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Dahyot-Fizelier Claire

Les travaux encadrés par "Dahyot-Fizelier Claire"

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16 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 10
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  • Étude HbBrain, résultats du CHU de Poitiers    - Bremand Guillaume  -  04 septembre 2020  - Thèse d'exercice

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    Position du problème et objectif L'anémie fait partie des ACSOS des patients cérébrolésés (d'origine traumatique ou non). Cependant, la valeur minimale d'hémoglobinémie pouvant être tolérée n'est pas clairement définie. L'objectif de cette étude est d'évaluer l'association entre l'intensité de l'anémie (définie comme la proportion de temps passée sous différents seuils d'hémoglobinémie (Hb)) et le devenir fonctionnel à 3 mois chez des patients cérébrolésés.

    Matériel et méthode Il s'agissait d'une étude observationnelle rétrospective réalisée à partir des données de la cohorte ATLANREA (patients polytraumatisés et/ou cérébrolésés hospitalisés en réanimation), limitée au centre de POITIERS, entre janvier 2013 et mai 2018. A partir des dosages d'hémoglobinémie des 8 premiers jours, un index d'aire a été calculé en divisant la surface représentant le temps passé avec des valeurs d'Hb sous un seuil par la durée totale de monitorage. L'aire sous les différents seuils (10 g/dl, 9 g/dl, 8 g/dl et 7 g/dl) a été calculée par la méthode des trapèzes.

    Le statut fonctionnel à 3 mois était déterminé par le score GOSE dichotomisé (pronostic défavorable si décès, état végétatif ou déficience sévère). Le critère de jugement principal a été évalué via une régression logistique multivariée en ajustant sur les variables significativement associées en univariée au devenir fonctionnel ainsi des variables jugées cliniquement pertinentes (âge, sexe, entité traumatique ou non, GCS initial, mydriase à l'admission, score SOFA et IGS II, durée de séjour en réanimation, transfusion sanguine ou non). Les analyses statistiques ont été effectuées avec le logiciel en ligne https://stats.pvalue.io/.

    Résultats et Discussion Parmi les 357 patients étudiés (âge moyen : 52 ans, majorité d'hommes (62%), SOFA : 8±3 ; Hb initiale : 11±3 g/dl ; GCS initial : 7±4), 179 (50%) présentaient un traumatisme crânien. Nous avons récupéré 3925 dosages d'hémoglobinémie au cours des 8 premiers jours. Au cours de ces 8 premiers jours, 180 patients (50%) présentaient au moins une valeur d'Hb < à 10 g/dl, 116 (32%) < 9 g/dl, 63 (18%) < 8 g/dl et 14 (3,9%) < 7 g/dl. 206 patients (58%) présentaient un pronostic défavorable à 3 mois. Après ajustement sur les facteurs de confusion, les index d'aire d'Hb n'étaient pas associés avec le devenir fonctionnel à 3 mois, qu'importe le seuil choisi (p-value : 0,71 pour 10g/dl ; 0,94 pour 9g/dl ; 0,92 pour 8g/dl ; 0,56 pour 7g/dl).

    Conclusion Nous ne retrouvons pas d'association significative entre l'intensité d'anémie au cours des 8 premiers jours de réanimation et le devenir fonctionnel à 3 mois de patients ayant subi une agression cérébrale. Un manque de puissance peut expliquer l'absence de constatation d'impact péjoratif en-dessous du seuil de 7g/dl.

  • Facteurs influençant la vancocinémie à J1 chez les patients de réanimation    - Bouchacourt Grégoire  -  05 septembre 2019  - Thèse d'exercice

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    Le traitement des infections en réanimation est un défi en raison d'une morbi-mortalité élevée. Les modifications physiologiques des patients de réanimations altèrent la pharmacocinétique (PK) des antibiotiques et peut générer des concentrations infra-thérapeutiques. La Vancomycine (VANCO), hydrophile, est impactée par ces modifications, notamment par l'hyperfiltration glomérulaire (HFG), son monitorage est donc recommandé. Le but de cette étude était d'étudier les FI de VANCO J1 en réanimation.

    Dans cette étude rétrospective, entre 2015 et 2017, dans deux services de réanimation (chirurgicale et neurochirurgicale), étaient inclus tous les patients traités par VANCO intraveineuse, exclus ceux traités avant l'admission, la cible VANCO J1 était > 15mg/mL. Les différents facteurs pouvant modifier la PK de la VANCO étaient relevés (âge, BMI, IGSII, SOFA, fonction rénale, suppléance d'organe, dose administrées, pathologie). Le critère de jugement principal était l'obtention d'une VANCO J1 cible. Deux groupes étaient comparés, groupe Succès (S) et groupe Echec (E), en analyse univariée puis en régression logistique multivariée pour les paramètres avec p<0,2.

    147 patients étaient traités par VANCO, 132 patients étaient inclus, 20,4% n'avaient pas de dosage à J1. La dose de charge médiane était de 14,15mg/kg (11,95 – 15,75), la dose quotidienne médiane était de 28,44mg/kg (23,38 – 32,71), la VANCO J1 médiane était de 14,2mg/mL (11,5 – 21), 39% des patients atteignaient l'objectif. L'âge (51,7 ans vs 60,3 ans), une dose quotidienne plus faible (2038 mg vs 2417 mg), une HFG (créatininémie > 130mL/min/m2, 59% vs 31%), l'administration de noradrénaline (40% vs 59%) et une pathologie neurologique (67% vs 41%) étaient significativement plus élevées dans le groupe E versus S, respectivement. En régression logistique, l'augmentation de la dose quotidienne, avec un OR de 1.14 (IC 95% 1.07; 1.22)) par 100mg de VANCO supplémentaires administrés, et la présence d'une pathologie neurologique (OR 0.395 (0.158; 0.967)) influençaient indépendamment l'obtention de la concentration cible de VANCO J1.

    Les concentrations thérapeutiques sont atteintes dans moins de la moitié des cas en réanimation. Une amélioration des pratiques est nécessaire afin d'obtenir la Vancocinémie cible dès J1, notamment chez les patients neurolésés chez qui une augmentation des posologies semble nécessaire.

  • Relation entre bilan entrées/sorties et pression intra-crânienne à la phase initiale du traumatisme crânien grave : une étude multicentrique    - Bruey Soline  -  25 janvier 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le bilan entrées/sorties (BES) correspond à la somme des apports et déperditions de l'organisme. En réanimation, il a été montré qu'un BES inadapté peut avoir des conséquences sur la morbi-mortalié, dans de nombreuses situations cliniques. Concernant la réanimation du traumatisé crânien (TC) grave, il existe peu de documentation. L'objectif de notre étude était de déterminer s'il existe une corrélation entre BES et pression intra-crânienne (PIC) à la phase initiale de la prise en charge.

    Matériels et Méthodes : Cette étude observationnelle, rétrospective, multicentrique s'est déroulée dans 3 réanimations chirurgicales et neurochirurgicales. Les patients traumatisés crâniens graves avec un score de Glagow (GCS) < à 8 à la prise en charge ou présentant une dégradation neurologique avec CGS < 8 dans les 24 premières heures étaient inclus. L'objectif principal était d'étudier le rapport entre le BES et les valeurs de la PIC à la phase précoce d'un TC grave (J5). Les objectifs secondaires étaient d'étudier le rapport entre la BES sodée et la variation de PIC entre J0 et J5 et le rapport entre BES et durée d'hospitalisation en réanimation chez le traumatisé crânien grave à la phase précoce.

    Résultats : Entre 2015 et 2017, 106 patients ont été inclus. Le BES cumulé à J5 était en moyenne de 6676mL (SD 5294mL). Il n'existait aucune corrélation entre BES et valeur de PIC de J5. Il n'y avait pas non plus de corrélation entre BES sodé et variation de PIC entre J0 et J5 ni entre BES et durée de séjour en réanimation (durée moyenne de 24jours (SD+/-20j). La mortalité en réanimation était de 22%, la cause principale était l'hypertension intra-crânienne réfractaire (48%).

    Conclusion : Il n'existe pas de corrélation entre BES et PIC à la phase initiale de la prise en charge du TC grave. Cependant, il semble pertinent d'adapter nos apports liquidiens aux besoins strict des patients.

  • Étude de la distribution du linézolide (LNZ) dans le plasma et dans le liquide céphalo-rachidien (LCR) chez le rat sain    - Faure Camille  -  21 décembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Les barrières physiologiques cérébrales (BC) limitent la diffusion des antibiotiques jusqu'au site de l'infection et l'efficacité thérapeutique de nombreuses infections du système nerveux central (SNC), notamment en cas de bactérie multi-résistante (BMR). L'arsenal thérapeutique disponible évolue peu depuis plusieurs décennies et l'optimisation de l'antibiothérapie, via la connaissance pharmacocinétique (PK), est indispensable afin d'obtenir un effet antimicrobien maximal à toxicité minimale. Le LNZ est indiqué dans le traitement des infections nosocomiales à Cocci Gram Positif, et les données PK chez l'homme montrent une grande variabilité alors qu'aucune étude animale n'existe dans le LCR. Cette étude a pour objectif de définir le profil PK du LNZ chez l'animal sain.

    Après anesthésie par Isoflurane 3%, 25 rats adultes sains (300 g) recevaient, en intraveineux 8,5 mg/kg de LNZ ; 5 rats par temps de prélèvement (T0,5 (30 min), T1 (1 h), T2, T4,T6) après l'injection étaient nécessaires pour l'obtention des 5 profils PK dans le LCR et le plasma. Sous anesthésie, le LCR était ponctionné dans la grande citerne et le sang par ponction intra-cardiaque létale. Après centrifugation, 100 µL de plasma était obtenu. La méthode analytique utilisait une technique validée de LC-MS-MS . Les concentrations libres plasmatiques étaient calculées selon la fixation protéique théorique de 31% du LNZ. Les paramètres PK étaient calculés selon un modèle non-compartimental, par la méthode des trapèzes.

    Le rapport des surfaces sous courbe (SSC) des concentrations libres du LCR et du plasma était de 0,40. A T0,5, les concentrations moyennes dans le LCR de LNZ ( 2 980 ng/mL) étaient 2,7 fois inférieures à celles du plasma (8 035 ng/mL) et demeuraient inférieures pour toute la cinétique . La constante d'élimination dans le plasma était de 0,487/h. Les valeurs de clairance, de demi-vie et de volume de distribution obtenues à partir de Ke étaient de 372 mL.h/kg, 1,42h et 764 mL/kg, respectivement.

    La distribution du LNZ dans le LCR chez le rat sain est limitée. Le ratio des SSC est de 0,40 ; ratio moindre que ceux décrits chez l'Homme allant de 0,56 à 0,80 (1,2,3). Ces différences sont probablement attribuables à l'augmentation de perméabilité de la barrière hémato-encéphalique (BHE) en contexte d'inflammation et d'infection (méningite, ventriculite). Une pompe d'efflux actif présente sur les BC expliquerait la pénétration limitée du LNZ ; aucune n'a été décrite à ce jour. Ainsi, des études complémentaires sur modèles animaux avec inflammation et infection des BC sont nécessaires afin d'explorer la variabilité du ratio et une étude in vitro pour définir l'éventuel transporteur limitant la distribution du LNZ dans le LCR. Ensuite, des extrapolation inter-espèces pourraient être envisagée grâce à une modélisation PK semi-physiologique (PB-PK) pour optimiser les schémas thérapeutiques recommandés.

  • Étude épidémiologique de la prévention de la maladie thrombo-embolique veineuse (MTEV) chez 643 traumatisés crâniens graves (TCG)    - Vallade Alexandre  -  22 juin 2017  - Thèse d'exercice

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    Position du problème et objectifs de l'étude : Les TCG sont à risque de MTEV, dès J1 et se majorant ensuite (1). Sans prévention 50% des TCG sont atteints. Parmi les préventions : l'héparinothérapie a montré son efficacité mais l'absence de recommandation pour le TCG conduit à des pratiques hétérogènes. L'initiation précoce (≤ 72h) semble la méthode la plus efficace (2), mais le risque hémorragique cérébral freine sa prescription malgré quelques études concluant à sa sécurité d'emploi (2). Ce travail étudiant les pratiques de prévention de la MTEV dans une cohorte prospective multicentrique (4 CHU) de 643 TCG.

    Matériel et méthodes : Les données, concernant les TCG, survivants à J3, hospitalisés du 12/01/2013 au 01/11/2016 étaient extraites. L'incidence de la MTEV et les facteurs pouvant retarder l'anticoagulation étaient comparés entre les groupes « non anticoagulé » (NA), « anticoagulé » (A) précoce (AP) et tardive (AT), définis par un traitement débuté avant ou après 72h. Les pratiques des 4 centres étaient comparées. Les tests utilisés selon les variables étaient: FISHER Exact, MANN-WHITNEY, ANOVA et CHI2, avec p< 0,05 comme seuil de significativité.

    Résultats et discussion : Sur 643 TCG, l'incidence de la MTEV était de 8%. Une anticoagulation préventive était introduite dans 72,5% des cas, avec 95% d'HBPM et un délai médian de 4 [3-6] jours. Le groupe A comprenait 455 patients dont 167 AP (37%). Le délai médian dans le groupe AT était de 6 [4-7] jours. L'incidence de la METV entre les groupes A et NA, et les groupes AP et AT n'était pas différente avec 7,5% vs 4% [p=0,2] et 6% vs 8% [p=0,46], respectivement. Il y avait statistiquement plus d'aggravation hémorragique des lésions cérébrales sur l'imagerie de contrôle dans le groupe AT que dans AP (28% vs 16%). En analyse univariée, les principaux facteurs retardant l'anticoagulation étaient la gravité des lésions cérébrales, l'IIS, l'aggravation des lésions à l'imagerie, la craniectomie décompressive. La prévention par CPI était identique dans les groupes AP et AT (61% vs 58%), soit 30% des patients sans prévention à J3. Les pratiques étaient différentes entre les 4 centres, tant pour l'initiation d'anticoagulant (63 à 83%), le délai (4 à 6 jours) et l'utilisation des CPI (0 à 86%). Dans notre cohorte, l'AP ne diminuait significativement l'incidence de la MTEV, mais aucun dépistage systématique n'était réalisé et l'effectif est probablement insuffisant. Les facteurs retardant l'AP étaient tous en liens avec la gravité initiale. La principale limite de notre étude est l'absence de suivi scannographique après l'anticoagulation afin de confirmer l'absence de risque hémorragique.

    Conclusion : L'anticoagulation précoce chez le TCG reste débattue. Plusieurs éléments freinent son introduction, l'absence d'étude de forte puissance et de recommandation claire. Le défaut de disponibilité de matériel dans certains centres conduit à une hétérogénéité des pratiques et parfois à l'absence totale de prévention.

  • Évaluation du monitorage de la température centrale par la méthode non invasive du "Zero Heat Flux" comparé à la température intra cérébrale en réanimation    - Tedesco Ulrich  -  24 janvier 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La température centrale, présente au sein des organes, notamment du cerveau, fait référence car non influencée par la température extérieure ou la vasoconstriction cutanée. Elle fait partie du monitorage des patients en réanimation particulièrement des cérébrolésés pour la prévention des ACSOS. Les techniques utilisées à ce jour sont invasives, discontinues ou peu fiables. Un dispositif récent non invasif, le 3M®SpotOnTM, permettrait une mesure continue de la température centrale, par voie transcutanée par la méthode du « zero heat flux » (ZHF). L'objectif de cette étude prospective, de soins courants (CPP ouest III), était d'évaluer la performance de la mesure par le ZHF (Tzhf) comparée à la température intra cérébrale (Tic) obtenue par une sonde intra parenchymateuse utilisée comme méthode de référence. Les températures sanguines, mesurées par PiCCO2® (Tsg), et œsophagiennes (Toes) étaient également relevées.

    Matériels et méthodes : Durant 26 mois, 16 patients hospitalisés en neuroréanimation, nécessitant un monitorage invasif d'oxygénation (PtiO2, LICOX®) et de température intracérébrale ont été inclus. Ils avaient tous un monitorage de la Toes, et 12 un monitorage hémodynamique par PiCCO2®. Les données étaient recueillies manuellement chaque heure pour les Tic et la PtiO2 et automatiquement par 5 minutes pour les autres données. Les données quantitatives sont exprimées en médiane et 25-75ème percentiles. La comparaison des températures centrales entre Tzhf et Tic et entre Tzhf, Tsg et Toes a été réalisée selon la méthode de Bland et Altman avec ajustement pour mesures multiples afin d'obtenir les biais et les limites d'agrément (LA).

    Résultats : Les patients, âgés en moyenne de 58 ans [50-61], IGS II de 40 [25;45,7] étaient hospitalisés principalement pour des hémorragies sous arachnoïdiennes (68,7%). Les valeurs de Tic étaient comprises entre 33,7 et 40°C. 1977 paires de données de Tic et Tzhf ont été analysées. Les biais et limites d'agrément pour la Tzhf sont de -0,1 +/-0,7°C comparés à la Tic ; de -0,2 +/- 0,5°C comparés à la Toes (36324 paires) et de -0,1 +/- 0,5°C comparés à la Tsg (8339 paires). Deux complications cutanées ont été relevées, sans séquelle, sans aucune allergie.

    Conclusion : Ces résultats montrent une concordance satisfaisante entre la Tzhf et la Tic, mais sensiblement moins bonne qu'avec la Toes et Tsg. Cette technique non invasive est plus représentative de la température centrale que de la température intra cérébrale et pourrait tout de même trouver sa place en réanimation dans la prise en charge des cérébrolésés pour le contrôle thermique des ACSOS.

  • Évaluation du monitorage de la température centrale par la méthode non invasive du "zero heat flux" comparée à la méthode invasive par cathéter artériel fémoral chez les patients de réanimation    - Loupec Bastien  -  05 septembre 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La température centrale fait partie du monitorage des patients en réanimation, notamment en cas d'hypothermie thérapeutique ou chez les cérébrolésés pour la prévention des ACSOS. Les techniques utilisées à ce jour sont invasives, discontinues ou peu fiables.

    Un dispositif récent non invasif, 3MTMSpotOnTM permet une mesure continue de la température centrale, par voie transcutanée par la méthode du "zero heat flux", grâce à une électrode frontale changée quotidiennement. L'objectif de cette étude prospective, de soins courants (CPP ouest III, n° 2014/03), a été d'étudier la performance de la mesure de la température centrale par le "zero heat flux", Tzhf, comparée à la température invasive, au niveau de l'artère fémorale, mesurée via un dispositif PiCCO® "Tart", comme méthode de référence.

    Matériel et méthodes : Du 02 Août 2014 au 25 Juillet 2016, 18 adultes hospitalisés en réanimation, monitorés en continu par PiCCO® et électrode SpotOnTM recueillant respectivement la Tart et la Tzhf ont été inclus. Les données ont été recueillies, pendant un à six jours, manuellement chaque heure ou automatiquement toutes les 5 minutes. Les données quantitatives ont été exprimées en médiane et 25-75ème percentiles. La comparaison des températures centrales entre Tzhf et Tart a été réalisée selon la méthode de Bland et Altman avec ajustement pour mesures multiples pour obtenir les biais et les limites d'agrément.

    Résultats : Les patients, âgés de 54 [50-60] ans, ratio homme/femme : 1,57, IGSII : 41 [35-65], étaient majoritairement des cérébrolésés (16 dont 2 arrêts cardiaques) ou hospitalisés pour sepsis (2). 12570 paires de mesures de température centrale (Tzhf, Tart) ont été analysées. Les valeurs de Tart étaient comprises entre 34,7 et 39,4°C. Les biais et limites d'agrément pour le Tzhf sont de 0,03 ± 0,43 comparées à Tart. On note une diminution de la fiabilité des mesures de température pour des valeurs extrêmes, notamment en cas d'hypothermie profonde ≤ 35°C, avec un biais et des limites d'agrément de -0,49 ± 0,55°C, respectivement. On retrouve une dermabrasion, sans séquelle, sous le capteur chez 2 patients. Aucune allergie n'est survenue, ni décollement accidentel.

    Conclusion : La mesure de la Tzhf semble fiable comparée à la Tart. dans un large intervalle de température. Toutefois, de nouvelles études sont nécessaires pour évaluer le SpotOnTM spécifiquement dans l'hypothermie chez des patients de réanimation.

  • Apport de la ventilation protectrice et d'une approche systématique de l'extubation chez les patients cérébrolésé    - Drilleau Rémi  -  05 septembre 2016  - Thèse d'exercice

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    Les patients cérébrolésés représentent un enjeu majeur de santé publique. Le devenir de ces patients dépend des lésions initiales et du bon contrôle des ACSOS. Leur évolution se complique fréquemment de PAVM et de SDRA favorisés par la ventilation mécanique. Dans cette étude, prospective, multicentrique, de type « avant / après » pilotée par le CHU de Nantes, l'intérêt de la mise en place d'une ventilation protectrice et d'une approche systématique de l'extubation, sur le devenir et les complications respiratoires et neurologiques, était évalué. Ce travail s'est intéressé uniquement aux données relatives au centre de Poitiers.

    De juillet 2013 à juin 2014, 81 patients ont été inclus : 45 lors de la phase observationnelle et 36 lors de la phase interventionnelle. Après une formation de 2 mois auprès du personnel en charge de ces patients, une ventilation protectrice (Vt 6-8 ml/kg de Poids Idéal Théorique, PEP ≥ 6 cm d'H2O) était appliquée. Une extubation devait être réalisée dans les 48H suivant l'obtention de critères précis. Les paramètres de ventilation, les complications, le devenir des patients et le nombre de jours vivant sans ventilation mécanique à J90 étaient alors recueillis.

    Aucune différence statistique n'a été constatée quant au nombre de jours sans ventilation mécanique (50 jours contre 64 jours). En revanche, il est à noter une diminution significative de l'incidence de SDRA mais pas des PAVM. L'extubation selon les critères définis a permis de diminuer significativement les échecs d'extubation ainsi que les auto-extubations. Il n'y avait pas de différence concernant la mortalité malgré une tendance marquée (40% versus 22%). Cependant une majoration significative des séquelles graves était notée. Cette ventilation n'a pas entrainé de répercussion sur la PIC ni la PaCO2.

    Cette étude comporte de nombreuses limites et notamment un faible taux d'adhésion au protocole. Cependant, elle a démontré que la ventilation protectrice pouvait être utilisée en toute sécurité. Mais, d'autres études seront nécessaires afin de prouver le bénéfice de cette ventilation chez les patients cérébrolésés.

  • Évaluation des connaissances sur la mort encéphalique et le prélèvement d'organes, des proches de patients cérébrolésés hospitalisés en réanimation au CHU de Poitiers    - Gaufichon Anne-Emmanuelle  -  14 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    En France, la majorité des prélèvements d'organes provient de donneurs en état de mort encéphalique (moins de 1% des décès survenant à l'hôpital). Du fait de l'élargissement des indications médicales et du vieillissement de la population, le nombre de patients inscrit sur liste d'attente de greffe ne cesse de progresser. De plus, la moitié des donneurs potentiels ne sont pas prélevés. Le refus du défunt ou de sa famille, reste en 2013 la raison principale de non prélèvement. Des études précédentes ont montré que ces refus étaient majoritairement dus à l'ignorance de la volonté du défunt et à un manque de connaissances de la population sur la mort encéphalique et le prélèvement d'organes.

    Cette étude prospective, monocentrique, menée de juillet 2013 à juillet 2015 dans les réanimations chirurgicale et neurochirurgicale du CHU de Poitiers, visait à évaluer les connaissances des proches de patients cérébro-lésés hospitalisés en réanimation, à propos du coma, des séquelles éventuelles, de la mort encéphalique et du prélèvement d'organes au moyen d'un questionnaire anonyme distribué aux proches à l'issue d'un second entretien médical. Un score de réponses correctes sur 10 était établi.

    Nous avons recueilli et analysé 28 questionnaires. La médiane des scores de bonnes réponses était de 5/10. Seule une personne a donné une réponse correcte et complète à la question sur la signification de la mort encéphalique et un tiers des répondants ont donné une réponse fausse. Au sujet de la loi relative au prélèvement d'organes, seuls 43% des répondants disaient en connaître l'existence et seuls 14% connaissaient le contenu de cette loi. 64% des répondants avaient déjà parlé du prélèvement d'organes au sein de leur famille mais seuls 29% des répondants déclaraient que leur proche hospitalisé leur avait donné son avis à ce sujet et seuls 39% des répondants déclaraient avoir eux-mêmes exprimé leur avis à leurs proches. Les personnes ayant exprimé leur position avaient des meilleurs scores que les autres : 64% des personnes ayant exprimé leur position avaient un score de bonne réponse supérieur à 5/10 contre 35% pour les autres.
    La raison principale pour laquelle ils refusaient le prélèvement d'organes était le refus de prendre une telle décision sans connaître la volonté de leur proche à ce sujet (54%). Dans 82% des cas, les répondants n'avaient pas connaissance d'éventuelles directives anticipées de leur proche. Seuls 21% des répondants s'estimaient très bien informés au sujet du prélèvement d'organes et 61% auraient souhaité avoir de plus amples informations sur ce sujet. La source d'information principale des personnes interrogées était les médias. Enfin, 43% des répondants avaient trouvé le questionnaire choquant.

    La principale limite de cette étude est le faible nombre de questionnaires récupérés du à la difficulté de le présenter aux familles dans ce contexte difficile.

    Cette étude, dont les résultats sont similaires à ceux retrouvés dans la littérature, révèle à la fois un manque de connaissances et un manque de discussion au sujet de la mort encéphalique et du prélèvement d'organes, pouvant influencer négativement l'acceptation du prélèvement d'organes.
    Ainsi, il parait essentiel de sensibiliser la population à ce sujet afin de favoriser le dialogue et le positionnement de chacun de son vivant, afin de diminuer le nombre des refus lié à un défaut d'information ou à la méconnaissance de la volonté du défunt.

  • Étude de la pharmacocinétique du paracétamol dans le liquide céphalorachidien chez des patients porteurs d'une dérivation ventriculaire externe    - Eboueya Alexandre  -  03 septembre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La distribution cérébrale des médicaments est dépendante à la fois de leurs propriétés physico-chimiques et des barrières cérébrales (BC). Ainsi, l'exploration de la pharmacocinétique (PK) des médicaments à visée cérébrale reste encore à ce jour difficile à réaliser chez l’homme, d'où l'intérêt de développer des modèles de pharmacocinétique basée sur la physiologie (PBPK) à partir de molécules à diffusion passive afin de décrire la physiologie de base de la distribution cérébrale. Le but de notre étude était de caractériser les paramètres PK du paracétamol, utilisé comme marqueur de diffusion passive, dans le sang et le liquide céphalo-rachidien (LCR) chez des patients cérébro-lésés porteurs d'une dérivation ventriculaire externe (DVE).

    Matériel et méthodes : Après le consentement éclairé d'un proche, onze patients victimes d'un accident vasculaire hémorragique ont reçu 1 g de paracétamol injecté par voie intraveineuse sur 30 minutes. Neuf prélèvements de LCR et six à neuf prélèvements de sang étaient réalisés pendant 6h. Les dosages étaient réalisés par chromatographie en phase liquide à haute performance (HPLC). Une analyse non compartimentale a permis d'estimer les paramètres PK et les surfaces sous courbes (SSC) plasmatique et cérébrale. Les concentrations plasmatiques mesurées en paracétamol correspondaient à des concentrations totales, celles-ci ont été corrigées par la fraction liée du paracétamol afin d'obtenir des concentrations libres plasmatiques.

    Résultats : La moyenne des ratio des SSC des concentrations libres de paracétamol dans le LCR sur celles plasmatiques (SSCLCR/SSCLIB) était de 90 ± 20 %. Le pic de concentration libre plasmatique était de 18,7 ± 5,8 μg/mL et celui dans le LCR de 8,3 ± 2,8 μg/mL, retardé dans le LCR comparativement au plasma, 2,2 ± 0,6 h vs 0,5 ± 0,1 h après l'injection. La demi-vie d'élimination était de 1,6 ± 0,5 h dans le plasma, et de 2,0 ± 0,7 h dans le LCR.

    Conclusion : Ce travail décrit pour la première fois la PK du paracétamol dans le LCR issu d’une DVE chez l'adulte. Il retrouve un ratio SSCLCR/SSCLIB proche de 1, confirmant la diffusion passive du paracétamol chez l’homme dans le LCR. Cependant, ce résultat est en désaccord avec celui retrouvé lors d'une étude PBPK chez le rat, dans laquelle la moyenne des ratio des SSC des concentrations LCR sur celles plasmatiques était proche de 30%. Notre étude devra être complétée par une étude explorant la PK du paracétamol dans le liquide extracellulaire (LEC) cérébral afin de valider l'extrapolation à l'homme du modèle PBPK de diffusion passive développé chez le rat.

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affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
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