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  • Etude Depivill'VIH : acceptabilité et faisabilité du dépistage systématique du VIH par les médecins généralistes dans le Poitou-Charentes    - Grosset Marine  -  17 octobre 2014  - Thèse d'exercice

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    Depuis 1996 les enjeux de l'épidémie VIH en France ont évolué. En diagnostiquant la maladie au stade précoce, l'espérance de vie a augmenté grâce à des thérapeutiques plus efficaces, mieux tolérées et à l'instauration précoce des traitements antirétroviraux. Mais trop de séropositifs sont encore diagnostiqués tardivement. L'HAS propose en 2008 un dépistage systématique à tous les patients de 15-70 ans au moins une fois en médecine générale. Le Collège National des Généralistes Enseignants demande qu’une évaluation de la pertinence de la recommandation soit conduite. Notre objectif principal est l'évaluation de l'acceptabilité et la faisabilité d'un dépistage VIH systématique en médecine générale.

    C'est une étude régionale transversale, faite sur une journée et proposée à tous les médecins généralistes du Poitou-Charentes. Le médecin devait remplir un questionnaire, puis il remplissait un questionnaire pour chacun des patients vus en consultation et répondant aux critères d'inclusion (15-70 ans), en précisant les difficultés ressenties à suivre ou non cette recommandation. Les critères principaux de jugement étaient la faisabilité (opinion des médecins) et l’acceptabilité (proportion de patients acceptant le dépistage). Les critères de jugement secondaires étaient les difficultés rencontrées.

    Le 13 mai 2014, 71 médecins généralistes libéraux issus de la région Poitou-Charentes ont participé à l’étude Depivill'VIH, 78.3% estiment que la recommandation HAS est faisable. 36 médecins ont été pris en compte pour l'analyse des données patients (car ils avaient rempli au moins une fiche patient). Ils ont inclus 328 patients et 79,2% des patients étaient d’accord pour la réalisation d'un dépistage. Les médecins ne rencontrent pas de difficulté à aborder le sujet du VIH (73.3%). Les raisons évoquées lorsque le dépistage n'est pas abordé sont un antécédent de proposition récent, un motif de consultation inapproprié, l'oubli lors de la consultation, la présence d'une tierce personne et l'absence de facteurs de risque. L'oubli de proposer le dépistage est rapporté 46 fois. La stratégie d'abord est le contexte personnel du patient (n= 262). Nous avons pu mettre en évidence que le fait de ne pas être interrogé sur sa prise de risque était significativement plus élevé chez les personnes âgées de plus de 36 ans, chez ceux n’ayant jamais fait de test de dépistage auparavant. Quand les médecins suivent des patients VIH en ville, ils dépistent plus le VIH (p=0.025).

    Bien que non strictement suivi, cette recommandation semble faisable et acceptable pour les médecins généralistes. Cependant, la stratégie d'abord reste basée sur le contexte personnel du patient. Nous avons mis en évidence les principaux freins au dépistage systématique: oubli, motif de consultation inapproprié, tierce personne présente. Une solution possible serait de proposer une consultation annuelle dédiée à la prévention et au dépistage, voire la mise en place d'un algorithme informatique inclus dans les logiciels médicaux. Pour limiter l'absence d'interrogatoire sur les facteurs de risque des plus de 36 ans le score d'Haukoos pourrait être une piste future. Enfin la collaboration ville-hôpital concernant le VIH pourrait améliorer la performance du dépistage primaire.

  • Etat de mal épileptique tonico-clonique généralisé : analyse de pratiques réalisée au sein du Service d'Accueil des Urgences du CHU de Poitiers entre 2010 et 2013    - Basquin Hugo  -  16 octobre 2014  - Thèse d'exercice

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    Introduction : En 2009 la Société de Réanimation de Langue Française a écrit une conférence de consensus sur la prise en charge des états de mal épileptiques (EME). Nous nous sommes interrogés sur ce qu'il en était au sein du Service d'Accueil et d'Urgences (SAU) du CHU de Poitiers.

    Matériel et méthode : Nous avons réalisé une étude descriptive, rétrospective au sein du service des Urgences Adultes de Poitiers de 2010 à 2013. Nous avons recensé les patients de 18 ans ou plus ayant été pris en charge pour un EME tonico-clonique généralisé. Les critères de non-inclusion sont un âge inférieur à 18 ans, la survenue d'une crise simple, une prise en charge pré-hospitalière et la survenue d'un EME partiel. Le critère principal de jugement est l'adéquation de la prise en charge par rapport aux recommandations. Les critères secondaires sont la proportion d'EME tonicocloniques diagnostiquées comme tels, la prise en charge des ACSOS et le devenir des patients, incluant la mortalité à 30 jours.

    Résultats : Trente patients ont été inclus. Il s'agissait d'une première crise chez 3 patients. Aucun facteur déclenchant n'a été identifié chez 4 patients. La première ligne de traitement correspond aux recommandations chez 27 patients. La prise en charge s'éloigne ensuite de celle de la conférence de consensus avec en deuxième ligne la prescriptions d'une benzodiazépine seule chez 8 patients ou d'un antiépileptique seul chez 14 patients. En troisième ligne l'alternance entre deux antiépileptiques n'est pas réalisée et. Les délais de prise en charge ne sont pas interprétables en raison d'un biais de remplissage des dossiers informatiques. Les ACSOS sont insuffisamment pris en compte avec un nombre de mesures insuffisant et des intervalles trop longs. Cent pourcent des patients s'étant présentés pour un EME ont été diagnostiqués. Tous les patients ont été hospitalisés. La mortalité à 30 jours est de 10%.

    Conclusion : Malgré ses limites, notre étude montre un défaut de prise en charge. Que ce soit au niveau du traitement médical ou de la prise en charge des ACSOS. La mise en place d'un protocole de service parait indispensable.

  • Comparaison entre le score de Glasgow et l'échelle de Kremlin-Bicêtre dans une population de traumatisés crâniens adulte    - Guenezan Jérémy  -  16 octobre 2014  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'échelle de Kremlin-Bicêtre est un score mis au point en 1987 pour évaluer les comas chez l'enfant, et est actuellement utilisée dans plusieurs réanimations pédiatriques. L'objectif de cette étude prospective est d'évaluer la valeur pronostique dans une population adulte de traumatisés crâniens des scores de KB et de Glasgow. L'échelle de KB a déjà prouvé sa supériorité au Glasgow dans une population d'enfants comateux, cette échelle ayant l'avantage d'intégrer les réflexes centraux à l'analyse.

    Patients et méthodes : Le recueil des scores s'est fait dans les services d'urgence et de réanimation neurochirurgicale du CHU de Poitiers avec un premier codage dans les 24 premières heures et un autre avant la sortie de réanimation. Ces scores ont été comparés à l'état clinique en sortie d'établissement. Les courbes ROC ont été comparées par le test de Hanley-McNeil.

    Résultats : 94 patients ont été inclus (68% d'hommes, âge: 52,5 ± 21,9 ans). 32% des traumatismes étaient dus à des AVP, 30% à des chutes. L'échelle de KB est équivalente au score de Glasgow à l'admission pour ce qui est du devenir en sortie d'établissement (décès, survie avec ou sans symptômes neurologiques). Les objectifs secondaires montrent que l'échelle de KB semble avoir des seuils diagnostiques meilleurs en terme de sensibilité, spécificité, valeurs prédictives positives et négatives.

    Conclusion : L'échelle de KB est équivalente au score de Glasgow en terme de valeur prédictive à l'admission pour les patients adultes traumatisés crâniens.

  • Analyse de la prescription aux urgences des Céphalosporines de troisième génération et des Fluoroquinolones dans le traitement des pneumonies hospitalisées au CHU de Poitiers    - Ducongé Antoine  -  16 octobre 2014  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Devant la progression des taux de bactéries multi-résistantes (BMR) et l'absence de nouveaux antibiotiques, l'épargne des antibiotiques devient un enjeu de santé publique majeur. La pneumonie aiguë communautaire (PAC) est une infection fréquente à laquelle les urgentistes sont régulièrement confrontés. Les recommandations de la société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) recommandent pour les patients hospitalisés pour PAC non graves, et présentant une comorbidité et/ou un âge supérieur à 65 ans, l'utilisation soit de l'amoxicilline-acide clavulanique, soit d'une céphalosporine de troisième génération (C3G), soit d'une fluoroquinolone anti-pneumococcique (FQAP). Le choix de cette antibiothérapie probabiliste étant laissé à l'appréciation du prescripteur.

    Objectifs : L'objectif principal de notre étude était de déterminer la proportion de patients hospitalisés pour PAC, et pour lesquels une antibiothérapie par C3G ou FQAP était instaurée aux urgences. L'objectif secondaire était une revue de pertinence de ces prescriptions, déterminant une part évitable de celles-ci.

    Méthodes : Etude rétrospective, observationnelle, aux urgences du CHU de Poitiers de janvier 2013 à décembre 2013.

    Résultats : 114 patients ont été inclus parmi les 168 tirés au sort. Avec 47 patients traités par C3G et 7 traités par FQAP celles-ci représentaient respectivement les deuxième (41,2% [32,8% - 49,7%]) et troisième classes (6,1% [2,0% - 10,2%]) d'antibiotiques les plus prescrites. Parmi ces prescriptions 68,1% ([54,8% - 81,4%]) des prescriptions de C3G et 71,4% des FQAP étaient évitables selon nos critères restrictifs de prescriptions. Le remplissage vasculaire était un facteur de prescription de C3G (OR 8,6 [1,7 - 85,3], p=0,003) et de FQAP (OR 7,9 [1,0 - 55,3], p=0,025). L'évaluation des prescriptions au septième jour (J7) montrait que 44,7% des C3G et 28,6% FQAP étaient poursuivies. Parmi les prescriptions de C3G poursuivies, 52,4% étaient des prescriptions évitables.

    Conclusion : Les C3G et FQAP sont donc fréquemment prescrites dans les PAC et une part importante de ces prescriptions est évitable.

  • Hoarding disorder : aspects cliniques, neuropsychologiques et bases neurales    - Berthomé Anne-Laure  -  16 octobre 2014  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le hoarding disorder (ou trouble des accumulateurs compulsifs) est caractérisé par la difficulté persistante à se séparer d'objets possédés, nouvellement identifié comme trouble distinct dans le DSM5. On retrouve des différences importantes sur les plans cliniques et neuropsychologiques entre ces patients hoarders et les autres TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs) mais nous manquons de données sur l'étude des bases neurales spécifiquement impliquées dans ce trouble, d'où la réalisation de ce travail.

    Objectif : L'objectif principal de cette étude était de démontrer l'existence de bases neurales différentes chez les patients hoarding, comparativement aux patients souffrant de TOC et aux sujets sains. Secondairement, nous avons comparé les caractéristiques cliniques entre ces deux groupes de patients.

    Patients et méthodes : Il s'agit d'une étude ancillaire expérimentale observationnelle descriptive monocentrique. Elle a été réalisée suite à l'analyse des données d'IRMf et de tests neuropsychologiques recueillis dans le cadre d'une étude plus vaste et multicentrique rTMS-TOC. 13 patients hoarding ont été comparés à 13 TOC non hoarding et 13 sujets contrôles. Les patients avaient entre 18 et 65 ans et répondaient aux critères diagnostiques de TOC avec une catégorisation de hoarding dès lors que la dimension apparaissait à la YBOCS. L'acquisition des images s'est faite en tâche de repos conscient avec des séquences anatomiques puis fonctionnelles. Les aires cérébrales activées ont été identifiées grâce à l'effet BOLD (Blood Oxygen Level Dependent), et l'analyse des données ALFF (Amplitude of Low frequency Fluctuations) et fALFF (Fractionnal ALFF) a été possible grâce au logiciel SPM8.

    Résultats : Nous retrouvons une activation des zones cérébrales spécifiques dans le hoarding : le COF (BA8 : Aire de Brodmann 8), la face antérieure du cortex préfrontal (BA10 ), le CPFDL (cortex pré-frontal dorso-latéral) (BA9) avec le gyrus frontal médio-inférieur (BA46, BA47) en ALFF ; ainsi que le cortex associatif somato-sensoriel (BA7) en fALFF. Ces observations ont été confirmées par notre étude de connectivité fonctionnelle retrouvant des liens plus importants entre les aires BA9 gauche (CPFDL) et BA 10 droit (cortex pré-frontal) chez les hoarding que chez les TOC non hoarding, ainsi qu'entre BA3 (cortex primaire somato-sensoriel) gauche et BA9 droit chez les hoarding que chez les contrôles. De plus, des liens de connectivité fonctionnelle plus importants chez les hoarding que chez les autres TOC ont été retrouvés entre BA5 droit (associatif somato-sensoriel) et surtout BA46 gauche ; ainsi qu'entre BA9 gauche et BA18 gauche (associatif somato-sensoriel) : renforçant l'hypothèse d'un rôle important du CPFDL dans le hoarding dans le sens d'une hyperactivation. Notons que nous retrouvons également des liens de connectivité fonctionnelle plus forts dans le hoarding que dans le TOC entre BA18 (cortex visuel secondaire) droit et BA30 (cortex cingulaire) gauche, mais aussi entre BA18 droit et BA35 (sillon rhinal du gyrus para-hippocampique) gauche, ainsi qu'une activation plus importante pour les hoarding que les contrôles entre BA13 (cortex insulaire) gauche et BA42 (cortex primaire auditif) gauche ; et l'activation spécifique pour le groupe hoarding de certaines zones de la JTP (Jonction Temporo-Pariétale) : le gyrus supramarginal (BA40), l'aire de Wernicke au niveau du gyrus temporal supérieur (BA22), et le gyrus angulaire (BA39).

    Conclusion : L'ensemble de nos données cliniques et d'imageries cérébrales va dans le sens de la considération du hoarding disorder comme une pathologie à part entière, et non plus comme une sous-dimension du TOC. Nos données rejoignent celles de la littérature, ayant conduit l'individualisation du hoarding disorder en tant que pathologie distincte dans le DSM5. Cette distinction devrait permettre dans les années à venir la réalisation d'études permettant de mieux décrire cette pathologie et de proposer une personnalisation thérapeutique basée sur les études physiopathologiques.

  • Caractéristiques épidémiologiques et virologiques des personnes vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral depuis plus de six mois en échec thérapeutique    - Pouget-Abadie Xavier  -  15 octobre 2014  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La cascade de prise en charge des patients vivants avec le VIH (PVVIH) montre qu'en France 8% des patients traités par antirétroviraux (ARV) depuis au moins 6 mois n'atteignent pas l'objectif premier d'avoir une charge virale indétectable. Nous avons donc voulu analyser les caractéristiques épidémiologiques et virologiques des PVVIH du COREVIH Centre Poitou-Charentes en échec thérapeutique.

    Méthode : Nous avons conduit une étude observationnelle multicentrique, cas/Témoin au sein de 4 services de prise en charge de PVVIH du COREVIH Centre Poitou-Charentes (Poitiers, Tours, Orléans, La Rochelle) du 1er novembre 2013 au 1er Mai 2014. Les cas étaient des patients adultes traités par ARV depuis au moins 6 mois et en échec thérapeutique (défini par une charge virale > à 50 copies/ml 2 fois consécutives ou >200copies/ml une fois). Les contrôles étaient des patients adultes traités par ARV depuis au moins 6 mois et en succès thérapeutique (défini par une charge virale indétectable à moins de 50 copies/ml depuis au moins 1 an). Chaque cas était apparié à 3 contrôles vus la même semaine et par le même praticien. La cause de l'échec thérapeutique était définie comme virologique lorsque le génotype montrait au moins 2 ARV résistants (selon l'algorithme de l'ANRS) au traitement du patient, comme due à l'inobservance lorsque le génotype ne montrait pas de résistance aux ARV du patient et que les concentrations d'ARV étaient en dessous des limites de quantification, et comme inconnue ou d'origine pharmacologique lorsque la charge virale était inférieure à 200 copies/ml ou que le génotype ne montrait pas de résistance aux traitement du patient et que les concentrations d'ARV étaient suboptimales.

    Résultats : Parmi les 1833 PVVIH vus pendant la période d'étude, 73 (4,1%) étaient en échec thérapeutiques. Soixante patients ont été inclus, 41/19 sex ratio, âge moyen 46,2 ans. Au moment de l'échec les patients avaient en moyenne 436 CD4/mm3 et 36 880 copies/ml de charge virale. En analyse univariée, les patients en échec thérapeutique étaient plus jeune (cas =46.2 ans [17-75] témoins= 49.7 [20-75]; p = 0.06), plus souvent d'origine Africaine (cas=30 % témoin= 18,3 %; p = 0.08), avec un contexte socio-économique précaire (cas= 52.5 % témoin= 35 %; p = 0.009). La cause de l'échec thérapeutique était l'inobservance thérapeutique dans 53.3%, pharmacologiques ou inconnue dans 32% et liée à une résistance dans 15%. Parmi les 42 génotypes obtenus, la résistance à au moins un ARV par Classe thérapeutique était observée chez 59.5 % des PVVIH. Le risque de transmission d'un virus résistant était de 2.4 %.

    Conclusion : Dans notre cohorte, l'échec thérapeutique était plus fréquent chez les patients jeunes, précaires et originaires d'Afrique, et l'inobservance des ARV était la principale cause. Pour améliorer la cascade de prise en charge et notamment le pourcentage de patients indétectables sous ARV, nous devons renforcer l'observance de nos patients mais aussi renforcer la prise en charge sociale.

  • Cartographie de l'infection à H. pylori dans 3 estomacs humains : densité, répartition et diversité    - Tran Cong Tri  -  15 octobre 2014  - Thèse d'exercice

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    Helicobacter pylori infecte la muqueuse gastrique de plus de la moitié de la population mondiale. Dans certains cas, son diagnostic nécessite la réalisation de biopsies gastriques, notamment pour l'étude de sa sensibilité aux antibiotiques. De nombreuses études ont recherché la meilleure localisation pour la détection de H. pylori, et l'antre semblerait être le meilleur site même si toutes les études ne concordent pas. De plus, il a été montré qu'un individu pouvait être infecté par différentes populations de H. pylori, avec des profils de résistance potentiellement différents.

    Cependant, toutes ces études ont étudié un nombre limité de biopsies au sein d'un même estomac. Aussi, la fréquence de la multicolonisation et de l'hétérorésistance a pu être sous estimée, et reste à préciser, notamment en France. Ainsi, notre étude cherche à évaluer sur un plus grand nombre de biopsie la répartition de H. pylori au sein de 3 estomacs obtenus par sleeve-gastrectomie, ainsi que sa densité et sa diversité en termes de résistance et de profil génétique.

    La répartition et la densité bactérienne ont pu être évaluées sur plus de 80 biopsies par estomac, et les résultats obtenus montrent une répartition inégale de l'infection. Une différence de densité bactérienne entre la partie inférieure et supérieure de l'estomac n'a pu être observée que sur un seul estomac, avec une densité moyenne respectivement 5 fois et 8 fois plus élevée dans la partie inférieure par culture et par PCR quantitative. La diversité de l'infection à H. pylori a pu être étudiée sur au moins 20 biopsies par estomac, et sur plusieurs clones de 10 biopsies par estomac. Une multicolonisation a pu être observée sur un seul des 3 estomacs. Les deux souches ne sont pas localisées en un seul endroit de l'estomac, et sont également retrouvées au sein d'une même biopsie. En revanche, une hétérorésistance touchant la clarithromycine ou le métronidazole a pu être détectée dans chacun des 3 estomacs. Les clones résistants ne concernent qu'une très faible partie de la population bactérienne et présentent un profil génétique identique à celui de clones sensibles.

    Ainsi, la multicolonisation par différentes souches de H. pylori en France est sans doute peu fréquente. En revanche, l'apparition de clones résistant au sein d'une même souche est sûrement sous-estimée puisqu'elle a été observée sur les 3 estomacs étudiés. Ceci reste néanmoins à confirmer sur un plus grand nombre de patient. Notre étude ne permet pas de recommander un site préférentiel pour la réalisation de biopsies, mais conforte néanmoins, l'intérêt du contrôle de l'éradication de H. pylori après traitement.

  • Evaluation des pratiques des médecins généralistes face aux infections urinaires à entérobactéries productrices de bêta lactamases à spectre élargi en 2014    - Turmel Jean-Marie  -  15 octobre 2014  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Nous assistons depuis une dizaine d'année à l'émergence des entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre élargi (E-BLSE) en milieu communautaire, rencontrées principalement lors d'infections urinaires. Les médecins généralistes interviennent en premier recours lors de ces infections. L'objectif de notre étude est d'évaluer leurs pratiques, afin de mettre en lumière les difficultés qu'ils peuvent présenter lors de la prise en charge des infections urinaires à E-BLSE.

    Matériel et Méthode : Nous avons réalisé cette étude rétrospective en colligeant tous les examens cytobactériologiques des urines (ECBU) ayant isolé une E-BLSE et prescrits entre le 01/01/2014 et le 02/07/2014 par les médecins généralistes, à partir de données provenant de 2 laboratoires d'analyses médicales. Nous avons recueilli à travers un questionnaire en ligne : les antécédents du patient, la situation clinique dans laquelle a été réalisé l'ECBU, l'antibiothérapie prescrite en probabiliste ou de façon documentée, les mesures associées et le ressenti du médecin généraliste. Les antibiothérapies prescrites ont été analysées en utilisant comme référentiel les recommandations de prise en charge des infections urinaires de 2008.

    Résultats : La sécrétion de BLSE concerne 2,1% des souches d'entérobactéries isolées. La prévalence des infections urinaires à E-BLSE est estimée à 1,7%. Nous avons inclus 90 patients, dont l'âge moyen est de 70 ans. Soixante huit pourcents avaient été hospitalisés dans l'année précédant l'infection et/ou avaient bénéficié d'une antibiothérapie dans les 3 mois précédents. Les cystites représentaient 54% des situations, les patients asymptomatiques 24% et les prostatites aiguës 16%. Cinquante patients (56%) ont été traités de façon probabiliste, 35 (39%) après documentation microbiologique, et 5 (5%) ont été hospitalisés. L'antibiothérapie mise en place était conforme en terme de choix de la molécule dans 60% des cas. Les 3 principales raisons retrouvées à l'origine des 36 (40%) prises en charge non conformes étaient : une antibiothérapie injustifiée, une antibiothérapie dont le spectre n'était pas adapté ou une antibiothérapie dont les propriétés pharmacocinétiques et pharmacodynamiques ne convenaient pas au type d'infection. Les patients ont été informés qu'ils étaient porteurs d'une bactérie multirésistante dans 49% des cas. Un avis spécialisé améliore la prise en charge de manière significative (p=0,01), 20% des médecins y ont eu recours. Une difficulté a été ressentie par le médecin dans 33,3% des cas et 78% d'entre eux souhaiteraient disposer d'une information et d'une aide quant au traitement de ces infections.

    Conclusion : La prise en charge des infections urinaires à E-BLSE en médecine générale est un problème d'actualité et peut être optimisée. Des moyens doivent être mis en oeuvre pour aider les praticiens. Une collaboration entre médecins généralistes, biologistes et infectiologues semble essentielle pour améliorer la prise en charge de ces infections afin de développer le concept de moindre usage des antibiotiques.

  • Facteurs déterminant le projet de suivi des nourrissons par un médecin généraliste ou par un pédiatre : enquête auprès de femmes hospitalisées en maternité en Charente    - Merrant Amandine  -  14 octobre 2014  - Thèse d'exercice

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    But : Evaluer les facteurs déterminant le projet de suivi d'un nourrisson par un pédiatre ou un médecin généraliste, en fonction du suivi pour les vaccinations, les visites obligatoires et la pathologie courante.

    Patientes et méthodes : Etude quantitative transversale sur 366 femmes hospitalisées en maternité , prospective au cours du dernier trimestre de l'année 2012, multicentrique dans les trois maternités de Charente, interrogées au travers d'un auto-questionnaire anonyme.

    Résultats : Il existe des facteurs déterminants objectifs : la proximité du centre de suivi de la grossesse (p<0,05), le mode d'exercice de l'obstétricien ainsi que le praticien ayant effectué le suivi de la grossesse ,si le généraliste suit les autres enfants de la famille (p<0,001), ou bien si la mère était elle-même suivie par un pédiatre (p<0,05). Les facteurs déterminants subjectifs sont le relationnel (70 à 80%), la disponibilité et la proximité du praticien (70 à 75%), sa compétence en pédiatrie (70%) et enfin sa réputation (60%).

    Conclusion : Les facteurs déterminant le choix des parents sont essentiellement des facteurs subjectifs et la taille de l'échantillon non représentative de la population générale ne permet pas d'extrapoler ses résultats à plus grande échelle.

  • Surveillance par imagerie non invasive des tumeurs intra-canalaires papillaires et mucineuses du pancréas    - Aziria Sid Ali  -  14 octobre 2014  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'incidence des tumeurs intra-canalaires papillaires et mucineuses du pancréas (TIPMP) a augmenté avec les progrès de la tomodensitométrie (TDM) et de l'imagerie par résonance magnétique (IRM). L'objectif de cette étude est d'évaluer la performance de ces examens dans le suivi de cette pathologie.

    Matériel et méthodes : Une étude rétrospective a été réalisée au CHU de Poitiers incluant les TIPMP diagnostiquées entre 2004 et 2014. Le diagnostic du caractère bénin ou malin a été retenu sur l'histologie si elle était disponible ou sur la survie à 2 ans, synonyme de bénignité. Le critère d'évaluation principal était la performance diagnostique pour la caractérisation bénin-malin de l'imagerie non invasive (TDM et IRM). Les critères d'évaluation secondaires étaient la comparaison de cette performance à celle de l'écho-endoscopie (EUS) et l'apport des séquences de diffusion (SD) en IRM.

    Résultats : Parmi 116 patients éligibles, 40 ont été inclus. 19 ont bénéficié d'une vérification histologique et 21 ont été surveillés pendant au moins 2 ans. Les performances de l'imagerie pour le diagnostic du caractère bénin ou malin étaient une sensibilité de 100% (IC 95%=0.69-1) et une spécificité de 76,7% (IC 95%= 0.58-0.90), comparables à celles de l'EUS. La SD présentait une spécificité de 96 % (IC95% : 0.80-1). Les tumeurs malignes étaient volontiers symptomatiques et associées à une masse pancréatique en imagerie.

    Conclusion : La surveillance par imagerie non invasive des TIPMP est pertinente compte tenu de la forte sensibilité et spécificité observées. La séquence SD doit être intégrée au protocole d'imagerie.

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