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Médecine du travail

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  • Risques psychosociaux des dirigeants de très petites entreprises et réflexion sur des moyens de prévention en service de santé au travail : enquête auprès d'artisans du bâtiment dans la Charente et la Charente-Maritime    - Gribias-Edmond Laurence  -  05 avril 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le dirigeant d'une petite entreprise est souvent exposé aux mêmes risques professionnels que ses salariés et doit assurer la gestion de son entreprise. Cette situation de travail peut engendrer des risques psychosociaux, avec des conséquences sur sa santé et sur l'entreprise. Il n'existe pas en France de suivi médico-professionnel des dirigeants d'entreprises privées, non-salariés, par les Services de Santé au Travail du régime général. L'objectif est d'évaluer la prévalence des risques psychosociaux dans une population d'artisans du bâtiment employeurs dans une très petite entreprise et de mener une réflexion sur des moyens de prévention en Service de Santé au Travail.

    Matériels et méthode : Une étude descriptive transversale rétrospective et multicentrique a été menée de chefs d'entreprises artisanales employeurs de 1 à 10 salariés, en Charente et Charente-Maritime. Le recueil des données a consisté en la passation d'un auto-questionnaire anonyme en ligne permettant d'évaluer les conditions de travail, l'état de santé générale et mentale ainsi que le niveau de stress et d'épuisement professionnels. Des facteurs associés à la présence de stress au travail et d'épuisement professionnel ont été recherchés.

    Résultats : L'enquête s'est déroulée du 23/07 au 31/10/2018. Sur les 1917 personnes sondées, 92 artisans ont répondu, dont 1 exclu. Un stress au travail était observé chez 67 % des artisans. Un degré moyen d'épuisement professionnel était présent chez 33 % de la population et un degré élevé chez 20,9 %. L'étude a mis en évidence une association significative entre le stress au travail et les situations de tensions dans les relations professionnelles, le sentiment de solitude au travail et la présence de symptômes dépressifs, ainsi qu'un lien significatif entre l'épuisement professionnel et l'état de santé perçu comme altéré. Concernant la prise en charge en Service de Santé au Travail, 30,8 % étaient favorables au suivi périodique en consultation et 23,1 % au suivi en consultation si besoin. Ils étaient 27,5 % à être défavorables à un suivi.

    Discussion : L'étude montre l'intérêt d'un accompagnement et d'une prise en charge médico-professionnelle de notre échantillon d'artisans. D'autres travaux sont nécessaires, les résultats n'étant pas généralisables à la population source. Des réflexions sont actuellement menées au sujet de l'intégration des dirigeants chefs de petites entreprises au suivi des travailleurs en Service de Santé au Travail.

  • Risques psychosociaux et médecins du travail : état des lieux de leurs pratiques, difficultés et ressentis : étude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de médecins du travail des services interentreprises du Poitou-Charentes    - Latif Siham  -  27 mars 2019  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Devant le contexte socio-économique et la transformation profonde du monde du travail, les RPS et la souffrance au travail sont devenus un enjeu de santé publique majeur. Les médecins du travail, par leurs connaissances médicales, du monde de l'entreprise, et leurs missions de préventeurs, ont un rôle majeur à jouer, et sont des acteurs centraux dans ces thématiques.

    Objectifs : L'étude avait ainsi pour but d'étudier les pratiques des médecins du travail dans la prise en charge et la prévention des RPS, de recueillir leurs ressentis et de mettre en évidence les difficultés qu'ils rencontrent. Des pistes d'amélioration des pratiques ont pu être proposées.

    Matériels et méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de médecins du travail exerçant en Poitou-Charentes jusqu'à saturation des données. L'échantillon était raisonné et diversifié. Une analyse thématique de contenu avec triangulation a été réalisée.

    Résultats : 13 médecins du travail (MT) ont été interrogés. La consultation RPS était vécue par tous comme une consultation longue, chronophage et éprouvante. Le cas le plus fréquent de découverte d'une situation de souffrance était lors de la visite médicale à la demande du salarié lui-même. Les facteurs de risques psychosociaux étaient bien connus des MT et recherchés systématiquement. Les connaissances des MT de notre étude concernant la psychodynamique et la clinique médicale du travail restaient encore à développer. Les principales causes professionnelles des RPS étaient bien identifiées. Le médecin traitant était reconnu comme un acteur incontournable par l'ensemble des MT. Le psychiatre était également souvent sollicité. Aucun des médecins de l'étude n'avait évoqué les consultations de pathologies professionnelles (CCPP). L'attente des MT en termes de pluridisciplinarité et de meilleure coordination avec les autres intervenants (médecin traitant, psychiatre) était forte. Aucun d'entre eux ne rédigeaient de certificats médicaux notamment de maladie professionnelle (MP). Les principales difficultés étaient dans la prise en charge collective et la prévention primaire, mais d'autres difficultés ont pu être dégagées : gestion des consultations longues, manque de temps, de formation (notamment en prise en charge collective et prévention), isolement, crainte d'être « manipulé », le désintérêt de certains employeurs. Quelques pistes d'amélioration ont été mises en évidence : améliorer le travail en équipe et la coordination avec les acteurs externes, améliorer la connaissance des MT du rôle de chacun dans la gestion des RPS, améliorer la connaissance des MT concernant les rôles et missions des CCPP, travail en réseau entre les différents services interentreprises de la région ?

    Conclusion : Notre étude a montré que la prise en charge individuelle des salariés en situation de RPS est bien maitrisée par les médecins du travail. La prise en charge et la prévention collectives sont quant à elles sources de difficultés. Les MT ne peuvent pas y arriver seuls. Il serait intéressant de compléter ce travail par une étude auprès d'autres intervenants (médecin traitant, psychiatre, psychologue du travail) afin de recueillir leur positionnement et leurs attentes vis-à-vis des MT.

  • Actions en milieu de travail de prévention des troubles musculo-squelettiques conduites en pluridisciplinarité dans un service de santé au travail inter-entreprises : caractéristiques globales et mise en œuvre par les entreprises des préconisations formulées    - Audemard Margaux  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Objectif : La prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS) est un enjeu majeur en santé au travail, comme l'étude de la mise en œuvre de la pluridisciplinarité. L'objectif principal de notre étude était d'étudier le contexte et les modalités de mise en œuvre de la pluridisciplinarité dans un service de santé au travail inter-entreprises (SSTI), dans le cadre des actions de prévention du risque de TMS. Les objectifs secondaires visaient à évaluer le taux d'obtention d'une transformation « semblant suffisante » pour atteindre les objectifs suite à la formulation de préconisations, et d'explorer les facteurs influençant la transformation.

    Matériel et méthodes : Une étude épidémiologique transversale monocentrique a été menée, en incluant de manière exhaustive les actions en milieu de travail (AMT) de prévention du risque de TMS réalisées par les ergonomes d'un SSTI à la demande des médecins du travail, et dont la restitution de préconisations avait eu lieu entre juin 2015 et décembre 2017. Elle a été réalisée à partir d'un questionnaire ad hoc. Les résultats ont été analysés à l'aide du logiciel « EpiInfo » ; les analyses statistiques comparatives ont été réalisées à partir du test exact de Fisher.

    Résultats : Au total, 73 AMT ont été incluses. Les AMT de prévention des TMS réalisées par les ergonomes, suite aux demandes des médecins du travail, étaient dans 26% des cas des actions de prévention primaire, 47% des cas des actions de prévention secondaire et 27% des cas des actions de prévention tertiaire. 52% des AMT ont été réalisés dans des entreprises de 50 salariés et plus, et dans 53% des cas un préventeur du service était déjà intervenu dans l'entreprise dans les 5 années précédant la demande. Les ergonomes n'avaient pas connaissance du résultat de l'AMT précédente dans 49% des cas. Le temps passé total pour une AMT était inférieur ou égal à 5 jours dans 74% des cas. Le délai d'intervention était inférieur à 1 mois dans 55% des cas ; il était significativement associé au degré d'urgence annoncé par le médecin ou ressenti par l'ergonome lors de la demande (p = 0,020). 77% des AMT avaient au moins pour origine un constat fait en visite médicale et les médecins du travail avaient participé à au moins une étape de l'AMT dans 42% des cas. Les membres décisionnaires s'étaient impliqués dans l'AMT dans 92% des cas lorsqu'ils en avaient été à l'initiative avec le médecin du travail, et dans 48% des cas lorsque le « médecin du travail seul » en était à l'initiative (p < 0,001). Les ergonomes estimaient les objectifs « clairement formulés » par le médecin dans 86% des cas ; les objectifs avaient été formulés lors d'échanges oraux formalisés dans seulement 16% des AMT. Initialement, les suites étaient connues par les ergonomes dans 68% des cas ; ils en avaient principalement été informés par les entreprises (46%) et les médecins du travail étaient peu à l'origine d'un retour sur les suites données (26%). Ce taux montait à 88% après avoir interrogé l'entreprise ou le médecin. Dans 64% des cas, il y avait eu plus de préconisations mises en œuvre que de préconisations non mises en œuvre et dans 75% des cas, les transformations effectives de la situation de travail semblaient suffisantes pour atteindre les objectifs fixés en début d'AMT.

    Conclusion : Cette étude révèle une marge de progression pour le service dans la communication entre les acteurs et dans la traçabilité des interventions et des changements observés. La poursuite du suivi des interventions de manière prospective, en s'appuyant sur un logiciel aux fonctionnalités améliorées suite à cette étude, permettra de valoriser le travail réalisé et de suivre l'évolution des pratiques et de l'organisation de la pluridisciplinarité du service, dans un contexte de possibles réformes à venir en santé travail.

  • Enquête de pratique de la spirométrie dans les services de santé au travail de l'ancienne région Poitou-Charentes    - Krompholtz Sophie  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La pratique de la spirométrie fait l'objet de recommandations internationales mais peu de recommandations nationales cadrent ses indications en médecine du travail. Des études épidémiologiques concluent en la faisabilité du dépistage de maladies respiratoires obstructives dans les services de santé au travail. Les objectifs de notre enquête étaient de décrire la pratique des spirométries dans ces services et d'évaluer la qualité des examens réalisés en routine.

    Matériel et méthode : Nous avons mené une enquête transversale descriptive par questionnaires anonymes auprès de l'ensemble des médecins du travail de l'ancienne région Poitou-Charentes. L'évaluation de la qualité des examens a été effectuée à partir de l'envoi de 5 spirométries par médecin du travail répondeur à l'enquête et évaluée par deux pneumologues de manière indépendante.

    Résultats : Sur les 73 répondants, 45,2 % utilisaient un spiromètre, et au moins 1 fois par semaine pour 64 % d'entre eux. Les utilisateurs de spiromètre étaient significativement plus nombreux à réaliser un examen de référence (Rapport de prévalence RP : 1,89), un examen de dépistage (RP : 2,70) et un examen en vue de déterminer l'aptitude au poste (RP : 1,97) que les médecins uniquement prescripteurs d'EFR en externe. Pour les deux pneumologues, 39,7 % des boucles débit-volume étaient acceptables ou exploitables et 37,4 % étaient inutilisables. Le taux maximal d'examens pouvant atteindre les critères de qualité et de répétabilité était de 8,93 %.

    Conclusion : Ces résultats incitent à la prudence dans la conclusion de la faisabilité d'un dépistage par spirométries dans les services de santé au travail, la qualité réelle des examens étant moindre que celle observée dans les études épidémiologiques habituelles. Par ailleurs une grande hétérogénéité des pratiques fait s'interroger sur la nécessité de recommandations nationales afin de mieux guider la pratique en santé au travail.

  • Handicap locomoteur et maintien dans l'emploi : étude rétrospective à propos de 352 salariés de la Vienne reconnus travailleurs handicapés en 2013    - Tomas Hélène  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : En France, 9 millions de personnes déclarent une limitation fonctionnelle dont 70 % de limitations motrices. Le handicap locomoteur peut être acquis au cours de la vie et retentir sur l'activité professionnelle exercée par la personne devenue handicapée, l'amenant à faire une demande de Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé. L'objectif principal est de déterminer le taux de maintien dans l'emploi, 4 ans après l'apparition d'un handicap locomoteur reconnu administrativement. Les objectifs secondaires sont, concernant le maintien dans l'emploi, l'évaluation des modalités (factuelles et ressenties) et la recherche de facteurs associés et pour les personnes sorties d'emploi, le recueil des causes et du devenir.

    Matériel et méthode : Étude descriptive, transversale, rétrospective et unicentrique, auprès de 352 personnes, en emploi en CDI, ayant obtenu une 1ère RQTH, pour un handicap locomoteur, par la MDPH de la Vienne, en 2013. Le recueil de données a été réalisé dans les dossiers de la MDPH de 2013, puis lors d'une enquête téléphonique, à 4 ans de la RQTH, pour connaître le devenir professionnel et évaluer le maintien dans l'emploi. Celui-ci se répartit en maintien au poste avec ou sans aménagement, reclassement dans l'entreprise ou reclassement externe (nouvel emploi sans période de chômage). L'association entre des variables générales, médicales et professionnelles et le maintien dans l'emploi a été recherchée en analyses uni et multivariées.

    Résultats : Recueil administratif du 02/06 au 18/08/17 et téléphonique du 30/10/17 au 04/02/18 avec une participation de 60,5 %. Le taux de maintien dans l'emploi est d'environ 65 %, dont environ 75,5 % au même poste de travail (13 % sans modification et 62 % d'aménagements), 22,5 % de reclassement interne et 2 % de reclassement externe. Nous retrouvons une association significative positive avec le maintien dans l'emploi pour le secteur public, l'ancienneté >10 ans et l'accompagnement par le SAMETH et négative pour l'arrêt maladie initial >2 ans et les ressources de type invalidité ou rente. Concernant le ressenti, la satisfaction professionnelle varie selon le type de maintien dans l'emploi : environ 39 % si aucune modification, 81 % si aménagement et 84 % si reclassement interne. Les remarques émises ont surtout concerné les conditions de travail, les relations professionnelles et les démarches (40 % de l'effectif critique les dispositifs et 16 % décrit un manque d'information). En cas de perte de l'emploi initial, la cause est un licenciement pour inaptitude médicale dans plus de 73 % des cas et le devenir est environ 57 % de nouvel emploi, 24 % de recherche d'emploi et 19 % d'inactivité.

    Conclusion : Des perspectives d'amélioration sont mises en évidence parmi les facteurs significativement associés au maintien dans l'emploi : limiter les arrêts maladie prolongés en renforçant la collaboration entre médecine de soins et du travail et développer l'accompagnement par le SAMETH avec des axes de progrès identifiés en termes d'orientation, d'information et de communication. De plus, dans notre population, la RQTH semble avoir contribué au maintien dans l'emploi, en favorisant les aménagements et l'accompagnement. Mais ces conclusions seraient à confirmer par la réalisation d'études à plus grande échelle et prospectives.

  • Liens entre facteurs psychosociaux et troubles musculo-squelettiques de l'épaule dans le travail répétitif : une étude dans l'agro-alimentaire    - Noirot Vincent  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Les Risques Psycho-Sociaux (RPS) sont un facteur de risques de Troubles Musculo Squelettiques (TMS). Cependant, les TMS des épaules sont considérés comme étant liés principalement à des facteurs physiques comme la répétitivité. L'objectif de notre étude était de montrer que les RPS étaient aussi un facteur de risque de TMS dans des postes exposés à des mouvements répétitifs.

    Nous avons mené une enquête transversale analytique entre le 11 février 2017 et le 11 février 2018 dans l'ancienne région Poitou-Charentes. Les salariés inclus devaient occuper un poste sur une chaîne automatisée d'une usine agro-alimentaire depuis au moins un an. Ils devaient remplir lors d'une consultation un questionnaire évaluant leurs expositions aux RPS et TMS. Le critère d'évaluation principal était l'association d'une situation d'Iso-strain au questionnaire de Karasek avec une douleur à l'épaule supérieure à 2 lors des sept derniers jours.

    229 salariés travaillant dans 6 entreprises ont été inclus. Une situation d'Iso-strain était présente chez 51,5 %. Une douleur à l'épaule d'au moins 2 sur une échelle numérique lors des 7 derniers jours était présente chez 42,3 % des salariés. L'analyse multivariée révélait un lien significatif entre une situation d'Iso-strain et ces douleurs d'épaules [OR = 2,48, p < 0,05, IC 95 % (1,33-4,6)]. Le sexe féminin, l'ancienneté au poste et l'exposition à des contraintes physiques étaient également corrélés à la survenue des douleurs.

    Cette étude montre la présence d'une association entre les RPS et les TMS chez les salariés exposés aux gestes répétitifs. Ces résultats soulignent l'intérêt de la prise en charge des RPS en prévention des TMS sur des postes aux contraintes biomécaniques importantes.

  • Dépistage du syndrome psycho-organique en lien avec une exposition professionnelle au n-hexane dans une entreprise de fabrication du caoutchouc : étude sur une population de 53 salariés    - Lefèvre Clémence  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Le syndrome psycho-organique est la première phase de l'encéphalopathie toxique chronique aux solvants. Les salariés exposés de façon chronique à certains solvants, comme le n-hexane, peuvent développer des symptômes d'abord à type de troubles de la mémoire, de la concentration ou de l'humeur, pouvant être recherchés par le questionnaire Euroquest.

    Des salariés en production d'une entreprise de caoutchouc ont répondu à un questionnaire simplifié recherchant des troubles de la mémoire et de la concentration, l'Euroquest-10. Les salariés dont l'Euroquest-10 était positif avec au moins trois symptômes parmi les dix recherchés ont ensuite reçu un questionnaire Euroquest et l'ont remis lors d'une consultation avec recherche de diagnostics différentiels dont l'élimination a permis de calculer le taux de prévalence du syndrome psycho-organique dans l'entreprise.

    Sur deux cent-vingt salariés en production sollicités, cinquante-trois ont accepté de participer à l'étude, soit un taux de non répondants de 76%. Sur ces cinquante-trois salariés, treize ont remis un questionnaire EQ10 positif. Cinq ont été exclus du calcul du taux de prévalence car présentant une autre étiologie possible aux troubles présentés et deux ne présentaient plus les trois réponses positives dans Euroquest. Le taux de prévalence dans l'entreprise du syndrome psycho-organique est de 9,43%.

    Cette étude a donc permis de dépister cinq salariés présentant des symptômes compatibles avec un syndrome psycho-organique sur cinquante-trois à l'aide d'une version simplifiée d'Euroquest utilisable en pratique courante. De plus, il a été mis en évidence des méthodes utilisées dans le processus de fabrication de l'entreprise potentiellement délétères sur la santé des salariés.

  • Évaluation de l'exposition au protoxyde d'azote, via l'utilisation du MEOPA, et des risques pour la santé des personnels soignants du centre hospitalier de Rochefort    - Gelez Stephan  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    L'utilisation du MEOPA comme analgésiant s'est développée à l'extérieur du bloc opératoire. Une campagne nationale de prélèvements a révélé des niveaux d'expositions professionnelles des soignants au-dessus des recommandations. L'exposition à ce produit peut être à l'origine d'effets nocifs pour la santé de ces personnels.

    L'objectif de ce travail était d'évaluer les expositions professionnelles des personnels soignants du centre hospitalier de Rochefort utilisant le MEOPA (étude des pratiques, des locaux et des matériels utilisés) ainsi que les effets sur la santé (aigus ou chroniques) des personnels liés à cette utilisation.

    Ce travail s'est déroulé en 3 temps. Des études de poste ont été réalisées dans 4 services utilisant le MEOPA (le service des urgences, le service de pédiatrie, le service de gynécologie-obstétrique et un service du pôle de gérontologie). Une étude épidémiologique observationnelle transversale a été réalisée chez les personnels de ces 4 services à partir d'un questionnaire (caractéristiques socio-professionnelles, fréquence d'utilisation du MEOPA, connaissances des soignants sur les risques du MEOPA et sur les moyens de protection à utiliser, effets sur la santé). Ces informations ont été complétées par une étude métrologique du protoxyde d'azote par la CARSAT dans les 4 services concernés.

    Les mesures de métrologie effectuées par la CARSAT ont montré des valeurs d'exposition professionnelle des soignants nettement supérieures à celles recommandées par la réglementation française. Les études de poste et l'enquête transversale réalisées dans les 4 services utilisant régulièrement du MEOPA ont permis de mettre en évidence des dysfonctionnements structurels et organisationnels à l'origine de ces valeurs élevées.

    Des actions de prévention doivent être engagées à plusieurs niveaux. Concernant l'équipement, un système d'extraction du gaz ou un matériel limitant la diffusion du MEOPA réduirait la surexposition des soignants. Les formations des soignants doivent être complétées par des informations sur les risques pour le personnel et les moyens de protections à utiliser. Le service de santé au travail du centre hospitalier de Rochefort a mis en place une consultation « grossesse ». Il est souhaitable que chaque femme manipulant du MEOPA ayant un projet de grossesse ou ayant débuté une grossesse soit vue le plus rapidement pour éviter ou limiter la manipulation de ce produit durant toute la grossesse.

  • Causes et conséquences des inaptitudes médicales à tout poste pour souffrance psychique d'origine professionnelle des salariés des entreprises adhérentes au SISTA, Service Interentreprise de Santé au Travail d'Angoulême, entre 2016 et 2017    - Riera Lucie  -  28 septembre 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les risques psychosociaux sont un sujet d'actualité en constante augmentation : leurs conséquences sur la santé mentale des salariés et leur activité professionnelle future sont non négligeables. Nous nous sommes donc intéressés aux causes et conséquences médicale et professionnelle, des inaptitudes médicales à tout poste dans ce contexte au sein des entreprises adhérentes au SISTA.

    Matériel et méthodes : Nous avons mené une étude épidémiologique observatoire descriptive transversale et monocentrique chez les salariés déclarés inaptes à tout poste pour souffrance psychique d'origine professionnelle entre 2016 et 2017. Un auto questionnaire était distribué entre juin et août 2018 et portait sur le profil du salarié, le contexte dans lequel le salarié exerçait, la situation professionnelle vécue comme responsable de l'inaptitude, les conséquences médicales puis professionnelles et le ressenti actuel.

    Résultats : 34 questionnaires ont été exploités. La majorité était des femmes (76,5%) de plus de 45,73 ans. Les secteurs d'activité du commerce/vente (47,1%) et du social (23,5%) prédominent. Le manque de reconnaissance (76,5%), la surcharge (70,6%) et la mauvaise organisation du travail (50%), et les troubles relationnels étaient les situations les plus citées. Un lien entre âge « avancé » et certaines situations professionnelles a été retrouvé. Près de 97,1% ont bénéficié d'arrêts maladies. La majorité des sujets avait un suivi psychologique (70,6%) et une thérapie médicamenteuse (73,5%). 76,5% ont ressenti un soulagement à la prononciation de l'inaptitude. Seul un salarié a bénéficié d'une reconnaissance de maladie à caractère professionnel. Après l'inaptitude, seul 41,2% ont retrouvé un emploi majoritairement dans le même secteur qu'avant, et 67,7% ont bénéficié d'une aide de retour à l'emploi.

    Conclusion : Le profil des salariés à risque de ce type de situation professionnel devrait être un outil afin de permettre au médecin du travail d'agir plus en amont. Il pourrait prévenir ou agir de façon plus rapide : les conséquences médicales et professionnelles défavorables dans plus de la moitié des cas pourraient ainsi être empêchées.

  • Enquête sur la santé des salariés des centres d'appels externes en Poitou-Charentes : analyse, enjeux, limites et perspectives    - Garnaud Anne-Thaïs  -  25 mai 2018  - Thèse d'exercice

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    Introduction: La DIRECCTE a fait appel à l'ORS pour effectuer une étude sur la santé des salariés des centres d'appels en région Poitou-Charentes avec comme objectif principal d'identifier les problèmes de santé et les facteurs associés de ces salariés.

    Matériels et méthodes : Il s'agit d'une étude épidémiologique observationnelle transversale menée sur la période du 02/03/2015 au 30/04/2016 avec utilisation d'un questionnaire composé de 53 questions réparties en 6 rubriques.

    Résultats : 828 salariés ont participé. Ces salariés ont une moins bonne perception de leur santé que la population active du Poitou-Charentes (78 % vs 93 %) et 87 % souffrent au moins d'un trouble somatique. 41 % de troubles sensoriels: plus d'un quart au niveau de la vue, un cinquième au niveau de l'audition et 13 % au niveau de la phonation ; 44 % souffrent de céphalées; 37 % de douleurs musculaires ou articulaires ; 27 % de troubles digestifs ; 14 % de problèmes de peau ; 11 % de problèmes cardiovasculaires et 9 % de problèmes de concentration. Près d'un salarié sur cinq consomme des antidépresseurs ou des anxiolytiques.

    Conclusion : Il ressort de cette étude que les salariés des centres d'appels externes du Poitou-Charentes sont exposés à de multiples risques tant physiques que psychologiques. Il appartient aux différents acteurs impliqués de mettre en place des programmes efficients de prévention afin de garantir un état de santé optimal des salariés.

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