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Fritel Xavier

Les travaux encadrés par "Fritel Xavier"

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  • Risque de déchirures périnéales sévères lors des extractions instrumentales et épisiotomie : analyse des pratiques au CHU de poitiers de 2005 à 2015    - Fradet Ménard Carine  -  21 octobre 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les déchirures périnéales sévères (DPS) lors d'un accouchement par voie vaginale peuvent être responsables d'une incontinence anale dans le postpartum. Le taux de DPS a augmenté de manière significative dans de nombreux pays européens ces dernières années. L'extraction instrumentale est l'un des principaux facteurs de risque de DPS. Il existe un conflit dans la littérature sur le fait que l'épisiotomie pourrait prévenir l'apparition des DPS lors d'une extraction instrumentale. Dans notre établissement, l'épisiotomie est réalisée de façon restrictive. L'objectif de cette étude est d'évaluer si l'épisiotomie est un facteur protecteur des DPS lors des extractions instrumentales. L'objectif secondaire est d'analyser la fréquence des DPS au cours du temps dans notre établissement ainsi que l'influence des autres facteurs de risque de DPS chez les femmes dans ce contexte.

    Matériel et Méthode : Une étude rétrospective a été réalisée sur 11 ans (2005-2015). Les caractéristiques maternelles, fœtales et de l'accouchement ont été relevées sur l'ensemble des accouchements de plus de 34 semaines d'aménorrhée avec une grossesse monofoetale et une présentation céphalique sur cette période. Sur les 19918 accouchements voie basse répondants aux critères d'inclusion, nous avons identifié 2357 accouchements avec extraction instrumentale. Les données ont été analysées selon un modèle de régression logistique.

    Résultats : En cas d'extraction instrumentale, le taux de DPS était de 7,4% (1,3% pour l'accouchement vaginal sans extraction). Les facteurs de risque de DPS étaient la primiparité, le poids de naissance des nouveau-nés supérieur à 4000g, l'absence d'épisiotomie, et l'extraction instrumentale. Pendant la période de 2005 à 2015, nous avons observé une diminution de 80% à 20% du taux d'épisiotomie en cas d'extraction instrumentale et une augmentation de 3% à 13% des DPS (p < 0,05). En cas d'extraction instrumentale, le risque de DPS était augmenté lorsqu'aucune épisiotomie n'était réalisée OR 3,66 ; IC 95% [2,5-5,49], 22 épisiotomies étaient nécessaires pour prévenir un cas de DPS lors d'une extraction par ventouse et 11 épisiotomies lors d'une extraction par forceps.

    Conclusion : L'épisiotomie semble avoir un effet protecteur sur le risque de DPS lors d'une extraction instrumentale. Ces résultats sont à interpréter avec prudence en raison de la modification des pratiques, en particulier une meilleure reconnaissance des DPS.

  • Pendant la grossesse, la laxité ligamentaire périphérique est-elle associée à la statique pelvienne ?    - Gachon Bertrand  -  19 octobre 2016  - Thèse d'exercice


  • Évaluation de la position des prothèses de promontofixation en échographie périnéale : étude PROMONTECHO    - Fièvre Claire  -  06 octobre 2016  - Thèse d'exercice

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    La promontofixation est la technique de référence pour la prise en charge des prolapsus apicaux. Actuellement, elle est réalisée le plus souvent par voie coelioscopique avec la pose de prothèses antérieure et postérieure et sans hystérectomie associée. La position choisie pour les prothèses et leurs points de fixation pourraient avoir une influence sur le résultat anatomique et fonctionnel mais peu de choses sont connues sur la position finale des mèches. Il s’agit donc de réaliser une étude sur la visualisation des prothèses antérieures et postérieures en échographie 3D après promontofixation coelioscopique sans hystérectomie. Il s'agit d’une étude prospective observationnelle multi centrique ayant inclus 35 patientes qui ont bénéficié d’une double promontofixation par voie coelioscopique sans hystérectomie entre avril 2011 et avril 2016. Une échographie périnéale avec acquisition 3D est réalisée. On mesure alors la position des prothèses au repos, en contraction périnéale et en manœuvre de Valsalva, puis leur taille sur une reconstruction frontale. La reproductibilité des mesures est analysée par le coefficient de corrélation intra-classe. Par ailleurs, on réalisera une étude pilote exploratoire sur le lien entre la position des prothèses et la symptomatologie des patientes puisqu’il n’existe pas de données dans la littérature alors qu’il est probable que cela puisse avoir un impact. L’ensemble des prothèses ont pu être visualisées pour toutes les patientes incluses. Leur position varie selon le temps d’acquisition et est variable selon les patientes. Les mesures de dimensions des prothèses sont reproductibles. Nous avons mis en évidence que le risque de récidive de prolapsus antérieur diminue si la prothèse est posée bas sur le col vésical et si elle est peu tendue. En conclusion, l’utilisation de l’échographie trans-périnéale est possible dans l’évaluation et le suivi des patientes ayant eu une promontofixation. Une étude plus large est en cours afin de confirmer ces résultats. Le risque d’incontinence urinaire augmente également avec la faible tension de la prothèse antérieure. La prothèse postérieure aurait, elle, un rôle dans l’apparition de douleurs pelviennes et de dyspareunie.

  • Évaluation de la prise en charge des patientes porteuses de lésions frontières du sein au CHU de Poitiers    - Derrien Aurelie  -  22 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les lésions frontières du sein sont de plus en plus fréquentes. Leur signification clinique n'est pas définie et leur rôle de facteur de risque ou de précurseur du cancer du sein est débattu. Actuellement, il n'y a pas de consensus quant à leur prise en charge. L'objectif de cette étude est d'évaluer la prise en charge de ces patientes au CHU de Poitiers en comparant les facteurs de risque de cancer du sein des patientes opérées et des patientes surveillées cliniquement et radiologiquement. Un modèle prédictif du risque de sous-estimation de cancer du sein associé, le nomogramme NOMAT (nomogram for Atypia), a également été analysé dans notre population.

    Matériel et méthode : Etude observationnelle rétrospective du 1er septembre 2010 au 31 août 2012 incluant 123 patientes porteuses de lésions frontières (métaplasie cylindrique atypique, hyperplasie canalaire atypique, néoplasies lobulaires, cicatrice radiaire et papillome). Les patientes ont été divisées en deux groupes en fonction de l'attitude thérapeutique suivie : exérèse chirurgicale ou surveillance. Le critère de jugement principal est le nombre de facteurs de risque de cancer. Les critères de jugement secondaires sont l'attitude thérapeutique proposée en RCP (réunion de concertation pluridisciplinaire) et la survenue d'un événement de type cancer du sein.

    Résultats : L'âge des 123 patientes porteuses de lésions frontières était de 53 ans. Les biopsies étaient plus nombreuses chez ces patientes (1,46 versus 1,28) et plus fréquemment pratiquées par macrobiopsies (65,5 %) au niveau du quadrant supéro-externe (35,5 %) du sein gauche (59,5 %). Les groupes de patientes opérées et surveillées étaient comparable en dehors des critères de taille de lésion radiologique supérieure à 16 mm (p=0,0071) dans le groupe des patientes opérées et d'exérèse de l'image radiologique à la biopsie (p < 0,0001) plus fréquente chez les patientes surveillées. Aucune différence significative n'est retrouvée entre les deux groupes en terme de facteurs de risque de cancer du sein (p=0,0641). Dans notre étude la sensibilité du nomogramme NOMAT est de 62 % et la spécificité de 58 %. Le taux de faux négatifs est de 6,8 %. La valeur prédictive négative est de 87 %. L'AUC (aire sous la courbe) est de 0,66 (IC 0,38 – 0,93). Le taux de concordance entre l'attitude thérapeutique proposée en RCP et celle adoptée en pratique est de 73,9 %. L'incidence du cancer du sein dans nos deux groupes est comparable (p=0,0841). Ces incidences sont supérieures à celle du cancer du sein dans la population française (p < 0,0001).

    Conclusion : Les facteurs de risque de cancer du sein n'entrent pas en ligne de compte pour la décision thérapeutique des patientes porteuses de lésions frontières du sein. Certains critères radiologiques le sont. Le NOMAT n'est pas validé dans notre population. La concordance entre l'attitude proposée en RCP et celle adoptée en pratique est bonne. L'incidence du cancer du sein est plus élevée chez ces patientes. A ce jour, aucun modèle prédictif n'est recommandé. Une exérèse chirurgicale doit être effectuée de façon quasi systématique, et notamment en l'absence de concordance radiologique et histologique.

  • Évaluation de la survie et de la morbidité après chirurgie de cytoréduction complète dans la prise en charge des cancers avancés de l'ovaire    - Fourreau Marie  -  23 septembre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La chirurgie de cytoréduction complète est recommandée dans la prise en charge des stades III et IV du cancer de l'ovaire. La morbidité de cette chirurgie est peu étudiée et les données sont contradictoires. L'objectif de cette étude comparative est d'évaluer les conséquences de la chirurgie de cytoréduction complète dans la prise en charge des stades avancés des cancers de l'ovaire à travers les survies globales et sans récidive et les morbidités post-opératoires.

    Matériels & Méthodes : Les patientes ayant une chirurgie de cytoréduction incomplète ont été comparées aux patientes ayant une chirurgie de cytoréduction complète (obtenue par une chirurgie dite standard ou par une chirurgie dite étendue). Soixante-seize patientes ont été incluses dans l'étude. Vingt-huit ont eu une chirurgie dite non optimale, et quarante-huit ont eu une chirurgie dite optimale (17 : une chirurgie standard, 31 : une chirurgie étendue).

    Résultats : La chirurgie de cytoréduction complète améliore la survie globale (40,5 mois vs 21,6 mois), sans amélioration de la survie sans récidive. Elle augmente significativement la durée opératoire (120 min vs 306 min ; p ≤ 0,001) et les pertes sanguines (464 ml vs 1070 ml ; p=0,006). Les complications post-opératoires sont également augmentées de manière significative (p=0,001). Les durées d'hospitalisation liées à la chirurgie sont allongées en cas de chirurgie de cytoréduction complète (8,8 jours vs 11,4 jours ; p=0,03) et ce d'autant que les gestes chirurgicaux sont lourds (8,4 jours vs 26 jours ; p=0,01). Les délais entre la chirurgie de cytoréduction complète et la chimiothérapie sont significativement plus longs lorsqu'elle est réalisée en première intention (22,5 jours vs 35,6 jours ; p=0,04).

    Conclusion : Cette étude montre que la chirurgie de cytoréduction complète améliore la survie globale au prix d'une morbidité importante, pouvant retarder la mise en place d'une chimiothérapie.

  • Revue de littérature concernant l'épisiotomie depuis les recommandations pour la pratique clinique du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens de France de 2005    - Ricquebourg Helene  -  11 juin 2015

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    Introduction : Le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens de France (CNGOF) a publié en 2005 des Recommandations pour la Pratique Clinique (RPC) concernant l'épisiotomie. Dix ans plus tard, qu'en est-il de ces recommandations ? L’épisiotomie doit-elle être pratiquée de façon libérale ?

    Matériel et méthode : Une revue de littérature a été réalisée à l'aide de la base de données Pubmed, et avec le mot-clé « Episiotomy ». Les travaux réalisés après 2005 ont été inclus, et classés par Niveaux de Preuves (NP) à l'aide de la table des niveaux de preuves du Centre d'Evidence-Based Medicine d'Oxford (version 2011).

    Résultats : 137 articles ont finalement été inclus à la revue de littérature. Une diminution du taux d'épisiotomie chez la femme à bas risque obstétrical permet une augmentation du taux de périnées intacts (NP3), sans augmentation significative du taux de déchirures périnéales sévères (NP3). En cas d’extraction instrumentale, les études ne sont pas unanimes. Dans le post-partum, l'épisiotomie est un facteur de risque d'incontinences fécales à long terme (NP3) et d'incontinences urinaires jusqu'à six mois en post-partum (NP3).

    Conclusion : Une pratique restrictive de l'épisiotomie est toujours recommandée chez la femme à bas risque obstétrical, comme le recommandent les RPC de 2005. En cas d'extraction instrumentale les résultats ne sont pas clairs et de nouveaux essais contrôlés randomisés sont nécessaires. Mais jusqu'à quel point diminuer le taux d'épisiotomies ? Le fait de diminuer le taux d'épisiotomie à l'extrême ne serait-il pas néfaste pour la santé des femmes ?

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