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Archambault Pierrick

Les travaux encadrés par "Archambault Pierrick"

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  • Recommandations sur l'hypercholestérolémie familiale : Enquête sur les connaissances du dépistage et de la prise en charge chez l'enfant, par les médecins généralistes de Poitou-Charentes    - Bouchet Alexis  -  28 mai 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'Hypercholestérolémie familiale (HF) est l'une des maladies génétiques dominantes les plus fréquentes chez l'enfant avec une incidence de l'ordre de 1/250, prédisposant à la survenue prématurée d'accidents coronariens pouvant être évités par une prise en charge précoce. L'objectif de cette étude était de faire un état des lieux des pratiques et des connaissances de cette maladie par les médecins généralistes de Poitou-Charentes et d'évaluer leurs éventuelles difficultés ressenties à la prise en charge de cette maladie.

    Méthodes : Nous avons mené une enquête épidémiologique descriptive basée sur le volontariat avec un questionnaire déclaratif en ligne anonyme. Les médecins répondeurs avaient accès à une fiche synthétique sur l'HF à la fin du questionnaire.

    Résultats : Neuf pour cent des médecins déclaraient connaitre le dépistage de l'HF chez l'enfant dont 56% estimaient leurs connaissances plutôt bonnes et 44% plutôt mauvaises. Six pour cent affirmaient suivre des patients atteints d'HF et 7% avoir au moins un enfant traité par statines dans leur patientèle. Les praticiens déclarant connaitre l'HF pédiatrique connaissaient mieux la fréquence de la maladie (p = 0,009). Quatre-vingt-un pour cent estimaient que la prise en charge de l'HF concernait leur activité, notamment chez les médecins âgés de moins de 55 ans (p = 0,033) et 79% déclaraient ne pas avoir de correspondants spécialisés dans la prise en charge de cette maladie. Six pour cent connaissaient le niveau de LDLc faisant suspecter une HF pédiatrique. Les médecins déclaraient avoir des difficultés à instaurer des règles hygiéno-diététiques et un traitement médicamenteux chez un enfant pour respectivement 45% et 81%. Les principales réticences évoquées étaient le manque de connaissance et d'expérience sur la prise en charge de l'HF pédiatrique ainsi que le doute sur la balance bénéfice risque avec la crainte d'une éventuelle iatrogénie des statines chez l'enfant.

    Conclusion : Notre travail met en évidence un défaut de sensibilisation des médecins généralistes concernant cette pathologie qui reste mal connue, probablement à l'origine du sous diagnostic et la forte inertie thérapeutique des patients atteints. Ils ressentent également quelques difficultés à la prise en charge de cette maladie qu'il convient d'améliorer par la formation continue et par la sensibilisation par les pouvoirs publics.

  • Difficultés d'élaboration et d'application des plans d'accueil individualisés pour allergies alimentaires en milieu scolaire, dans la région Poitou-Charentes    - Dutriaux Clémentine  -  30 octobre 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : En France, l'accueil scolaire d'enfants et d'adolescents atteints de maladies chroniques telle que l'allergie alimentaire peut être formalisé par un Plan d'Accueil Individualisé (PAI) favorisant leur intégration. Le PAI est un document contractuel écrit et réalisé à la demande de la famille en concertation avec différents partenaires. Il est rédigé à partir des besoins spécifiques thérapeutiques précisés dans l'ordonnance signée du médecin allergologue ou généraliste. Néanmoins les différents intervenants des PAI semblent faire face à plusieurs difficultés. Notre objectif principal est de mettre en évidence ces difficultés d'établissement et d'application des PAI pour allergies alimentaires en milieu scolaire, dans le Poitou-Charentes.

    Méthode : Le travail a été effectué en deux temps : D'abord une analyse quantitative, avec un questionnaire auprès de médecins allergologues, prescripteurs de protocoles d'urgence, puis une analyse qualitative, avec des entretiens téléphoniques auprès de 12 médecins scolaires de la région Poitou-Charentes.

    Résultats :

    1- Analyse quantitative : Près de 20% des allergologues déclarent un manque de temps pour l'éducation thérapeutique de leurs patients. Environ 40% émettent des difficultés autour de la prescription de la trousse d'urgence, et 92,9% disent prescrire des corticoïdes per os. Sur ces 92,9%, seulement 35,7% justifient cela par un asthme associé. La moitié d'entre eux supposent que leur prescription de protocole d'urgence n'est pas appliquée avec rigueur. Et 21,4% ne ressentent pas de synergie bénéfique entre les différents intervenants du PAI. La majorité d'entre eux pensent que les intervenants de l'Education Nationale ne sont pas assez formés à la mise en application du PAI, et beaucoup expriment le souhait de renforcer leur lien avec la médecine scolaire.

    2- Analyse qualitative : Le manque de temps est confirmé par les médecins scolaires. Cela est aggravé par une élaboration des PAI qui est complexe, chronophage. Plusieurs médecins suggèrent la numérisation de ce document afin d'en faciliter la mise en place. La formation des médecins scolaires et des intervenants de l'Education Nationale semble insuffisante. La qualité des protocoles d'urgence est très variable, prescripteurs dépendant. Les retours d'informations des établissements scolaires quant aux PAI sont peu nombreux. La peur des incidents allergiques à l'école entraîne de plus en plus de restrictions pour les enfants concernés.

    Discussion : Nos résultats mettent en évidence la complexité d'élaboration des PAI, mais aussi de leur application en milieu scolaire. La simplification du document et la formation des différents intervenants sont à améliorer. Une organisation plus claire en milieu scolaire est à étudier. Ces résultats concordent aux données de la littérature déjà existantes, notamment les articles de l'équipe du Dr G. Pouessel du CHU de Lille. Ils précisent aussi certains points propres à la région Poitou-Charentes, tel que le possible « panier repas obligatoire pour tout enfant allergique », qui doit-être instauré prochainement dans le département de la Vienne.

    Conclusion : Le PAI a pour but de sécuriser l'enfant en milieu scolaire. Il requiert une expertise allergologique sérieuse et un partenariat avec de multiples intervenants. Les modalités actuelles doivent évoluer pour renforcer la sécurité des enfants : mieux encadrer les temps périscolaires, mieux identifier les enfants à risque de réaction allergique grave, poursuivre la formation des différents intervenants. Un document unique de PAI, national, est vivement attendu.

  • Évaluation du ressenti des patients suivis dans le cadre de leur sevrage tabagique par un(e) infirmier(e) délégué(e) à la santé publique ASALEE : étude qualitative en Poitou-Charentes    - Adolle Clotilde  -  26 septembre 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le tabac est un problème majeur de santé publique : la première cause de mortalité évitable en France. L’aide par un professionnel de santé augmente de façon importante la probabilité de réussite du sevrage tabagique. Depuis le premier « Moi(s) sans tabac » en France en 2016, l’association ASALEE a commencé à former ses infirmiers pour aider les patients dans leur démarche d’arrêt du tabac. Dans le cadre de la loi de modernisation du système de santé, les infirmiers ont pu élargir leurs compétences, notamment prescrire des substituts nicotiniques. ASALEE pourrait être une aide supplémentaire dans un contexte de diminution du nombre des médecins généralistes et de leur disponibilité, particulièrement dans certaines régions. Il est donc pertinent d’évaluer le ressenti des patients suivis dans le cadre de leur sevrage tabagique par un infirmier ASALEE.

    Méthode : Cette étude qualitative a été réalisée auprès de 12 patients du Poitou-Charentes, à l’aide d’entretiens semi-directifs enregistrés, retranscrits littéralement, puis analysés. Les verbatim ont été doublement encodés afin de renforcer la validité de l’étude.

    Résultats : Les patients ont évoqué de nombreux motifs de satisfaction, telle que la disponibilité à tout moment, l’écoute empathique, la grande adaptabilité, la formation spécifique de l’infirmier, la personnalisation du suivi, dans le cadre d’un travail en équipe avec le médecin, ce qui était rassurant.

    Il a été exprimé en revanche que le dispositif ASALEE était encore méconnu par une grande partie de la population, ainsi que par certains soignants.

    Conclusion : Les patients interrogés sont tous satisfaits par la prise en charge. Ce dispositif répond parfaitement aux attentes de sevrage tabagique en milieu rural et semi-urbain auprès d’une population disponible qui peine à trouver une médecine de proximité. Mais est-il applicable en milieu urbain?

  • Place de l'électrocardiogramme de repos comme test de dépistage de l'ischémie silencieuse chez le diabétique de type 2    - Arnould Guillaume  -  21 mars 2019  - Thèse d'exercice

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    CONTEXTE : La Haute Autorité de Santé recommande le dépistage de l'ischémie silencieuse (IMS) par l'utilisation de l'électrocardiogramme (ECG) de dépistage annuel alors qu'il existe une controverse sur son utilité dans la littérature (1). L'objectif de cette étude est de déterminer les valeurs intrinsèques, à savoir la sensibilité et la spécificité de l'ECG, pour le dépistage de l'IMS chez les diabétiques de type 2 asymptomatiques.

    MÉTHODES : Il s'agit d'une étude rétrospective, d'évaluation d'une technique de détection d'anomalies électriques cardiaques. 191 patients diabétiques ont été inclus dans le cabinet médical de médecine générale à Châtillon sur Thouet dans les Deux Sèvres. Les ECG ont été analysés avec l'aide d'une règle millimétrique à la recherche de troubles de la repolarisation. Le test d'effort et la présence ou non d'événements cardio-vasculaires à 2 ans ont été utilisés comme « méthode de référence ».

    RÉSULTATS : La sensibilité pour détecter une IMS par la lecture de l'ECG de repos était de 50% et la spécificité de 75%. La valeur prédictive positive était de 2% et la valeur prédictive négative de 0,7%. Nous n'avons pas trouvé de différence significative entre ces valeurs et des caractéristiques de l'analyse automatique des ECG. La prévalence de l'IMS était de 1,05%.

    CONCLUSION : Contrairement aux recommandations françaises actuelles, notre étude ne confirme pas l'utilité de dépister l'IMS chez tous les patients diabétiques de type 2 asymptomatiques par la lecture d'un électrocardiogramme de repos en prévention secondaire en raison d'une sensibilité trop faible. Il faudrait se rapprocher des recommandations américaines.

  • Évaluation des connaissances des patients sur les médicaments d'automédication ayant pour indication le "rhume"    - Waxin Bérangère  -  25 octobre 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'automédication est un comportement consistant à utiliser des médicaments hors prescription médicale, pour soi-même ou pour ses proches, de façon indépendante des professionnels de santé. La majorité des français a recours à l'automédication pour traiter des pathologies, considérées comme bénignes, tel que le "rhume". L'objectif de cette étude est d'évaluer les connaissances des patients pratiquant l'automédication, sur les médicaments ayant pour indication le rhume, sur leurs contre-indications et leurs effets indésirables.

    Matériel et méthode : Cette étude est une étude qualitative phénoménologique, incluant 24 patients majeurs, utilisant des médicaments d'automédication pour le "rhume", et ne travaillant pas dans le milieu médical. Le recueil des données a été fait par entretien individuel avec retranscription verbatim. Ces verbatim ont été analysés par codage des données, avec triangulation par un deuxième intervenant.

    Résultats : La majorité des patients utilise des médicaments adaptés à la pratique de l'automédication. Cependant 13% des personnes interrogées utilisent des médicaments disponibles uniquement sur ordonnance, et 29% utilisent des médicaments ayant une autre indication. La majorité des patients est consciente de l'existence de contre-indications et d'effets secondaires, mais seule une minorité est capable de citer des contre-indications spécifiques, les plus citées resteront les allergies et interactions médicamenteuses. Pour les effets indésirables, la plupart ne les connaissent pas ou n'évoquent que les allergies. Leur première source d'informations reste le pharmacien, suivi de la notice d'utilisation.

    Conclusion : Une information des patients, quant aux contre-indications et effets indésirables de ces traitements, reste nécessaire. Le pharmacien reste la personne la mieux placée pour la délivrer.

  • Adaptation posologique des prescriptions à la fonction rénale de sujets âgés institutionnalisés : étude dans 3 EHPAD du nord des Deux-Sèvres    - Ledoux Xavier-Alexandre  -  28 juin 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La forte prévalence de la polypathologie, polymédication et perte d'autonomie en établissement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) rend cette po-pulation à haut risque d'iatrogénie médicamenteuse. L'adaptation posologique des prescrip-tions à la fonction rénale est, avec le choix de molécules appropriées au contexte géria-trique, l'une des principales réponses face à ce risque. Notre objectif était de déterminer si elle était correctement mise en œuvre en EHPAD.

    Matériels et méthode : Notre étude épidémiologique transversale descriptive a été réalisée sur les données anonymisées de trois EHPAD du nord des Deux-Sèvres. Ont été inclus les résidents d'indice de masse corporel (IMC) compris entre 18,5 et 25 dont au moins une créatininémie était connue et dont la fonction rénale était inférieure à 90 ml/min, selon Cockcroft & Gault (CG) ou selon l'équation de la Chronic Kidney Disease – Epidemiology collaboration (CKD-EPI) désindexée de la surface corporelle. Les médicaments dont l'action était principalement topique n'ont pas été retenus dans l'analyse. Deux référentiels ont été utilisés pour juger de l'adaptation posologique des prescriptions : le résumé des caractéris-tiques du produit (RCP) du Vidal® et la base de données française du Groupement Pour le Rein (GPR), proposant des recommandations pour CG et CKD-EPI respectivement.

    Résultats : Sur un total de 319 résidents, 109 et 105 patients ont été inclus respectivement dans l'analyse « Vidal® – CG » et « GPR – CKD-EPI ». Dans l'analyse « Vidal® – CG », l'âge moyen était de 88,8 ± 8,1 ans, 72,5 % étaient de sexe féminin et 66,7 % avait une dé-pendance partielle à totale (GIR 3 ou moins). Plus des trois quarts avaient une insuffisance rénale (< 60 ml/min) et la polymédication au seuil de 5 médicaments ou plus était présente pour 86,2 %. Les analyses ont concerné 849 prescriptions : 49,4 % ne nécessitaient pas d'adaptation et 38,3 % n'étaient pas évaluables. Sur les 105 prescriptions restantes appré-ciables, 39 % étaient conformes et 61,0 % étaient non-conformes, non recommandées ou contre-indiquées. Ces résultats différaient nettement dans l'analyse « GPR – CKD-EPI » : sur 85 prescriptions appréciables, 90,6 % étaient conformes et 9,4 % ne l'était pas.

    Conclusion : Notre étude confirme le caractère fréquent de la polymédication et l'insuffisance rénale dans les EHPAD étudiées, incitant à la plus grande vigilance dans l'adaptation posologique. L'évaluation de cette adaptation reste problématique en l'absence d'un couple « estimateur de la fonction rénale – référentiel d'adaptation posologique » con-sensuel et les difficultés pratiques d'une analyse holistique et contextualisée des prescrip-tions.

  • La coupe menstruelle, une alternative écologique et économique aux produits hygiéniques conventionnels : est-elle sûre, efficace et acceptée par les femmes ? : une revue méthodique de la littérature    - Van Den Broeck Audrey  -  26 juin 2018  - Thèse d'exercice

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    Contexte : Plusieurs méthodes de protection hygiénique sont utilisées par les femmes dans le monde. Les tampons et les serviettes hygiéniques font parti des plus courantes. Il existe cependant, depuis les années 1930, une troisième technique de plus en plus utilisée de nos jours, qui se trouve être plus économique et surtout plus écologique : la coupe menstruelle.

    Objectifs : Cette revue a pour but de faire un état des lieux des connaissances actuelles sur la coupe menstruelle afin d'évaluer sa sécurité, son efficacité et son acceptabilité par toutes les femmes.

    Méthodes : Une recherche documentaire méthodique a été réalisée dans plusieurs bases de données scientifiques via internet jusqu'en avril 2018. Les études cliniques retenues étaient principalement des études descriptives avec des études randomisées prospectives. Des rapports de cas, ainsi que d'autres articles ont permis d'étayer la discussion. Au total, trente-six documents ont été retenus dont 27 études, 4 rapports de cas, 2 articles et 3 études en cours.

    Résultats : Vingt-sept études ont donc permis de répondre à notre objectif, dont onze ciblant une population majoritairement européenne et nord-américaine. Deux ont été réalisées en Inde mais dans des conditions socio-économiques équivalentes. Cinq études menées en Afrique ont également été dans le sens de ces études mais ce n'était pas leur objectif premier. Onze études et d'autres articles ont permis d'argumenter les autres possibilités que pourrait offrir la coupe menstruelle.

    Conclusion : La coupe menstruelle est un dispositif de protection hygiénique simple, efficace et accepté par les femmes dans le monde entier, à condition que celles-ci se l'approprient. Elle apparait donc comme une alternative écologique et économique satisfaisante aux tampons hygiéniques, toutefois elle n'est pas plus sûre et nécessite des précautions d'utilisation.

  • Représentation de la sédation en contexte palliatif par les infirmières    - Jeanneau Roxanne  -  26 avril 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'instauration d'une sédation en contexte palliatif repose sur une discussion collégiale conformément à la législation de février 2016. Or, il existe à ce jour peu d'étude s'intéressant aux représentations des infirmières réalisant cette thérapeutique en dehors de services de soins palliatifs et de réanimation.

    Objectifs : L'objectif principal de notre étude est d'évaluer les représentations de la sédation en contexte palliatif par les infirmières. Les objectifs secondaires sont l'évaluation des difficultés ressenties, de l'impact émotionnel et du questionnement éthique qui découlent de son instauration. Les connaissances théoriques seront également évaluées.

    Méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative multicentrique, par entretiens semi-dirigés, auprès d'infirmières exerçant au sein de services d'oncologie et de médecine polyvalente du Poitou-Charentes. Une analyse thématique sémantique des entretiens a ensuite été réalisée après triangulation des données.

    Résultats : 12 infirmières ont été interrogées du 25 novembre 2017 au 1er février 2018, dont 4 exerçant en CHU. La sédation apparaît être pour la majorité des soignantes une bonne thérapeutique en cas de symptôme réfractaire, plus particulièrement en cas de souffrance psychique. La distinction avec un acte euthanasique est perçue pour 10 infirmières, toutefois neuf pensent raccourcir l'espérance de vie par cette thérapeutique. Nous avons pu également mettre en lumière une confusion entre pratique anxiolytique et sédation, l'intentionnalité du prescripteur n'étant pas toujours explicitée. Le manque de discussion précédant son instauration et son caractère prolongé dans le temps sont des facteurs de mauvais vécu. La titration est peu connue, témoignant d'une mauvaise diffusion des référentiels dans les services, et est le plus souvent mal vécue par les infirmières l'exerçant.

    Discussion : Est mis en valeur dans cette étude, le rôle favorable de la formation sur les connaissances pratiques de la sédation et sur son bon-vécu. Toutefois, le caractère hétérogène des formations non-professionnalisantes et l'absence d'intégration dans un projet de service participent à leur non-reconnaissance institutionnelle. La mise en place d'une sédation suscite chez les infirmières une mise en tension entre autonomie du patient, principe de bienfaisance et de non-malfaisance, source parfois « d'indignation morale ». Pourtant, le caractère éthique de cette tension n'est pas perçu par les soignantes. Cette étude témoigne donc de l'intérêt de développer la bioéthique au sein des services hospitaliers comme aide à la réflexion dans le soin. La collégialité et la reconnaissance mutuelle entre équipes médicale et paramédicale sont à valoriser. En outre, la réalisation de la titration serait facilitée par sa réalisation en binôme médecin-infirmière et l'aménagement d'un temps dédié. De plus, la mise en place de protocole, en explicitant le processus décisionnel, apparaissent être une aide à la distinction entre anxiolyse et sédation.

  • Emploi du temps et organisation des tâches professionnelles des médecins généralistes libéraux : enquête auprès de 262 médecins généralistes libéraux dans 13 départements de France métropolitaine    - Morisset Cédric  -  30 novembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Contexte et objectif de l'étude : L'emploi du temps des médecins généralistes libéraux est un objet difficile à décrire avec précision. Le but de cette étude est d'observer les conditions d'exercice des médecins généralistes et connaitre les modalités qu'ils emploient afin d'articuler entre elles les différentes tâches que recouvrent leurs pratiques. L'objectif de ce travail est également de mesurer l'impact des évolutions sociodémographiques sur ces pratiques.

    Méthode : Il s'agit d'une étude quantitative transversale. Avec le concours des conseils départementaux de l'Ordre des médecins, un questionnaire en ligne a été envoyé à 2320 médecins généralistes libéraux dans 8 départements de France métropolitaine et mis en ligne sur les sites internet de 5 autres conseils ordinaux. Les réponses ont été collectées entre les 18 et 23 octobre 2017.

    Résultats : 262 (146 femmes et 116 hommes) médecins ont répondu au questionnaire. La moyenne d'âge des répondants est de 46,7 ans (42,8 ans pour les femmes et 51,7 ans pour les hommes) et 90% d'entre eux vivent en couple. La majorité (79%) des médecins exercent en groupe. 32% des médecins sont installés en milieu urbain, 41% en milieu semi-urbain et 27% en milieu rural. Les hommes déclarent travailler 52 heures par semaine en moyenne, les femmes 44 heures. Les visites représentent 9% de leurs actes et moins du tiers des praticiens leur consacrent une demi-journée complète. 80% des médecins consultent exclusivement (67%) ou principalement (13%) sur rendez-vous. 20% déclarent au moins une activité salariée, près de 15% interviennent auprès de divers organismes associatifs professionnels et 6 médecins sur dix ont une activité relative à la permanence des soins. Un quart des répondant est maitre de stage universitaire. Les deux tiers ont un secrétariat présent au cabinet. Le secrétariat (physique ou téléphonique) filtre tous les appels des médecins pour 80% d'entre eux. 88% des médecins participent à des FMC et 98% d'entre eux lisent la presse scientifique (dans 69% des cas sur leur temps libre). Un temps au cabinet est dédié à la lecture du courrier chez 71% des répondants alors que la comptabilité est traitée au moins en partie sur le temps personnel chez 77% des médecins ne déléguant pas intégralement cette tâche. Au total, une nouvelle génération de médecins généralistes libéraux

  • Représentations et problématiques de la sexualité et du vieillissement sexuel par les hommes de plus de soixante ans : étude qualitative    - Germain Lucile  -  29 septembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'évolution démographique tend à donner une place de plus en plus importante à la personne âgée dans notre société actuelle ; les modifications sociétales font du senior une personne active dont la demande en termes de sexualité est croissante. Les évolutions médicales, quant à elles, rendent la prise en charge du vieillissement sexuel légitime. La sexualité des seniors qui était jusqu'alors tabou, devient un sujet essentiel.

    L'objectif de notre étude était d'identifier les représentations et le vécu de la sexualité et du vieillissement sexuel des hommes de plus de 60 ans afin de préciser les enjeux et d'adapter la prise en charge sexologique des patients en médecine générale. Méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative par l'analyse thématique d'entretiens semi-dirigés auprès de 12 hommes de plus de 60 ans issus de la population générale, de Février 2016 à Février 2017, dans les départements de la Vienne et de la Charente-Maritime.

    Résultats et discussion : La sexualité est définie comme un partage au sein du couple nécessaire au bien-être personnel. Il existe des modifications de la sexualité liées à l'âge, aux pathologies sous-jacentes et aux traitements associés ainsi qu'au partenaire. Le vécu de ces modifications diffère selon les liens qui existent dans le couple : échanger avec le partenaire reste la meilleure solution pour conserver une sexualité épanouie malgré l'avancée en âge. Bien que cela soit important, la santé sexuelle prend une place secondaire par rapport à la santé générale et doit s'intégrer au bien-vieillir. Les patients sont ouverts à l'abord de la sexualité avec leur médecin mais restent réticents sur les traitements médicamenteux. Il existe un net défaut d'information quant au vieillissement sexuel et un abord trop pauvre de la sexualité en consultation.

    Conclusion : Comprendre les représentations et les enjeux que les hommes âgés ont de leur sexualité permet au médecin d'adapter au mieux son approche et sa prise en charge. Le partenaire ayant une place centrale, son intégration dans la prise en charge serait légitime, une étude similaire chez les femmes âgées serait intéressante.

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