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Médecine. médecine générale

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  • Prescription des benzodiazépines hypnotiques et apparentées chez la personne âgée : enquête dans 10 EHPAD : prise en charge de l'insomnie chronique    - Vassallo Damien  -  21 décembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La consommation de benzodiazépines (BZD) est élevée en France par rapport à d'autres pays européen et elle augmente avec l'âge : 38.3% des femmes de 80 ans et plus consomment des benzodiazépines. Les BZD, de la classe des hypnotiques ou non, sont souvent prescrites dans la prise en charge de l'insomnie chronique chez la personne âgée, malgré une balance bénéfice risque défavorable. Peu d'études se sont encore attardées sur leur prescription chez la personne âgée qui est institutionalisée en EHPAD. Cette population, plus vulnérable, devrait en théorie être plus protégée par rapport à ce mésusage.

    Objectifs : Notre étude avait pour objectif principal de déterminer la part de patient sous BZD hypnotiques dans une population institutionalisée en EHPAD. L'objectif secondaire était de déterminer la part de patient sous BZD, peu importe la classe.

    Méthodologie : Nous avons étudié les données du premier semestre 2012 de 408 résidents au sein de 8 EHPAD et les données de l'année entière de 2015 de 858 patients au sein de 9 EHPAD en 2015. Les EHPAD se situaient tous dans les Pyrénées-Atlantiques. Résultats : D'après notre étude, il existe une surprescription de BZD au sein de ces établissements. En 2012, 59.8% des résidents qui avait eu au moins 1 prescription de BZD. En 2015, 23.8% des résidents avait eu au moins 1 prescription de BZD hypnotique, et 51,7% des résidents avait eu au moins 1 prescription de BZD anxiolytique.

    Discussion : Il existe des alternatives non médicamenteuses tel que les thérapies cognitivo-comportementales pour prendre en charge l'insomnie chronique. Mais pour le moment, elles sont difficiles d'accès, que ce soit en EHPAD ou pour la population générale.

  • Évaluation du taux de prescription d'un traitement antidépresseur à six mois d'une admission en EHPAD    - Forgeot Raphaèle  -  21 décembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Contexte : La population gériatrique ne cesse de croître avec une augmentation prévisible des admissions en EHPAD (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes). Les fragilités de cette population impactent la qualité de vie et majorent potentiellement le risque de dépression, avec ses complications telles que l'hospitalisation, la iatrogénie médicamenteuse ou le décès.

    Objectifs : L'objectif principal était d'évaluer la prescription de traitements antidépresseurs dans les six mois suivant une première entrée en EHPAD. Les objectifs secondaires étaient d'évaluer le taux de dégradation de l'état thymique (avec ou sans modification de traitement), les facteurs associés à cette dégradation et à la prescription d'antidépresseurs, et certains indicateurs de morbi-mortalité à six mois (hospitalisations, décès, statut nutritionnel et autonomie).

    Méthode : Tous patients admis en institution depuis l'hôpital de Châtellerault (France) et tous patients intégrant l'EHPAD hospitalier « Le village » étaient inclus de manière consécutive et prospective pendant six mois, en excluant les patients déments sévères ou ayant un pronostic de vie inférieur à six mois.

    Résultats : Soixante-sept patients étaient inclus puis suivis pendant six mois. Le taux d'escalade thérapeutique était de 25,8% (p<0,0001) et était associé à une stabilité ou une aggravation de l'état nutritionnel à six mois (OR 8,46 [1,08–66,64] et OR 11,95 [1,77–80,61]), à une admission en EHPAD non hospitalier (OR 2.95 [1.02–5.94]) et au taux de décès (OR 0,07 [0,01–0,59]). La dégradation thymique concernait 42,4% des patients et était associée à une stabilité de l'état nutritionnel (OR 7,54 [1,73–32,90]) et à une opinion initialement positive de l'EHPAD (OR 4,38 [1,29–14,83]). Les taux d'hospitalisation et de décès étaient de 24,2% et 20,9% respectivement et survenaient essentiellement dans les trois premiers mois.

    Conclusion : L'entrée en EHPAD est une période charnière, fréquemment suivie de dégradations thymiques et de prescription d'antidépresseurs. L'impact sur la qualité de vie et les complications dues à la dépression méritent que les projets d'EHPAD soient anticipés. Des études supplémentaires seraient utiles pour cibler les facteurs de risque de dépression à l'entrée en EHPAD.

  • Médecin généraliste et nouveau-né : qu'en pensent les mamans ? : à propos d'une étude menée à la maternité d'Angoulême en Charente    - Longuet Cécile  -  21 décembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La prise en charge et l'accompagnement de la mère et de son enfant avant, pendant et après la naissance ont fait l'objet de programmes successifs. Actuellement, le caractère physiologique de l'accouchement semble au premier plan, sans pour autant diminuer la sensation d'encadrement du couple mère-enfant. On voit s'opérer un transfert des compétences de l'hôpital vers le domicile et le médecin généraliste se voit attribuer un rôle primordial dans la prise en charge des nouveaux-nés dès la naissance. Objectifs : L'objectif principal était d'évaluer la place que les mamans attribuent au médecin généraliste dans la prise en charge de leur nouveau-né au domicile durant le premier mois. Les objectifs secondaires étaient d'évaluer le ressenti des mamans par rapport au suivi qu'on leur propose et de mettre en évidence des failles dans la prise en charge des nouveaux-nés au domicile durant le premier mois.

    Méthode : Nous avons réalisé une étude descriptive, observationnelle, rétrospective, unicentrique auprès de 189 mamans dont 96 ayant répondu au questionnaire de manière anonyme lors de l'appel téléphonique, en Charente.

    Résultats : On a pu constater que plus de la moitié des mamans choisissent un médecin généraliste pour le suivi de leur nouveau-né dès le retour au domicile. Le médecin généraliste apparait comme l'acteur central dans la prise en charge du nouveau-né et tend à devoir dispenser des conseils de puériculture et pas seulement des actes liés aux soins médicaux. Les mamans semblent satisfaites des réponses apportées par le médecin généraliste et du suivi proposé mais il manque l'intégration dans le réseau de soins d'autres professionnels de santé tels que les kinésithérapeutes puisque presque la moitié des mamans en ont sollicité un.

    Conclusion : L'étude du ressenti des médecins généralistes par rapport à la diversité des consultations de pédiatrie pourrait être intéressante afin d'adapter la formation complémentaire en pédiatrie et puériculture aux médecins qui le souhaitent. L'intégration d'autres professionnels de santé dans la prise en charge du nouveau-né pourrait être nécessaire tout en renforçant le rôle du médecin généraliste comme coordonateur de la prise en charge du nouveau-né.

  • Dosage de la vitamine C en médecine interne : étude des pratiques : à propos d'une étude rétrospective sur 159 patients au CHU de Poitiers    - Pedeboscq Frédéric  -  20 décembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La vitamine C ou acide L-ascorbique est une vitamine hydrosoluble non synthétisable chez l'homme. La perte de fonctionnalité du gène GLO synthétisant la L-gulono-γ-lactone oxydase permettant la biosynthèse de l'acide ascorbique contraint l'homme à l'absorber dans l'alimentation afin de ne pas en être carencé. Sa carence provoque à l'extrême le scorbut. Par ses propriétés d'oxydoréduction, l'acide ascorbique peut s'interconvertir en acide déhydroascorbique de façon réversible et agir sur de nombreuses fonctions biologiques comme l'absorption du fer, des réactions d'hydroxylation permettant la fabrication du collagène, des catécholamines, de la carnitine, et présente des propriétés antioxydantes jouant sur la stimulation immunitaire et le métabolisme des substances d'origine exogène.

    Matériel et méthode : Une étude rétrospective sur les dosages en vitamine C de 159 patients a été réalisée dans le service de médecine interne du CHU de Poitiers du 01/01/2013 au 31/12/2015.

    Résultats : Notre objectif principal en analyse multivariée retrouve une association significative entre 2 facteurs de risques (FDR) de carence et une carence sévère en vitamine C (OR = 8,7 ; p=0,01). Notre objectif secondaire en analyse multivariée retrouve une association significative entre une carence sévère et un trouble de la coagulation (OR = 2,4 ; p=0,04), ainsi qu'entre une carence sévère et les saisons pour l'automne et l'hiver (respectivement OR = 3,7 ; OR = 4,3 ; p=0,03).

    Conclusion : Dans notre étude des pratiques, nous avons retrouvé une association significative entre 2 FDR de carence et une carence sévère en vitamine C. Il parait nécessaire de poursuivre les recherches qui permettraient de dépister les risques de carence en vitamine C en prenant en compte les antécédents, les habitudes de vie, et les signes cliniques de chaque patient.

  • Dépistage de l'artériopathie oblitérante des membres inférieurs en médecine générale chez des patients fumeurs par la mesure de l'index de pression systolique    - Cambier Adèle  -  18 décembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les maladies cardio-vasculaires sont devenues un fléau dans le monde. L'artériopathie oblitérante des membres Inférieures, contrairement aux autres maladies cardio-vasculaires est largement sous-évaluée car elle est majoritairement asymptomatique. Le médecin référent en tant que pivot de la prévention primaire a donc un rôle essentiel dans son dépistage. Le tabac étant le facteur de risque principal de l'AOMI, cibler les patients fumeurs parait important. Les patients âgés de 40 à 50 ans étant encore peu atteints par des maladies chroniques, et non ciblés par les dépistages organisés, sont à privilégier dans cette indication. L'index de pression systolique est un examen recommandé pour ce dépistage mais sa pertinence en soins premiers n'a pas encore été démontrée.

    Matériel et méthode : Nous avons donc organisé une étude analytique, transversale, monocentrique chez les patients de 40 à 50 ans fumeurs, asymptomatiques, indemnes de maladie artérielle, non diabétique, non traité par anti-aggrégants plaquettaire, suivi au pôle santé du Thouarsais, site de Thouars. Les patients ont répondu à un questionnaire sur leurs connaissances de la nocivité du tabac, et ont eu une mesure d'IPS. À chacun était donnée une ordonnance pour la réalisation d'un écho-Doppler artériel.

    Résultats : 164 patients ont été inclus et seuls 51 ont été étudiés suite à des refus ou une absence de réponse par téléphone. 6 patients contactés mais non étudiés se sont sevré du tabac après un conseil minimal délivré lors de la période d'inclusion. Chez 7 patients un IPS pathologique (<0.90) a été retrouvé, soit 13.7% ; aucun n'est hypertendu, 3 ont un antécédent familial cardio-vasculaire (42.8%), 2 ont un LDL-cholestérol supérieur à l'objectif (28.6%) (et 1 patient n'a pas de données concernant son bilan lipidique) et 1 patient a un HDL-cholestérol supérieur à 0.60g/L. Seuls 3 de ces patients ont réalisé un écho-Doppler comparatif, dont 2 retrouvant une AOMI débutante (3.9%). Parmi ces 2 AOMI débutantes, le tabagisme et le sexe masculin étaient les 2 seuls facteurs de risques communs. Aucun patient avec un IPS normal n'a eu un écho-Doppler artériel de contrôle retrouvant une AOMI. Les réponses au questionnaire ont été : 15 patients pensent que le filtre est nocif (29.4%) ; 31 patients (60.8%) ont affirmé que la dépendance au tabac vient de la nicotine ; 96.1% soit 49 patients sont d'accord avec le fait que le tabagisme passif est aussi nocif que l'actif ; 100% des patients savent que le tabagisme augmente le risque de cancer du poumon, mais seuls 5 patients ont sélectionné l'ensemble des cancers proposés comme étant secondaire au tabac ; les patients qui ont coché l'AVC comme étant une conséquence potentielle du tabagisme n'ont pas sélectionné toutes les autres maladies cardio-vasculaires proposées et inversement.

    Conclusion : L'IPS en soins premiers est donc un examen pertinent ; pas seulement au niveau diagnostic, mais aussi car il amène à la délivrance d'un conseil minimal renforcé, aboutissant dans quelques cas à une réflexion du patient sur sa consommation tabagique et donc au sevrage.

  • Le processus de fidélisation du patient à son médecin généraliste : entretiens menés auprès de malades chroniques dans le département de la Vienne    - Lara Kève-Yann  -  14 décembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Contexte : En France, les patients sont incités à rester fidèles à leur médecin généraliste par le biais du parcours de soins coordonnés mais demeurent libres d'en changer sans contrainte. Une relation patient-médecin durable et de qualité pourrait, selon plusieurs chercheurs, améliorer l'état de santé des patients.

    Objectif : Comprendre le processus de fidélisation des malades chroniques à leur omnipraticien.

    Patients et Méthode : Dix-huit entretiens compréhensifs auprès de vingt malades chroniques ont été menés près de Poitiers (France) entre octobre 2016 et juin 2017. L'analyse des transcrits s'est faite par fiches écrites et encodage N'Vivo©.

    Résultats : Le processus de fidélisation débute dès le choix du médecin, puis, une période de confirmation se met en place où, après un premier contact, le médecin est mis à l'essai. Le patient opère alors un ajustement de son idéal à la réalité du médecin et peut ensuite s'engager dans la construction de la fidélité. Cette dernière repose à la fois sur la confiance, sur la preuve d'un lien patient-médecin particulier et enfin sur la recherche d'un équilibre de leur relation. La fidélité se nourrit d'elle-même en limitant le besoin de consulter un autre médecin. Parfois, la rupture survient des suites d'une érosion de la confiance, d'une inadéquation entre les deux partenaires ou quand la relation apparaît au patient comme une perte de temps.

    Conclusion : La fidélisation est un processus dynamique et complexe qui justifie la poursuite de travaux exploratoires afin d'approfondir la connaissance du lien entre un patient et son médecin.

  • Intérêt et pertinence de la télémédecine dans une structure de soins non programmés : enquête auprès des médecins de l'association SOS Médecins Grand Paris    - Comy Adrien  -  14 décembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Les technologies de l'information et de la communication ont donné naissance à la télémédecine. Depuis la publication des lois et décrets encadrant la télémédecine, le gouvernement français n'a cessé de vouloir développer la télémédecine en secteur ambulatoire. Les médecins des structures de soins non programmés, telles que SOS Médecins, pourraient en devenir des acteurs majeurs. Notre étude avait pour objectif d'évaluer l'opinion des médecins généralistes de l'association SOS Médecins Grand Paris sur la télémédecine puis de déterminer les facteurs influençant leur adhésion à un projet au sein de leur structure.

    Une étude quantitative a donc été réalisée à l'aide d'un questionnaire mis en ligne aux 178 médecins généralistes de l'association. 92 médecins y ont répondu en 6 semaines (51,7%). 66,3% souhaiteraient adhérer à un projet de télémédecine dans leur structure sous la forme de téléconsultations.

    Ils admettent que la télémédecine a des avantages : réduction des déplacements et des délais d'attente, solution à la désertification médicale, diversification de leur activité. Mais des inconvénients historiques perdurent : défaut d'information, nécessité d'une formation, sentiment de déshumanisation, examen médical partiel et rémunérations pas assez définies.

    Ce sont ses capacités organisationnelles mais aussi l'efficience, le développement et l'image dont l'association pourrait bénéficier qui inciteraient les médecins à adhérer à un projet. Malgré les avantages certains pour les patients ils ne peuvent concevoir la télémédecine qu'au travers de leur structure rassurante, faute d'informations suffisantes.

    Il parait donc important d'impliquer davantage ces structures de soins non programmés dans la télémédecine en France mais aussi d'en renforcer l'information et d'évaluer comment les patients de ces structures souhaiteraient y voir se concrétiser la télémédecine.

  • Efficacité des groupes d'échange de pratique dans la formation initiale des internes de médecine générale : revue systématique de la littérature    - Viltet Adrien  -  07 décembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Contexte : En France, beaucoup de facultés ont introduit les Groupes d'Echange de Pratiques (GEP) dans la formation des internes de médecine générale, dans le cadre de l'adoption du paradigme d'apprentissage. L'objectif principal de cette revue de la littérature était de décrire et d'analyser les études évaluant l'efficacité des GEP chez les internes de médecine. L‘objectif secondaire était d'en analyser l'efficacité en termes de résultats facultaires, d'acquisition des compétences de médecine générale et d'amélioration de la qualité des traces et des Récits de Situation Complexe et Authentique (RSCA).

    Méthodes : Revue systématique de littérature effectuée dans les bases de données suivantes : Medline, SUDOC, la Bibliothèque De Santé Publique, Lissa, Psycinfo, Opengrey, ainsi que dans les archives des revues suivantes : Pédagogie Médicale, Exercer et La Revue du Praticien jusqu'en avril 2017. Pour Medline, deux équations de recherche ont été utilisées. Pour chaque étude, la validé interne selon les références du Centre Cochrane Français ainsi que le niveau d'évaluation de la formation selon le modèle Kirkpatrick (1959,2007a) ont été recherchés. Pour les études quantitatives, le résultat sur le critère de jugement principal ainsi que la valeur de p ont été relevés. L'analyse a été réalisée indépendamment par deux évaluateurs.

    Résultats : Sur les 2123 études identifiées, 20 ont été incluses. Trois étaient comparatives dont 2 étaient randomisées. On recensait également 17 études qualitatives ou observationnelles. L'étude comparative ayant le plus haut niveau de preuve a conclu à une absence d'efficacité des GEP sur l'amélioration des résultats facultaires. Les études qualitatives et observationnelles suggéraient une progression des étudiants dans plusieurs compétences du médecin généraliste.

    Conclusion : L'efficacité des GEP d'internes est mal évaluée. Il existe une discordance entre les études qualitatives et les études comparatives. Des études interventionnelles de bon niveau de preuve sont nécessaires.

  • Prévalence du traitement anticoagulant dans la prévention embolique de la fibrillation auriculaire chez le patient gériatrique hospitalisé    - Hélis Aurore  -  06 décembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Malgré le bénéfice à débuter un traitement anticoagulant préventif chez les patients gériatriques porteur d'une fibrillation atriale (FA), il existe encore une sous-prescription en particulier chez les patients gériatriques. Objectifs : Objectif primaire : établir la prévalence de l'anticoagulation en prévention emboligène de la FA. Objectif secondaire : rechercher les facteurs associés à la prescription d'anticoagulation.

    Méthode : Il s'agit d'une étude épidémiologique transversale qui a inclus les patients hospitalisés avec FA au cours de l'année 2016 dans le Pôle de gériatrie du CHU de Poitiers. Une vingtaine de variables étaient recueillies dont l'âge, le poids, le score d'autonomie GIR, le score de comorbidités de Charlson, la clairance de la créatinine, le lieu de vie, et quand anticoagulation, le type d'anticoagulant utilisé. Les analyses ont été effectuées avec le test du Chi 2 et le test de Student (seuil de significativité p<0,05).

    Résultats : 653 patients avec FA ont été hospitalisés dans le Pôle en 2016, d'âge moyen 87,8 ± 5,1 ans ; 68% des patients étaient anticoagulés. Ceux-ci avaient un âge significativement plus faible (p=0,02) et une meilleure autonomie selon le score GIR (p<0,001). La présence de l'anticoagulation était également associée à l'absence de démence (p<0,001), l'absence de chute (p<0,001) et l'absence d'antécédent hémorragique (p<0,001). La proportion d'AVK (75%) prescrite était plus importante que les AOD (21%) ; 39% des INR étaient en zone thérapeutique à l'entrée dans le service.

    Discussion : La prévalence de l'anticoagulation semble en augmentation par rapport aux précédentes études réalisées dans le service mais reste encore basse. Plusieurs facteurs influencent la prise de décision parmi lesquels l'âge, l'autonomie, la présence de troubles cognitifs, et un risque de chute. L'évaluation gériatrique des patients fragiles est donc nécessaire car certains facteurs sont corrigeables et un trouble cognitif, une chute ou une autonomie altérée n'impliquent pas obligatoirement une absence de prévention anticoagulante. Les études en vie réelle doivent être conduites pour optimiser la prescription des anticoagulants en prévention des complications emboligènes de la FA chez les patients gériatriques.

  • Quelle perception les médecins généralistes ont-ils de leur prise en charge des troubles mentaux ?    - Raphenon Marine  -  04 décembre 2017  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Les troubles mentaux, de par leur coût économique, social et sanitaire sont un enjeu majeur de santé publique. Les médecins généralistes sont les principaux professionnels de santé impliqués dans la prise en charge de ces pathologies. Leurs compétences en matière diagnostique et thérapeutique peuvent être améliorées. Il existe peu d'études françaises les interrogeant directement sur leurs pratiques.

    But de l'étude : Déterminer la perception des médecins généralistes français sur leur prise en charge des troubles mentaux afin de réfléchir et de proposer des pistes d'amélioration de leurs pratiques.

    Méthode : Étude transversale descriptive par questionnaires diffusés en ligne via les Conseils Départementaux de l'Ordre des Médecins menée auprès de médecins généralistes thésés, installés et remplaçants, répartis dans 24 départements français.

    Résultats : 389 questionnaires complets ont été analysés. La prévalence moyenne des troubles mentaux par semaine était de 11,62%. 66,1% des médecins présentaient un intérêt pour la psychiatrie. 38,6% estimaient très important le rôle du médecin généraliste dans la prise en charge des troubles mentaux. L'intérêt était lié avec la valorisation du rôle du médecin généraliste (p<10-6), et une meilleure évaluation des compétences (p<10-3). 92,3% des médecins n'avaient pas de formation complémentaire en psychiatrie, et seulement 37% avaient participé à une session de formation relative à la psychiatrie dans les deux années précédentes. L'évaluation des compétences était plutôt positive en matière de diagnostic (3,09/5). Elle était inférieure à la moyenne concernant la psychothérapie (2,12/5). Les médecins utilisaient leur expérience et leurs connaissances théoriques pour établir un diagnostic. Ils se référaient très rarement aux ressources externes. La formation n'influençait pas le recours aux guidelines ou aux grilles diagnostiques, mais améliorait la gestion de la consultation en terme de surcharge de travail. Les médecins étaient confiants dans l'initiation des traitements antidépresseur et anxiolytique, mais étaient en difficulté avec les traitements thymorégulateur et antipsychotique. Il s'évaluaient plus positivement dans la prise en charge de la dépression (3,42/5) et de l'anxiété (3,52/5) que dans celle du trouble bipolaire (1,78/5) et de la schizophrénie (1,23/5). Les consultations pour motif psychiatrique étaient en moyenne 1,7 fois plus longues que celles pour motif somatique. 41,4% des médecins adressaient plus difficilement leurs patients aux psychiatres qu'aux autres spécialistes. Les motifs les plus fréquents étaient la situation d'urgence et la nécessité d'un traitement spécialisé. Les attentes étaient une organisation de la prise en charge future et une recommandation de traitement. Les médecins notaient défavorablement leur relation avec le monde de la psychiatrie (2,06/5) et la difficulté d'accès aux soins spécialisés était l'obstacle le plus fréquemment rencontré lors la prise en charge. 75,6% des médecins souhaitaient améliorer leurs compétences et se tournaient principalement vers la formation médicale continue pour le faire.

    Conclusion : Le médecin généraliste joue un rôle central dans la prise en charge des troubles mentaux. Le manque d'intérêt et de formation d'une part, et la difficulté de collaboration avec les structures spécialisées d'autre part sont deux obstacles majeurs à une prise en charge de qualité. La recherche en santé mentale intégrée aux soins primaires doit être développée pour déterminer des pistes d'action et améliorer la qualité des soins délivrés aux patients.

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