d’inspecter visuellement le produit à chaque étape et de congeler le produit lorsqu’il est destiné à être consommé soit cru soit selon un mode de préparation qui peut présenter un danger pour la santé. Le couple température – durée recommandé est de -20°C pendant 24 heures en tous points du produit, bien que d’autres couples soient également acceptés.

    La prophylaxie individuelle suit globalement les mêmes indications, la congélation en congélateur ménager devant en revanche être portée à -18°C pendant 7 jours.

  • Nutrition parentérale à domicile : quelle place dans le quotidien des branchés ?    - Desaphy Idris  -  24 juin 2022  - Thèse d'exercice

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    « Que ton aliment soit ta première médecine » aurait conseillé Hippocrate, père de la médecine moderne. Cependant, quand l’alimentation orale s’avère insuffisante ou impossible, comme c’est le cas en situation d’insuffisance intestinale, alors la nutrition parentérale peut s’avérer être la solution pour pallier le déficit engendré.

    L’objectif de cette thèse est de mettre en lumière le quotidien des patients qui bénéficient de cette technique de nutrition artificielle au long cours.

    Pour ce faire, les généralités en ce qui concerne la nutrition parentérale à domicile sont d’abord développées, définissant les points qui la caractérisent, les multiples acteurs issus de différentes disciplines qui participent à sa mise en oeuvre et les risques engendrés par la méthode. Ensuite, ce sont les témoignages de ces patients, les branchés, à la fois issus de ressources documentaires, et recueillis lors d’entretiens semi-dirigés réalisés avec quatre d’entre eux, qui étayent et enrichissent ce manuscrit.

    En pratique, la nutrition parentérale se révèle être une technique délicate qui requiert non seulement la connaissance des gestes et des techniques associés, mais aussi une organisation particulière. Et, quand elle s’exécute au domicile, alors, le branché voit son quotidien bouleversé dans sa globalité. Il doit ainsi accorder sa vie au nouveau rythme qui lui est imposé, en prenant en considération les limites ainsi que les aléas associés à cette nutrition artificielle, et auxquels il lui faut faire face.

    La collaboration d’une équipe pluridisciplinaire, l’implication du patient dans sa prise en charge et la communication entre toutes ces personnes, sont donc indispensables. En effet, ces éléments permettent notamment de favoriser l’autonomie du branché, et de préserver sa qualité de vie en adaptant son quotidien aux enjeux de la nutrition parentérale à domicile.

  • Place de l’oxycodone dans l’arsenal thérapeutique des antalgiques et rôle du pharmacien d’officine quant aux risques liés à son usage    - Goule Maxime  -  24 juin 2022  - Thèse d'exercice

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    La douleur possède de nombreuses composantes et peut se définir comme une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable en lien avec des lésions tissulaires réelles ou potentielles.

    Elle implique divers mécanismes physiopathologiques et met en jeu des nocicepteurs, des relais au niveau médullaire ainsi que des structures cérébrales.

    Tout comme la caractérisation de sa temporalité (aiguë ou chronique), l’évaluation de son intensité est un facteur essentiel et requiert l’utilisation d’échelles et de questionnaires qui vont permettre d’orienter sa prise en charge thérapeutique par différents antalgiques, dont les antalgiques opioïdes.

    L’oxycodone est un antalgique opioïde semi-synthétique obtenu à partir d’un alcaloïde de l’opium : la thébaïne. Initialement découverte en 1916, elle est disponible sur le marché français depuis 2000 sous forme de comprimés à libération immédiate ou prolongée.

    Classée parmi les antalgiques de palier 3 selon la classification de l’OMS, elle est indiquée dans la prise en charge des douleurs sévères ou rebelles aux antalgiques des paliers inférieurs, en particulier les douleurs d’origine cancéreuse. Son action antalgique s’effectue par une activité agoniste sur les récepteurs opioïdes répartis dans l’organisme.

    Étant donné sa nature opioïde, l’oxycodone expose le patient à des risques de mésusage et de pharmacodépendance, justifiant son inscription au registre des stupéfiants et impliquant des règles strictes de détention et de dispensation.

    Au-delà de la prévention des effets indésirables et des interactions médicamenteuses le pharmacien d’officine revêt différents rôles dans la réduction des risques liés à son usage. La prévention du trouble de l’usage, du syndrome de sevrage lié au développement d’une tolérance et du risque de surdosage sont autant de missions qui lui incombe en tant que professionnel de santé.

    Le pharmacien peut également concourir à l’éducation thérapeutique du patient notamment par la formation des patients à l’utilisation de la naloxone, et en participant à des missions de santé publique permettant des remontées d’informations sur l’usage de l’oxycodone et des antalgiques opioïdes en général.

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affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
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