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Thirioux Bérangère

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  • Étude des bases neurales sous-tendant la relation entre le déficit d'auto-compassion et le trouble de l'empathie dans la schizophrénie    - Leblanc Pierre-Marie  -  20 septembre 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La schizophrénie est une pathologie psychiatrique dont l'altération des aptitudes sociales et de la conscience de soi représente un enjeu clinique et thérapeutique majeur. Ce travail s'est intéressé à l'altération de l'empathie et au déficit d'auto-compassion, dans le cadre de cette pathologie. L'auto-compassion, littéralement une compassion tournée vers soi, ainsi que l'empathie, largement définie comme la capacité à comprendre l'expérience vécue par autrui et son état mental associé, sont des processus complexes et multidimensionnels, intègrent de multiples sous-processus, automatiques et volontaires, émotionnels et cognitifs. Nous faisons l'hypothèse que l'empathie et l'auto-compassion partagent certains de ces sous-processus (comme la distinction soi – autrui, le changement de perspective, la métacognition et la ToM, le traitement de l'information émotionnelle ou encore les processus de régulation émotionnelle et cognitive), qui peuvent être modulés par la maladie schizophrénique. Cette étude s'est déroulée à l'Unité de Recherche Clinique Pierre Deniker du CH Laborit et est la première à explorer le lien entre auto-compassion et empathie chez le schizophrène en électro-encéphalographie (EEG). L'objectif principal de ce travail est de déterminer les structures cérébrales dont le fonctionnement est altéré lors de la pratique de l'auto-compassion et de l'empathie chez les patients souffrant de schizophrénie, en comparaison de sujets sains.

    Matériel et méthode : Nous avons réalisé une étude prospective, monocentrique, comparative, contrôlée, sur 12 patients et 12 contrôles, entre Juin 2017 et Juin 2019. Les participants ont été évalués par hétéro-questionnaires (MINI, PANSS, MADRS, LSAS, HAMA) et auto-questionnaires (EQ, IRI, SCS, STAI, SWLS, TAS-20, IS). Après des entraînements, les participants ont réalisé des tâches d'empathie sur 6 histoires pré-écrites et des tâches d'auto-compassion sur 3 histoires personnelles. Les tâches se déroulent en 2 temps : une phase de « rappel » des histoires et des émotions associées et une phase de « pratique » de l'empathie ou de l'auto-compassion. L'activité corticale des participants était enregistrée par un EEG de 256 électrodes, ensuite analysée par la méthode des corrélations inter-sujets (ISC).

    Résultats : Indifféremment de la tâche ou du groupe, on retrouve des ISC plus élevés pour le rappel que pour la pratique. Les projections spatiales montrent des activations préfrontales (qui concerneraient vm/dmPFC, dlPFC, ACC et COF) et temporo-pariétales (qui incluraient la TPJ). Ces activations sont préférentiellement droites pour l'empathie, elles sont bilatérales et symétriques pour l'auto-compassion. Les projections spatiales des patients schizophrènes nous apportent deux informations majeures : (1) lors de la pratique de l'empathie ou de l'auto-compassion, les patients ont des activations moins fortes et moins étendues que celles des contrôles ; (2) les patients schizophrènes présentent des activations plus fortes au rappel qu'à la pratique, inversement à ce qui est présenté par les contrôles. Les échelles psychométriques rapportent des corrélations entre empathie et auto-compassion qui soulignent le lien entre ces deux processus. En particulier, on retrouve que les patients qui s'estiment les plus auto-compatissants sont aussi ceux qui ont les meilleurs scores de « Perspective Taking ».

    Discussion : Tout d'abord, nos résultats indiquent que les stratégies cognitives et cérébrales des participants (patients et contrôles) sont plus homogènes et stables dans les tâches simples de rappel que dans les tâches complexes d'empathie et d'auto-compassion. De plus, nous montrons que les schizophrènes ont des patterns d'activation cérébrale différents des contrôles lors de la pratique de l'empathie et de l'auto-compassion. Nous présentons le premier travail qui fait le lien entre empathie et auto-compassion et qui montrent leurs altérations dans la schizophrénie.

  • Dimensions cliniques du trouble obsessionnel compulsif et modulation des capacités empathiques    - Chipan Dagher Carole  -  05 juillet 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le trouble obsessionnel-compulsif (TOC) est une pathologie fréquente et invalidante avec une grande hétérogénéité de symptômes classés en dimensions. La relation entre l'empathie et le TOC n'a été que peu étudiée dans la littérature et les résultats des études sont contradictoires. L'empathie est une notion essentielle en psychiatrie car un déficit en capacités empathiques peut jouer un rôle dans la genèse ou le maintien des symptômes de nombreuses maladies neuropsychiatriques dont l'épisode dépressif majeur, la pathologie addictive, la schizophrénie, le syndrome d'asperger, la personnalité psychopathique et narcissique ainsi que le TOC. Évaluer l'existence d'une altération de l'empathie dans le TOC pourrait améliorer la compréhension de la pathologie et sa prise en charge diagnostique et thérapeutique. Dans cette étude, l'objectif principal était d'évaluer la modulation des capacités empathiques par rapport aux dimensions cliniques du TOC. Puis nous avons comparé les capacités empathiques des patients ayant un diagnostic de TOC avec des témoins exempts de pathologie psychiatrique et nous avons vérifié si cette corrélation était impactée par la symptomatologie anxio-dépressive des patients.

    Méthode : Il s'agit d'une étude observationnelle, descriptive, prospective, monocentrique, et transversale. Elle s'est déroulée à l'Unité́ de Recherche Clinique (URC) Pierre Deniker du Centre hospitalier Henri Laborit de Poitiers. L'ensemble des patients ont été évalués à l'URC entre janvier 2015 et septembre 2018. Ils ont été appariés en sexe, âge et niveau d'étude avec un groupe contrôle de volontaires sains. Au total 94 participants ont été inclus dans cette étude : 47 patients atteints de TOC (femmes : 25 ; 39,2 ± 13 ans ; 11, 9 ± 2,80 ans d'étude) et 47 contrôles volontaires issus de la population générale, appariés en sexe , âge (p = 0.867) et niveau d'études (p = 0.824) (femmes : 25 ; 38,77 ± 12,58 ans ; 12,04 ± 2,76 ans d'étude). Notre population d'étude était composée à 53 % de femmes et à 47% d'hommes. Nous avons tout d'abord déterminé les scores totaux à l'échelle Y-BOCS. L'extraction des dimensions principales du TOC a été faite à partir de la « check-list » de la Y-BOCS en utilisant un algorithme statistique développé et validé par Shavitt et al., en 2017. Nous avons calculé pour les patients, les scores moyens à l'IRI ainsi que les scores moyens à la MADRS et à l'HAD. Les mêmes scores ont été calculés pour les sujets contrôles à l'IRI et à l'HAD. Pour évaluer le critère de jugement principal de cette étude, nous avons effectué des corrélations de Pearson. Puis nous avons réalisé des t- test pour données non appariées avec les scores moyens obtenus aux sous échelles de l'IRI et de l'HAD, pour comparer les capacités empathiques des patients ayant un diagnostic de TOC avec des témoins exempts de pathologie psychiatrique. Nous avons utilisé la régression linéaire afin de vérifier si le syndrome anxio-dépressif impacte la corrélation entre l'empathie et les dimensions cliniques du TOC. Enfin nous avons réalisé des t test pour données appariés pour vérifier l'impact du sexe sur les scores recueillis pour les dimensions de l'IRI et de la Y-BOCS.

    Résultats : L'analyse de corrélation montre que plus les patients ont des symptômes sexuels/religieux sévères, plus leur sous score de PT (p= 0.025) et d'EC (p <0 ,001) sont bas, autrement dit, ils ont une moins bonne capacité de se mettre à la place d'autrui et une faible préoccupation empathique. A contrario, la corrélation est positive entre la dimension symétrie/ordre et le sous score PT (p= 0.037). Donc les patients qui ont des symptômes de symétrie/ordre sévères ont un sous score PT plus élevé, c'est à dire une meilleure capacité de se mettre spontanément à la place des autres. La dépression et l'anxiété n'ont pas pondéré la corrélation entre l'empathie et les dimensions sexuelle/religieuse et symétrie/ordre. Nous avons comparé les scores obtenus à l'HAD et à l'IRI dans chaque groupe (Tab.2). Les patients atteints de TOC ont des niveaux plus élevés de PD c'est-à-dire une anxiété majeure face à la détresse des autres. Tandis que les témoins ont des scores plus élevés à la FS c'est-à-dire une capacité à s'identifier à des personnages fictifs plus développée. Les patientes atteintes de TOC (n=25 ; 53.19%) ont montré des scores significativement plus élevés de PD que les patients masculins (p = 0,035), donc une anxiété accrue face à la détresse des autres.

    Conclusion : Selon la dimension prédominante de leurs symptômes, les patients souffrant de TOC peuvent avoir une altération spécifique de leurs capacités empathiques. Les résultats indiquent que les dimensions symétrie/ordre et sexuelle/religieuse sont liées à des aspects spécifiques de l'empathie et que leur corrélation n'est pas expliquée par la symptomatologie anxio-dépressive des patients. Ces résultats préliminaires suggèrent que ces dimensions cliniques du TOC sont associées à des niveaux accrus de psychopathologie. Ceci concourt à créer un profil clinique ajusté et plus précis, chez les patients, qu'il sera nécessaire d'explorer lors d'études ultérieures avec un plus grand échantillon. De plus, des traitements médicamenteux ciblant les zones cérébrales altérées et impliquées dans l'empathie, constituent une perspective intéressante. Enfin, la prise en charge thérapeutique du TOC par les TCC permettrait de cibler les capacités empathiques altérées selon le profil clinique et d'entreprendre une rééducation afin d'améliorer la qualité de vie du patient.

  • L'impact de la remédation cognitive sur la conscience de soi, d'autrui, l'empathie et l'activité du Default Mode Network dans la schizophrénie : étude de la faisabilité d'un nouveau paradigme    - Bordères Nicolas  -  16 octobre 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'histoire du concept de schizophrénie nous renseigne sur la base commune qui fait consensus pour définir cette pathologie : elle procède d'une altération fondamentale de la conscience de soi, d'autrui, de l'empathie et de la distinction soi-autrui. Cette altération semble être une dimension centrale dans la psychose. La schizophrénie est une vulnérabilité globale, d'ordre constitutif, cognitive mais également interpersonnelle. Si le sujet souffrant de psychose est coupé de lui-même par des troubles de la conscience de soi, il est également coupé des autres et de l'intersubjectivité commune par une altération de certains sous-processus rendant possible la distinction soi-autrui et l'empathie. Dans cette étude, réalisée en collaboration entre l'Unité de Recherche Clinique Pierre Deniker (URC) du Centre Hospitalier Henri Laborit (CHL) de Poitiers et le Centre de Réhabilitation et d'Activités Thérapeutiques Intersectoriel de la Vienne (C.R.E.A.T.I.V ; CHL ; Poitiers) spécialisé dans la prise en charge des patients souffrant de psychose, nous avons étudié l'impact de la remédiation des cognitions sociales sur certains sous-processus qui sous-tendent la conscience de soi, la conscience d'autrui et l'empathie et sur l'activité du Default Mode Network (DMN), le réseau d'activité cérébral par défaut qui sous-tend la conscience de soi au repos mais qui fait aussi partie des réseaux intégrés de l'empathie. L'objectif principal de notre étude était de montrer une action « top-down » de la remédiation cognitive sociale sur l'interaction entre (1) les sous-processus cognitifs de bas niveau visuels et (2) visuo-spatiaux de distinction soi-autrui – qui sont nécessaires respectivement à la conscience de soi et à l'empathie – et (3) l'activité du DMN au repos.

    Méthode : Pour cela nous avons réalisé une étude monocentrique (URC), comparative contrôlée et non-randomisée sur 8 patients stabilisés d'octobre 2017 à juin 2018 (l'étude se poursuivra jusqu'en septembre 2022). 3 patients ont participé au programme Metacognitiv therapy (MCT) et 5 ont participé au programme ToMRemed. Les patients ont été évalués cliniquement par des hétéro-questionnaires (MINI, PANSS, MADRS, HAMA, F-NART, LSAS, l'EAS, QSL, LSAS), des auto-questionnaires (IRI, TAS-20, IS) et des tests cognitifs. Ces 8 patients ont aussi été évaluées au niveau comportemental à l'aide de l'Empathy-Sympathy Test (E.S.T) qui permet de mesurer les capacités visuo-spatiales de l'empathie et à l'aide du Double Mirror Test (D.M.T) qui permet d'évaluer les capacités de reconnaissance visuelle de soi et d'autrui. Les passations de l'E.S.T et du D.M.T étaient précédées d'un examen EEG (256 électrodes). L'ensemble de ces évaluations et examens ont eu lieu en pré- et en post-thérapie.

    Résultats : Nos résultats indiquent qu'il y a un effet « top-down » de la remédiation cognitive (MCT et ToMRemed confondus) sur les mécanismes visuo-spatiaux hétérocentrées de l'empathie et sur la reconnaissance visuelle d'autrui, suggérant une amélioration de la capacité à distinguer autrui de soi . Ces effets sont sous-tendus par une modulation de l'activité du DMN, en particulier d'un des états cérébraux de repos. Cette modulation de l'activité s'explique très probablement par un réaménagement de la connectivité fronto-pariéto-occipitale, incluant notamment le cortex préfrontal ventromédian (CPFvm) et dorsomédian (CPFdm), impliqués dans l'analyse des intentions d'autrui et des cognitions propres, le CPF dorsolatéral (CPFdl), impliqué dans les fonctions exécutives, la jonction temporo-pariétale (JTP) impliquée dans les processus de conscience de soi et d'autrui et le gyrus occipital inférieur (GOI) impliqué dans la reconnaissance visuelle de soi. Ces résultats sont associés à une amélioration clinique globale (amélioration de la PANSS, de la HAMA et de la TAS-20), montrant l'intrication entre la symptomatologie clinique et cette dimension fondamentale de distinction soi-autrui.

    Conclusion : Les résultats de ce travail sont très encourageants quant à l'action de la remédiation de la cognition sociale sur le cœur de la symptomatologie psychotique, c'est-à-dire l'altération de la distinction soi-autrui, de l'empathie et de ses corrélats neuro-fonctionnels. Cette thèse a démontré, en outre, la faisabilité d'une étude à la fois clinique, cognitivo-comportementale et neuro-fonctionnelle sur des patients stabilisés.

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