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O'Neill Rodérick

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  • Dépistage des patients victimes de violence aux urgences adultes du CHU de Poitiers    - O'Neill Rodérick  -  09 juin 2015  - Thèse d'exercice

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    Les violences sont un problème de santé publique reconnu de part leurs conséquences sur la santé physique et mentale. Toutes les catégories sociales sont représentées dans des proportions différentes selon le genre et l'âge. Un état des lieux fiable et exhaustif est compliqué par les nombreux facteurs qui en limitent la visibilité et le diagnostic.

    En dépit des nombreux biais inhérents à l'analyse des maltraitances, une combinaison de questions directes et d'outils de dépistage validés montre que dans un échantillon de cent-cinq adultes ayant consulté aux urgences du CHU de Poitiers, cinquante-deux patients (49,52%) déclarent avoir été victimes de violences de toute nature au cours de leur vie, en proportions grandissantes avec l'âge. Trente-deux patients (30,48%) étaient victimes de violences récentes ou susceptibles de se produire au moment où l'étude a été réalisée.

    Parmi les patients dépistés, 22,86% ont été frappé, 20,95% ont subi des violences psychologiques. Onze personnes (10,48%) ont déclaré avoir été victimes de violences sexuelles, en majorité des femmes, et quinze patients auraient subi de multiples de violences. Les femmes sont plus exposées aux violences psychologiques et à celles commises sur leur lieu de travail, tandis que les hommes sont plus souvent victimes de victimes dans la rue et/ou par des inconnus. Les victimes de violence conjugales et/ou à domicile se retrouvent en proportions comparables dans les deux sexes. Vingt-deux personnes (20,95% de l'échantillon, 51,92% de toutes les victimes dépistées) sont concernées par les violences conjugales, des résultats qui sont cohérents avec les études précédentes sur le sujet. Deux personnes de plus de 70 ans ont été dépistées comme à risque de maltraitance, bien que le protocole de l'étude soit responsable d'une sous-inclusion des patients appartenant à cette tranche d'âge.

    Enfin, il faut noter que la première question du PVS (Partner Violence Screen) combinée au WAST (Women Abuse Screen Test) complet permet de dépister l'ensemble des victimes de violence conjugales de l'échantillon. Une analyse de la littérature permettrait de déterminer si la combinaison de ces deux outils obtient de meilleurs résultats que leur emploi séparé.

    Globalement, l'acceptation d'un dépistage par questionnaire auto-administré était élevée à la fois dans l'échantillon et chez les victimes dépistées. Les patients étaient moins enclins et plus indécis pour parler de maltraitance commises par leurs proches, cependant ils semblent davantage accepter d'en parler à des soignants inconnus d'eux, possiblement pour des raisons de discrétion.

    Il n'a pas été possible de déterminer si ces chiffres reflètent la proportion réelle de victimes parmi la population générale. En revanche, les services d'urgences apparaissent en première ligne pour repérer un grand nombre de victimes du fait de leur spécificité en termes de population et de soins, notamment en traumatologie. Ce dépistage est limité par le nombre important de patients consultant dans ces services, la nécessité d'une prise en charge la plus rapide possible, ainsi que les nombreuses missions qui leurs sont confiées. Un rapide sondage auprès des soignants des urgences adultes du CHU de Poitiers suggère qu'ils sont concernés par ces problèmes, bien qu'une analyse plus détaillée de leurs demandes soit nécessaire. De même, les possibilités d'amélioration des pratiques professionnelles demandent une étude spécifiquement dédiée. Localement, étudier la création d'une filière dédiée en collaboration avec le service de médecine légale et l'unité d'accueil psychologique des urgences permettrait d'évaluer comment améliorer le repérage et la prise en charge de ces patients.

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