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2015

Les travaux soutenues en 2015

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306 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 91 à 100
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  • Suivi à 5 mois de 78 patients fibromyalgiques recevant un traitement par stimulation magnétique transcrânienne répétitive selon le protocole du Centre Régional d'Etude et de Traitement de la Douleur de Poitiers    - Brussaux Julien  -  06 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La fibromyalgie est une maladie fréquente, invalidante et de prise en charge difficile. Parmi les traitements non médicamenteux, une technique se développe : la stimulation magnétique transcrânienne répétitive (SMTr) du cortex moteur primaire gauche.

    L'objectif de cette étude est d'évaluer l'amélioration de la qualité de vie de patients fibromyalgiques après 5 mois de traitement suivant notre protocole. Nous évaluerons secondairement l'évolution des symptômes cardinaux de cette pathologie : douleur, fatigue, qualité de sommeil et thymie.

    Matériel et méthode : Cette étude rétrospective a été menée au sein du Centre Régional d’Étude et Traitement de la Douleur du Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers entre septembre 2011 et juin 2015. 78 patients fibromyalgiques recevaient une induction thérapeutique par 4 séances, une par jour, puis une consolidation par 5 séances, une par semaine, suivi d'un entretien par des séances espacées de 2 puis 3 et 4 semaines selon leur efficacité et leur tolérance. Le critère de jugement principal était évalué par le score FIQ aux séances 1 et 15. Les critères secondaires étaient l'évolution de la douleur (END), fatigue (ENF) et qualité de sommeil (EVS) des 24 dernières heures mesurés avant chaque séance ainsi que l'anxiété et la dépression par le questionnaire HAD mesuré aux séances 1, 10 et 15.

    Résultats : Nous avons observé une amélioration de 30.75% du FIQ chez 37 patients avec un écart type (ET) de 34. Les critères secondaires montraient une amélioration des END de 17.5% (ET 46.4), des ENF de 31.4% (ET 31.19), des EVS de 19% (ET 61.8) et de l'HAD de 21,28% (ET 49,2). 73% de nos patients ont eu au moins un effet indésirable, le plus souvent mineur et transitoire.

    Discussion : Ces résultats démontrent que la SMTr à haute fréquence du cortex moteur primaire gauche constitue une thérapeutique adjuvante intéressante pour une population de patients fibromyalgiques résistant aux traitements recommandés.

  • Etude de l’effet de l’acide lithocholique dans les cellules HepaRG et impact de l’interleukine-22 sur ces effets    - Bouhraoua Adèle  -  05 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    L’atteinte hépatique médicamenteuse est un problème majeur de santé publique. On distingue habituellement des toxicités dose-dépendantes et des toxicités idiosyncrasiques non dose-dépendantes et non prévisibles. Toutefois, les effets hépatotoxiques et les bases moléculaires restent encore imparfaitement connus. Au laboratoire, nous avons choisi de caractériser les effets de l’acide lithocholique (LCA), acide biliaire secondaire le plus toxique de l’organisme, dans le modèle de cellules hépatiques humaines HepaRG. Nous avons montré que le LCA est capable d’altérer la viabilité cellulaire en induisant l’apoptose des cellules HepaRG. De plus, le LCA s’est révélé cholestatique en agissant directement sur les canalicules biliaires, provoquant leur contraction et diminuant l’expression de transporteurs hépatobiliaires. Dans un second temps, nous nous sommes intéressés à l’effet de l’interleukine 22 (IL-22) dans la toxicité induite par le LCA dans ces cellules HepaRG. L’IL-22, cytokine récemment identifiée, est décrite pour ses propriétés hépatoprotectrices, notamment dans les atteintes hépatites aiguës et la cirrhose. Nos résultats ont montré que les cellules HepaRG expriment le récepteur à l’IL-22 et que cette cytokine est capable d’améliorer la viabilité cellulaire lors d’une exposition des cellules au LCA.

  • Insécurité des soignants face à la violence des patients : état des lieux et facteurs prédisposants : Résultats d'une enquête transversale, multicentrique    - Dallay Camille  -  05 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    Le dernier rapport de l'Observatoire National des Violences en milieu de Santé témoigne de l'importance de la problématique de la violence dans notre système de soins. Cette violence est un phénomène complexe qui résulte de l'intrication de plusieurs facteurs étiologiques, variant selon le type de violence rencontré.

    L'objectif de notre travail était d'identifier des facteurs en lien avec la survenue d'événements violents dans les soins hospitaliers, le vécu des soignants et leurs impacts.

    La méthode comportait une enquête transversale multicentrique (CHU Toulouse et Poitiers), multi-sites (urgences psychiatriques et somatiques, services fermés de psychiatrie) auprès des personnels volontaires infirmiers et aides-soignants. L'auto-questionnaire comportait les caractéristiques individuelles, dont l'échelle MBI (évaluation de l'épuisement professionnel), les variables d'organisation du travail (score de Pression Temporelle, score d'Incertitude concernant les traitements validés par Presst-Next), la partie interactionnelle dont l'échelle multidimensionnelle d'empathie IRI. Le critère de jugement de l'étude était la fréquence de survenue d'événements violents au moins mensuelle déclarée par les soignants.

    L'analyse descriptive et comparative des données selon le niveau de violence précédait une régression logistique du risque de violence déclarée en fonction des variables indépendantes retenues (Référence: M.Estryn-Behar). Le taux de réponses était de 58,1%, 150 questionnaires furent validés et traités.

    Les résultats révèlent que la fréquence de confrontation à la violence et le sentiment d'insécurité au travail sont élevés chez les professionnels de santé interrogés et particulièrement dans les services d'urgences générales. L'épuisement professionnel, la pression temporelle au travail, les horaires de travail (alternant jour/nuit) sont associés à une violence élevée quel que soit le genre. La dimension cognitive PT (Prise de perspective) de l'empathie est associée à une réduction du risque de violence déclarée. Les résultats retrouvent également : une forte corrélation positive entre l'épuisement professionnel et les dimensions émotionnelles de l'empathie (Souci empathique (EC) et Détresse personnelle (PD)), une corrélation négative entre le burn-out et la dimension PT chez les femmes et non chez les hommes. Ces résultats révèlent ainsi que l'empathie dans les soins, par sa dimension cognitive, prévient la survenue d'événements de violence déclarée. En revanche, la pression au travail et l'épuisement professionnel semblent constituer des facteurs de risque par l'altération de la relation soignants-soignés.

    Conclusion : Les résultats suggèrent la nécessité d'améliorer les conditions de travail, de prévenir l'apparition d'un épuisement professionnel et de préserver l'empathie clinique chez les soignants. Ces actions pourraient contribuer à prévenir la violence interactionnelle dans les soins par l'amélioration de la relation thérapeutique.

  • Retinal Microvascular Alterations related to Diabetes: An Optical Coherence Tomography Angiography Study    - Gozlan Julien  -  05 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'angiographie à la fluorescéine représente l'outil de référence pour évaluer la maculopathie diabétique ischémique (MDI), qui est une cause de baisse d'acuité visuelle irréversible chez les patients diabétiques. Le but de cette étude était d'explorer l'atteinte de la zone avasculaire centrale (ZAC) et de la microcirculation périfovéolaire au cours de la rétinopathie diabétique non proliférante (RDNP) en angiographie OCT.

    Patients et méthodes : Étude transversale portant sur des yeux de patients diabétiques atteints de RDNP. Un interrogatoire médical, une mesure de la meilleure acuité visuelle corrigée (MAVC), un examen à la lampe à fente et du fond d’œil, des rétinographies couleur, un SD-OCT et un OCT Swept-Source étaient pratiqués chez tous les patients inclus. De plus, un examen d'angiographie OCT était réalisé afin d'évaluer les plexus capillaires superficiel et profond dans chaque œil à l'étude.

    Résultats : Cinquante huit yeux de 35 patients, dont l'âge moyen était de 61.8 ans, atteints de RDNP ont été inclus dans cette étude. Parmi eux, 19 yeux présentaient une RDNP minime, 24 yeux présentaient une RDNP modérée et 15 yeux présentaient une RDNP sévère. Une progression significative du grade de la ZAC (p < 0.0001), de la surface de la ZAC (p = 0.0036), du périmètre de la ZAC (p = 0.0001), et de l'index de non-perfusion du plexus capillaire superficiel (INP) (p = 0.0009) a été mise en évidence avec l'aggravation de la RDNP (comparaison entre chaque groupe). De plus, une corrélation significative était retrouvée entre l'INP et la MAVC (p = 0.007).

    Conclusion : L'angiographie OCT est une nouvelle technique d'imagerie rétinienne vasculaire capable d'explorer la MDI dans la RDNP de façon non-invasive. L'INP, un index d'OCT angiographie nouvellement décrit, permet d'explorer en une mesure unique à la fois la vascularisation fovéolaire et périfovéolaire.

  • Etude rétrospective sur l'intérêt de l'utilisation du concentré de fibrinogène au bloc de chirurgie cardiaque du CHU de Rennes    - Chappe Marion  -  02 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    La chirurgie cardiaque par Circulation-Extra-Corporelle est une technique lourde à fort risque de complications pour les patients. La principale complication est un déséquilibre de l’hémostase induit par la technique chirurgicale elle-même et pouvant engendrer une hémorragie aux conséquences potentiellement gravissimes pour le patient. Le fibrinogène est la molécule clé de l’hémostase, intervenant dans plusieurs étapes du processus. Le recours au concentré de fibrinogène (Clottafact©) pourrait dès lors être un moyen pour contrer cette hémorragie. En corrélation avec le nombre croissant de publications à ce sujet, la prescription de Clottafact© par les anesthésistes du service de Chirurgie Thoracique et Cardio-Vasculaire du CHU de Rennes est de plus en plus fréquente bien que ne s’appuyant pas sur des recommandations nationales. Dans un souci de maitrises de dépenses de santé et de promotion du bon usage de ce médicament dit « Hors GHS », la Commission des Médicaments et des Dispositifs Médicaux Stériles a mis en place un travail dans le but d’évaluer l’impact de l’utilisation du concentré de fibrinogène sur les patients au niveau de la quantité de produits sanguins transfusés, de leurs complications post-chirurgicales et de leur durée de séjour hospitalier, puis d’analyser les pratiques des professionnels en CTCV (dose de concentré de fibrinogène prescrite, conditions de sa prescription).

    Cette étude rétrospective a inclu 1186 patients opérés par CEC en 2014 au bloc de CTCV. Deux sous-groupes ayant subi les mêmes types d’interventions ont ensuite été comparés afin d’évaluer les bénéfices potentiels d’une administration de concentré de fibrinogène sur le pronostic des patients. Notre travail a ainsi démontré que l’administration de Clottafact® ne permettait ni de réduire les besoins transfusionnels ni d’améliorer le pronostic clinique des patients.

    Concernant les pratiques du personnel de CTCV, la prescription du Clottafact® apparait plutôt comme étant aussi dépendante de l’anesthésiste que de la situation clinique du patient. Il semble alors nécessaire de promouvoir de nouvelles recommandations internes concernant l’usage du concentré de fibrinogène et le recours à la transfusion sanguine.

  • « Les attentes des femmes victimes de violences concernant le dépistage et la prise en charge par leur médecin généraliste » : Enquête qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de 10 femmes victimes de violences dans les Deux-Sèvres    - Paris Laurane  -  02 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    Les violences faites aux femmes sont fréquentes, sous dépistées et extrêmement destructrices pour les victimes, tant sur le plan humain que sur le plan sanitaire, social ou financier.

    Elles sont devenues un véritable enjeu de santé publique notamment suite aux résultats alarmants de l'Enquête Nationale sur les Violences Envers les Femmes en France (ENVEFF) réalisée en 2000.

    Ce travail de recherche a pour but de connaître les attentes des femmes victimes de violences, sous toute forme, dans tout contexte et par tout auteur, concernant le dépistage et la prise en charge par leur médecin généraliste.

    La méthode utilisée est une étude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de 10 femmes victimes de violences dans le département des Deux-Sèvres.

    La trame d'entretien s'articule autour de 5 axes : l'histoire de la femme, l'installation de la violence, le dépistage des violences par le médecin généraliste, la prise en charge et le suivi, la sortie de la violence.

    Les principales attentes retrouvées dans cette enquête sont :
    1/ Liées à l'attitude du médecin
    Établir une relation de confiance et respecter le secret médical
    Discuter et informer sur les violences
    Avoir des qualités humaines d'écoute, d'empathie, d'attention et de soutien
    Disposer de plus de temps de consultation et de plus de disponibilité
    Ne pas banaliser les violences subies
    Ne pas juger
    2/ Liées à l'action du médecin
    Proposer une prise en charge psychologique
    Proposer une orientation
    Diminuer la médication par psychotropes
    Mener des actions de prévention
    Dépister au cas par cas les violences
    Rédiger d'un certificat médical complet
    Connaître les réseaux locaux pour proposer un relais vers les professionnels
    Se former sur les violences
    3/ Liées à l'environnement
    Plus de lieux d'accueil pour les femmes victimes
    Associations de victimes

    Les attentes de ces femmes sont donc nombreuses et riches d'enseignement quant à l'attitude à adopter en consultation et aux actions à leur proposer.

    Le médecin généraliste tient donc un rôle clé pour aider les femmes victimes de violences dans leur démarche personnelle.

    Ses missions peuvent être résumées selon 5 axes :
    Repérer : Motifs de consultation, attitude de la femme
    Identifier : Dépistage et attitude d'écoute du médecin
    Évaluer : Type de violences, examen clinique, conséquences sanitaires et sociales
    Agir : Certificat médical, discussion, informations, prise en charge psychologique, orientation et suivi
    Se former

  • Étude des paramètres de marche chez des patients atteints de sclérose en plaques sous fampridine : apport des accéléromètres dans l'évaluation de la réponse au traitement    - Bichon Charles-Xavier  -  02 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    L'objectif de cette étude est de mesurer les modifications induites par la fampridine sur les paramètres spatio-temporaux de la marche des patients atteints de SEP (sclérose en plaques), ainsi que l'équilibre, l'endurance, l'activité physique et la qualité de vie.

    Il s'agit d'une étude préliminaire monocentrique prospective. A J0 et à J14 de l'initiation d'un traitement par fampridine, en plus du test de marche de 25 pieds (T25FW) habituellement pratiqué, chaque sujet a réalisé un iWalk (test de marche de 6 minutes [6-MWT] instrumenté), un iSway (test d'équilibre instrumenté), et un iTUG (timed-up-and-go instrumenté), au moyen de capteurs APDM MobilityLab®. Une évaluation ambulatoire a en parallèle été réalisée ainsi qu'une évaluation de la qualité de vie (SEP-59).

    Douze patients ont été inclus. Il est retrouvé une diminution de la durée du T25FW 12,1 s ± 6,2 à 10,7 s ± 4,9 (p=0,003). Le périmètre de marche au 6-MWT a augmenté significativement de 239,0 m ± 92,2 à 281,9 m ± 130,8 (p=0,015), ainsi que la cadence au iWalk, qui s'est majorée de 89,2 pas/minute ± 9,7 à 98,1 ± 12,9 (p=0,03). Les temps d'appui lors des demi-tours sont significativement réduits. D'autres paramètres tendent à s'améliorer comme le temps de double appui, la longueur de foulée ou l'estimation de la consommation énergétique ambulatoire. Les comparaisons intergroupes n'ont pas retrouvé de différence significative mais certains paramètres semblent évoluer plus favorablement dans le groupe répondeur. Enfin le SEP-59 retrouve des améliorations significatives dans la plupart des dimensions psychologiques, contrairement aux dimensions physiques.

    La fampridine semble bien induire des modifications sur d'autres aspects que la vitesse, qui devront faire l'objet d'évaluations ultérieures statistiquement plus robustes.

  • Prévalence du cancer chez les patients âgés de 75 ans et plus résidant en EHPAD : étude réalisée auprès des 45 EHPAD conventionnés avec le CHU de Poitiers    - Guyot Nicolas  -  02 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le nombre de patients dépendants continue de croître avec des difficultés de maintien à domicile. En 2015, 500 000 patients vivent en EHPAD (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) avec un âge moyen de 84 ans. Parallèlement, le nombre de patients vivant avec un cancer croît chaque année. En 2012, près de 115 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chez les sujets âgés de 75 ans et plus. Jusqu'à aujourd'hui, peu d'études se sont intéressées à la population institutionnalisée atteinte de cancer.

    Objectifs : Les objectifs étaient de calculer la prévalence du cancer chez les résidents d'EHPAD âgés de 75 ans et plus ayant développé la maladie à partir de 75 ans et de définir les facteurs influençant la prise en charge de cette population fragilisée.

    Méthode : Etude observationnelle, descriptive, multicentrique, rétrospective réalisée auprès de 45 EHPAD conventionnés avec le CHU de Poitiers de janvier à avril 2015. Tous les patients ayant développé un cancer ou une récidive de cancer à partir de 75 ans ont été inclus, quels que soient la localisation, la situation de traitement, le suivi. Les données gériatriques étaient recueillies dans le dossier médical de l'EHPAD. Les données oncologiques étaient complétées à partir du dossier informatisé du CHU de Poitiers et du Dossier Communicant de Cancérologie.

    Résultats : 214 résidents ont été inclus (63 % femmes - moyenne d'âge 90 ans), en majorité polypathologique (57% avaient au moins 3 comorbidités), dépendante (94% de GIR≤4), avec des troubles cognitifs (42%). La prévalence du cancer était de 8,4% [7,7%-9.1%] avec les localisations cutanées, digestives et mammaires qui étaient les plus fréquentes; 37% ont été diagnostiqués après l'institutionnalisation; 83% des résidents ont reçu un traitement. La chirurgie était réalisée pour 55% des patients traités. Parmi les variables étudiées, seul l'âge au diagnostic était associé de manière significative à une moindre réalisation d'un bilan d'extension (OR=0,904 IC95% *0,847-0,965]) et d'un traitement (OR 0,918 IC95% [0,855-0,986+). Le fait d'être institutionnalisé et le nombre de comorbidités n'influençaient pas la prise en charge. La réalisation du suivi était associée à l'âge actuel du patient (OR=0,899 IC95% [0,810-0,998]), ainsi que le délai de fin de traitement (OR=0,365 IC95% [0,218-0,610]). L'autonomie, la présence de troubles cognitifs et de localisations secondaires n'influençaient pas le suivi.

    Conclusion : Notre étude, une des premières en France, retrouve une faible prévalence du cancer en EHPAD, nous laissant évoquer un sous-diagnostic dans cette population fragilisée. Le poids de l'âge chronologique semble encore ancré dans la pratique du médecin, puisqu'il influence les décisions d'explorations complémentaires, le traitement oncologique et le suivi. Une sensibilisation des personnels soignants et médicaux dans les EHPAD à l'oncogériatrie et à l'intérêt d'une évaluation gériatrique semble nécessaire pour améliorer la prise en charge de ces patients.

  • Impact thérapeutique de la TEP-TDM à la Fluorocholine dans la prise en charge de la récidive du cancer de la prostate : Étude rétrospective sur 89 patients    - Khalifa Benjamin  -  02 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction: L'objectif principal était d'évaluer l'impact thérapeutique de la TEP-TDM (Tomographie par Emission de Positons-Tomodensitométrie) à la FCH (Fluorocholine) dans la prise en charge des patients présentant une récidive biologique de cancer de la prostate. Les objectifs secondaires étaient d'évaluer les performances diagnostiques de l'examen, et les facteurs clinico-biologiques prédictifs du site de récidive.

    Matériel et méthode : Cette étude rétrospective sur 89 patients ayant bénéficié d'une TEP-TDM à la FCH pour une suspicion de récidive biologique d'un adénocarcinome prostatique a été réalisée au CHU de Poitiers (octobre 2011 - juin 2014). Les examens ont été réalisés soit sur une caméra Philips Gemini, soit une caméra Siemens Biograph mCT. Les résultats de la TEP ont été confrontés ont données biologiques (PSA et PSAdt) et histopathologiques initiales. Les décisions thérapeutiques obtenues sans ou avec connaissance des résultats TEP ont été déterminées au moyen d'un algorithme thérapeutique établi à partir des dernières recommandations en vigueur.

    Résultats : Les PSA (Antigène spécifique prostatique) et PSAdt (Temps de doublement du PSA) moyens étaient respectivement de 8,58 ng/ml et 12 mois. 95,5% des TEP étaient positifs, dont 43,5% récidives locales, 15,3% récidives ganglionnaires régionales, 17,6% récidives loco-régionales et 23,5% récidives à distance. Le PSA (p=0,004) et le PSAdt (p=0,0002) étaient corrélés au site de récidive. Seul le PSAdt était un facteur prédictif indépendant d’une récidive locale (p=0,0001) ou à distance (p=0,0006). Les sensibilités et spécificités de la TEP pour la détection des lésions prostatiques, ganglionnaires et osseuses étaient respectivement de 100% et 73,7%, 95,6% et 100%, 69,2% et 100%. Un changement de l'attitude thérapeutique a été induit par la TEP chez 51,7% des patients explorés.

    Conclusion : Cette étude confirme l’intérêt pratique de la TEP-TDM à la Fluorocholine dans la localisation du site de récidive du cancer de la prostate, avec un changement de la stratégie thérapeutique intéressant près d'un patient sur deux.

  • Le pied varus équin de l'adulte hémiplégique spastique traité par neurotomie tibiale sélective : étude rétrospective de 107 patients    - Arrault Caroline  -  02 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le pied varus équin du patient hémiplégique spastique est une déformation neuro-orthopédique fréquente entravant la marche et l'autonomie en vie quotidienne. La neurotomie tibiale sélective est le traitement chirurgical de référence. Son efficacité à court terme n'est pas contestée mais les résultats à long terme, en particulier la récidive, sont peu décrits. L'objectif de l'étude est d'évaluer la récidive du pied varus/équin après neurotomie sélective des branches motrices du nerf tibial en décrivant l'évolution clinique et fonctionnelle et d'identifier des facteurs prédictifs de la récidive.

    Matériel et méthode : Étude rétrospective, descriptive de 107 patients adultes présentant une hémiplégie spastique acquise avec déformation du pied en varus et/ou équin opérée par neurotomie tibiale sélective. Les patients sont issus de la consultation pluridisciplinaire du handicap du CHU de Poitiers entre 1997 et 2014. Les patients ont été évalués avant et régulièrement après le geste chirurgical pour un recul moyen de 9 ans [1;15,6] : présence d'un varus/équin, amplitudes articulaires passives de cheville genou fléchi et genou tendu, score d'Ashworth, présence d'une griffe d'orteils, utilisation d'aides techniques et périmètre de marche.

    Résultats : 26 récidives de la déformation ont été recensées dans notre cohorte de 107 patients au cours du suivi. L'analyse comparative a permis de démontrer l'efficacité de la neurotomie avec un recul d'un an : amélioration des amplitudes articulaires de cheville et du score d'Ashworth entre les temps préopératoire et à 6 mois et à un an (p<0.0001). Il existe une stabilité de ces critères entre les évaluations de 6 mois à un an. Le délai entre la survenue du déficit et la chirurgie de correction du pied varus équin est un facteur prédictif de la récidive (p=0.020). Les patients opérés plus de 5 ans après l'accident neurologique responsable de l'hémiplégie ont un pronostic de récidive moins favorable dans notre étude.

    Conclusion : L'efficacité de la neurotomie tibiale sélective pour correction du pied varus équin est démontrée avec une stabilité des résultats à un an. La récidive de la déformation est une éventualité dans les années suivant le geste chirurgical. Le délai entre l'apparition du déficit neurologique et la chirurgie est un facteur prédictif d'absence de cette récidive lorsque le geste est réalisé avant 5 ans.

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affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
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