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Delbreil Alexia

Les travaux encadrés par "Delbreil Alexia"

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4 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 4
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  • Les homicides jugés en Poitou-Charentes entre 2008 et 2013 : analyse comparative des homicides intrafamiliaux et extrafamiliaux sur 67 dossiers    - Ducasse Anne-lise  -  09 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    D'un point de vue criminologique, on distingue les homicides intrafamiliaux (commis dans la sphère familiale ou conjugale) des homicides extrafamiliaux.

    L’objectif de cette étude était d’étudier les caractéristiques sociodémographiques, psychopathologiques et criminologiques des auteurs d’homicides en Poitou-Charentes entre 2008 et 2013 et de réaliser une étude comparative entre les homicides intrafamiliaux et extrafamiliaux, afin de dégager des pistes de repérage et de prévention des situations à risque létal.

    La méthode comportait l’analyse des dossiers jugés en cour d’Assises pour homicide ou tentative d’homicide, dans les juridictions de la Cour d’Appel de Poitiers. Une grille de recueil des données s’organisant autour de sept axes a été élaborée.

    Une analyse descriptive de l’ensemble des passages à l’acte homicide puis comparative entre les homicides intrafamiliaux et extrafamiliaux ont été réalisées.

    Les résultats révèlent que les auteurs d’homicides sont préférentiellement de sexe masculin (76%), relativement jeunes, dont l’enfance est marquée par des traumatismes (68%). Le parcours d’adulte est caractérisé par une précarité, une instabilité tant affective que sociale et des antécédents judiciaires notamment chez les auteurs d’homicides extrafamiliaux. Un diagnostic psychiatrique est retrouvé chez 83% des auteurs, dans les mêmes proportions quel que soit le type d’homicides. Les plus représentés sont les troubles de la personnalité (55%) essentiellement borderlines (23%) et antisociaux (17%) (plus fréquents chez les auteurs d’homicides extrafamiliaux (27%)), et l’abus ou la dépendance à l’alcool (54%). Les auteurs d’homicides intrafamiliaux présentent plus de troubles dépressifs. Le passage à l’acte intervient dans le milieu proche, dans un contexte de conflit ancien et/ou de rupture affective. Le geste est impulsif avec une arme d’opportunité (arme blanche, objet contondant, mains nues). Dans le cadre des homicides extrafamiliaux, la motivation la plus fréquente va être la querelle (44%) devant la vengeance (19%). Le passage à l’acte intrafamilial se produit, quant à lui, dans un moment libératoire (17%) ou dans un désir de possession de l’autre (21%).

    Conclusion : Notre travail a permis de dégager des éléments sociodémographiques psychopathologiques et criminologiques communs à l’ensemble des homicides. Nous retrouvons des passages à l’acte désorganisés dans un contexte de violences affectives. Les troubles psychiatriques graves sont peu fréquents comparés aux troubles de la personnalité et aux diagnostics en lien avec l’alcool. Néanmoins, il apparaît que la dépressivité est une notion beaucoup plus importante chez les auteurs d’homicides intrafamiliaux, quand les auteurs d’homicides extrafamiliaux sont plus fréquemment dans le registre antisocial, dépendants aux toxiques.

  • Insécurité des soignants face à la violence des patients : état des lieux et facteurs prédisposants : Résultats d'une enquête transversale, multicentrique    - Dallay Camille  -  05 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    Le dernier rapport de l'Observatoire National des Violences en milieu de Santé témoigne de l'importance de la problématique de la violence dans notre système de soins. Cette violence est un phénomène complexe qui résulte de l'intrication de plusieurs facteurs étiologiques, variant selon le type de violence rencontré.

    L'objectif de notre travail était d'identifier des facteurs en lien avec la survenue d'événements violents dans les soins hospitaliers, le vécu des soignants et leurs impacts.

    La méthode comportait une enquête transversale multicentrique (CHU Toulouse et Poitiers), multi-sites (urgences psychiatriques et somatiques, services fermés de psychiatrie) auprès des personnels volontaires infirmiers et aides-soignants. L'auto-questionnaire comportait les caractéristiques individuelles, dont l'échelle MBI (évaluation de l'épuisement professionnel), les variables d'organisation du travail (score de Pression Temporelle, score d'Incertitude concernant les traitements validés par Presst-Next), la partie interactionnelle dont l'échelle multidimensionnelle d'empathie IRI. Le critère de jugement de l'étude était la fréquence de survenue d'événements violents au moins mensuelle déclarée par les soignants.

    L'analyse descriptive et comparative des données selon le niveau de violence précédait une régression logistique du risque de violence déclarée en fonction des variables indépendantes retenues (Référence: M.Estryn-Behar). Le taux de réponses était de 58,1%, 150 questionnaires furent validés et traités.

    Les résultats révèlent que la fréquence de confrontation à la violence et le sentiment d'insécurité au travail sont élevés chez les professionnels de santé interrogés et particulièrement dans les services d'urgences générales. L'épuisement professionnel, la pression temporelle au travail, les horaires de travail (alternant jour/nuit) sont associés à une violence élevée quel que soit le genre. La dimension cognitive PT (Prise de perspective) de l'empathie est associée à une réduction du risque de violence déclarée. Les résultats retrouvent également : une forte corrélation positive entre l'épuisement professionnel et les dimensions émotionnelles de l'empathie (Souci empathique (EC) et Détresse personnelle (PD)), une corrélation négative entre le burn-out et la dimension PT chez les femmes et non chez les hommes. Ces résultats révèlent ainsi que l'empathie dans les soins, par sa dimension cognitive, prévient la survenue d'événements de violence déclarée. En revanche, la pression au travail et l'épuisement professionnel semblent constituer des facteurs de risque par l'altération de la relation soignants-soignés.

    Conclusion : Les résultats suggèrent la nécessité d'améliorer les conditions de travail, de prévenir l'apparition d'un épuisement professionnel et de préserver l'empathie clinique chez les soignants. Ces actions pourraient contribuer à prévenir la violence interactionnelle dans les soins par l'amélioration de la relation thérapeutique.

  • Le suicide violent chez les sujets souffrant de troubles mentaux : étude rétrospective d'une population de suicidés d'un Institut Médico-Légal    - Gambier Arsene  -  28 septembre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le suicide est incontestablement l'une des plus grandes préoccupations des soignants en psychiatrie. On estime à 10.524 le nombre des suicides en 2011 en France. Bien que plusieurs auteurs suspectent des différences cliniques en fonction du moyen suicidaire utilisé, il n'existe que peu de travaux qui se soient attachés à rechercher un lien entre un mode de suicide et un trouble psychiatrique.

    Méthode : Nous avons réalisé une étude rétrospective descriptive. L'objectif principal était de savoir s'il existait, dans notre population (76 sujets suicidés par un moyen violent, examinés post-mortem par un médecin légiste, et présentant des antécédents psychiatriques), une association entre le dernier diagnostic psychiatrique reçu par un individu et le mode de suicide violent choisi. Les objectifs secondaires étaient la description des caractéristiques psychiatriques, sociodémographiques et du passage à l'acte de cette population.

    Résultats : Aucun des antécédents de diagnostics psychiatriques principaux, regroupés par chapitres CIM-10, n'était lié de manière significative à un mode de suicide violent particulier. L'étude des caractéristiques de notre population a permis de conforter certaines données épidémiologiques acquises et d'apporter des informations intéressantes sur les sujets suicidés par un procédé violent et sur ceux souffrant de troubles psychiatriques.

    Discussion : Du fait du faible effectif de notre étude et du caractère rétrospectif de celle-ci, l'interprétation des résultats se doit de rester prudente. Cependant, ces résultats et la consultation d'une importante littérature sur le phénomène suicidaire, sur les politiques de prévention du suicide et les statistiques de mortalité par suicide en France nous conduisent à proposer des pistes diverses, visant à réduire encore le nombre des décès par suicide. Ces initiatives concernent différents champs de la médecine, de la statistique et de la recherche. En effet, ce n'est qu'au prix d'efforts collectifs qu'il sera possible de freiner la mortalité par suicide, dont le taux en France reste parmi les plus importants au sein des pays industrialisés.

  • Auteurs d’infanticide en Poitou-Charentes : étude de leur profil à partir de 24 dossiers jugés entre 1999 et 2014    - Plane Morgane  -  18 septembre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les études actuelles sur le profil des auteurs de passage à l’acte mortel sur les enfants de moins de 15 ans sont parfois hétérogènes et ne permettent pas toujours la présentation d’éléments de prévention applicables. Ces crimes sont rares mais provoquent un ébranlement et une incompréhension sociétale. La classification criminologique retrouvée classiquement dans la littérature internationale les présente de la manière suivante : néonaticide lorsque l’enfant à moins de 24 heures de vie, infanticide lorsque l’enfant à moins de 1 an et filicide lorsque l’enfant à plus de 24 heures de vie.

    Objectif : Souligner l’existence d’un profil psychopathologique et criminologique chez les auteurs d’infanticide.

    Méthode : A partir de 24 dossiers du ressort de la cour d’appel de Poitiers, nous avons réalisé une étude descriptive et rétrospective sur 15 ans. Nous avons collecté un certain nombre de variables concernant la vie de l’auteur et le passage à l’acte dans chaque dossier. Cette collecte a permis l’élaboration de profils.

    Résultats : Dans notre population, les auteurs sont les parents biologiques et majoritairement des femmes d’âge moyen, mariées ou en couple. Pour beaucoup, ils sont sans emploi et socialement isolés. Le non désir d’enfant et sa dissimulation au monde caractérisent le néonaticide. Les négligences et les maltraitances sont importantes quand les victimes ont entre 1 jour et 1 an. Les auteurs de passage à l’acte sur les enfants de plus de 1 an sont impulsifs, il existe des conflits et des violences conjugales. Plus l’âge de l’enfant augmente, plus les relations de couple deviennent complexes et plus l’auteur a des antécédents de victimisation. La pathologie mentale est rare mais sa présence augmente avec l’âge de la victime.

    Conclusion : L’étude confirme les différences de profil des auteurs selon l’âge de la victime. La pathologie psychiatrique n’explique pas le geste. Le passage à l’acte est complexe car multifactoriel. La solitude est une base commune à tous. Ces facteurs pourraient permettre de détecter des situations potentiellement à risque et ainsi protéger l’éventuelle future victime. Des études sont encore nécessaires pour établir un programme de prévention.

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