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  • De l'évaluation des pratiques de la prise en charge du paludisme chez l'adulte au CHU de Poitiers au projet « Paluclic »    - Leroy Romain  -  25 septembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Le paludisme, première pathologie tropicale et parasitaire dans le monde, est grevé d'une forte morbi-mortalité dans les pays endémiques. En 2014, le Centre National de Référence du paludisme dénombrait 4 370 cas d'importation en France métropolitaine parmi lesquels 311 étaient considérés comme « graves » et compliqués de 11 décès.

    Dans ce contexte, nous avons voulu réaliser un travail organisé en trois axes : le premier, constituant notre objectif principal, était de mettre en évidence les déterminants de la qualité de prise en charge des infections palustres de l'adulte dans le service des urgences du CHU de Poitiers. Les deux autres consistaient en la détermination du niveau de connaissances des recommandations en vigueur au moment du dépôt du questionnaire des professionnels de santé confrontés à la prise en charge de cette infection et enfin, en permettant la proposition d'une « aide » à la prise en charge du paludisme à travers la création d'un outil informatisé : « Paluclic ».

    Une étude des cas de paludisme pris en charge aux urgences du CHU de Poitiers entre 2012 et 2015 a été réalisée de façon concomitante à l'envoi d'un questionnaire destiné à évaluer les connaissances concernant la prise en charge du paludisme chez les professionnels de santé y étant confrontés, a été envoyé aux médecins des services des urgences, de maladies infectieuses, de médecine interne et de réanimation du CHU de Poitiers, ainsi qu'aux urgentistes des autres CHU de France. « Paluclic » a été élaboré en collaboration avec l'école « 3iL » de Limoges, après dépôt d'un appel d'offre.

    1. Concernant l'étude de cas, 90 patients d'âge moyen = 35 ans et de sex-ratio = 2 ont été inclus. L'espèce parasitaire principale était P. falciparum (n = 74 ; 82 %). En moyenne 12 signes de gravité sur 17 étaient recherchés chez les patients. Vingt-cinq patients présentaient au moins un signe de gravité, seulement 15 ont été orientés en service de réanimation. Les traitements initiés aux urgences étaient conformes aux recommandations dans 76 % des cas (n = 68).

    2. Suite à l'envoi du questionnaire, 24 urgentistes, 5 infectiologues, 5 réanimateurs, 4 médecins internistes ont répondus au CHU de Poitiers et 140 urgentistes exerçant en CHU ailleurs en France. Les médecins interrogés citaient comme références : les « recommandations de la SPILF » (n = 149 ; 84 %), « de l'OMS » (n = 24 ; 13 %), « les protocoles internes » (n = 18 ; 10 %) et « les recommandations HAS » (n = 55 ; 31 %). Le bilan biologique correct était choisi dans 70 % des cas (n = 155). Les notes clinico-biologiques étaient respectivement de 2 (IQR [0 ; 6]) et 9 (IQR [5 ; 12]). Concernant les traitements à utiliser les bonnes réponses étaient sélectionnées dans 62 % des cas (n = 138) en cas de paludisme grave à P. falciparum, dans 40 % des cas (n = 88) pour le relais per os d'une forme grave, dans 25 % des cas (n = 55) en cas paludisme non grave à P. falciparum, et 41 % des cas (n = 91) pour un accès palustre non grave à P. non-falciparum.

    3. « Paluclic » est un logiciel de type SADAM : basé sur les recommandations OMS 2015 concernant la prise en charge du paludisme. Il assure à son usager de bénéficier des recommandations en vigueur après avoir renseigné les données clinico-biologiques de façon exhaustive, afin de minimiser le risque d'oubli d'un signe de gravité. Conclusion : Ce travail nous a permis de mettre en évidence les difficultés théoriques et en pratiques lors de la prise en charge de cas de paludisme. Le logiciel « Paluclic » a été réalisé dans l'optique de permettre de résoudre ces obstacles et d'améliorer la prise en charge des patients impaludés.

  • Application du questionnaire WAST en France dans le dépistage des violences conjugales en médecine ambulatoire    - Linassier Aude  -  19 septembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les violences conjugales sont un problème de santé publique universel, responsables du décès d'une femme tous les 2,7 jours en France. A l'heure actuelle, il n'existe aucun test de dépistage fiable en France, alors que de nombreux ont été développés au Canada. L'un d'eux, le WAST, est le seul à la fois validé en langue française et utilisable en milieu ambulatoire. Sa version anglaise, le WAST-ang, a déjà été testée en condition réelle par des médecins généralistes dans une étude canadienne. Nous avons souhaité faire la même chose avec sa version française. Les objectifs de notre étude ont été de comparer le niveau d'aise des patientes et des professionnels de santé français à celui déjà observé avec le WAST-ang, de proposer une version applicable en France (le "WAST-fr" ), d'évaluer son efficacité et son champ d'application, d'étudier les caractéristiques des femmes dépistées et de dresser un état des lieux des violences conjugales dans la Vienne.

    Matériel et Méthode : Cette étude descriptive a été réalisée dans la Vienne auprès de 22 médecins généralistes, 10 sages-femmes et 5 soignants de PMI sélectionnés sur la base du volontariat. Le WAST a été modifié et soumis à un pré test afin d'obtenir une version plus adaptée à la population française : le WAST-fr. Notre méthodologie s'est inspirée de l'étude d'applicabilité du WAST-ang au Canada. Chaque soignant devait administrer le WAST-fr lors d'entretiens directs à 10 patientes consécutives. A la fin de l'étude, patientes et professionnels de santé devaient compléter un questionnaire concernant leur opinion sur l'utilisation du WAST-fr.

    Résultats : Le WAST-fr a été bien accueilli par les patientes françaises : 92,7 % se sont senties à l'aise en le complétant (contre 91 % dans l'étude canadienne), 95,8 % l'ont jugé clair et 93,8 % recommandaient la poursuite de son utilisation. Elles préféreraient qu'il soit administré par les médecins généralistes et le remplir seules ; cependant, l'auto-administration de ce type de questionnaire est moins efficace que l'hétéro-administration. Par rapport à leurs confrères canadiens, les soignants se sont révélés significativement moins à l'aise (91,3 % contre 100%) et moins nombreux à souhaiter poursuivre l'utilisation du WAST-fr (60,9% contre 75 %). Il semble que l'adhésion des professionnels de santé serait meilleure dans des structures salariées type PMI ou centre de planification et dans le cadre d'un dépistage ciblé.

    Conclusion : Le WAST est à l'heure actuelle le seul outil de dépistage des violences conjugales validé en langue française et utilisable en milieu ambulatoire. Nous avons réussi à proposer une version applicable en France qui a été bien reçue à la fois par les patientes et par les professionnels de santé.

  • Le dépistage systématique des violences conjugales : étude réalisée chez les médecins généralistes de Poitou-Charentes en 2017    - Mu-Sek-Sang Rudy  -  19 septembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les violences conjugales constituent un problème de santé publique majeur. Le dépistage systématique de ces violences est préconisé par le rapport Henrion de 2001. Il est encore trop peu réalisé (7 à 8% des médecins généralistes), alors que plusieurs études montrent que les femmes victimes de violences conjugales souhaitent que leur médecin les interroge à ce sujet. Nous nous sommes ainsi demandé si un outil de dépistage simple, guidant les médecins généralistes du dépistage à l'orientation des victimes, pouvait permettre de faciliter le questionnement systématique des patientes.

    Méthodes : Notre avons envoyé deux questionnaires par messagerie électronique : le premier permettant un état des lieux de ce dépistage systématique auprès des médecins généralistes de la région Poitou-Charentes, le deuxième évaluant l'utilisation des outils proposés. L'outil de dépistage a été créé selon les recommandations de la MIPROF.

    Résultats : Quatre-vingt-neuf médecins ont répondu au premier questionnaire et quatre-vingt-dix-huit au deuxième. Seuls 22% de ces médecins pratiquent ce dépistage systématique. Les autres médecins déclarent majoritairement ne pas penser à ce dépistage et manquer de formation et d'information. Les jeunes diplômés sont moins nombreux à évoquer un manque de formation. Cinq médecins ont utilisé les outils proposés et les trouvent utiles à leur pratique. L'un a été surpris par l'existence de violences conjugales au sein de sa patientèle. Au deuxième questionnaire, le taux de réponse concernant le manque d'information et de formation a diminué de moitié.

    Discussion : Les jeunes médecins généralistes semblent plus formés à la question des violences conjugales, sans pour autant réaliser un dépistage systématique. Plusieurs raisons sont évoquées: le manque de formation, d'information, n'y avoir jamais pensé et ne pas savoir prendre en charge la victime. Nos outils n'ont pas permis d'augmenter significativement la réalisation de ce dépistage, possiblement par manque de puissance de l'étude. Malgré tout, nos mails d'informations sont à l'origine d'une diminution du manque d'information et de formation sur la violence conjugale et pourraient à moyen et long terme permettre néanmoins un meilleur repérage des situations de violences. De plus, cette étude permet de réfléchir à des pistes d'améliorations des pratiques.

    Conclusion : Nos outils ont été utiles pour quelques médecins généralistes. Ils mériteraient une plus grande diffusion afin d'augmenter la réalisation du dépistage systématique des violences conjugales. De plus, des relances d'informations à ce sujet pourraient également y contribuer. D'autres pistes sont à explorer, telles la mise en place de Formations Médicales Continues « de proximité », la proposition d'un outil de dépistage validé par les autorités compétentes et l'introduction de questions types au sein des formulaires d'accueil des services hospitaliers.

  • Étude préliminaire sur le sevrage tabagique chez les femmes atteintes d'un cancer du sein : évaluation d'un questionnaire auprès de 23 patientes    - Mayet Stéphanie  -  14 septembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le cancer du sein était la première cause de décès par cancer chez la femme avec 11 900 décès en France en 2015. Selon l'Institut national de santé publique, 22% des françaises fumeraient régulièrement. Cependant, le tabac aurait un impact sur la survenue de leur cancer, majorerait les effets indésirables des traitements du cancer ainsi que la mortalité. Une femme sur dix continuerait à fumer après le diagnostic d'un cancer du sein. L'objectif principal de cette étude était d'évaluer un questionnaire avant de soumettre un protocole de recherche sur les déterminants au sevrage tabagique chez les femmes atteintes d'un cancer du sein.

    Méthode : Il s'agissait d'une étude descriptive et transversale exploratoire réalisée au moyen d'un questionnaire diffusé par courriel. Des membres d'une association atteintes d'un cancer du sein ont été invitées à évaluer le questionnaire et à donner leur degré d'accord sur une échelle de Likert graduée de 0 à 10.

    Résultats : Vingt-trois femmes membres d'une association de patientes atteintes du cancer du sein ont participé à l'étude d'évaluation du questionnaire électronique. Elles étaient fumeuses et ex- fumeuses, âgées de 29 à 60 ans. Les fumeuses ont donné des valeurs moyennes plus basses concernant l'impact du tabac de manière global sur le traitement du cancer du sein » (p-value= 0.001 ; x̄ fumeuses= 3.4 ; x̄ ex-fumeuses = 7.4). Le médecin généraliste était perçu par 61% des participantes comme étant un des acteurs majeurs du sevrage tabagique. Les professionnels non médicaux étaient perçus par 43% comme un acteur majeur.

    Discussion : Le ressenti global vis-à-vis du questionnaire a été positif et peu de remarques ou suggestions ont été faites. Les femmes ayant répondues au questionnaire qui continuaient à fumer minimisent les effets globaux du tabac sur les traitements de leur cancer, notamment sur la diminution de l'efficacité de la chimiothérapie liée au tabac.

    Conclusion : À partir de questionnaires, une étude de plus grande ampleur pourrait procurer plus d'éléments sur la sous-estimation des effets néfastes du tabac chez les patientes ayant un cancer du sein et qui continuent à fumer.

  • Évaluation des pratiques du dépistage de la dénutrition chez les patients de plus de 70 ans : étude réalisée auprès de 102 médecins généralistes en Charente-Maritime    - Bellocq Thomas  -  14 septembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La dénutrition des personnes âgées est un véritable enjeu de santé publique dont le retentissement est conséquent en terme de morbi-mortalité et d'économie. En 2007, la HAS a publié des recommandations concernant le dépistage, le diagnostic et la prise en charge de la dénutrition chez les patients de plus de 70 ans.

    Objectifs : L'objectif principal de ce travail était d'évaluer les pratiques du dépistage de la dénutrition du sujet âgé par les médecins généralistes, 10 ans après la sortie des recommandations de la HAS ; les objectifs secondaires étaient d'identifier les difficultés entravant ce dépistage dans leur pratique professionnelle et de mener une réflexion permettant de l'améliorer en ambulatoire.

    Méthode : En association avec le service de Gériatrie du CH de Saintes, nous avons réalisé une étude descriptive en contactant 248 médecins généralistes en Charente-Maritime dont 102 ont répondu de façon anonyme au questionnaire en ligne d'auto-évaluation envoyé par email.

    Résultats : On a pu constater que le dépistage était insuffisamment réalisé puisque seulement 19% des médecins de l'étude le pratiquaient systématiquement indépendamment des situations à risque ou de l'état général. Certains outils nécessaires au dépistage étaient très peu sollicités tels que le poids mesuré lors de chaque consultation par 46% des médecins de l'échantillon, l'IMC calculé par 47%, le MNA® utilisé par 16% seulement. Les différents obstacles entravant la pratique des médecins étaient principalement: l'aspect chronophage, une confusion entre dépistage et diagnostic, le déni du patient, les visites au domicile.

    Conclusion : Une valorisation spécifique des consultations longues de dépistage par les médecins généralistes, une cotation spécifique du MNA et l'accès à des consultations diététiques remboursées pourraient permettre d'améliorer le dépistage et la prise en charge de la dénutrition du sujet âgé. Le déploiement d'outils de communication entre les professionnels de santé du territoire permettrait une véritable prise en soins pluridisciplinaire, et renforcerait le rôle du médecin généraliste comme coordonnateur de la prise en charge du sujet âgé.

  • Patients chuteurs de plus de 75 ans aux urgences du centre hospitalier d'Angoulême : impact de l'intervention de l'antenne gérontologique d'évaluation sur la réhospitalisation précoce et la mortalité    - Auxire Pauline  -  14 septembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La chute chez la personne âgée est un marqueur de fragilité pourvoyeuse de beaucoup d'admissions au service d'accueil des Urgences (SAU). Nous avons voulu analyser l'apport de l'antenne d'évaluation gérontologique (AGE), présente en journée au SAU du Centre Hospitalier d'Angoulême, en termes de réhospitalisation et de pronostic des patients âgés chuteurs.

    Matériel et méthode : Étude observationnelle monocentrique rétrospective sur l'année 2015. Les patients âgés de plus de 75 ans admis pour chute mécanique aux urgences avec une prise en charge ambulatoire étaient inclus. Nous avons constitué deux groupes : un groupe interventionnel où les patients étaient évalués par l'équipe mobile de gériatrie (groupe AGE) et un groupe contrôle où les patients étaient vus par les urgentistes (groupe SAU). Nous avons analysé les réhospitalisations précoces à un et trois mois ainsi que la mortalité à trois mois et à un an. Dans un second temps, nous avons repris les dossiers des patients du groupe AGE réhospitalisés à un mois afin de regarder si les préconisations faites par les gériatres au premier passage avaient été suivies.

    Résultats : 893 patients chuteurs ont été inclus, d'âge moyen 85 ± 6 ans, dont 219 (24%) avec intervention de l'AGE. Les groupes étaient homogènes en termes d'âge et de score de comorbidités. Nous n'avons pas observé de différence significative concernant le taux de réhospitalisation : 19% à 1 mois dans les 2 groupes, 30% (groupe SAU) et 31% (groupe AGE) à 3 mois. Sur le plan pronostique, la mortalité à 3 mois était significativement associée à l'intervention du gériatre (34%, p = 0,009). Les préconisations de modifications thérapeutiques et de mises en place d'aides étaient peu suivies.

    Discussion : Cette étude rétrospective menée chez des patients âgés chuteurs au sein du SAU, sans recours à l'hospitalisation, ne montre pas d'intérêt d'une intervention de l'AGE en termes de réhospitalisation et de mortalité.

    Conclusion : Notre étude ne montre pas d'intérêt de l'action de l'AGE chez les patients âgés chuteurs en termes de réadmission et de mortalité précoces. L'intervention des équipes mobiles de gériatrie est bénéfique chez les patients âgés fragiles. La sélection des patients nécessitant l'expertise de l'AGE et le mode d'intervention de ces équipes est à repenser afin d'optimiser le parcours de soins de ces patients.

  • La lymphopénie est-elle un facteur de risque de complication infectieuse en post-opératoire de chirurgie digestive carcinologique programmée ?    - Goulevant Pierre-Alain  -  13 septembre 2017  - Thèse d'exercice

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    La chirurgie digestive à visée carcinologique est une thérapeutique agressive avec des procédures chirurgicales et anesthésiques lourdes. Elle est fréquemment grevée de complications infectieuses, ayant pour retentissement un allongement des durées d'hospitalisation ainsi qu'une augmentation de la morbi-mortalité. Les lymphocytes étant responsables de l'immunité à médiation cellulaire, nous avons étudié leurs cinétiques en pré et post-opératoire, ainsi que la survenue d'une complication infectieuse chez les patients bénéficiant d'une chirurgie digestive carcinologique.

    Notre étude est observationnelle, prospective, multicentrique avec 19 centres français, incluant 775 patients extraits de la cohorte EVALYMPH (n=1282) bénéficiant de chirurgies digestives carcinologiques sur une année à partir d'avril 2016. Les patients ont bénéficié d'un prélèvement biologique avant l'intervention chirurgicale puis à J1, J3, J5, J8. Parallèlement un suivi clinique a été réalisé pour rechercher la survenue d'un sepsis et ce jusqu'à la fin d'hospitalisation.

    Nous avons constaté une diminution du taux de lymphocyte dès le premier jour post-opératoire atteignant - 31% de la valeur préopératoire. Un épisode de sepsis a été constaté chez 19% des opérés avant leur sortie, le délai médian de survenue était de 5 jours [2 – 6 jours]. La lymphopénie était associée au sepsis lorsqu'elle était présente en pré et post-opératoire immédiat(p=0,025). La durée d'hospitalisation médiane était augmentée pour les patients lymphopéniques (21%) en préopératoire avec 14 jours [9 – 21 jours] versus 11 jours [11 – 17 jours] (p=0,001).

    Cette étude nous amène à considérer la lymphopénie comme un acteur majeur de la survenue du sepsis post-opératoire et il semble nécessaire d'attendre les résultats de l'étude complète EVALYMPH pour pouvoir l'affirmer.

  • Anomalies congénitales rénales et des voies excrétrices : à propos d'une observation d'hypoplasie segmentaire rénale ou rein de Ask-Upmark    - Galinier Aliénor  -  08 septembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Les CAKUT sont des anomalies très diverses, représentant 30% des malformations anténatales, et sont la cause de 30 à 50% des insuffisances rénales terminales de l'enfant. Leur étiologie est souvent mal connue, vraisemblablement d'origine multifactorielle.

    Nous rapportons le cas d'une patiente de 15 ans présentant une hypertension artérielle maligne associée à une hypoplasie rénale segmentaire unilatérale dont la réalisation d'une néphrectomie permettait le contrôle de l'HTA avec régression complète des complications viscérales. L'analyse anatomopathologique confirmait le diagnostic d'hypoplasie segmentaire rénale ou rein de Ask-Upmark. La patiente n'avait aucun antécédent d'infection urinaire dans l'enfance, et la recherche de reflux vésico-urétérale était négative. Il n'était pas retrouvé d'antécédent familiaux, et ses parents, son frère et sa sœur avaient une échographie rénale normale. Sa fonction rénale était normale.

    L'hypoplasie rénale segmentaire est une anomalie rare caractérisée par un rein diminué de volume dont la surface présente des dépressions en cuvette plus ou moins régulières correspondant à des zones d'amincissement et d'atrophie corticale alternant avec des zones de parenchyme rénal normal. Elle présente une nette prédominance féminine, un âge moyen de diagnostic entre 10 et 15 ans et se manifeste dans la grande majorité des cas par une hypertension artérielle sévère. Une association à un reflux vésico-urétéral est retrouvé dans 70% des cas. Des anomalies de nombreux gènes impliqués dans le développement rénal peuvent être associés à une hypoplasie rénale, en revanche aucune anomalie génétique spécifique n'a été identifiée à ce jour dans l'hypoplasie segmentaire rénale. Son étiologie reste débattue. Le caractère chirurgicalement curable de cette hypertension artérielle secondaire en fait une anomalie à ne pas méconnaître.

  • Intérêt de l'échographie dans le diagnostic du syndrome du canal carpien    - Duprat André  -  08 septembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Plusieurs études ont décrit un intérêt d'utiliser l'échographie dans le diagnostic de cette pathologie avec de bons résultats. L'objectif de cette étude était de définir le meilleur critère échographique pour diagnostiquer un syndrome du canal carpien (SCC) et d'établir une corrélation entre l'examen échographique et le stade de gravité.

    Méthodes : Nous avons réalisé une étude prospective, monocentrique sur 85 mains. Les patients symptomatiques ont eu un examen clinique, un électromyogramme et une échographie pré-opératoire. Seuls les patients présentant une disparition des acroparesthésies nocturnes et diurnes ont permis de définir le groupe malade représentant le gold-standard.

    Résultats : La section du nerf médian (SNM) était de 13,25 mm2 dans le groupe malade contre 9,9mm2 dans le groupe témoin (p=0,00012). La sensibilité et spécificité étaient respectivement de 76% et 75% pour un cut-off de 12mm2. Il y avait une corrélation entre la SNM et le stade de gravité clinique (p<=0,05) et avec le stade de gravité électromyographique (p<=0,05). La sensibilité et spécificité étaient respectivement de 100% et 95% dans un sous-groupe de patients au stade sévère avec un cut-off de 14mm2.

    Conclusion : L'analyse échographique avec notamment l'analyse de la SNM est utile pour le diagnostic du canal carpien. Bien qu'elle ne puisse remplacer l'éléctromyogramme dans tout les cas, elle est suffisamment performante en première intention dans une population présentant un stade de gravité.

  • Étude observationnelle sur la qualité de crise et les troubles dysautonomiques au cours de l'électroconvulsivothérapie sous 3 hypnotiques différents (propofol, étomidate et kétamine) au CHU de Poitiers    - Alaoui Ismaïl  -  07 septembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'électroconvulsivothérapie est une thérapie choisie en psychiatrie afin de pallier aux formes sévères et résistantes aux traitements. II n'existe à ce jour aucune recommandation concernant le choix de l'hypnotique alors qu'il pourrait influencer la qualité de la crise et l'apparition de troubles dysautonomiques.

    Objectif : Observer au CHU de Poitiers l'effet de 3 hypnotiques, le propofol, l'étomidate et la kétamine sur la qualité de crise et les troubles dysautonomiques au cours de l'électroconvulsivothérapie.

    Matériel et méthode : Étude observationnelle non randomisée. Critère de jugement principal : incidence d'une crise satisfaisante associant une durée de crise >30 secondes et/ou un arrêt brutal. Critères de jugements secondaires : incidence d'une crise idéale, durée de crise, charges électriques et troubles dysautonomiques. Recueil de la pression artérielle, du rythme cardiaque, et de la conduction cardiaque effectués avant le choc et aux minutes 1, 2, 4 et 6 après le choc.

    Résultats : 83% (n=136) des séances avaient une crise satisfaisante avec une incidence plus élevée sous kétamine 94% (N=31) et étomidate 91% (N=53) par rapport au propofol 71% (N=52) ( p=0,017). 54% (N=89) des séances avaient une crise idéale avec une incidence plus élevée sous kétamine 73% (N=24) et étomidate 64% (N=37) par rapport au propofol 38% (N=28) (p=0.0008). Les durées de crise étaient supérieures au cours des séances sous étomidate et kétamine (p=0,014). La tension artérielle moyenne était plus élevée sous kétamine et étomidate par rapport au propofol à tous les temps après le choc (p<0.0001). L'incidence des poussées hypertensives était plus élevée sous kétamine ( p<0.0001). Les fréquences cardiaques et les tachycardies >130 batts/min étaient plus élevées sous kétamine. L'incidence des bradycardies était plus élevée sous étomidate et propofol. Il n'a pas été mis en évidence de trouble du rythme ou conductif majeur.

    Conclusion : La crise était de meilleure qualité sous kétamine et étomidate par rapport au propofol. Ce résultat est à confronter à l'efficacité thérapeutique. Les pressions artérielles moyennes étaient plus élevées sous étomidate et kétamine. Les poussées tensionnelles et de tachycardies étaient plus marquées sous kétamine alors que les bradycardies étaient plus fréquentes sous étomidate et propofol.

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affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
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