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Taris Michaël

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  • Evaluation de l'expression de ERG dans le cancer de prostate et impact pronostique    - Taris Michaël  -  12 septembre 2013  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Dans la dernière décennie, des réarrangements géniques ont été mis en évidence en association avec le cancer de prostate (CaP). Le plus fréquent est la fusion TMPRSS2-ERG, spécifique du CaP, retrouvée dans environ 50% des cas. L'expression du gène TMPRSS2 est régulée par le récepteur aux androgènes (RA). Sa fusion avec l'oncogène ERG entraine une expression de la protéine ERG dans le tissu tumoral. La valeur pronostique de cette expression reste, à ce jour, très controversée.

    Objectifs : Dans cette étude, nous avons recherché des variations de l'expression de ERG en fonction du stade de progression tumorale ; et en fonction, dans les CaP cliniquement localisés (CCL), de l'ethnie, de l'expression du RA, du score de Gleason et du stade pT. Nous avons ensuite déterminé l'impact pronostique de l'expression de ERG, dans des CCL traités chirurgicalement (survie sans récidive) et dans des cancers résistants à la castration (survie globale).

    Matériels et Méthodes : L'évaluation de l'expression de ERG et du RA a été réalisée par étude immunohistochimique sur des blocs de tissue microarray contenant des prélèvements de tissu prostatique normal (n=57), de PIN de haut grade (n=57), de CCL (n=299), de métastases (n=17) et de cancers de prostate résistants à la castration (CPRC) (n=41).

    Résultats : ERG était exprimé dans 17,5% des PIN de haut grade, 33% des CCL caucasiens, 53% des métastases et 29% des CPRC. Il n'était jamais exprimé dans le tissu prostatique normal. L'expression de ERG était significativement augmentée dans les stades pT3 comparés aux pT2 (p=0,03), et dans les métastases comparées aux CCL (p=0,03). Cette expression de ERG était également plus importante chez les caucasiens comparée aux antillais (33% versus 11,5%, p=0,001). Elle était étroitement associée à l'expression du RA (p<0,05). Dans un sous-groupe de patients caucasiens avec un CCL traité par prostatectomie, et appariés 1 à 1 pour l'âge, le taux de PSA pré opératoire, le score de Gleason et le stade pTNM, l'expression de ERG était corrélée avec une meilleure survie sans récidive (p=0,02). Dans les CPRC, l'expression de ERG était corrélée à une survie globale plus longue (p=0,04).

    Discussion : L'expression de ERG dans environ 20% des lésions de PIN de haut grade est en faveur de l'apparition précoce de l'anomalie. Nous retrouvons une augmentation de l'expression de ERG en fonction des stades de progression du cancer prostatique, suggérant, comme cela a été démontré in vitro, que certains gènes cibles de ERG soient fortement impliqués dans la migration des cellules tumorales. Par contre, bien que cela puisse sembler paradoxal, nous retrouvons, comme certaines études précédentes, un impact pronostique favorable de l'expression de ERG à la fois en termes de survie sans récidive après prostatectomie radicale, et en termes de survie globale dans les CPRC. Cela peut être expliqué par le fait que l'expression de la protéine ERG dans le cancer de prostate reflète non seulement la présence du gène de fusion TMPRSS2-ERG, mais également et surtout l'activation de ce gène de fusion par le RA. L'expression de ERG dans les cancers de prostate serait donc le témoin d'un environnement et d'une sensibilité androgénique élevée, et donc entre autre, d'une meilleure réponse à la suppression androgénique. Nous avons également retrouvé une expression significativement moins fréquente de la protéine ERG chez les patients antillais comparé aux caucasiens, comme cela avait été déjà mis en évidence chez les patients afro-américains, soulignant les différences biologiques du cancer de prostate en fonction des groupes ethniques. La compréhension de l'implication des gènes de fusion et de ERG dans le cancer de prostate nécessitera, entre autres, l'analyse des interactions entre ERG et ses potentiels partenaires, et la détermination plus précise des gènes cibles.

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