Vous êtes ici : Accueil > Formations > Diplôme d'état de Médecine > Pneumologie

Pneumologie

Les travaux sélectionnés

Pour être informé de la mise en ligne des nouveaux travaux correspondant à la recherche effectuée, abonnez-vous au flux RSS : rss

accès internet    accès intranet    pas d'accès
22 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 10
Tri :   Date travaux par page
  • Diagnostic de sarcoïdose thoracique par écho-endoscopie bronchique : étude descriptive rétrospective à partir de 38 cas au CHU de Poitiers    - Lacombe Laura  -  12 avril 2022  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    CONTEXTE : La sarcoïdose est une pathologie systémique d'étiologie inconnue, potentiellement grave dont le diagnostic associe un tableau clinico-radiologique compatible et une confirmation histologique. L'écho-endoscopie bronchique (EBUS) est aujourd'hui l'examen de première intention pour l'exploration d'adénopathies médiastinales en cas de suspicion de sarcoïdose. Les facteurs influençant la performance de cet examen pour la sarcoïdose sont encore peu étudiés, et notamment concernant l'apport de la nouvelle aiguille 19G est également peu décrit dans la littérature.

    MÉTHODE : Il s'agit d'une étude descriptive rétrospective monocentrique réalisée au CHU de Poitiers, incluant les patients chez qui un diagnostic histologique de sarcoïdose thoracique a été réalisé grâce à l'écho-endoscopie bronchique entre 2018 et 2021. L'objectif de cette étude est de caractériser la population ayant pu bénéficier d'un diagnostic de sarcoïdose par l'écho-endoscopie bronchique et l'utilisation de l'aiguille 19G dans notre service de pneumologie et d'identifier des facteurs ayant pu influencer ce diagnostic. Seule l'aiguille 19G a été utilisée pour l'ensemble des patients. Nous avons également analysé l'impact de cette méthode sur le nombre de médiastinoscopies diagnostiques pour la sarcoïdose effectuées pendant la période d'étude et au cours des 4 années précédentes.

    RÉSULTAT : Les caractéristiques de notre population d'étude ne sont pas différentes de celles rencontrées dans la littérature hormis une moyenne d'âge plus élevée. Le taux de complication était faible et comparable à celui de la littérature. L'apport de l'EBUS a permis une diminution significative du nombre de médiastinoscopies entre 2014 et 2021. Le nombre d'aires prélevées par patient ainsi que la taille des adénopathies prélevées n'a pas eu d'influence sur le résultat de l'EBUS. La moyenne de prélèvements dans notre population (5,8) était plus élevée que celle recommandée (au moins 4). La moitié des patients ayant eu une EBUS non contributive avait eu moins de 5 cytoponctions. En observant les patients ayant eu un diagnostic de sarcoïdose par médiastinoscopie après une EBUS non contributive, la moitié d'entre eux ont eu strictement moins de 5 ponctions.

    CONCLUSION : Le diagnostic de sarcoïdose par l'EBUS est favorisé par l'utilisation de l'aiguille 19G dans la qualité du prélèvement et compte tenu de la sûreté de la procédure. Sa meilleure flexibilité n'a pas été un avantage mis en évidence dans notre étude. Un minimum de 5 ponctions est souhaitable pour le diagnostic de sarcoïdose et n'est pas lié à une augmentation de contamination des prélèvements

  • Évaluation de l'atteinte des muscles respiratoires dans la Sclérodermie systémique : SIROCO    - Fonlupt Clémence  -  21 octobre 2021  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    La dyspnée est un symptôme fréquent dans la sclérodermie systémique (ScS) dont l'intensité est parfois discordante avec les données des atteintes cardiopulmonaires, suggérant l'existence de facteurs additionnels sous-jacents. Certaines myopathies fibrosantes de mauvais pronostic ont été rapportées. A ce jour, l'atteinte des muscles respiratoires n'a jamais été évaluée dans la ScS. L'objectif principal était d'évaluer la fréquence de l'atteinte diaphragmatique chez les patients atteints de ScS dyspnéiques et/ou avec une suspicion d'atteinte musculaire respiratoire aux explorations fonctionnelles respiratoires, Les objectifs secondaires étaient d'étudier l'intérêt diagnostic de la dyspnée, de la pression inspiratoire maximale (PImax) pour prédire l'atteinte diaphragmatique et de déterminer la proportion de patients avec altération du PImax et/ou du rapport capacité vitale lente en position couchée/assise (rapport CVL) parmi les ScS dyspnéiques.

    Méthodes : Les patients inclus étaient atteints de ScS répondant aux critères ACR/EULAR 2013 et suivis au CHU de Poitiers. La dyspnée a été évaluée par l'échelle SADOUL et le FACIT-dyspnea-short form et la fonction musculaire respiratoire par la PImax et le rapport CVL. Les patients ayant un score SADOUL ≥ 2 et/ou une PImax < 1,64 z-score et/ou ou un rapport SVC < 75 % étaient candidats à des explorations fonctionnelles diaphragmatiques (EFD) incluant des pressions transdiaphragmatiques (Pdi) par sniff (Pdi, sn) et Twitch (Pdi, tw) et un électroneuromyogramme diaphragmatique (ENMG) par stimulation électrique et magnétique. L'atteinte diaphragmatique était définie par une Pdi, tw < 20cmH2O. L'ENMG diaphragmatique altéré et la Pdi, sn altérée étaient des facteurs supplémentaires pour le diagnostic de faiblesse diaphragmatique.

    Résultats : Entre octobre 2019 et février 2021, 52 patients ont été inclus et 41 ont terminé l'étude. Dix patients ont réalisé les EFD dont 4 présentaient une atteinte diaphragmatique (7.8 %). La spécificité de la PImax pour prédire la diminution de la Pdi, tw était correcte (75 %) mais contrastait avec une sensibilité très faible (25 %). Les valeurs prédictives positives et négatives étaient de 50 %. La dyspnée avait une bonne sensibilité (100%) mais avec de faibles spécificité, valeurs prédictives positive et négative (33 %, 57 % et 0 % respectivement). Dix-sept patients avaient une dyspnée SADOUL ≥ 2 et 34 étaient non dyspnéiques. La PImax était plus fréquemment altérée et plus basse dans le groupe dyspnéique mais les différences étaient non significatives (18 % vs 9 %, p = 0,387 et 79 % vs 95 %, p = 0,126). Il n'y avait pas de différence sur le rapport CVL entre les 2 groupes.

    Conclusion : Nous illustrons d'une façon inédite l'existence d'une atteinte musculaire diaphragmatique chez les patients dyspnéiques atteints de ScS. Nos résultats devraient conduire à la recherche d'une atteinte diaphragmatique en cas de dyspnée inexpliquée, afin de proposer une réhabilitation musculaire et respiratoire adaptée. D'autres études de plus grande envergure sont nécessaires pour mieux évaluer la fréquence de l'atteinte diaphragmatique dans la ScS, et les éléments cliniques et paracliniques nécessaire à l'orientation diagnostique.

  • Détection de l'HTAP chez les patients traités par inhibiteurs de tyrosine kinase en oncologie médicale : intérêt et propositions    - Bankole Victoria  -  14 octobre 2021  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : Les inhibiteurs de tyrosine kinase (TKI) sont des " thérapies ciblées" ciblant de façon spécifique une protéine ou un mécanisme jouant un rôle dans l'oncogenèse. Le rôle des tyrosines kinases et leurs inhibiteurs dans la physiopathologie de l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) fait l'objet de diverses études, que ce soit en tant que pourvoyeur de la maladie, ou comme piste thérapeutique. Actuellement, plusieurs TKI ont été imputés dans la survenue d'une HTAP notamment le dasatinib. Les traitements impliqués sont surtout utilisés en hématologie. Il existe des recommandations françaises pour la prise en charge des manifestions cardio-respiratoires sous TKI dans la leucémie myéloïde chronique (LMC).

    Notre objectif est d'évaluer l'intérêt de l'application des recommandations du Groupe français pour la LMC en oncologie médicale, puis de proposer un algorithme de gestion des symptômes cardiorespiratoires sous traitement.

    Méthode : Un questionnaire évaluant les pratiques professionnelles permettant de faire un état des lieux de la connaissance et de la gestion des effets cardio-respiratoires sous TKI en oncologie médicale au CHU de POITIERS, puis une étude observationnelle descriptive d'une population de patients traités par TKI au CHU de POITIERS.

    Résultats : Notre taux de participation est de 76 %. Les toxicités cardio-respiratoires induites par les TKI en hématologie sont connues par 52,9% des médecins. Tous les praticiens effectuent un bilan pré-thérapeutique (100%) comportant dans 52,9% des cas une échographie cardiaque (ETT). Les ETT de contrôle (52,9%) ont principalement pour but de rechercher une altération de la FEVG (66,6%). Suite à la lecture des recommandations de la société d'hématologie, 64,7% des médecins pensent qu'elles pourraient être appliquées en oncologie.

    De janvier 2018 à mars 2021 deux cent cinquante-trois patients âgés de 27 ans à 100 ans ont été traités par inhibiteur de tyrosine kinase au CHU de POITIERS. Chez cette population, une ETT (pré thérapeutique et suivi) est réalisée dans moins de 50%. Près de 19,37% (49) des patients présentent des symptômes cardio-respiratoires. Parmi ces patients il existe une imputabilité des TKI chez 9 patients (18,34%). Finalement parmi les patients de notre population, 1 d'entre eux (0,4%) présentent un tableau compatible avec une hypertension artérielle pulmonaire, après élimination d'autres diagnostics différentiels.

    Conclusion : Le rôle des TKI dans l'HTAP en tant que pourvoyeur de la maladie ou possible traitement, reste à approfondir. L'HTAP est une pathologie peu connue en oncologie médicale, et de ce fait non recherchée. Au vu des données de la littérature, des résultats de l'enquête auprès des oncologues du CHU de POITIERS, et des résultats obtenus suite à notre étude sur la population de patients sous TKI suivi de janvier 2018 à mars 2021 en oncologie médicale au CHU de POITIERS, l'utilisation d'un algorithme pour le dépistage de l'HTAP sous TKI en oncologie et d'un second algorithme de gestion des symptômes cardio-respiratoires sous TKI semble envisageable.

  • Pertinence des critères EORTC/MSG 2019 pour la suspicion d'infections invasives à moisissures au cours de l'aplasie fébrile chez les patients suivis pour une leucémie aiguë myéloïde    - Guérin Lucien  -  13 octobre 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Au cours de la neutropénie fébrile des patients atteints de leucémie aiguë myéloïde (LAM), les signes radiologiques en faveur d'une infection invasive à moisissure (IIM) ne sont pas bien établis. Les critères radiologiques de l'EORTC/MSG, définissant le diagnostic d'IIM pour la recherche clinique, ont été récemment modifiés. Leur utilisation dans la pratique clinique quotidienne pourrait guider l'introduction d'antifongiques actifs sur les moisissures.

    Nous avons réalisé une étude rétrospective (2017-2019) incluant tous les épisodes consécutifs de neutropénie fébrile chez des patients adultes atteints de LAM nécessitant une tomodensitométrie thoracique. La capacité des critères EORTC/MSG, évalués sur la tomodensitométrie initiale, à prédire le diagnostic d'IIM retenu à six semaines a été comparée à la suspicion d'IIM par le médecin. Les signes radiologiques associés à la prescription injustifiée d'un traitement anti-moisissure, définie par l'absence d'IIM à six semaines, étaient décrits.

    Au total, 126 épisodes chez 97 patients ont été inclus. Une IIM est survenue chez 21 patients. La sensibilité, la spécificité, la valeur prédictive positive et la valeur prédictive négative de la suspicion du médecin étaient de 95%, 83%, 53% et 99%, respectivement. En utilisant les critères EORTC/MSG 2019, ces paramètres ont atteint 76%, 71%, 35% et 94%, respectivement. Parmi les épisodes suspects d'IIM à la tomodensitométrie initiale, un épanchement pleural était associé à un traitement anti-moisissure injustifié et les nodules de diamètre supérieur à 1 cm étaient associés à un traitement anti-moisissure justifié.

    La performance diagnostique des critères EORTC/MSG sur la tomodensitométrie initiale était inférieure à la suspicion d'IIM par le médecin. Considérer un épanchement pleural comme un signe d'IIM pouvait conduire à une prescription antifongique injustifiée. Pour améliorer la pertinence de la suspicion d'IIM, d'autres études évaluant les caractéristiques radiologiques de la tomodensitométrie initiale sont nécessaires.


  • Oxygénothérapie à haut-débit nasal versus oxygénothérapie standard dans les exacerbations aiguës hypercapniques de bronchopneumopathie chronique obstructive : étude rétrospective comparative    - Pepin Lehalleur Adrien  -  15 octobre 2019  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : Les exacerbations aiguës de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) représentent un important coût socio-économique. Le traitement des exacerbations compliquées d'acidose respiratoire avec ph<7,35 et pression artérielle en CO2 < 45mmHg repose notamment sur l'utilisation de la ventilation non-invasive (VNI). L'utilisation conjointe de l'oxygénothérapie à haut-débit nasal (HDN) pourrait permettre d'améliorer la prise en charge de ces patients. L'objectif de cette étude était de comparer la durée de VNI sous OHD et sous oxygénothérapie standard (OS) dans les exacerbations aiguës de BPCO.

    Matériels et méthodes : Il s'agissait d'une étude rétrospective, comparative, descriptive et multicentrique. Les patients présentaient une exacerbation aiguë de BPCO avec acidose respiratoire. Les patients du groupe OS provenaient d'une cohorte historique du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Henri Mondor de Créteil, réalisée de Juin 2008 à Juin 2011. Les patients du groupe OHD étaient les patients hospitalisés dans le service de Réanimation Médicale et l'Unité de Soins Continus du CHU de Poitiers entre Janvier 2015 et Mars 2018. Les données collectées étaient les paramètres cliniques des patients (constantes, durée de VNI, taux d'intubation, mortalité), gazométriques ainsi que la lactatémie et la bicarbonatémie à l'arrivée, après une heure de VNI et le cas échéant sous OHD. Le critère de jugement principal était la durée de VNI ; les critères secondaires comptaient la mortalité, le taux d'intubation, la dose de VNI des 24 premières heures.

    Résultats : 87 patients ont été inclus dans le groupe OS et 61 dans le groupe OHD. La durée de VNI était significativement plus courte dans le groupe OS (5,7 ± 7,0 versus 3,2± 2,9 ; p=0,0025). La mortalité n'était pas significativement différente (p=0,83) de même que la durée de séjour en réanimation ou USC (p=0,065) ou le taux d'intubation (p=0,90). 12 patients du groupe OHD n'ont été traités par VNI ; leur taux de décès était significativement plus élevé (p=0,04).

    Discussion : La durée de VNI est significativement plus courte dans le groupe OS. L'OHD pourrait retarder voire diminuer l'utilisation de la VNI au prix d'une tendance à l'augmentation de la durée de séjour ainsi que l'augmentation de la mortalité. Devant des bénéfices théoriques, une étude prospective randomisée pourrait être réalisée.

  • Propositions pour la mise en place d'un parcours de soins coordonnés des patients asthmatiques ambulatoires aux urgences : projet d'évaluation des pratiques    - Mu-Sek-Sang Ruben  -  17 septembre 2019  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    L'asthme est une problématique de santé publique en 2019. Le taux d'exacerbations et le recours aux soins d'urgence restent majeurs. Un tiers des patients se présentant aux urgences pour exacerbation d'asthme rechutera dans le mois suivant ; moins d'un tiers bénéficiera d'un suivi spécialisé.

    Une étude préalable au sein du CHU de Poitiers a mis en évidence des chiffres similaires. Or, un suivi spécialisé en pneumo-allergologie permet de diminuer le taux d'hospitalisations et de diviser par trois le nombre de nouvelles consultations aux urgences.

    Ce travail vise à préciser la faisabilité et les bases scientifiques de la mise en place d'une prise en charge standardisée de l'exacerbation légère d'asthme aux urgences.

    Ce protocole aidera à l'organisation d'un retour à domicile, avec la mise en place d'un traitement de l'asthme selon la modalité fond et symptôme pour les patients naïfs de traitement de fond, d'un plan d'action, et d'une consultation de suivi spécialisé systématique.

    Il s'agit de la phase préliminaire d'un programme prospectif de recherche dont l'objectif sera de confirmer l'intérêt et le caractère adapté de la mise en place d'une filière spécialisée dans l'asthme aux urgences adultes du CHU de Poitiers. Seront inclus les patients asthmatiques, âgés de plus de 18 ans et de moins de 75 ans, se présentant aux urgences et sortant après traitement d'une crise d'asthme pendant une période d'un an au SAU du CHU de Poitiers. Les critères d'exclusion comprendront un diagnostic de bronchopneumopathie chronique obstructive tabagique/post-tabagique certifiée ou un diagnostic d'asthme exclu à la relecture des dossiers lors de la consultation de suivi. Le taux de suivi spécialisé effectif dans les 15 jours à 1 mois suivant le passage aux urgences, la contrôle de l'asthme, le taux de récidive précoce et les facteurs de risque d'évolution péjorative de l'asthme et de non adhérence thérapeutique seront évalués à un an et 15 jours de la mise en place du protocole.

    Le deuxième travail d'étude visera à déterminer l'impact de cette prise en charge à moyen terme. Seront inclus tous les patients ayant été pris en charge initialement aux urgences et ayant donné leur accord. Les critères évalués seront l'amélioration induite dans le suivi via le nombre moyen de consultations effectives annuelles, le traitement et le contrôle des patients sous traitement fond et symptôme et sous traitement traditionnel, tout en identifiant des facteurs de risque de mauvais contrôle de l'asthme, et d'apparition d'asthme sévère.

    Cette étude tend à perfectionner la prise en charge globale de l'asthme au CHU de Poitiers, en coordination avec les services d'urgence et de pneumo-allergologie. Il doit permettre à la fois une meilleure caractérisation des patients et une facilitation des prises en charge afin d'améliorer le pronostic et le contrôle de l'asthme. Il permettra également d'adapter les pratiques des différents acteurs de la prise en charge aux recommandations internationales.

  • Spiritualité et oncologie : le soin spirituel a-t-il sa place au sein d'une médecine sécularisée ?    - Dakhouche Wahiba  -  12 septembre 2019  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Contexte : La dimension spirituelle est prise en considération chez les patients suivis en oncologie, dans de nombreux pays anglo-saxons. Les études menées sur le sujet ont démontré l'impact positif de la satisfaction des besoins spirituels des patients sur leur qualité de vie, leur bien-être physique et mental ainsi que sur celui de leurs proches et des soignants. En France, le soin spirituel n'existe pas ou peu dans les centres hospitaliers publiques, la question se pose de son intérêt pour nos patients.

    Objectifs : Étude évaluant l'existence et la satisfaction des besoins spirituels chez les patients suivis en oncologie thoracique au pôle régional de cancérologie (PRC) de Poitiers, avec l'évaluation de l'avis du personnel soignant sur la question.

    Patients et méthodes : Nous avons inclus des patients ayant un cancer bronchique, séparés en 2 groupes. Le groupe 1 comprenait les patients en première ligne de traitement et le groupe 2 ceux en deuxième ligne de traitement ou plus. Nous avons mis au point des questionnaires, destinés aux patients mais aussi au personnel soignant exerçant au PRC.

    Résultats : Il s'agit d'une étude prospective, observationnelle, monocentrique, menée entre janvier et juin 2019 au PRC de Poitiers. Nous avons pu recueillir un total de 113 questionnaires, 45 pour le personnel soignant, 40 dans le groupe 1, et 28 dans le groupe 2. Parmi les soignants, 71% considèrent que l'aspect spirituel n'est pas pris en considération chez les patients dont ils s'occupent (p=0.004), 53% ont déjà eu une demande de soin spirituel de la part des patients, et 67% n'ont jamais osé aborder spontanément le sujet. On note que 95% des soignants estiment que la spiritualité peut améliorer la qualité de vie des patients (p<0.001), et 87% ont répondu être favorables à la mise en place d'une démarche visant à répondre à leurs besoins spirituels (p<0.001). Enfin, 82 % du personnel soignant interrogé serait en faveur d'une pratique de la méditation au sein de l'hôpital, destinée aux malades (p<0.0001). Dans le groupe 1, 55% des patients étaient spirituels avec une majorité de catholiques, et 45% avaient une pratique spirituelle régulière. 57% du groupe 1 estime que la spiritualité est importante dans la vie, et 59% que cette dernière a une influence positive sur la santé et le bien-être. Parmi les pratiques spirituelles susceptibles de les aider, on retrouve la méditation, le contact avec la nature, et le yoga. Dans le groupe 2, les besoins spirituels sont augmentés par rapport au groupe 1. Les éléments sources de souffrance pour les patients sont l'anxiété, la gêne respiratoire, la douleur physique et morale, et la tristesse. 54% des patients étaient spirituels avec une majorité de catholiques, 81% estiment que leur spiritualité n'est pas prise en considération par l'équipe soignante, 57% souhaiteraient se sentir sereins intérieurement par la spiritualité, et 43% ont un besoin de transcendance. 40% des patients seraient fortement intéressés par la pratique de la méditation au sein de l'hôpital.

    Conclusion : Il existe bien des besoins spirituels, qui ne sont pas pris en considération par l'équipe soignante, chez les patients suivis en oncologie. La détresse des malades est principalement d'ordre affective et spirituelle. Le personnel soignant est conscient de cette problématique et s'est montré enthousiaste et intéressé par l'idée d'un projet de prise en charge de cette dimension chez nos patients.

  • Identification de nouvelles variables de l'exploration fonctionnelle d'exercice pour le pronostic de survie des patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive    - Courat Salomé  -  19 avril 2019  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : L'Epreuve Fonctionnelle d'eXercice (EFX) chez les patients présentant une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) génère de nombreuses données, dont la valeur pronostique reste à ce jour méconnue. L'objectif de cette étude est d'identifier de nouveaux indicateurs de survie recueillis lors de cet examen.

    Méthodes : L'étude a été réalisée chez les patients BPCO inclus dans la cohorte prospective REHAEFFORT et ayant réalisé une EFX incrémentale au CHU de Nantes. Un recueil exhaustif des paramètres de l'EFX a été effectué afin de tester leur impact sur la survie.

    Résultats : Parmi les 76 patient inclus dans l'étude entre 2011 et 2018, 14 sont décédés. Plusieurs paramètres de l'EFX ont été associés de façon significative à la mortalité, notamment la consommation d'oxygène (V'O2) spécifique (12mL/min/kg chez les patients décédés vs 15,6 chez les non décédés, p<0,0001), le pourcentage de V'O2 au premier seuil ventilatoire par rapport au V'O2 maximal théorique (V'O2(SV1)%V'O2th) (34% chez les patients décédés vs 41% chez les non décédés, p=0,0035), et la fréquence cardiaque au pic (109bpm chez les patients décédés vs 135bpm chez les non décédés, p<0,0001). Parmi ces variables, le V'O2(SV1)%V'O2th est la seule qui ait montré avoir un impact significatif sur la survie après ajustement sur l'âge, le sexe, l'insuffisance cardiaque et la prise d'un traitement bétabloquant ou autre chronotrope négatif associé (HR = 0,877, IC [0,778-0,989]).

    Conclusion : Le déconditionnement à l'effort, évalué par le V'O2(SV1)%V'O2th, semble avoir un impact pronostique majeur sur la survie chez les patients BPCO et pourrait même avoir une meilleure puissance pronostique que le V'O2 au pic.

  • Impact pronostique de la mutation KRAS dans les adénocarcinomes bronchiques opérés au CHU de Poitiers    - Delgoulet Adrien  -  21 décembre 2018  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : Depuis plusieurs années des données concernant des altérations moléculaires entrant dans le processus de l'oncogénèse des cancers bronchiques sont étudiées. L'une d'entres elles, la mutation KRAS, est impliquée dans une série complexe de signalisation intracellulaire. Son implication pronostique globalement péjorative n'est pas clairement définie notamment en situation post opératoire.

    Matériel et méthode : Nous proposons une étude retrospective portant sur des patients opérés d'un ADK bronchique au CHU de Poitiers entre 2011 et 2013. L'objectif principal est de mettre en évidence une différence de survie globale (SG) et de survie sans progression (SSP) à 5 ans en fonction du statut mutationnel de KRAS et de l'inclusion ou non dans un protocole de chimiothérapie adjuvante.

    Résultats : Sur 117 patients inclus, 76 (65%) n'ont pas reçu de chimiothérapie (groupe 1). Parmi eux 14 patients étaient mutés pour KRAS. Sur les 41 (35%) patients inclus dans un protocole de chimiothérapie adjuvant (groupe 2), 15 étaient KRAS muté. La comparaison de la SG retrouve une différence significative (p = 0,021) entre les groupes KRAS muté et sauvage pour les patients du groupe 1 (respectivement 42 et 78% à 5 ans). Les résultats sont identiques pour les patients du groupe 2 (26% à 5 ans pour les KRAS muté vs 78% avec p = 0,015). La différence de SSP était significative pour le groupe 1 (42% dans le groupe KRAS muté vs 72% avec p = 0,019) mais pas pour le groupe 2 (26% pour le groupe KRAS vs 42% avec p = 0,347).

    Conclusion : La mutation KRAS dans les ADK bronchiques présente un impact pronostique péjoratif chez les patients opérés. Une surveillance attentive de ces patients est recommandée.

  • Les décisions prises en réunion de concertation pluridisciplinaire d'oncologie thoracique sont-elles appliquées ?    - Vieille Grosjean Émeline  -  16 octobre 2018  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : En oncologie thoracique les Réunions de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) s'imposent pour la prise de décision médicale, celles-ci permettent de définir une stratégie de traitement et de prise en charge sur la base d'un avis pluridisciplinaire et de référentiels nationaux validés. Les progrès médicaux et l'intégration des données génomiques entraînent des prises de décision de plus en plus complexes.

    Matériel et Méthodes : Le but de cette étude était d'évaluer la proportion des propositions thérapeutiques élaborées en RCP d'oncologie thoracique dans notre centre et non appliquées. Il s'agissait d'une étude rétrospective descriptive menée au CHU de Poitiers du 01/01/2016 au 31/12/2017.

    Résultats : Au total 1 424 dossiers étaient enregistrés en RCP sur la période étudiée et 12,1% des dossiers présentés ne voyaient pas leurs décisions appliquées en intégralité. Il y avait significativement moins de patients classés OMS 0 (17,6 % vs 35,3 %, p < 0,001) et plus de patients classées OMS 2 (23,3 % vs 9,8 %, p < 0,001) dans la population des décisions non réalisées, et il n'y avait pas de différence significative pour la proportion de patients âgés de 75 ans et plus (27,6 % vs 22,6 %, p = 0,18). Parmi les décisions non appliquées, tous motifs confondus, 79 % étaient en rapport avec la non application d'une proposition thérapeutique. Les motifs principaux de non réalisation toutes décisions confondues, étaient l'altération de l'état général, le décès, le refus du patient, et la survenue d'évènements intercurrents. Le délai entre la RCP et la date programmée d'intervention chirurgicale pour ces patients était en moyenne de 27,7 jours, et le délai entre la date de RCP et la date de consultation d'annonce d'oncologie était en moyenne de 9,8 jours.

    Conclusion : Quinze ans après leur introduction, les RCP font partie intégrante du système de traitement du cancer en France. Bien que les décisions émises par la RCP d'oncologie thoracique dans notre centre soient globalement correctement appliquées, il semble qu'une meilleure évaluation des enjeux propres à chaque patient pourrait permettre une application plus efficace des propositions thérapeutiques.

|< << 1 2 3 >> >| travaux par page

Haut de page


affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
  • Avec le service Ubib.fr, posez votre question par chat à un bibliothécaire dans la fenêtre ci-dessous ou par messagerie électronique 7j/7 - 24h/24h, une réponse vous sera adressée sous 48h.
    Accédez au formulaire...

 
 

Université de Poitiers - 15, rue de l'Hôtel Dieu - 86034 POITIERS Cedex - France - Tél : (33) (0)5 49 45 30 00 - Fax : (33) (0)5 49 45 30 50
petille@support.univ-poitiers.fr - Crédits et mentions légales