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Grandcolin Stéphanie

Les travaux encadrés par "Grandcolin Stéphanie"

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19 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 10
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  • Évaluation de l'équipement matériel nécessaire à la réalisation d'un FCU dont disposent des médecins généralistes installés en cabinet libéral et de l'impact sur l'observance du FCU chez leurs patientes : enquête sur une population de médecins généralistes installés en Poitou-Charentes et leurs patientes    - Rochereau Fanny  -  04 avril 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Actuellement en France, seulement 10% des FCU sont réalisés par des médecins généralistes, et certaines femmes ne savent pas qu'un médecin généraliste peut réaliser cet acte. Cela peut concourir en partie au faible taux de couverture globale du dépistage, estimé à 56,6%. Les conditions actuelles d'exercice ne facilitent pas la réalisation d'actes comme le FCU en cabinet de médecine générale, le manque de temps étant la difficulté la plus citée. Les problèmes matériels sont également évoqués, mais peu d'études se sont intéressées spécifiquement à l'équipement des cabinets de médecine générale. Nous avions alors émis cette hypothèse : l'observance du FCU serait meilleure chez les patientes dont le médecin traitant possède le matériel nécessaire pour réaliser des FCU, alors que les médecins les moins équipés aurait une patientèle moins à jour de leur FCU.

    Objectifs : L'objectif principal de l'étude était d'évaluer l'équipement matériel nécessaire à la réalisation d'un FCU dont disposent des médecins généralistes installés en cabinet libéral et l'impact sur l'observance du dépistage du CCU par FCU chez leurs patientes. Les objectifs secondaires étaient d'évaluer la connaissance des patientes sur la pratique du FCU par leur médecin traitant et d'analyser d'autres facteurs associés à l'observance des patientes vis-à-vis du dépistage du CCU (critères sociodémographiques/économiques des patientes, supports éducationnels au cabinet du médecin traitant).

    Matériel et méthode : Nous avons mené une étude transversale analytique comparative, par voie électronique, auprès de 55 internes en SASPAS ou médecins généralistes remplaçants en Poitou-Charentes. À partir de leurs réponses, deux populations ont été incluses : un échantillon de 55 médecins généralistes installés en cabinet libéral et un échantillon de 253 patientes éligibles au dépistage du FCU selon les recommandations nationales actuelles. Chez les médecins, les données recueillies concernaient leurs caractéristiques démographiques, les équipements retrouvés au cabinet, l'intuitivité du logiciel informatique et la mise à disposition de supports éducationnels pour les patientes du cabinet. Chez les patientes, les données recueillies concernaient leurs caractéristiques sociodémographiques et économiques, leur dernier FCU et leur connaissance sur la pratique du FCU par leur médecin traitant. Les médecins ont été classés dans trois groupes d'équipement définis selon un score (équipement optimal/équipement insuffisant/pas d'équipement). Pour les analyses statistiques comparatives, deux groupes ont été comparés : groupe « équipement complet » versus groupe « équipement incomplet ». Les analyses ont été basées sur ces deux groupes pour tester les associations entre le niveau d'équipement et l'observance du FCU des patientes / la connaissance des patientes sur la pratique du FCU par leur médecin traitant.

    Résultats : Si 43,6% des médecins étaient équipés de façon optimale, 14,8% d'entre eux ne possédaient pas du tout d'équipement permettant de réaliser un FCU. L'exercice en milieu rural et la fonction de MSU étaient associés à un équipement optimal (p<0,05). Le niveau d'équipement n'avait pas d'impact sur l'observance du FCU des patientes (p>0,05) et la proportion de patientes « à jour » était équivalente entre les groupes « équipement complet » et « équipement incomplet » (respectivement 46,4% et 45%). Les FCU à jour étaient davantage réalisés par le médecin traitant lorsque celui-ci possédait un « équipement complet » ; à contrario, les FCU à jour et réalisés par un autre praticien étaient plus nombreux dans le groupe « équipement incomplet » (p=0,002). Les patientes affirmaient davantage que leur médecin traitant réalisait des FCU quand celui-ci était équipé (p=0,008). Le taux de couverture global du dépistage s'élevait à 60,5%. La majorité des FCU avaient été réalisés par un gynécologue (65,5%) ; la part réalisée par des médecins généralistes représentait 25,4%. Ni les facteurs sociodémographiques/économiques des patientes ni la disponibilité de supports éducationnels au cabinet des médecins généralistes n'étaient associés à l'observance du FCU (p>0,05).

    Discussion : Cette étude n'a pas permis de vérifier l'hypothèse initiale. L'absence d'équipement complet ne semble pas être un obstacle à l'observance des patientes. Le défaut de pratique du FCU par les médecins généralistes reste un problème complexe, lié à des freins propres aux patientes et aux médecins. En vue de la généralisation du DO du CCU prévue en 2018, cette étude permet de proposer plusieurs axes pour renforcer l'implication des médecins généralistes dans ce dépistage : sensibilisation et rappel des recommandations, revalorisation des actes de prévention, meilleure coordination entre les différents acteurs impliqués et campagne d'information auprès de la population féminine en insistant sur la possibilité de faire réaliser leur FCU par un médecin généraliste.

  • Quel est l'impact de la contraception oestroprogestative sur la sexualité féminine après au moins trois mois d'utilisation ? : revue de la littérature    - Coulais Mathilde  -  14 février 2017  - Thèse d'exercice

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    Objectif : réaliser une revue de la littérature afin de synthétiser les données actuelles sur l'impact potentiel de la contraception oestroprogestative, quel que soit sa forme galénique, sur la sexualité des femmes après au moins trois mois d'utilisation. Objectif secondaire : sous-analyse de quatre études présentant des similitudes de méthodologie.

    Matériel et Méthodes : une recherche bibliographique a été réalisée, à partir des bases de données de PubMed, Google Scholar et Cochrane, pour sélectionner toutes les études publiées entre 1990 et janvier 2016 dont l'objectif principal ou secondaire était d'évaluer les effets d'une ou plusieurs contraceptions oestroprogestatives sur le fonctionnement sexuel féminin. Les études incluses devaient avoir une durée de suivi d'au moins trois mois. Pour l'analyse secondaire, les études devaient utiliser le questionnaire FSFI et présenter leurs résultats sous forme de moyennes.

    Résultats : 116 études ont ainsi été obtenues. Vingt-trois études ont été incluses dans la revue de la littérature ; parmi elles, treize ont retrouvé un impact significativement positif de la contraception oestroprogestative sur la sexualité féminine, huit ont retrouvé un impact négatif et trois n'ont pas retrouvé d'effet significatif. L'analyse secondaire a retrouvé un impact significativement positif de la contraception oestroprogestative sur la sexualité féminine mais une des quatre études avait une population significativement plus âgée.

    Discussion et conclusion : les études incluses sont très hétérogènes au niveau de leur méthodologie rendant leur comparaison difficile. Leurs résultats sont très divers voire contradictoires. Plusieurs hypothèses ont été proposées pour expliquer l'éventuel impact de la contraception oestroprogestative sur la sexualité féminine, telles que les variations hormonales induites et les modifications du cycle menstruel, mais cela reste incertain. De nouvelles études, avec une méthodologie satisfaisante et un questionnaire commun, sont donc nécessaires pour approfondir le sujet.

  • Validation d’une échelle d’évaluation de la performance lors de la simulation de l’insertion d’un dispositif intra-utérin    - André Marion  -  12 janvier 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L’observance est un élément déterminant dans le suivi des maladies chroniques. L’objectif principal de l’étude était d’identifier et d’analyser les causes et les facteurs de mauvaise observance.

    Matériel et méthodes : Un auto-questionnaire a été distribué dans deux cabinets médicaux, rempli par des patients ayant un traitement pour une ou plusieurs maladies chroniques. Les données recueillies concernaient le patient, ses connaissances du traitement, une évaluation de l’observance du traitement et de la relation médecin-malade ; et les causes de non prise de traitement par les patients.

    Résultats : 208 patients ont été inclus : 131 en zone urbaine et 77 en zone rurale. Les femmes étaient majoritaires (62,5%). La médiane d’âge était de 59 ans. 76% des patients connaissaient leur traitement. 26% des patients étaient observants et 58% des patients présentaient une observance avec des problèmes mineurs. Les principales causes reconnues de non prise des traitements étaient l’oubli, l’absence du domicile et la lassitude. 48% des patients considéraient avoir une bonne relation médecin-patient. On notait des liens significatifs entre observance et : âge du patient, lieu d’habitation du patient, ancienneté du traitement, connaissance du traitement, nombre de médicaments, satisfaction du traitement, activité du patient, soutien des proches et qualité de la relation médecin-malade.

    Discussion et conclusion : L’observance thérapeutique repose sur une relation médecin-patient optimale avec une communication adaptée par le médecin pour impliquer le patient dans sa maladie grâce à une information complète sur les indications des traitements et les pathologies concernées.

  • Les difficultés du diagnostic clinique de Chlamydia Trachomatis : étude qualitative réalisée du 7 octobre 2014 au 23 mars 2015    - Moncourt Julie  -  12 juin 2015

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    INTRODUCTION

    L’infection uro-génitale à Chlamydia trachomatis (Ct) est la plus fréquente des Infections Sexuellement Transmissibles d’origine bactérienne chez la femme et la plus répandue dans les pays industriels, elle peut causer des complications chroniques avec des séquelles importantes. Elle est fréquemment décrite comme asymptomatique or il existe des signes fonctionnels associés qui ont souvent une expression clinique insidieuse. Des moyens diagnostiques et thérapeutiques performants de cette IST existent.

    OBJECTIFS

    Notre objectif était d’explorer les éléments du parcours du soin de la patiente qui entrainait un retard dans le diagnostic de l’infection à Ct. L’étude avait pour but également d’explorer les éléments qui faciliteraient ce diagnostic mais aussi recueillir les symptômes initiaux et le vécu des patientes.

    POPULATION ET MÉTHODE

    Étude qualitative transversale, réalisée d’octobre 2014 à mars 2015, par entretiens individuels semi-directifs auprès de 12 patientes sélectionnées au sein de la population générale avec antécédents d’infection à Ct. Une analyse thématique et descriptive des entretiens semi-directifs a été réalisée jusqu’à saturation des données puis triangulée.

    RÉSULTATS

    Les difficultés mises en avant par l’étude étaient liées à un manque de connaissance de l’infection par le professionnel et la patiente, à un manque de contrôle en cas de recontamination et à un manque de spécificité des signes cliniques. Une relation médecin/patiente trop ancienne entrainait également un retard de diagnostic. Le diagnostic était favorisé quand la patiente faisait confiance au professionnel. La plupart des interrogées ont un mauvais vécu de l’infection, ce qui leur a fait prendre conscience, après la guérison, qu’il fallait se protéger.

    CONCLUSION

    Les difficultés relevées permettent de proposer des actions qui favoriseraient le diagnostic de Ct et une étude quantitative compléterait notre enquête en recherchant les proportions de celles-ci.

  • Exploration des difficultés des internes en médecine générale pour communiquer en santé sexuelle avec les patients    - Chambelland Louis  -  19 mars 2015  - Thèse d'exercice

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    Contexte : La promotion de la santé sexuelle en médecine générale constitue un enjeu de santé publique. Les médecins généralistes abordent difficilement ce sujet en consultation malgré les objectifs fixés par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Des évaluations existent pour la pratique de la gynécologie, peu pour la santé sexuelle.

    Objectifs : L'objectif de notre étude était d'évaluer les freins expérimentés par les internes de médecine générale en abordant la santé sexuelle en consultation. L'objectif secondaire était d'évaluer les carences de compétences sur la santé sexuelle.

    Méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative par focus groups auprès d'internes de médecine générale de Poitou-Charentes. Une analyse thématique et inductive des entretiens semi-directifs a été réalisée jusqu'à saturation des données puis triangulée. Une doctorante en sociologie collaborait à l'étude.

    Résultats : Le témoignage de treize internes répartis sur trois groupes a permis de mettre en évidence leurs difficultés dans la relation médecin/patient et la nécessité d'instaurer une attitude ouverte et active. Les internes semblaient préparés pour les compétences cliniques spécifiques de l'OMS, mais en difficulté dans leur mise en pratique et la promotion des soins. Ils se sentaient confrontés à un manque d'outils et de formation adaptés, et se formaient de manière autonome. Le TCEM (troisième cycle des études médicales) a semblé être la période adaptée pour une telle formation et les stages sont apparus primordiaux pour leur pratique future, comme le stage ambulatoire femme/enfant.

    Conclusion : Les internes de médecine générale ont donc présenté des difficultés comme celles de leurs aînés pour communiquer en santé sexuelle et ont formulé un besoin de formation.

  • Adolescents se déclarant victimes d'abus sexuels : relation au corps médical, scolarité, état de santé    - Loreal Marie  -  13 février 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les abus sexuels sur mineurs concernent 13,4 % des filles et 5,7 % des garçons. Les victimes souffrent des conséquences psychologiques et physiques de ces violences toute leur vie. Il est très difficile de repérer les victimes pour les médecins qui ressentent de la gêne et un manque de connaissances. Notre étude cherchait des liens entre le fait de déclarer avoir été victime d'abus sexuels et certains éléments d'anamnèse pouvant être recueillis lors d'une consultation de médecine générale avec un adolescent.

    Matériel et méthode : Cette étude descriptive transversale s'est déroulée au sein de collèges des régions Poitou-Charentes et Alsace. Des adolescents de 15 ans ont rempli, en classe, une déclinaison d'un questionnaire international. L'échantillon comprenait 869 filles et 850 garçons. Les variables d'intérêt concernait les conduites à risque (drogues, sexe), les troubles du sommeil, les difficultés psychologiques, le vécu de la scolarité, le rapport aux pairs et à la violence, l'image et l'estime de soi. Les éléments déterminant la confidence des victimes à leur médecin généraliste ont été recherchés.

    Résultats : Les adolescents de sexe féminin avaient 5 fois plus de risque d'avoir subi des abus sexuels (OR, 5,06; IC 95%, 2,68-9,55). Comparativement aux adolescents indemnes, les victimes avaient une consommation régulière de cannabis accrue (OR, 3,45; IC 95%, 1,38-8,62) et des rapports sexuels précoces (OR, 2,05; IC 95%, 1,28-3,28). Elles présentaient une altération de l'image de soi (OR, 2,74; IC 95%, 1,39-5,43) et étaient plus nombreuses à relater une tentative d'autolyse (OR, 2,07; IC 95%, 1,26-3,41). Les violences physiques subies en milieu scolaire les concernaient davantage (OR, 1,85; IC 95%, 1,1-3,14) et elles fréquentaient plus le service de médecine scolaire (OR, 1,81; IC 95%, 1,12-2,93). C'est la notion de secret qui semblaient conditionner leur confidence à leur médecin généraliste (OR, 2,13; IC 95%, 1,27-3,58).

    Conclusion : La prise en charge holistique du médecin généraliste, médecin de premier recours, le place comme acteur central du dépistage des abus sexuels. Aborder cette question par des thèmes indirects tels que la scolarité, les conduites à risque et l'image de soi, pourrait faciliter le repérage des adolescents abusés.

  • Aborder la sexualité en médecine générale : Attentes, opinions et représentations des hommes : enquête qualitative menée par seize entretiens semi-directifs en Charente-Maritime et en Côtes d'Armor    - Bartoli Sandra  -  22 janvier 2015  - Thèse d'exercice

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    Contexte : La promotion de la santé sexuelle en médecine générale constitue un enjeu de santé publique. La sexualité est difficilement abordée en consultation, surtout avec les hommes. Or, ces derniers souhaiteraient que le médecin initie davantage le sujet.

    Objectifs : Notre objectif était de savoir comment les hommes aimeraient que la sexualité soit abordée et de connaître leurs opinions sur l'utilisation de questions standardisées par les médecins généralistes. L'étude visait également à connaître la légitimité attribuée à ces derniers dans l'abord de la sexualité et de l'identité sexuelle ainsi qu'à dégager des représentations des hommes de la santé sexuelle.

    Méthode : Seize hommes de 18 à 67 ans ont été recrutés en micro-trottoir dans deux galeries commerciales. Une analyse thématique et descriptive des entretiens semi-directifs a été réalisée jusqu'à saturation des données puis triangulée.

    Résultats : Une relation de confiance, le cadre professionnel ainsi qu'une attitude décontractée et bienveillante du médecin facilitaient le dialogue. Les hommes proposaient des outils de communication : affiches en salle d'attente, consultation dédiée à la santé sexuelle ainsi que trois types de questions ouvertes. Via celles-ci, ils souhaitaient que le médecin adopte une attitude proactive et amorce le dialogue de façon simple et directe lors de situations cliniques appropriées. L'abord de la sexualité était légitimé lorsque celle-ci relevait du domaine médical, par le lien alors fait avec la santé, et non lorsqu'elle était jugée intime ou taboue. Pour les hommes, interroger sur la sexualité et sur l'identité sexuelle en médecine générale requérait une justification médicale. L'étude a paradoxalement montré que les hommes se déclarant à l'aise préféraient aborder la sexualité d'eux-mêmes en cas de problème.

    Conclusion : Dans le cadre d'une relation de confiance, l'attitude proactive permettrait au médecin de faciliter et de légitimer l'abord de la sexualité en informant les hommes sur son rôle. Leurs représentations socio-culturelles pourraient être ainsi modifiées.

  • Formation en Santé Sexuelle des Médecins Généralistes : étude d'une formation originale par le Planning Familial de la Vienne : étude qualitative par Focus groups    - Vignaud Perrine  -  17 décembre 2014  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Pourtant partie intégrante d'une démarche holistique de soins, les thématiques de santé sexuelle restent difficiles à aborder en consultation de médecine générale. De nombreux patients sont demandeurs de cette prise en charge. Les études rapportent un manque de formation comme obstacle.

    Objectifs : Une formation non-universitaire du Planning Familial de la Vienne, traite l'abord de ces thématiques par les médecins généralistes en consultation : genre, contraception, IVG, violences faites aux femmes. Notre étude évaluait l'impact de cette formation sur leur pratique.

    Matériel et méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative par focus groups auprès de participants à cette formation. Les entretiens ont été retranscrits en verbatim puis analysés de manière thématique et descriptive. Les données ont atteint la saturation et ont été triangulées. Une doctorante en sociologie collaborait à l'étude.

    Résultats : Trois focus groups ont été réalisés incluant 17 participants. D'une part, les médecins ayant participé à la formation étudiée décrivaient leurs freins antérieurs identiques à ceux de la littérature : les sentiments d'illégitimité et d'incompétence, le manque de formation, la gêne, la crainte de l'érotisation de la relation médecin-malade et le risque de judiciarisation. Les conditions de la formation ont permis la libération de la parole des participants. Ces conditions étaient propices au développement de leurs compétences en communication favorisant une communication active avec le patient.

    Conclusion : Suite à la formation étudiée, les médecins retrouvaient une modification de leurs comportements dans leur exercice quotidien leur permettant d'aborder avec davantage de facilité les thématiques de santé sexuelle.

  • Stratégies utilisées par les médecins généralistes pour aborder la sexualité avec les hommes    - Partaud Lucile  -  07 novembre 2014  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La santé sexuelle fait partie intégrante de la santé. Malgré l'expression de plus en plus ouverte de la sexualité dans notre société, le sujet reste difficile à aborder en consultation de médecine générale. Les troubles sexuels ont un impact négatif sur la qualité de vie. Les patients et principalement les hommes souhaitent en parler avec leur médecin généraliste.

    Objectifs : Nous avons voulu identifier les stratégies utilisées par les médecins généralistes pour aborder la sexualité avec les hommes ainsi que la manière dont elles avaient été acquises. Nous avons également recueilli leur avis sur des outils de communication facilitant l'abord de la sexualité.

    Matériel et méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative par entretiens semi-structurés auprès de 14 médecins généralistes en Poitou-Charentes. Les entretiens ont été retranscrits en verbatim puis analysés de manière thématique et descriptive. La saturation des données a été atteinte et les données ont été triangulées.

    Résultats : Deux groupes de stratégies étaient utilisés : d'une part des attitudes et techniques de communication, d'autre part l'utilisation d'un contexte particulier comme support pour aborder la sexualité. Ces stratégies ont été acquises principalement par l'expérience ou par des formations complémentaires sur la sexualité. La majorité des médecins ne souhaitait pas utiliser les outils de communication proposés en dehors des contextes dans lesquels ils abordaient déjà la sexualité.

    Conclusion : Les stratégies utilisées par les médecins n'utilisant que leur expérience, aboutissaient à une appropriation médicale de la sexualité. Les médecins ayant suivi une formation sur la sexualité semblaient avoir une prise en charge plus holistique.

  • Évaluation d'un outil d'interrogatoire standardisé dans le repérage des patientes nécessitant un dépistage d'infection à Chlamydia trachomatis    - Goimard Éloïse  -  04 juillet 2014  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Chlamydia trachomatis (Ct) est la première bactérie responsable d'infection sexuellement transmissible dans les pays industrialisés. Ses complications sont graves. Elle est sous diagnostiquée, car majoritairement asymptomatique. Son diagnostic biologique est fiable et son traitement efficace. En France, selon les recommandations de la HAS, il existe un dépistage des populations à risque dans les centres de santé publique.

    Objectifs : Estimer la performance d'un outil d'interrogatoire standardisé, facilitant le repérage des patientes nécessitant un dépistage d'infection à Ct, selon des groupes démographiques et comportementaux. Étudier l'apport de cet outil par rapport aux recommandations actuelles de dépistage. Établir un indice de concordance entre notre outil et l'infection à Ct.

    Matériel et méthode : Une étude pilote, observationnelle et prospective, s'est déroulée d'octobre 2010 à mars 2013. Étaient incluses les femmes consultant pour interruption volontaire de grossesse au planning familial du CHU de Poitiers. Les caractéristiques des patientes et signes fonctionnels (SF) étaient recueillis par interrogatoire, puis un prélèvement de l'endocol réalisé. Les patientes étaient réparties en 3 groupes selon l'âge et la durée de relation avec le partenaire actuel.

    Résultats : 386 patientes ont été incluses. Le cumul des 4 SF de l'outil était performant avec un odd-ratio à 34,6 [3,8-100%] (p=0,002). Il existait une tendance significative pour 2 SF, odd-ratio à 2,5 [0,9-6,8%] (p=0,008). Il n'y avait pas d'association significative entre l'infection à Ct et la durée de relation ≤ 12 mois. La prévalence de l'infection dans le groupe âge > 25 ans et durée de relation > 12 mois était de 3,80%, 3 femmes n'auraient pas été diagnostiquées avec les critères usuels, et de 8,45% chez les femmes de plus de 25 ans. Le C-index était à 0,68.

    Conclusion : Malgré le manque de puissance de notre étude, notre outil est significativement associé à l'infection à Ct. D'autres études devront examiner son application aux soins primaires.

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