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Médecine. médecine du travail

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  • Mesure de l’impact des décisions d’éviction professionnelle au cours de la pandémie de SARS-CoV-2 sur la santé mentale d’agents du CHU de Poitiers.    - Vaudel Alain  -  22 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    La pandémie de SARS-CoV-2 a débuté fin 2019 et continue encore de sévir à l’échelle mondiale. La découverte de cet agent pathogène suite à des pneumopathies d’étiologie non-identifiée a rapidement permis de faire le lien avec des épidémies antérieures dont nous avons tiré des enseignements et qui ont alimenté nos connaissances.

    Il a fallu rapidement apprendre et se documenter sur cette menace pour permettre de limiter au mieux son impact. Le moyen de prévention principal est l’utilisation d’équipements de protection individuels, particulièrement respiratoires. Le port de ceux-ci s’est généralisé mais au cours de la première vague épidémique, ces ressources ont été particulièrement employées et désirées dans les hôpitaux où la Covid-19 était prise en charge. Car ce sont bien les soignants qui ont été exposés en première ligne, lors de l’accueil et des soins des individus infectés. Nous nous sommes intéressés aux conséquences que l’épidémie pouvait avoir sur eux, sur leur santé mentale plus précisément.

    La pandémie de 2019 – 2020 a été l’occasion de mesures sanitaires exceptionnelles au niveau mondial. Environ la moitié de la population mondiale s’est trouvée dans une situation de confinement imposé. Cet élément a lui aussi un impact sur le psychisme et est venu s’ajouter aux différentes tensions subies par les soignants durant cette période. Nous avons donc chercher à évaluer l’impact des mesures d’évictions professionnelles prises pour une partie des soignants considérés comme vulnérables face à la maladie et à fort risque de faire une forme grave.

    Nous avons donc analysé les réponses de deux groupes de 29 agents avec d’un côté des agents restés en poste et de l’autre des agents confinés à domicile pour raison de santé. Le questionnaire précisait certaines données démographiques et portait sur l’anxiété, la dépression, le stress perçu, l’estime de soi ainsi que quelques émotions et était renseigné à distance. Certaines données ont été recueillies lors d’entretiens téléphoniques avant le déploiement du questionnaire.

    Nos résultats montrent une différence significative entre les deux groupes sur l’axe dépressif (p = 0.022). Les niveaux d’anxiété, de stress perçu et d’estime de soi n’ont pas retrouvé de différence significative d’un groupe à l’autre. Cependant, 21 % des sujets de la cohorte présentent des scores évocateurs de troubles anxieux avérés et 41 % de ceux-ci avaient un haut niveau de stress ressenti. Globalement les résultats des analyses montraient une corrélation de certaines variables entre-elles ou bien des scores entre-eux. Nos résultats indiquent une influence sur la santé mentale de critères comme le fait d’avoir des enfants, le fait de vivre seul ou dans une grande habitation.

  • Téléconsultation en santé au travail : Intérêts et ressentis des médecins du travail des 3 services interentreprises de Vienne et de Charente    - Boncoeur Hugo  -  08 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La crise sanitaire de 2020 liée au Covid-19 a rendu nécessaire l'utilisation de la téléconsultation dans notre spécialité afin d'assurer la continuité du suivi des salariés. Aucune étude n'a encore interrogé les médecins du travail sur cette nouvelle pratique. L'objectif principal de cette étude était d'évaluer, dans une population de médecin du travail exerçant en services interentreprises, leurs ressentis et leurs perspectives concernant l'utilisation de la téléconsultation dans leur exercice quotidien. Les objectifs secondaires étaient d'évaluer les facteurs ayant pu faire varier leur recours à la téléconsultation et l'influence de leur intérêt sur son utilisation future.

    Matériels et méthodes : Une étude transversale a été menée auprès des médecins du travail dans les 3 services interentreprises de Vienne et de Charente. Le recueil des données a consisté en la passation d'un auto-questionnaire anonyme en ligne permettant d'évaluer leurs recours, leurs ressentis, leurs intérêts et leurs perspectives sur la téléconsultation.

    Résultats : 39 médecins du travail ont répondu sur la période du 30/06/20 au 30/07/20. Dans le contexte, 79,5% des répondants ont eu recours à la téléconsultation et un âge plus jeune était un facteur positif à son utilisation. Pas du tout intéressé à 53,8%, leurs ressentis était négatifs pour 75% d'entre-deux, mettant en avant l'absence d'examen clinique à 84,6%, les problèmes de connexion à 57,9% et le caractère déshumanisant à 56,4%. Les perspectives se tournent vers les visites à la demande à 64,7% et la visite de pré-reprise à 56,3%, dans le secteur tertiaire de type administratif à 83,3% sur un mode de réalisation médecin-salarié à 63,6% ou médecin-salarié assisté par un IDEST à 62,1%. Le bénéfice revenant à l'employeur à 63,2%.

    Conclusion : Ces résultats montrent une réelle défiance à l'emploi de la téléconsultation dans l'exercice quotidien des médecins du travail, la crainte de voir se détériorer la relation médecin-salarié et les limites cliniques inhérentes à la consultation à distance. Une telle pratique ne pourra être imposée mais bien choisie et devra s'inscrire dans une démarche d'amélioration du service rendu par les SSTI encadrée par une doctrine adaptée à cette spécialité.

  • Évaluation du sommeil des agents EDF dans le centre nucléaire de production énergétique de Civaux en 2020    - Muncey Elsa  -  08 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Contexte : La relation entre sommeil et travail est étroite, car le premier permet de récupérer de la fatigue engendrée par le second. Un mauvais sommeil altère la vigilance, et les conséquences sur la vie professionnelle et personnelle peuvent être dramatiques. Selon les études, 20 à 40 % des travailleurs se plaignent de leur sommeil, et la prévalence de l'insomnie est plus importante dans cette population que dans la population générale. Qu'en est-il des salariés d'une centrale nucléaire soumis à différentes contraintes organisationnelles ? L'objectif principal était l'évaluation du sommeil chez l'ensemble des salariés, en prenant en compte les facteurs liés au travail, à l'environnement, au mode de vie et à la santé des agents salariés de l'électricité de France (EDF).

    Matériels et Méthode : Une étude épidémiologique observationnelle transversale descriptive et analytique a été menée entre janvier et mars 2020, auprès des agents EDF travaillant dans la centrale de Civaux dans la Vienne. Un auto-questionnaire de 84 questions et sous-questions a été diffusé à l'ensemble des salariés, par le biais de leur adresse mail et d'un logiciel interne, garantissant l'anonymat de réponse. Le questionnaire se composait d'une série de questions abordant le travail, les habitudes de vie, les consommations, le sommeil et la santé des salariés. Il était complété par deux questionnaires validés : l'Index de sévérité de l'insomnie et le score d'Epworth.

    Résultats : Sur les 931 salariés de Civaux sollicités, 534 avaient répondu (57,4 % de participation). Des troubles du sommeil étaient présents chez 30,2 % des agents EDF. 23,8 % étaient somnolents (score d'Epworth > 10), et 17 % s'étaient déjà endormis ou presque sur le trajet domicile-travail. 40 % des salariés étaient en restriction sévère de sommeil. Ils étaient plus de 60 % à considérer que leur travail avait un impact négatif sur la qualité et la quantité de leur sommeil. Cependant, dans l'étude, les rythmes de travail ne semblaient pas avoir d'impact sur la survenue de troubles, et seule une catégorie d'astreinte augmentait les problématiques de sommeil. L'enquête replaçait également le rôle du médecin du travail dans le diagnostic des troubles du sommeil (près de 35 % des diagnostics à Civaux). L'analyse comparative entre le groupe faisant des astreintes et le reste de la population n'avait pas mis en évidence d'éléments pouvant laisser croire à l'impact négatif des astreintes sur cette population, mais le groupe comparatif comportait des horaires atypiques également.

    Conclusion : Ces résultats concordant avec d'autres études menées en milieu de travail, posaient la question des troubles du sommeil chez les salariés soumis ou non aux horaires atypiques et confrontés à des responsabilités importantes liées à la sûreté et à la sécurité. Enrichir les compétences des services de santé au travail, afin qu'ils puissent améliorer la prévention, et dépister de manière adaptée les troubles du sommeil, deviendra probablement indispensable dans un futur proche.

  • Biométrologie du personnel d'oncologie médicale pavillon Maillol du CHU de Poitiers exposé aux médicaments anticancéreux    - Le Cloirec Romain  -  08 octobre 2020  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les médicaments anticancéreux sont des molécules dangereuses à manipuler. Certains sont classés cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction. Les quantités de médicaments anticancéreux utilisés sont en augmentation constante. Cela peut entrainer une augmentation de l'exposition pour le personnel soignant et le personnel des pharmacies. Au CHU de Poitiers, un nouveau protocole de protection a été mis en place dans le service d'oncologie médicale Maillol.

    Objectif : L'objectif de ce travail était de réaliser une surveillance biologique des expositions professionnelles du personnel d'oncologie médicale Maillol du CHU de Poitiers exposé aux médicaments anticancéreux.

    Méthode : La surveillance biologique des expositions professionnelles s'est déroulée du 6 janvier au 31 mars 2020 dans le service d'oncologie médicale Maillol. Les indicateurs biologiques d'exposition étaient l'α-fluoro-β-alanine, métabolite du 5FU et l'ifosfamide recherchés dans un échantillon urinaire. Les urines ont été recueillies entre 6 et 10 heures après la fin de poste. Un agent était considéré comme « contaminé » dès lors que l'α-fluoro-β-alanine ou l'ifosfamide était supérieur ou égal à la limite de quantification ou présent à l'état de traces.

    Résultats : 17 agents ont participé à l'étude (6 IDE, 6 AS, 3 ASH et 2 médecins). Il n'a pas été retrouvé de trace de α-fluoro-β-alanine dans aucun des échantillons. 10 chimiothérapies de 5FU et 0 d'ifosfamide ont été administrées durant la période de la surveillance. L'indice de contact cytotoxique se situe entre 0 et 0,2. Les moyens de protection individuelle étaient bien portés par le personnel. Les gants étaient l'équipement le plus utilisé.

    Conclusion : Aucune contamination interne du personnel n'a été retrouvée. Nous ne pouvons cependant pas conclure de manière formelle à l'absence de contamination du personnel. Le protocole de protection contre les risques liés aux médicaments anticancéreux doit être déployé dans l'ensemble des services d'oncologie du CHU de Poitiers. Cette surveillance biologique doit être mise en place dans la pratique courante pour évaluer la contamination.

  • Risques psychosociaux des dirigeants de très petites entreprises et réflexion sur des moyens de prévention en service de santé au travail : enquête auprès d'artisans du bâtiment dans la Charente et la Charente-Maritime    - Gribias-Edmond Laurence  -  05 avril 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le dirigeant d'une petite entreprise est souvent exposé aux mêmes risques professionnels que ses salariés et doit assurer la gestion de son entreprise. Cette situation de travail peut engendrer des risques psychosociaux, avec des conséquences sur sa santé et sur l'entreprise. Il n'existe pas en France de suivi médico-professionnel des dirigeants d'entreprises privées, non-salariés, par les Services de Santé au Travail du régime général. L'objectif est d'évaluer la prévalence des risques psychosociaux dans une population d'artisans du bâtiment employeurs dans une très petite entreprise et de mener une réflexion sur des moyens de prévention en Service de Santé au Travail.

    Matériels et méthode : Une étude descriptive transversale rétrospective et multicentrique a été menée de chefs d'entreprises artisanales employeurs de 1 à 10 salariés, en Charente et Charente-Maritime. Le recueil des données a consisté en la passation d'un auto-questionnaire anonyme en ligne permettant d'évaluer les conditions de travail, l'état de santé générale et mentale ainsi que le niveau de stress et d'épuisement professionnels. Des facteurs associés à la présence de stress au travail et d'épuisement professionnel ont été recherchés.

    Résultats : L'enquête s'est déroulée du 23/07 au 31/10/2018. Sur les 1917 personnes sondées, 92 artisans ont répondu, dont 1 exclu. Un stress au travail était observé chez 67 % des artisans. Un degré moyen d'épuisement professionnel était présent chez 33 % de la population et un degré élevé chez 20,9 %. L'étude a mis en évidence une association significative entre le stress au travail et les situations de tensions dans les relations professionnelles, le sentiment de solitude au travail et la présence de symptômes dépressifs, ainsi qu'un lien significatif entre l'épuisement professionnel et l'état de santé perçu comme altéré. Concernant la prise en charge en Service de Santé au Travail, 30,8 % étaient favorables au suivi périodique en consultation et 23,1 % au suivi en consultation si besoin. Ils étaient 27,5 % à être défavorables à un suivi.

    Discussion : L'étude montre l'intérêt d'un accompagnement et d'une prise en charge médico-professionnelle de notre échantillon d'artisans. D'autres travaux sont nécessaires, les résultats n'étant pas généralisables à la population source. Des réflexions sont actuellement menées au sujet de l'intégration des dirigeants chefs de petites entreprises au suivi des travailleurs en Service de Santé au Travail.

  • Risques psychosociaux et médecins du travail : état des lieux de leurs pratiques, difficultés et ressentis : étude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de médecins du travail des services interentreprises du Poitou-Charentes    - Latif Siham  -  27 mars 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Devant le contexte socio-économique et la transformation profonde du monde du travail, les RPS et la souffrance au travail sont devenus un enjeu de santé publique majeur. Les médecins du travail, par leurs connaissances médicales, du monde de l'entreprise, et leurs missions de préventeurs, ont un rôle majeur à jouer, et sont des acteurs centraux dans ces thématiques.

    Objectifs : L'étude avait ainsi pour but d'étudier les pratiques des médecins du travail dans la prise en charge et la prévention des RPS, de recueillir leurs ressentis et de mettre en évidence les difficultés qu'ils rencontrent. Des pistes d'amélioration des pratiques ont pu être proposées.

    Matériels et méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de médecins du travail exerçant en Poitou-Charentes jusqu'à saturation des données. L'échantillon était raisonné et diversifié. Une analyse thématique de contenu avec triangulation a été réalisée.

    Résultats : 13 médecins du travail (MT) ont été interrogés. La consultation RPS était vécue par tous comme une consultation longue, chronophage et éprouvante. Le cas le plus fréquent de découverte d'une situation de souffrance était lors de la visite médicale à la demande du salarié lui-même. Les facteurs de risques psychosociaux étaient bien connus des MT et recherchés systématiquement. Les connaissances des MT de notre étude concernant la psychodynamique et la clinique médicale du travail restaient encore à développer. Les principales causes professionnelles des RPS étaient bien identifiées. Le médecin traitant était reconnu comme un acteur incontournable par l'ensemble des MT. Le psychiatre était également souvent sollicité. Aucun des médecins de l'étude n'avait évoqué les consultations de pathologies professionnelles (CCPP). L'attente des MT en termes de pluridisciplinarité et de meilleure coordination avec les autres intervenants (médecin traitant, psychiatre) était forte. Aucun d'entre eux ne rédigeaient de certificats médicaux notamment de maladie professionnelle (MP). Les principales difficultés étaient dans la prise en charge collective et la prévention primaire, mais d'autres difficultés ont pu être dégagées : gestion des consultations longues, manque de temps, de formation (notamment en prise en charge collective et prévention), isolement, crainte d'être « manipulé », le désintérêt de certains employeurs. Quelques pistes d'amélioration ont été mises en évidence : améliorer le travail en équipe et la coordination avec les acteurs externes, améliorer la connaissance des MT du rôle de chacun dans la gestion des RPS, améliorer la connaissance des MT concernant les rôles et missions des CCPP, travail en réseau entre les différents services interentreprises de la région ?

    Conclusion : Notre étude a montré que la prise en charge individuelle des salariés en situation de RPS est bien maitrisée par les médecins du travail. La prise en charge et la prévention collectives sont quant à elles sources de difficultés. Les MT ne peuvent pas y arriver seuls. Il serait intéressant de compléter ce travail par une étude auprès d'autres intervenants (médecin traitant, psychiatre, psychologue du travail) afin de recueillir leur positionnement et leurs attentes vis-à-vis des MT.

  • Actions en milieu de travail de prévention des troubles musculo-squelettiques conduites en pluridisciplinarité dans un service de santé au travail inter-entreprises : caractéristiques globales et mise en œuvre par les entreprises des préconisations formulées    - Audemard Margaux  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Objectif : La prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS) est un enjeu majeur en santé au travail, comme l'étude de la mise en œuvre de la pluridisciplinarité. L'objectif principal de notre étude était d'étudier le contexte et les modalités de mise en œuvre de la pluridisciplinarité dans un service de santé au travail inter-entreprises (SSTI), dans le cadre des actions de prévention du risque de TMS. Les objectifs secondaires visaient à évaluer le taux d'obtention d'une transformation « semblant suffisante » pour atteindre les objectifs suite à la formulation de préconisations, et d'explorer les facteurs influençant la transformation.

    Matériel et méthodes : Une étude épidémiologique transversale monocentrique a été menée, en incluant de manière exhaustive les actions en milieu de travail (AMT) de prévention du risque de TMS réalisées par les ergonomes d'un SSTI à la demande des médecins du travail, et dont la restitution de préconisations avait eu lieu entre juin 2015 et décembre 2017. Elle a été réalisée à partir d'un questionnaire ad hoc. Les résultats ont été analysés à l'aide du logiciel « EpiInfo » ; les analyses statistiques comparatives ont été réalisées à partir du test exact de Fisher.

    Résultats : Au total, 73 AMT ont été incluses. Les AMT de prévention des TMS réalisées par les ergonomes, suite aux demandes des médecins du travail, étaient dans 26% des cas des actions de prévention primaire, 47% des cas des actions de prévention secondaire et 27% des cas des actions de prévention tertiaire. 52% des AMT ont été réalisés dans des entreprises de 50 salariés et plus, et dans 53% des cas un préventeur du service était déjà intervenu dans l'entreprise dans les 5 années précédant la demande. Les ergonomes n'avaient pas connaissance du résultat de l'AMT précédente dans 49% des cas. Le temps passé total pour une AMT était inférieur ou égal à 5 jours dans 74% des cas. Le délai d'intervention était inférieur à 1 mois dans 55% des cas ; il était significativement associé au degré d'urgence annoncé par le médecin ou ressenti par l'ergonome lors de la demande (p = 0,020). 77% des AMT avaient au moins pour origine un constat fait en visite médicale et les médecins du travail avaient participé à au moins une étape de l'AMT dans 42% des cas. Les membres décisionnaires s'étaient impliqués dans l'AMT dans 92% des cas lorsqu'ils en avaient été à l'initiative avec le médecin du travail, et dans 48% des cas lorsque le « médecin du travail seul » en était à l'initiative (p < 0,001). Les ergonomes estimaient les objectifs « clairement formulés » par le médecin dans 86% des cas ; les objectifs avaient été formulés lors d'échanges oraux formalisés dans seulement 16% des AMT. Initialement, les suites étaient connues par les ergonomes dans 68% des cas ; ils en avaient principalement été informés par les entreprises (46%) et les médecins du travail étaient peu à l'origine d'un retour sur les suites données (26%). Ce taux montait à 88% après avoir interrogé l'entreprise ou le médecin. Dans 64% des cas, il y avait eu plus de préconisations mises en œuvre que de préconisations non mises en œuvre et dans 75% des cas, les transformations effectives de la situation de travail semblaient suffisantes pour atteindre les objectifs fixés en début d'AMT.

    Conclusion : Cette étude révèle une marge de progression pour le service dans la communication entre les acteurs et dans la traçabilité des interventions et des changements observés. La poursuite du suivi des interventions de manière prospective, en s'appuyant sur un logiciel aux fonctionnalités améliorées suite à cette étude, permettra de valoriser le travail réalisé et de suivre l'évolution des pratiques et de l'organisation de la pluridisciplinarité du service, dans un contexte de possibles réformes à venir en santé travail.

  • Enquête de pratique de la spirométrie dans les services de santé au travail de l'ancienne région Poitou-Charentes    - Krompholtz Sophie  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La pratique de la spirométrie fait l'objet de recommandations internationales mais peu de recommandations nationales cadrent ses indications en médecine du travail. Des études épidémiologiques concluent en la faisabilité du dépistage de maladies respiratoires obstructives dans les services de santé au travail. Les objectifs de notre enquête étaient de décrire la pratique des spirométries dans ces services et d'évaluer la qualité des examens réalisés en routine.

    Matériel et méthode : Nous avons mené une enquête transversale descriptive par questionnaires anonymes auprès de l'ensemble des médecins du travail de l'ancienne région Poitou-Charentes. L'évaluation de la qualité des examens a été effectuée à partir de l'envoi de 5 spirométries par médecin du travail répondeur à l'enquête et évaluée par deux pneumologues de manière indépendante.

    Résultats : Sur les 73 répondants, 45,2 % utilisaient un spiromètre, et au moins 1 fois par semaine pour 64 % d'entre eux. Les utilisateurs de spiromètre étaient significativement plus nombreux à réaliser un examen de référence (Rapport de prévalence RP : 1,89), un examen de dépistage (RP : 2,70) et un examen en vue de déterminer l'aptitude au poste (RP : 1,97) que les médecins uniquement prescripteurs d'EFR en externe. Pour les deux pneumologues, 39,7 % des boucles débit-volume étaient acceptables ou exploitables et 37,4 % étaient inutilisables. Le taux maximal d'examens pouvant atteindre les critères de qualité et de répétabilité était de 8,93 %.

    Conclusion : Ces résultats incitent à la prudence dans la conclusion de la faisabilité d'un dépistage par spirométries dans les services de santé au travail, la qualité réelle des examens étant moindre que celle observée dans les études épidémiologiques habituelles. Par ailleurs une grande hétérogénéité des pratiques fait s'interroger sur la nécessité de recommandations nationales afin de mieux guider la pratique en santé au travail.

  • Handicap locomoteur et maintien dans l'emploi : étude rétrospective à propos de 352 salariés de la Vienne reconnus travailleurs handicapés en 2013    - Tomas Hélène  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : En France, 9 millions de personnes déclarent une limitation fonctionnelle dont 70 % de limitations motrices. Le handicap locomoteur peut être acquis au cours de la vie et retentir sur l'activité professionnelle exercée par la personne devenue handicapée, l'amenant à faire une demande de Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé. L'objectif principal est de déterminer le taux de maintien dans l'emploi, 4 ans après l'apparition d'un handicap locomoteur reconnu administrativement. Les objectifs secondaires sont, concernant le maintien dans l'emploi, l'évaluation des modalités (factuelles et ressenties) et la recherche de facteurs associés et pour les personnes sorties d'emploi, le recueil des causes et du devenir.

    Matériel et méthode : Étude descriptive, transversale, rétrospective et unicentrique, auprès de 352 personnes, en emploi en CDI, ayant obtenu une 1ère RQTH, pour un handicap locomoteur, par la MDPH de la Vienne, en 2013. Le recueil de données a été réalisé dans les dossiers de la MDPH de 2013, puis lors d'une enquête téléphonique, à 4 ans de la RQTH, pour connaître le devenir professionnel et évaluer le maintien dans l'emploi. Celui-ci se répartit en maintien au poste avec ou sans aménagement, reclassement dans l'entreprise ou reclassement externe (nouvel emploi sans période de chômage). L'association entre des variables générales, médicales et professionnelles et le maintien dans l'emploi a été recherchée en analyses uni et multivariées.

    Résultats : Recueil administratif du 02/06 au 18/08/17 et téléphonique du 30/10/17 au 04/02/18 avec une participation de 60,5 %. Le taux de maintien dans l'emploi est d'environ 65 %, dont environ 75,5 % au même poste de travail (13 % sans modification et 62 % d'aménagements), 22,5 % de reclassement interne et 2 % de reclassement externe. Nous retrouvons une association significative positive avec le maintien dans l'emploi pour le secteur public, l'ancienneté >10 ans et l'accompagnement par le SAMETH et négative pour l'arrêt maladie initial >2 ans et les ressources de type invalidité ou rente. Concernant le ressenti, la satisfaction professionnelle varie selon le type de maintien dans l'emploi : environ 39 % si aucune modification, 81 % si aménagement et 84 % si reclassement interne. Les remarques émises ont surtout concerné les conditions de travail, les relations professionnelles et les démarches (40 % de l'effectif critique les dispositifs et 16 % décrit un manque d'information). En cas de perte de l'emploi initial, la cause est un licenciement pour inaptitude médicale dans plus de 73 % des cas et le devenir est environ 57 % de nouvel emploi, 24 % de recherche d'emploi et 19 % d'inactivité.

    Conclusion : Des perspectives d'amélioration sont mises en évidence parmi les facteurs significativement associés au maintien dans l'emploi : limiter les arrêts maladie prolongés en renforçant la collaboration entre médecine de soins et du travail et développer l'accompagnement par le SAMETH avec des axes de progrès identifiés en termes d'orientation, d'information et de communication. De plus, dans notre population, la RQTH semble avoir contribué au maintien dans l'emploi, en favorisant les aménagements et l'accompagnement. Mais ces conclusions seraient à confirmer par la réalisation d'études à plus grande échelle et prospectives.

  • Liens entre facteurs psychosociaux et troubles musculo-squelettiques de l'épaule dans le travail répétitif : une étude dans l'agro-alimentaire    - Noirot Vincent  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Les Risques Psycho-Sociaux (RPS) sont un facteur de risques de Troubles Musculo Squelettiques (TMS). Cependant, les TMS des épaules sont considérés comme étant liés principalement à des facteurs physiques comme la répétitivité. L'objectif de notre étude était de montrer que les RPS étaient aussi un facteur de risque de TMS dans des postes exposés à des mouvements répétitifs.

    Nous avons mené une enquête transversale analytique entre le 11 février 2017 et le 11 février 2018 dans l'ancienne région Poitou-Charentes. Les salariés inclus devaient occuper un poste sur une chaîne automatisée d'une usine agro-alimentaire depuis au moins un an. Ils devaient remplir lors d'une consultation un questionnaire évaluant leurs expositions aux RPS et TMS. Le critère d'évaluation principal était l'association d'une situation d'Iso-strain au questionnaire de Karasek avec une douleur à l'épaule supérieure à 2 lors des sept derniers jours.

    229 salariés travaillant dans 6 entreprises ont été inclus. Une situation d'Iso-strain était présente chez 51,5 %. Une douleur à l'épaule d'au moins 2 sur une échelle numérique lors des 7 derniers jours était présente chez 42,3 % des salariés. L'analyse multivariée révélait un lien significatif entre une situation d'Iso-strain et ces douleurs d'épaules [OR = 2,48, p < 0,05, IC 95 % (1,33-4,6)]. Le sexe féminin, l'ancienneté au poste et l'exposition à des contraintes physiques étaient également corrélés à la survenue des douleurs.

    Cette étude montre la présence d'une association entre les RPS et les TMS chez les salariés exposés aux gestes répétitifs. Ces résultats soulignent l'intérêt de la prise en charge des RPS en prévention des TMS sur des postes aux contraintes biomécaniques importantes.

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affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
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