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Pain Stéphanie

Les travaux encadrés par "Pain Stéphanie"

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19 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 10
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  • Le dopage sportif : quelles sont les substances utilisées par les sportifs ? Enquête réalisée dans la Vienne    - Teuliere Elsa  -  02 mars 2021  - Thèse d'exercice

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    Le dopage est encore présent aujourd’hui en France. C’est un phénomène complexe et controversé touchant toutes les catégories de sportifs. Toutes les substances ou procédés pouvant améliorer les performances, lutter contre la fatigue, diminuer les douleurs physiques, augmenter la masse musculaire, accélérer la récupération, etc… sont recherchées par les sportifs. Ce recours à différentes aides n’est pas anodin et expose le consommateur à des risques pour sa santé. La liste des substances utilisées ne peut être exhaustives, même si la liste officielle internationale des substances interdites évolue chaque année, en incluant petit à petit les nouveautés émergentes. De plus en plus de médicaments sont détournés de leur usage principal afin d’être utilisés dans ces indications. La pharmacie officinale est donc maillon central, pouvant contribuer à la prévention du dopage.

    Une enquête a été effectuée dans la vienne, à Poitiers afin de récolter des données permettant d’avoir un état des lieux des pratiques effectuées.

    Sur les 184 réponses obtenues, 105 des participants ont indiqué consommer au moins 1 des substances citées lors du questionnaires soit 57,1% des sportifs interrogés. Différents paramètres influencent la consommation des diverses substances chez les sportifs (âge, sexe, catégorie socio-professionnelle). Les amateurs au même titre que les sportifs de haut niveau et professionnel ont recours à l’utilisation de produits dans leur pratique sportive, ce sont les substances qui vont différer. Les vitamines, protéines et compléments alimentaires sont les 3 catégories de produits majoritairement recensées. Les classes médicamenteuses citées par ordre croissant sont : les anti-inflammatoires, les antalgiques, les corticoïdes, les opiacés, les diurétiques, béta 2 agonistes, les anabolisants et les facteurs hormonaux. L’alcool est la première drogue consommée par les sportifs suivie par les cannabinoïdes et les stimulants divers. Les produits sont pris majoritairement par accumulation.

    La pharmacie reste le premier endroit où les sportifs vont se fournir en produits. On soulignera que les professionnels de santé ne sont pas les personnes ayant initié la prise de substances. Ils sont devancés par les pairs, coachs, l’entourage, et internet. La majorité des sportifs n’ont jamais parlé avec un professionnel de santé des potentiels risques pour leur santé de leur conduite. Les sportifs interrogés connaissent les risques potentiels de prise de substance et les effets indésirables possibles mais méconnaissent : les définitions des termes dopage et addiction, le potentiel addictif ou non des substances et les listes officielles des substances dopantes. Beaucoup de confusions restent encore présentes entre l’aspect légal d’une substance, le fait qu’elle puisse être disponible à l’achat sur internet ou en pharmacie, et son potentiel dopant.

    Le pharmacien officinal a plusieurs fonctions auprès des patients sportifs. Il devra mettre en place des moyens pour que ceux-ci se fassent connaitre auprès de l’équipe officinale afin de pouvoir engager un dialogue avec eux. Il va avoir un rôle de prévention et d’éducation thérapeutique du patient, leur fournit les conseils appropriés et les inclue activement dans leurs choix. La prévention va permettre au patient sportif d’avoir les informations nécessaires afin d’être autonome lorsqu’un traitement lui est proposé que celui-ci soit un médicament prescrit, un médicament à prescription médicale facultative ou un complément alimentaire. Le patient doit acquérir les connaissances pharmacologiques, législatives et éthiques lui permettant de le responsabiliser dans sa prise médicamenteuse. Le pharmacien officinal ne pourra cependant pas effectuer la totalité de la prise en charge. Il devra savoir orienter, passer le relais à des structures, informer le sportif sur la présence de réseau d’écoute et des sites de ressources. Les partenariats vont donc être essentiels dans l’action menée.

  • Comparaison des systèmes de pharmacovigilance et cosmétovigilance en Europe et en France    - Klinnik Marie  -  17 décembre 2020  - Thèse d'exercice

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    Les vigilances se sont construites avec des scandales sanitaires. Cependant certains produits faisant l’objet d’une vigilance particulière ne font pas l’objet d’une analyse bénéfice risque. C’est le cas des cosmétiques. Produits de la vie courante dont l’utilisation ne cesse d’augmenter, ils sont au même titre que les médicaments, des produits de santé. Ils ne bénéficient pas d’autorisation préalable de mise sur le marché et c’est la personne responsable qui est garante de leur innocuité. Malgré leur injonction initiale qui est « ne pas nuire » ils peuvent parfois provoquer des effets indésirables. Un système de vigilance s’impose alors. Afin d’établir une comparaison entre ces deux systèmes, un état des lieux a d’abord été réalisé permettant d’observer sur quelles bases ils ont été construits en Europe et en France. La cosmétovigilance a été construite sur le modèle de la pharmacovigilance. Notre comparaison met en exergue des points communs avec notamment le problème de sous-notification qui affecte toutes les vigilances ; et des différences : le système de pharmacovigilance fait l’objet d’une législation beaucoup plus rigoureuse que le système de cosmétovigilance. Ce dernier en pâtit d’autant plus qu’il existe d’autre freins à son évolution : la communication entre les entreprises cosmétiques et l’ANSM est assez hermétique. Il en va de même pour la communication entre les entreprises et les consommateurs. La nécessité d’un système de cosmétovigilance n’est plus à prouver mais ce système doit être amélioré et consolidé pour permettre une meilleure protection des utilisateurs.

  • Intoxications médicamenteuses aux psychotropes : enquête aux urgences du CHU de Poitiers    - Bellet Elodie  -  23 novembre 2020  - Thèse d'exercice

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    Les intoxications médicamenteuses aigües sont l’une des causes les plus fréquentes d’hospitalisation en urgence. En effet les médicaments occupent la première place parmi les toxiques impliqués lors d’intoxications qu’elles soient accidentelles ou volontaires. Nous avons choisi de nous intéresser plus précisément à la famille des psychotropes en sachant que la France est l’un des pays qui en consomme le plus.

    Pour cela, nous avons réalisé une enquête épidémiologique descriptive rétrospective à partir de 107 dossiers médicaux issus de la base de données des Urgences du CHU de Poitiers sur l’année 2019. L’objectif étant de déterminer le profil des patients concernés, de s’intéresser aux différentes molécules incriminées et à la prise en charge des patients aux urgences.

    Ainsi, nous avons pu dresser un profil de patients à partir des résultats obtenus. Il s’agit de femmes (63%) âgées de 10 à 59 ans. Dans 89% des cas l’intoxication est d’origine volontaire chez des patients ayant des antécédents médicaux (73%) dont des antécédents d’origine psychiatrique dans 68% des cas. Les benzodiazépines sont les molécules les plus retrouvées lors de ces intoxications, de plus ces traitements étaient prescrits dans seulement la moitié des cas. L’évolution de ces intoxications s’est avérée favorable dans 90% des cas avec une prise en charge très souvent symptomatique.

    Ces conclusions peuvent amener à quelques interrogations à propos de la prescription et de la délivrance des médicaments psychotropes. La prévention et l’information aux professionnels de santé et aux patients devrait-elle être encore une fois renforcée ? Les professionnels de santé ont aujourd’hui encore un grand rôle à jouer afin de lutter contre le mésusage et l’abus de consommation de cette classe thérapeutique.

  • La cocaïne : étude des cas d’hospitalisations au CHU de Poitiers (2011-2019)    - Robreau Nathan  -  15 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    La cocaïne, drogue la plus couramment consommée après le cannabis ne cesse d’augmenter en terme de nombre de consommateurs au cours des années. Drogue auparavant présente dans les milieux bourgeois et ne touchant qu’une partie de la société, elle se retrouve aujourd’hui beaucoup plus démocratisée avec des consommateurs de tous types et de toutes situations professionnelles, en raison d’une forte diminution de son prix ces dernières années. La dangerosité de la cocaïne semble très largement sous-estimée, pourtant celle-ci rend énormément dépendant et peut-être responsable de décès.

    La cocaïne est une drogue stimulante qui de par son mécanisme d’action sur la neurotransmission dopaminergique, active le circuit de la récompense induisant alors une certaine euphorie et un sentiment de bien être recherchés par les consommateurs. Néanmoins, cette activation sympathomimétique peut engendrer une toxicité neurologique, cardiaque, pulmonaire, digestive.

    Nous avons réalisé une enquête rétrospective des cas d’hospitalisations en lien avec une consommation de cocaïne entre 2011 et 2019 au CHU de Poitiers. Les résultats montrent une réelle toxicité de cette drogue avec un nombre croissant d’hospitalisations chez des individus surtout masculins âgés entre 18 et 29 ans et poly consommateurs. Il peut être observé des signes d’intoxication aiguë, en particulier neurologiques et cardiaques, mais il ne faut pas minimiser le risque de dépendance psychique et physique des patients cocaïnomanes.

    Les professionnels de santé doivent donc guider au mieux ces patients pour une prise en charge optimale.

  • Effets indésirables de la colchicine : étude rétrospective des cas déclarés sur la base nationale de pharmacovigilance    - Galinant Etienne  -  19 novembre 2019  - Thèse d'exercice


  • OPPIDUM (Observation des Produits Psychotropes Illicites ou Détournés de leur Utilisation Médicamenteuse) : état des lieux de la consommation de substances psychoactives dans le Poitou-Charentes en 2015 et 2016    - Grondin Tifaine  -  01 avril 2019  - Thèse d'exercice

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    L’enquête OPPIDUM (Observation des Produits Psychotropes Illicites ou Détournés de leur Utilisation Médicamenteuse), est une étude nationale, annuelle et anonyme organisée par l'ANSM (Agence Nationale de Sécurité des Médicaments et autres produits de santé). Ce sont les centres d’addictovigilance (CEIP, Centre d’Evaluation et d’information sur la pharmacodépendance) français qui organisent chaque année cette enquête auprès des structures spécialisées dans la prise en charge des addictions de leur propre région.

    Cette étude concerne donc les patients présentant un abus ou une pharmacodépendance à une substance psychoactive (sauf tabac et alcool) et/ou consommant un médicament de substitution aux opiacés, ce qui permet d'établir un état des lieux de la consommation de substances psychoactives sur l'ensemble du territoire français.

    Dans cet ouvrage, nous avons pu nous focaliser sur la région Poitou-Charentes au cours des années 2015 et 20016, en nous appuyant sur les données des enquêtes OPPIDUM de la régionau cours de ces deux années.

    Nous avons ainsi pu décrire le profil et les données socio-économiques des sujets inclus dans l’étude, ainsi que leurs habitudes de consommation. Il en ressort que les principales substances psychoactives consommées sont le cannabis, l'héroïne et la cocaïne, que la part des médicaments parmi les substances psychoactives consommées est en augmentation avec en tête les médicaments de substitution aux opiacés, les benzodiazépines et les analgésiques opioïdes forts. La part des sujets sous protocole de substitution aux opiacés a également augmenté, la majorité des patients étant sous méthadone. Enfin, aucune consommation de NPS (nouveaux produits de synthèse) n'a été décrite dans la région.

    La prise en charge des patients dépendant à une substance psychoactive est complexe, elle fait appel à tout un réseau de professionnels de santé dont font partie les pharmaciens.

  • Automédication avec le paracétamol : enquête auprès de consommateurs à l’officine    - Faucher Charles  -  18 décembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Largement consommé en France car classé plus gros consommateur européen, le paracétamol est également un des médicaments les plus souvent responsables d’intoxications médicamenteuses, il est la huitième cause d’hospitalisation en France. Retrouvé en vente libre dans les pharmacies, il est l’antalgique de référence dans la pratique de l’automédication pour soulager douleurs et fièvre, cependant les risques qu’il peut engendrer son trop souvent banalisés voire ignorés du grand public, mais les conséquences d’une intoxication aiguë sont souvent dramatiques voire mortelles.

    Face à l’augmentation de la pratique de l’automédication, et à l’heure où l’on parle de vendre ce genre de médicaments en grandes surfaces, les pharmaciens d’officine se retrouvent en première ligne pour défendre cette question de santé publique.

    Dans cette thèse sont traités : les généralités concernant le paracétamol ainsi que sur le marché de l’automédication en France et en Europe. Une enquête, menée dans quatre officines de Charente-Maritime entre septembre 2017 et février 2018, a été réalisée auprès de 42 usagers venant spontanément acheter du paracétamol afin de connaitre leurs habitudes de consommation et cibler les sources de danger vis-à-vis de ce produit.

    A travers cette enquête, nous avons constaté que les habitudes de consommation de la majorité des personnes interrogées, ne semblent pas mettre leur santé en danger. Cependant la moitié de l’effectif pense que le paracétamol, au-delà des doses recommandées, ne présente pas de danger. Il est donc nécessaire de rappeler à chaque vente de paracétamol les posologies usuelles, les précautions d’emploi ainsi que les dangers que peuvent représenter ce médicament s’il est mal utilisé.

  • Les champignons hallucinogènes : enquête de consommation auprès d’étudiants du Poitou-Charentes    - Tessandier Pierre  -  04 mai 2018  - Thèse d'exercice

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    Les champignons hallucinogènes sont utilisés depuis des milliers d’années lors de rituels chamaniques mexicains ou amérindiens. Il est d’ailleurs très facile de se procurer ces substances psycho-actives (internet, récolte, culture…).

    Il existe plus d’une centaine de champignons hallucinogènes répertoriés depuis de nombreuses années. Le mécanisme d’action et la toxicité chez l’homme sont d’ailleurs parfaitement connus. Aujourd’hui, ils sont désormais très répandus dans les manifestations festives et les soirées étudiantes.

    Nous avons réalisé une enquête auprès d’étudiants du Poitou-Charentes afin de déterminer si la consommation de ces champignons est répandue dans nos facultés, savoir quels sont les effets recherchés ou non-recherchés par ces consommateurs et dans quelle mesure l’utilisation de cette drogue est un problème de santé publique.

    Avec un total de 1221 répondants, nous avons pu constaté que que 6,6% de ces étudiants avaient déjà consommé des champignons hallucinogènes. Cette population, en grande partie des hommes (64,2%), consomment ces champignons dans un contexte festif ou alternatif (77,8%), dans le but de ressentir des hallucinations (59,3%) et une euphorie (67,9%).

    Cette étude montre que malgré une législation connue, en terme de consommation et/ou de trafic, les champignons hallucinogènes ont encore aujourd’hui une place particulièrement importante dans la prise de substances enthéogènes.

  • Intérêt de médecines alternatives (acupuncture, aromathérapie et phytothérapie) dans la prise en charge de la lombalgie chronique    - Drouet Aurelie  -  29 janvier 2018  - Thèse d'exercice

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    La lombalgie chronique, qui touche 8 à 10 % de la population générale, correspond à une douleur située dans la zone lombaire, pouvant irradier à la région fessière, évoluant depuis plus de 3 mois. Le douleur est difficile à prendre en charge puisqu’elle est propre à chaque individu et dépend de son état psychologique. Mais dans tous les cas, elle est un frein aux activités de la vie quotidienne du patient et risque de l’isoler. C’est le cas des quatre patients qui ont été suivis dans un centre anti-douleur et qui sont exposés dans cette thèse. Il existe de nombreuses solutions médicamenteuses pour soulager la douleur. Les antalgiques de paliers 1, 2 et 3, les anti-épileptiques, les anti-dépresseurs, les infiltrations de corticoïdes, les myorelaxants sont des exemples de traitements pouvant être utilisés. Mais aucun médicament ne montre une efficacité totale et leurs effets indésirables, le plus souvent dose-dépendants, peuvent devenir très gênants pour les patients. Face à cette constatation, il est par conséquent indispensable que les professionnels de santé s’ouvrent à des solutions non médicamenteuses qui peuvent être utilisées en association ou en relai des médicaments conventionnels. L’acupuncture est une médecine qui a démontré son efficacité dans le soulagement des lombalgies chroniques. C’est une médecine à part entière qui prend racine dans la médecine chinoise. Les bases fondamentales diffèrent de la médecine occidentale. Elle nécessite donc l’idée que notre médecine, apprise sur les bancs de la faculté, n’est pas la seule explication et la seule solution aux maladies. L’aromathérapie et la phytothérapie sont une aide également précieuse dans le traitement des douleurs chroniques. Ces médecines nécessitent que le pharmacien d’officine ait une connaissance suffisante sur leur utilisation et leurs risques. L’évolution tend de plus en plus vers des prises en charge multidisciplinaires du patient comprenant une éducation thérapeutique, des médicaments, de la kinésithérapie, une ou plusieurs médecines alternatives, un suivi psychologique. Le professionnel de santé, quel qu’il soit, a le devoir de connaître l’arsenal thérapeutique qui s’offre à lui devant un patient souffrant de lombalgie chronique. Il doit prendre en compte le patient dans sa globalité et il a pour rôle d’orienter le patient vers une ou plusieurs méthodes en alternative ou en association aux traitements médicamenteux.

  • Tabac et grossesse : enquête auprès de femmes enceintes fumeuses à la maternité d'Angoulême    - Poitevineau Mathilde  -  15 mai 2017  - Thèse d'exercice

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    En France, environ une femme sur quatre fume au cours de sa grossesse. Or, le tabagisme maternel, bien connu de nos jours, provoque de nombreuses complications mettant en jeu la grossesse et le développement de l'enfant à naître. Perçu comme un véritable problème de santé publique, une prise en charge spécifque est donc nécessaire pour aider la femme enceinte à arrêter de fumer. Lorsque le niveau de dépendance est trop important et le soutien psychologique insuffsant, une aide pharmacologique peut être trop important et le soutien psychologique insuffsant, une aide pharmacologique peut être apportée.

    Notre enquête menée au sein du service de maternité d'Angoulême, reflète bien cette réalité et a permis de mieux comprendre le comportement addictif de ces femmes enceintes fumeuses. Sur 71 femmes, seulement 27% ont arrêté de fumer au cours de leur grossesse, principalement dès le premier trimestre par leur seule volonté. Le fait d'être enceinte est le moteur de la prise de conscience. Pour les autres, on note souvent une diminution de la consommation mais l'arrêt total reste impossible par manque de motivation et la difficulté à surmonter leur dépendance. De nombreux facteurs peuvent s'interposer sur le chemin d'un sevrage comme du stress ou un conjoint fumeur. L'entourage joue un grand rôle dans l'accompagnement de la maman ainsi que les professionnels de santé qu'elle côtoie régulièrement au cours de la grossesse. En tant que professionnel de santé, nous devons féliciter celles qui arrivent à arrêter, encourager et accompagner au mieux celles pour qui le sevrage est plus compliqué. Au sein de l'hôpital d'Angoulême, une consultation d'aide au sevrage tabagique est proposée mais peu de femmes la consulte malgré une bonne communication de son existence au sein du service. Les substituts nicotiniques représentent une véritable alternative lorsqu'en première intention le soutien psychologique ne suffit pas. Or, certaines femmes enceintes ignorent encore qu'ils sont utilisables au cours de la grossesse ou par choix ne les utilisent pas. Seulement 26% des femmes qui n'ont pas réussi à arrêter de fumer les ont utilisés et les substituts nicotiniques ont permis dans 36% des cas de diminuer leur consommation. Les effets du tabac sur le foetus sont réels et bien connus de nos jours, notre enquête a notamment montré un pourcentage de prématurité et de faibles poids de naissance supérieurs à ceux de la population générale. Dans tous les cas, l'arrêt du tabac au cours d'une grossesse doit se faire le plus précocement possible, différents moyens existent et peuvent être utilisés chez la femme enceinte car rien n'est plus mauvais que la cigarette et les 4000 substances toxiques qui la composent.

    Le pharmacien d'officine, doit jouer un rôle important dans la prévention et l'arrêt du tabac. Or l'enquête montre qu'il manque d'implication dans l'éducation de ces femmes car très peu cité par celles-ci dans le questionnaire. Pourtant c'est un professionnel de santé de proximité et obligatoirement confronté, à un moment donné, aux futures ou jeunes mamans. Amené à remplir dans l'avenir de nouvelles missions, il doit être sensibilisé plus sérieusement à ce féau et être mis en lien avec les autres professionnels de santé pour mener à bien ce combat du tabagisme chez la femme enceinte.

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