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Barucq Edouard

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  • Mésusage d'alcool, données sociodémographiques et alexithymie : enquête transversale auprès des étudiants de la ville de Poitiers    - Barucq Edouard  -  21 octobre 2013  - Thèse d'exercice

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    Les enquêtes épidémiologiques nationales récentes pointent une évolution des modes de consommation d'alcool en France : en dépit d'une baisse de la consommation moyenne d'alcool par habitant et par an depuis plusieurs années, de nouveaux modes d'alcoolisations, ponctuels mais massifs, sont mis en évidence, notamment chez les 18-25 ans. Ce type d'usage est appelé alcoolisation ponctuelle importante, ou encore binge drinking, mais aucun des termes qualifiant de tels usages d'alcool n'a fait encore l'unanimité d'un point de vue scientifique.

    Ces nouveaux modes d'alcoolisation s'inscrivent souvent dans des mésusages « aigus » d'alcool : l'usage à risque ou l'abus. Ces comportements aigus d'alcoolisations n'ont été que peu considérés par rapport à l'alcoolodépendance dans le champ du soin, pourtant ils peuvent entraîner des dommages variés et parfois graves (accidents de la voie publique, violences…).

    Nous avons voulu nous intéresser, au sein de ces mésusages d'alcool, à une dimension psychopathologique fréquemment observée chez les sujets dépendants : l'alexithymie. Ce concept, introduit en 1972 par Sifneos, se caractérisait par l'incapacité à identifier et communiquer ses sentiments et à les différencier des sensations corporelles, une limitation de la vie imaginaire, une pensée à contenu pragmatique, avec un mode d'expression très descriptif, et un recours à l'agir pour éviter les conflits ou exprimer ses émotions. Cette dimension a beaucoup moins été étudiée dans la littérature au niveau des mésusages d'alcool aigus, contrairement aux cas de dépendance.

    Notre enquête transversale avait pour objectifs principaux d'apprécier l'étendue et les caractéristiques des mésusages d'alcool en population étudiante, et d'évaluer si un lien entre alexithymie et troubles addictifs de type abus et usage risque d'alcool existait. Nous avons analysé les résultats de 1936 questionnaires, remplis par des étudiants de Poitiers, âgés de 18 à 25 ans.

    Les résultats montrent une part importante des mésusages d'alcool, s'élevant à 54.3%, ce qui est proche des données nationales correspondantes. On a pu mettre en évidence que l'alexithymie évoluait dans un lien significatif aux conduites addictives, se renforçant avec l'intensité et la sévérité de ces dernières. Ce lien apparaissait donc dès l'existence de troubles addictifs de type abus ou usage à risque d'alcool. Ces résultats paraissaient encore plus saillants chez les étudiants ayant déjà pratiqué le binge drinking.

    Il existe une corrélation significativement forte retrouvée entre les mésusages d'alcool et un facteur émotionnel d'alexithymie, « difficultés à identifier ses émotions ». Ce facteur dit thymodépendant, a un lien majeur à la dépression. Il nous semble important d'évaluer la place de la dépression dans le lien entre alexithymie et mésusages d'alcool auprès de notre échantillon par une prochaine étude à ce niveau dans notre échantillon.

    Devant l'importance des mésusages d'alcool chez les étudiants de 18-25 ans, et la place de l'alexithymie, souvent décrite comme un facteur péjoratif dans la prise en charge des troubles addictifs, les professionnels de santé se doivent de proposer des stratégies de prévention et de soin spécifiques. Il faut sensibiliser au mieux ce public, globalement peu demandeur de prise en charge pour des conduites addictives, en dépit des nombreux risques auxquels un mésusage d'alcool, même ponctuel, peut exposer.

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affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être la seule à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
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