Vous êtes ici : Accueil > Formations > Diplôme d'état de Médecine > Anesthésie réanimation

Anesthésie réanimation

Les travaux sélectionnés

Pour être informé de la mise en ligne des nouveaux travaux correspondant à la recherche effectuée, abonnez-vous au flux RSS : rss

accès internet    accès intranet    pas d'accès
46 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 31 à 40
Tri :   Date travaux par page
  • Prévalence de la carence martiale après une hospitalisation en réanimation et lien avec la fatigue    - Papet Thibaut  -  03 septembre 2014  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : La prévalence de la carence martiale (CM) à l'admission en réanimation est d’environ 25 à 40 %. Les pertes de sang sont importantes lors d'un séjour en réanimation, conduisant à une perte de fer, mais la prévalence de la CM à la sortie de réanimation est inconnue. La CM a été associée à la fatigue et à la faiblesse musculaire et pourrait donc nuire à la réadaptation post-réanimation. Le but de cette étude était d'évaluer la prévalence de la CM à la sortie de réanimation, à 28 jours (J28), et à 6 mois (M6) et le lien avec la fatigue.

    Méthodes : Nous avons mené cette étude observationnelle prospective multicentrique en réanimation (4 hôpitaux universitaires). Les patients anémiques adultes (anémie définie par une hémoglobinémie (Hb) < 13 g/dL chez les hommes et < 12 g/dL chez les femmes) hospitalisés pendant au moins 5 jours avaient un bilan martial à la sortie, à J28 et M6. La CM a été définie par une ferritinémie < 100 μg/L ou < 300 μg/L avec une saturation de la transferrine < 20 %. La fatigue a été évaluée par échelle numérique et le questionnaire MFI-20 à J28 et M6 ; et la faiblesse musculaire par un test de force de poigne à la sortie de réanimation.

    Résultats : Parmi les 107 patients (hommes : 77 %, âge médian de 63 [48-73] ans) ayant un bilan martial complet à la sortie de réanimation, 9 (8,4 %) avaient une CM. A la sortie de réanimation, leur hémoglobinémie (9,5 [87,7 à 10,3] vs 10,2 [92,2 à 11,7] g/dL], p=0,09), la réduction de force de poigne (52,5 % [30 %-65 %] vs 49,5% [15,5 %-67,7 %] de la valeur normale, p=0,61) et l'échelle visuelle analogique de fatigue (57 [40-80] vs 60 [47,5-80] /100, p=0,82) n'étaient pas différents de patients sans CM. A J28 (n=80 patients) et à M6 (n=78 patients), la prévalence de la CM a augmenté de respectivement 25 % et 35 % alors que la prévalence de l'anémie est passé de 100 % à respectivement 80 % et 25 % (p<0,0001). La CM a été associée à une fatigue accrue à J28, après ajustement sur les principaux facteurs confondants, y compris l'anémie. A M6, cette association avait disparu.

    Conclusion : La prévalence de la CM après un séjour en réanimation prolongé a augmenté de 8 % à la sortie à 35 % 6 mois. La CM est associée à une fatigue accrue, indépendamment du taux d'hémoglobine, à J28.

  • Évaluation du monitorage de la fréquence respiratoire après extubation en réanimation par méthode acoustique non invasive    - Cancel Amélie  -  12 juin 2014  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : La mesure en continu de la fréquence respiratoire fait partie du monitorage des patients en réanimation. La période suivant l'extubation est une période à risque où la surveillance étroite des paramètres respiratoires est primordiale. Cette étude a pour objectif de comparer trois méthodes de monitorage de la fréquence respiratoire : l'impédancemétrie, méthode la plus couramment utilisée dans les services de réanimation, la capnométrie qui sera considérée comme la méthode de référence, et la méthode acoustique non invasive, nouvel outil technologique n'ayant pas encore été évalué dans ce contexte.

    Matériel et méthode : Cette étude prospective monocentrique a été menée de janvier à juin 2012 dans le service de réanimation chirurgicale du CHU de Poitiers. Les patients étaient inclus dans l'heure suivant leur extubation après recueil de leur non opposition et leur fréquence respiratoire était enregistrée durant une heure par trois méthodes différentes, à raison de une mesure par seconde pour chaque dispositif. Pour cela, étaient disposés en plus des électrodes thoraciques standard, un masque facial de type Capnomask et un capteur acoustique adhésif de type RRa. Le biais et les limites d'agrément ont été calculés pour la méthode acoustique et l'impédancemétrie comparées à la capnométrie.

    Résultats : 28 patients ont été inclus. 57520 triplets de valeur de fréquence respiratoire ont été recueillis. Comparés à la capnométrie, les biais pour la méthode acoustique et l'impédancemétrie sont similaires (0,3 versus 0 cycle par minute, respectivement) mais les limites d'agrément sont plus étroites concernant la méthode acoustique (+/- 4,2 versus +/- 6,4 cycles par minute, respectivement, p<0,001). La proportion de valeurs différant de plus de 10 ou 20 % durant plus de 15 secondes par rapport à la valeur obtenue par capnométrie est de respectivement 4,4 % et 1,7 % pour la méthode acoustique et 9,2 % et 5 % pour l'impédancemétrie (p<0,001). La tolérance du capteur acoustique adhésif est excellente, aucun patient n'ayant eu de plaintes vis à vis de ce dispositif. A contrario, le Capnomask a été retiré plusieurs fois chez 3 patients.

    Conclusion : La surveillance continue de la fréquence respiratoire par méthode acoustique non invasive paraît une alternative intéressante chez le patient de réanimation en post extubation car sa mesure est précise et fiable, et sa tolérance est excellente.

  • Évaluation de l'efficacité du sugammadex rapporté au poids idéal chez des patients obèses morbides pour réverser un bloc neuromusculaire profond induit par du rocuronium    - Jacques-Rousseau Natacha  -  12 juin 2014  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction: La chirurgie bariatrique nécessite une curarisation profonde jusqu'à la fermeture pariétale chez des patients qu'il convient d'extuber dans des conditions optimales. Le couple rocuronium – sugammadex trouve ici une excellente indication. Quelques publications se sont intéressées à l'adaptation des posologies de sugammadex chez les patients obèses morbides (IMC ≥ 40 kg/m2). En fixant des délais très courts inférieurs à 3 minutes pour juger du succès, les doses de sugammadex basées sur le poids idéal seraient insuffisantes pour réverser un bloc neuromusculaire profond mais ces délais choisis ne correspondent pas à la pratique clinique. L'objectif de cette étude était de déterminer si des doses de sugammadex basées sur le poids idéal permettaient de réverser en moins de 10 minutes un bloc profond induit par du rocuronium.

    Matériel et méthodes : Cette étude monocentrique prospective randomisée, en double aveugle a été conduite au CHU de Poitiers avec l'accord du Comité de Protection des Personnes et le recueil du consentement éclairé de patients ayant un BMI ≥ 40 kg/m2. La curarisation était monitorée par accélérométrie à l'adducteur du pouce à l'aide du TOFWatch ®SX. Une induction en séquence rapide était réalisée avec du rémifentanil, du propofol ou du thiopental, et du rocuronium qui était administré après calibration du TOF-Watch®. L'anesthésie était entretenue par desflurane, rémifentanil et rocuronium. A la fin de l'intervention chirurgicale, alors que le bloc neuromusculaire était profond (aucune réponse au Train de Quatre et un compte post-tétanique entre 1 et 5), les patients étaient randomisés en trois groupes pour recevoir une dose de sugammadex de 1 mg/kg, 2 mg/kg ou 4 mg/kg de poids idéal. Le critère de jugement principal était le taux de succès de décurarisation défini par un TOF ≥ 90% en moins de 10 minutes après l'administration du sugammadex. En cas d'échec de décurarisation ou en cas de recurarisation (TOF < 80% sur 3 mesures consécutives après décurarisation), une 2ème dose de sugammadex, basée sur le poids réel cette fois, était administrée: 4 mg/kg pour un bloc profond ou 2 mg/kg pour un bloc modéré. Dans tous les cas, le monitorage était poursuivi 15 minutes après la décurarisation

    Résultats : 50 patients ont été analysés, 18 dans le groupe 1 mg/kg, 17 dans le groupe 2 mg/kg et 15 dans le groupe 4 mg/kg. Les taux de succès à 10 minutes étaient respectivement de 22%, 77% et 93%dans les groupes 1 mg/kg, 2 mg/kg et 4 mg/kg (vs Groupe 1, p< 0,05), sans différence significative entre les groupes 2 mg/kg et 4 mg/kg. La dose médiane de 4 mg/kg de poids idéal correspondait à une dose de 1,9 (1,8 – 2,0) mg/kg de poids réel. La variabilité interindividuelle de la vitesse de récupération du TOF était plus faible dans le groupe 4 mg/kg. Un cas de recurarisation a été rapporté au cours de l'étude (groupe 2 mg/kg). Une seconde dose de sugammadex a été administrée à 14 patients du groupe 1 mg/kg, 4 patient du groupe 2 mg/kg et un seul du groupe 4 mg/kg (p < 0,05); les délais médians de réversion étaient alors inférieurs à 105 secondes sans différence significative entre les groupes.

    Discussion : Chez les patients obèses morbides, une posologie de 4 mg/kg de poids idéal de sugammadex permet la réversion d'un bloc neuromusculaire profond induit par du rocuronium dans un délai cliniquement acceptable inférieur à 10 minutes. Le monitorage reste néanmoins indispensable afin de détecter toute décurarisation partielle ou recurarisation.

  • Étude de la colonisation des dérivations ventriculaires externes (DVE) et de son incidence sur la survenue d'infections cérébro-méningées    - Timricht-Si Ahmed Najette  -  12 juin 2014  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : La dérivation du liquide céphalo-rachidien est largement utilisée en réanimation neurochirurgicale. Elle se complique, en moyenne, dans 8% des cas, d'une infection cérébro-méningée aggravant la morbidité. Par analogie aux cathéters veineux centraux, la colonisation des DVE précède probablement l'infection mais peu d'études s'y sont intéressées. L'objectif principal de cette étude était d'évaluer la colonisation bactérienne des DVE. Les objectifs secondaires étaient de déterminer l'incidence des infections cérébroméningées et les facteurs associés à la survenue de cette complication.

    Matériels et Méthodes : Après accord du CPP et recueil de leur non-opposition, les patients porteurs d'une DVE étaient inclus sauf s'ils présentaient une méningite préexistante ou s'ils décédaient avant la 48ème heure. Lors de l'ablation de la DVE, un prélèvement de LCR, un bilan biologique (NFS, biochimie) et la mise en culture du cathéter étaient réalisés. La colonisation était définie par l'isolement d'une bactérie à la culture du cathéter pour un seuil >1000 UFC/ml et l'infection par une culture positive de LCR quel que soit le seuil et/ou une hypoglycorachie (glycorachie < 0,6 g/l ou ratio glycorachie/glycémie < 0,5). Les patients étaient répartis en deux groupes : avec infection méningée (I-DVE) et sans infection (NIDVE). Les résultats sont exprimés en médiane [interquartiles]. Les variables qualitatives étaient comparées par le test de Mann-Whitney et les variables catégorielles par le test de Fisher.

    Résultats : 79 patients (âge 58 ans [46-65] ; SAPS II 49 [39-54] ; durée de séjour 27j [18-42]) étaient porteurs de 88 DVE posées dans 89% des cas pour hydrocéphalie avec 81% d'inondation ventriculaire. La durée médiane de dérivation ventriculaire était de 15j [10-19]. L'incidence globale des colonisations de DVE était de 19% et celle des infections cérébroméningées de 11% (n=10) avec une colonisation dans 88% des cas par des bactéries saprophytes de la peau. Le taux de colonisation était significativement plus élevé dans le groupe I-DVE (70% vs 17% (p < 0,05)). Le nombre de DVE par patient était significativement plus élevé dans le groupe I-DVE (70% vs 14% (p < 0,05)), mais toutes les infections survenaient lors du 1er drainage. La durée de maintien de la 1ère DVE n'était significativement pas différente dans les 2 groupes (I-DVE 14j [8-14] vs NI-DVE 13j [9-18] (p < 0,05)). Dans le groupe I-DVE, les bactéries identifiées dans le LCR et à la culture de DVE étaient identiques dans 8 cas sur 10. Aucune différence statistiquement significative n'était retrouvée entre les deux groupes concernant la durée de séjour, la morbidité et la mortalité (24% NI-DVE vs 30% I-DVE (p < 0,05)) des patients.

    Discussion : Dans cette étude, les taux de colonisation des DVE de 19% et d'infections cérébro-méningées de 11% étaient comparables à ceux retrouvés dans la littérature. L'infection était, dans 2/3 des cas, liée à une colonisation à des bactéries commensales de la peau. Ainsi la diminution de la colonisation cutanée pourrait permettre de diminuer l'incidence des infections de DVE encore trop élevée.

  • Jeûne postopératoire après une anesthésie générale : état des lieux des pratiques des anesthésistes-réanimateurs français    - Vigneau Fabien  -  12 juin 2014  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction: Le jeûne postopératoire serait source d’inconfort pour le patient mais diminuerait le risque d’inhalation ou de vomissements précoces. Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer les durées de jeûne postopératoire imposées par les anesthésistes français chez l’adulte et l’enfant après une anesthésie générale, et de comparer ces durées selon le secteur d'exercice.

    Matériel et méthodes : Un questionnaire a été envoyé aux anesthésistes inscrits sur la mailing-list de la SFAR. Celui-ci comportait des questions relatives à la durée du jeûne postopératoire selon le mode de contrôle des voies aériennes, chez des patients adultes et enfants ASA 1 à 3, candidats à une chirurgie programmée, en dehors de toute complication chirurgicale et de difficulté d’intubation. La chirurgie viscérale avec sutures digestives, la chirurgie ORL et cervicale n’étaient pas concernées.

    Résultats et Discussion : 754 réponses ont été recueillies, provenant de 689 (91 ,4%) médecins seniors et de 65 internes (8,62%). 491 (65,1%) exerçaient dans le secteur publique et 236 (31,3%) dans le secteur privé. La reprise des boissons et de l'alimentation était plus précoce chez les enfants que les adultes (p<0,001). La reprise des boissons était plus précoce que celle de l'alimentation et les patients ayant bénéficié d'un masque laryngé buvaient ou mangeaient plus tôt que ceux intubés (p<0,001). Le jeûne postopératoire aux solides et aux liquides est plus court dans le secteur privé que dans le secteur public quelque soit le mode de gestion des voies aériennes à H+2 et H+4. Près de 80 % des répondeurs ignorent l'existence de recommandations sur le jeûne postopératoire. Le jeûne postopératoire est une pratique qui fait l'objet d'un protocole chez 13 % des répondeurs.

    Conclusion : Les durées de jeûne postopératoire imposées après une anesthésie générale dépendent de l’âge et du mode gestion des voies aériennes. Le protocole en vigueur au CHU de Poitiers apparaît plus strict que les pratiques nationales.

  • Performance d'une méthode acoustique non-invasive pour monitorer la fréquence respiratoire en salle de surveillance post-interventionnelle chez les patients obèses après une anesthésie générale    - Géraud Loïc  -  12 mai 2014  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : Le risque de complications respiratoires postopératoire est élevé chez le patient obèse après une anesthésie générale. Le monitorage continu de la fréquence respiratoire, combiné à celui de la SpO2, est recommandé afin de détecter précocement la survenue d'une détresse respiratoire aiguë. L'objectif de cette étude est d'évaluer l'impact des modifications morphologiques associées à l'obésité sur la performance de ces 2 méthodes de monitorage de la fréquence respiratoire après une anesthésie générale.

    Matériels et méthodes : Trente adultes obèses avec un âge médian (extrêmes) de 49 (19-78) ans et un IMC à 40 (35 - 62) kg/m2 admis en SSPI après une anesthésie générale ont été inclus. Après l'extubation, un monitorage multimodal continu de la fréquence respiratoire a été réalisé par l'impédancemetrie thoracique (RRi), par moniteur acoustique (RRa®) et par capnographie à l'aide d'un masque facial (Capnomask® RRcapno), cette dernière étant utilisée comme méthode de référence. Un ordinateur a centralisé l'ensemble des données enregistrées à raison d'un triplet de mesures par seconde pendant une durée maximale de 60 minutes. La comparaison des valeurs de fréquence respiratoire obtenues entre RRa et RRcapno, et entre RRi et RRcapno, a été réalisée par la méthode de Bland et Altman ajusté en raison d'un nombre inégal de mesure par patient.

    Résultats : Comparé à la capnographie, le biais entre le RRa et le RRi n'est pas différent (-0,3 vs -0,6 cycles/min) mais les limites de concordance sont plus étroites avec la méthode acoustique (±3.5 cpm vs ±5.3 cpm; p<0.001). Le capteur acoustique a été mieux toléré que le Capnomask®.

    Conclusion : Chez les patients obèses après une anesthésie générale, la méthode acoustique est mieux corrélée à la capnographie que l'impédancemétrie thoracique.

  • Évaluation de l'efficacité de l'analgésie cutanée procurée par l'application de crème de lidocaïne et prilocaïne 5% sur le site de ponction des blocs axillaires    - Petua Philippe  -  29 novembre 2013  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Notre étude prospective, monocentrique, contrôlée, randomisée en double aveugle contre placebo à évaluée l'efficacité de l'application de crème lidocaïne-prilocaïne sur les sites de ponction lors de la réalisation des blocs axillaires.

    Quatre-vingt-quatre patients bénéficiant d'un bloc axillaire pour une chirurgie du membre supérieur ont été inclus prospectivement. Les patients sont randomisés en 2 groupes. Le groupe EMLA : application de 10g de crème EMLA sur le site de ponction du bloc axillaire. Le groupe placebo : application de 10g de crème placebo sur le site de ponction du bloc axillaire. La douleur lors de la ponction cutanée ainsi que la douleur lors de l'injection sont évaluées par l'EVA.

    Résultats : La douleur au site de ponction évaluée par l'EVA est moins forte dans le groupe crème lidocaïne-prilocaïne par rapport au groupe placebo (14,8 ± 12,9 mm VS 27 ± 17,2 mm ; p = 0.007). La douleur à l'injection de l'anesthésique local évalué par l'EVA n'est pas différente entre le groupe crème lidocaïne-prilocaïne et placebo (26,7 mm ± 19,7 VS 28,5 ± 16,5 mm ; p = 0,36).

    Conclusion : La crème lidocaïne-prilocaïne diminue la douleur ressentie lors de la ponction de la peau, et n'accroit pas la douleur lors de l'injection de l'anesthésique local. Cette stratégie s'intègre parfaitement dans la prise en charge de la douleur au bloc opératoire.

  • Valeur prédictive de la procalcitonine, PCT, pour le diagnostic des pneumopathies acquises sous ventilation mécanique, PAVM, chez le patient cérébro-lésé    - Pain Flavie  -  16 septembre 2013  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : Les patients cérébro-lésés développent dans 20 à 50% des cas une PAVM, aggravant leur morbi- mortalité. Leur dépistage précoce est donc une priorité afin d'optimiser la prise en charge. La PCT est un biomarqueur qui permettrait de différencier une infection bactérienne d'un syndrome inflammatoire non infectieux. L'objectif principal de cette étude était d'évaluer, chez les patients cérébro-lésés, la valeur prédictive de la PCT réalisée à l'admission dans le dépistage des PAVM précoces.

    Matériel et Méthodes : Après accord du CPP et information, les patients cérébro-lésés avec une ventilation prévisible > 48 heures, étaient inclus. Une PCT était réalisée à l'admission (J0) et lors d'une suspicion de PAVM (JPAVM) selon les critères de l'ATS. La pneumopathie était confirmée par une culture positive d'une aspiration trachéale > 106 ufc/ml. Les données démographiques, de sévérité, de séjour, de ventilation mécanique et pronostiques étaient relevées. Les patients étaient répartis en deux groupes, ceux avec (PAVM +) et sans PAVM (PAVM -). Le seuil de PCT > 0,5 ng/ml était retenu comme seuil de PAVM pour l'analyse statistique. Les données catégorielles et continues ont été comparées par des tests non paramétriques. Les résultats sont exprimés en médiane [interquartiles]. Le seuil de significativité était à p < 0,05.

    Résultats : 61 patients cérébro-lésés (âge 41 ans [32-58]; SAPS II 47 [42-52] ; Glasgow 7 [5-9], durée de séjour 24j [12- 31]) étaient inclus. L'incidence globale des PAVM était de 51% avec une médiane de survenue de 7 jours [4-10]. Les groupes PAVM- et PAVM+ étaient comparables. Dans le groupe PAVM+, aucune différence significative n'était retrouvée entre la médiane de PCT à J0 dans le groupe PAVM + précoce (0,466 [0,098- 1,337] ng/ml) et PAVM - (0,173 [0,082-0,612] ng/ml), et la PCT J0 > 0,5ng/ml n'était pas prédictive de PAVM précoce (VPP=47% ; VPN=69% ; p= 0,361). Aucune différence significative de PCT J0 n'apparaît entre les patients PAVM+ tardive et PAVM- (0,138 [0,115-0,700] ng/ml vs 0,173 ng/ml [0,082-0,612] ng/ml ; p = 0,390). La PCT à J0 était significativement plus élevée chez le traumatisé crânien (0,629 [0,121-1,85] ng/ml vs 0,130 [0,068-0,178] ng/ml ; p < 0,001) mais avec un chevauchement des valeurs. La mortalité était de 23% et la PCT J0 n'était pas différente entre les patients décédés (0.14 [0,08-0,55] ng/ml) et vivant (0,21 [0.09-1.19] ng/ml).

    Discussion : Chez les patients cérébro-lésés, la PCT mesurée à l'admission en réanimation n'est pas prédictive du développement d'une PAVM précoce. De plus dans cette même population, la PCT est un mauvais outil diagnostique. La PCT à J0 est plus élevée chez les traumatisés crâniens, probablement en rapport avec une réponse inflammatoire accrue. Ainsi, la PCT J0 et le jour de la suspicion de PAVM n'est pas un bon outil biologique de dépistage ni pronostique chez le cérébro-lésé, mais une étude complémentaire est nécessaire.

  • Mesure non invasive et continue de l'hémoglobine, Hb : évaluation de la précision de la Co-Oxymétrie pulsée, SpHb, avant et après ajustement in vivo    - Mounios Hélène  -  19 juin 2013  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : Lors des chirurgies à risque hémorragique, l'anesthésiste a besoin d'un monitorage étroit de l'hémoglobine (Hb) afin d'éviter toute erreur transfusionnelle par défaut ou par excès, source de morbidité. Contrairement aux méthodes invasives, la SpHb permet une surveillance continue de l'Hb. Sa précision est influencée par plusieurs paramètres tels que le taux d'Hb, les conditions hémodynamiques, l'utilisation de vasopresseurs ou de colloïdes. Une amélioration de cette précision a été observée lorsque la SpHb est ajustée de manière rétrospective sur la première valeur d'HbLabo. L'HemoCue sur sang artériel (HcueArt) permet une mesure d'Hb rapide et précise comparée à HbLabo. Les objectifs de cette étude sont (1) d'évaluer l'influence de l'ajustement prospectif « in vivo » de la SpHb sur le biais et la précision de la mesure et (2) comparer les performances de la SpHb après ajustement in vivo et a posteriori aux méthodes invasives disponibles.

    Matériel et méthode : Cette étude observationnelle et monocentrique a inclus des patients bénéficiant d'une chirurgie à risque hémorragique sous anesthésie générale. Chaque patient a été équipé d'un cathéter artériel en position radiale et d'un capteur Masimo (R2-25, Révision G) relié à son moniteur (Masimo Radical 7, version logicielle : 7.8.0.1). Avant l'incision, la valeur de SpHb a été ajustée à partir de la moyenne de 3 mesures d'HcueArt. Puis, chaque fois que le praticien jugeait utile de mesurer l'Hb, on réalisait simultanément un prélèvement de sang capillaire analysé par HemoCue (HcueCap), et un prélèvement de sang artériel analysé de manière extemporanée par HemoCue (HcueArt) et un Co-Oxymètre déporté (Siemens RapidPoint 405, HbGDS) et secondairement par le laboratoire central d'hématologie (Sysmex XT-2000i, HbLabo). Au même moment, la valeur affichée par le moniteur Masimo était notée. La précision des méthodes déportées par rapport à la méthode de référence (HbLabo) a été évaluée selon la méthode de Bland et Altman ajustée. Les biais entre HbLabo et les méthodes testées ont également comparés par un test t de Student. Une analyse des résultats a également été réalisée par une grille d'erreur transfusionnelle. La zone A correspond aux écarts considérés comme cliniquement acceptables, 95 % des points devraient s'y trouver.

    Résultats : 103 prélèvements ont été effectués chez 33 patients. Les valeurs d'HbLabo étaient comprises entre 7,3 et 14,2 g/dL dont 20% <10 g/dL. Par rapport à HbLabo, le biais moyen (± précision) était de – 0,6 (± 1,3) g/dL pour la SpHb avant ajustement, – 0,4 (± 1,1) g/dL pour la SpHb après ajustement in vivo, - 0,5 (± 1,1) a posteriori; 0 (± 0,4) g/dL pour HcueArt, -0,6 (±1,2 g/dL) pour HcueCap et -0,6 (± 0,7) g/dL pour HbGDS. La précision de la SpHb n'est pas améliorée significativement par l'ajustement et reste comparable à HcueCap. La zone A de la grille d'erreur comprenait 84 % des points avant calibration, 85 % in vivo, 82 % a posteriori, 98 % pour HcueArt, 89 % pour HcueCap et 88 % pour HbGDS.

    Conclusion : Parmi les méthodes invasives déportées au bloc opératoire, HcueArt est la plus précise. L'ajustement in vivo de la SpHb, à partir d'HcueArt ou d'HbLabo, ne permet pas d'amélioration significative, ni de sa précision ni du risque d'erreurs transfusionnelles.

  • Epidémiologie et facteurs de risques d'évolution défavorable à six mois des patients victimes d'hémorragie sous-arachnoïdienne par rupture d'anévrysme dans le service de réanimation neurochirurgicale de Poitiers entre octobre 2007 et octobre 2009    - Dufour Julien  -  07 juin 2013  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : L'HSA est une pathologie fréquente, touchant des patients en bonne santé, avec une mise en jeu du pronostic vital et des conséquences redoutables tant sur le plan somatique que psychologique. Sa prise en charge incluant une surveillance en unité de soins intensifs, un traitement symptomatique associé à une exclusion de l'anévrysme est émaillée de complications aggravant le pronostic du patient. Il n'y a pas de données épidémiologiques françaises fiables, c'est pourquoi cette cohorte a été instaurée.

    Matériel et méthodes : Cette étude de cohorte était prospective observationnelle nationale, dont seuls les résultats de Poitiers sont présentés. Etaient inclus les patients adultes hospitalisés en réanimation neurochirurgicale pour HSA sur rupture anévrysmale. Le recueil de données comportait les caractéristiques des patients et les facteurs de risque d'HSA, l'état clinique sur les lieux de la rupture, l'état clinique et radiologique dans le centre de référence, les complications, le pronostic et la réhabilitation socio-professionnelle à six mois. La recherche de facteurs de risques de mauvaise évolution à six mois était réalisée avec une analyse univariée par le test de Fischer ou du Chi ².

    Résultats : Entre octobre 2007 et octobre 2009, 135 patients ont été inclus dans la cohorte au CHU de Poitiers. La médiane d'âge était de 50 ans, avec 2 /3 de femme. Concernant la gravité initiale 43 % avait un score WFNS grave, le scanner cérébral retrouvait 60 % de formes radiologiques graves (Fisher > 2). Le traitement du sac anévrysmal était réalisé par embolisation dans 75% des cas et par clipping chirurgical dans 7% des cas avec un délai médian de 1 jour. La mortalité en réanimation était de 25%, les principales complications retrouvées étaient l'HTIC (35%), le vasospasme (13%), l'hydrocéphalie (14%), le resaignement (6,5%), les troubles endocriniens (36%), les pneumopathies acquises sous ventilation mécanique (20%) et les SDRA (20%). Une DVE était posée chez 20% des patients et une osmothérapie pour 28% d'entre eux. Sur les 135 patients initiaux 70% étaient recontactés, une évolution était favorable dans 2/3 des cas avec les échelles de Rankin modifiées et de GOS. Sur l'ensemble de la cohorte, une réinsertion socio professionnelle était totale chez 34%, partielle chez 56% et absente chez 10% des patients suivi et non décédé. Les facteurs de mauvaise évolution retrouvés étaient l'âge, la gravité initiale de l'HSA (clinique ou radiologique), la ventilation mécanique, l'HTIC, la pose d'une DVE et le SDRA.

    Conclusion : Nos résultats sont globalement concordants avec les données épidémiologiques de la littérature ainsi qu'avec les facteurs de risques de mauvaises évolutions. Cependant quelques éléments divergents nous laissent penser que notre prise en charge pourrait être optimisée en particulier concernant le vasospasme.

|< << 1 2 3 4 5 >> >| travaux par page

Haut de page


affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
  • Avec le service Ubib.fr, posez votre question par chat à un bibliothécaire dans la fenêtre ci-dessous ou par messagerie électronique 7j/7 - 24h/24h, une réponse vous sera adressée sous 48h.
    Accédez au formulaire...

 
 

Université de Poitiers - 15, rue de l'Hôtel Dieu - 86034 POITIERS Cedex - France - Tél : (33) (0)5 49 45 30 00 - Fax : (33) (0)5 49 45 30 50
petille@support.univ-poitiers.fr - Crédits et mentions légales