Vous êtes ici : Accueil > Disciplines > Médecine. médecine générale

Médecine. médecine générale

Les travaux sélectionnés

Pour être informé de la mise en ligne des nouveaux travaux correspondant à la recherche effectuée, abonnez-vous au flux RSS : rss

accès internet    accès intranet    pas d'accès
772 travaux ont été trouvés. Voici les résultats 1 à 10
Tri :   Date travaux par page
  • Impacts des violences sur la contraception : revue de la littérature    - Morant Anthony  -  04 mars 2021  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Objectif : Déterminer les impacts des violences sur la contraception.

    Méthodes : Cette revue de la littérature a utilisé les critères PRISMA. Les recherches ont inclus les études publiés de 1951 à novembre 2020. Parmi elles, 111 ont été analysées dont 106 avaient un schéma d'étude quantitatif et 5 qualitatif. Toutes les violences ont été analysés : physiques, sexuelles, psychologiques, dans l'enfance, à l'âge adulte, entre partenaires ou encore les attitudes coercitives.

    Résultats : La majorité des études a confirmé l'hypothèse de départ et retrouvé des résultats significatifs. Les violences ont eu des répercussions négatives sur l'utilisation ultérieur de la contraception. Les femmes abusées ont diminué leur utilisation contraceptive (tout type confondu). Cette moindre utilisation peut s'expliquer par deux mécanismes principaux : la dissociation et la mémoire traumatique. Ces derniers engendrent des rapports sexuels plus précoces, plus fréquents, plus à risque et plus souvent associé à une coercition reproductive du partenaire. Cependant, dans 17 études il a été retrouvé des résultats contraire à l'hypothèse initiale. Les explications possibles

    sont : possibilité d'IVG limitée, protection contre une grossesse ou contre les IST l'emportant sur le risque de violences en réponse à l'utilisation contraceptive, besoin d'une reprise de contrôle dans une relation dominante, peur intense d'une dépendance au conjoint, relations instables plus fréquentes. De plus, d'autres études ont rapporté des utilisations plus fréquentes de certaines contraception : contraceptifs contrôlés par les femmes (d'action prolongée ou définitive, contraception dissimulé au partenaire, contraception considérée comme moins fiable). Enfin, 8 études n'ont pas retrouvé de résultats significatifs concernant le lien entre violence et contraception.

    Conclusion : La prise en charge en ambulatoire de la violence ne devra pas oublier d'évaluer le retentissement sur l'utilisation contraceptive ultérieure. A l'inverse, une utilisation ou une non utilisation contraceptive devra amener le médecin à s'interroger et à dépister la violence.

  • Soigner ses proches : focus sur l'adolescence. Enquête qualitative sur le vécu des médecins généralistes face à la santé de leurs proches adolescents    - Tauraa Tefana  -  04 mars 2021  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : L'adolescence est une période de transition marquée par des changements dans les rapports aux autres et à son environnement. L'abord de l'adolescent en consultation de médecine générale comporte des difficultés pour les omnipraticiens. En France, les médecins généralistes peuvent, s'ils le veulent, suivre leur famille. Nous nous sommes demandé quel est le vécu des médecins généralistes qui suivent des adolescents proches.

    Méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative par entretiens semi dirigés de juin à septembre 2020 en Vienne auprès de 13 médecins généralistes, nombre obtenu par la saturation des données. Une triangulation a été réalisée par confrontation des résultats à un groupe de pairs de 8 médecins.

    Résultats : De nombreux facteurs motivent la prise en charge de ses adolescents tel la légitimité de la relation, la commodité dans l'organisation. S'y opposent l'influence souvent négative de l'affect dans le raisonnement médical, l'absence fréquente de cadre de consultation, la difficulté pour garantir le secret médical. La réalisation de l'examen physique se heurte à l'intimité de l'adolescent et le double rôle parent et médecin rend presque impossible les examens génitaux des adolescents par le médecin parent de sexe opposé. Le dépistage et la prise en charge des troubles psychologiques est rédhibitoire pour la plupart des médecins. En contrepartie la prévention des conduites à risques addictives ou sexuelles semble mieux réalisée grâce au rôle prépondérant du parent et à l'interventionnisme plus fréquent, appuyé par sa casquette de médecin. La confusion des rôles n'a pas été ressentie par les médecins bien que l'affect ait été présent dans le suivi.

    Conclusion : Notre étude a permis de mettre en évidence les difficultés potentielles des médecins généralistes lors du suivi médical spécifique d'adolescents proches. Confronter le ressenti des médecins à ceux de leurs adolescents proches serait intéressant.

  • Amélioration de la participation sociale chez des patients en post-AVC suivis par une équipe mobile de réadaptation    - Bonne Guillaume  -  25 février 2021  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : L'AVC est une pathologie grave et fréquente entrainant de nombreuses séquelles. La prévention de ces séquelles peut se faire par le biais d'une équipe mobile de rééducation, notamment sur la participation sociale. L'objectif de cette étude est d'évaluer si les patients pris en charge par l'équipe HEMIPASS ont une augmentation de leur participation sociale à la fin de la prise en charge et d'identifier d'éventuels facteurs y participant.

    Matériel et méthodes : Une étude de cohorte rétrospective a été menée en utilisant la base de données 2018-2019 de l'équipe HEMIPASS 87 s'occupant de la réadaptation à domicile des AVC dans le Limousin. Sur les 174 patients éligibles, 116 ont été retenus pour l'analyse statistique. 2 groupes ont été créés : les répondeurs (amélioration cliniquement pertinente du FAI défini par une augmentation de 7 points minimum) et les non répondeurs. Les variables pour l'analyse statistique sont : l'âge, le genre, la zone d'habitation, la moyenne du MiniZarit initial, la moyenne de l'Euroqol initial, le social support, le délai de prise en charge en post-AVC, l'aphasie, la présence d'un trouble moteur, la présence d'un trouble vésicosphinctérien.

    Résultats : Sur les 116 patients, il y a une amélioration cliniquement significative de la moyenne des FAI entre le début et la fin de la prise en charge (moyenne = 5.68 IC 95% [4.337498-7.024571], p < 0.001). 35.3% des patients ont une amélioration cliniquement pertinente (IC 95% = [26.0% – 44.6%]). En analyse univariée, une différence significative a été mise en évidence au niveau du délai de prise en charge post-AVC précoce (OR = 0.43 [0.19-0.94], p=0.038), de l'absence de trouble vésicosphinctérien (OR = 0.10 [0.01 – 0.54], p=0.031) et d'un Minizarit bas (OR = 0.63 [0.43 – 0.88], p =0.012). En analyse multivariée, un Minizarit bas est retrouvé de manière significative (OR = 0.43 [0.19 – 0.86], p=0.027).

    Conclusion : le fardeau de l'aidant est un facteur prédictif important d'amélioration de la participation sociale. Le médecin généraliste devra donc s'atteler à minimiser ce fardeau en analysant de manière pertinente l'état de santé physique et psychique du patient AVC et de l'aidant, afin d'améliorer la participation sociale des patients et donc leur qualité de vie.

  • Etude de l'évolution de l'activité physique et de la sédentarité des patients participant au programme de Prescription d'Exercice Physique pour la Santé (PEPS) dans le département de la Vienne    - Soleilhac Manon  -  18 février 2021  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Contexte : Les bénéfices de la pratique d'une activité physique régulière sur la santé sont clairement établis et la sédentarité constitue un problème majeur de santé publique. De plus, le médecin généraliste est un acteur clef de la promotion d'activité physique en lien avec les autres professionnels de santé. Des projets « sport-santé sur ordonnance » se créent dans plusieurs territoires en France. En région Nouvelle-Aquitaine, le dispositif régional mis en place est appelé PEPS. Peu de travaux relatifs au suivi des patients pris en charge sont disponibles dans la littérature.

    Objectifs : L'objectif principal est de mesurer l'évolution de l'activité physique et de la sédentarité neuf mois après le début des séances d'APA chez les patients participant au programme de PEPS dans le département de la Vienne. Les objectifs secondaires sont les suivants : détermination des modalités de pratique de l'AP à distance, comparaison des freins à l'AP avant et après la participation au dispositif, aide apportée pour la poursuite de l'AP, poursuite ou non des activités pratiquées au sein du programme.

    Méthode : Il s'agit d'une étude descriptive, multicentrique et non randomisée. Chaque patient est orienté par une prescription médicale et participe à deux évaluations : un entretien initial et un entretien téléphonique neuf mois après le début des séances d'APA. 108 patients ont bénéficié d'un entretien initial suite à une prescription médicale entre le 15 mars 2019 et le 15 décembre 2019. Ont été exclus les patients qui ont refusé que leurs données personnelles soient analysées (n=2), ceux qui n'ont pas donné suite à l'entretien initial et n'ont donc pas commencé les séances d'AP (n=29) ainsi que ceux qui n'ont pas répondu à l'entretien téléphonique neuf mois après le début des séances d'activité physique (n=24). Les patients étaient considérés comme perdus de vue lorsqu'il y avait absence de réponse après trois appels téléphoniques émis ou que le numéro de téléphone était invalide. Nous avons donc inclus 53 patients. Le questionnaire RPAQ, validé dans la littérature, a été utilisé pour notre critère de jugement principal pour évaluer l'évolution de l'AP et de la sédentarité. Toutes les données recueillies sont anonymisées et saisies dans une table Microsoft Excel. Chaque patient est identifié par un numéro unique. Les analyses statistiques du critère de jugement principal ont été faites par un test t de Student pour séries appariées, avec le logiciel XLSTAT. Le seuil de significativité est fixé à 5%. Les données non chiffrées ont été analysées de façon descriptive.

    Résultats : La population cible initiale était constituée de 108 patients. 29 patients ont été exclus car ils n'ont pas commencé l'AP après l'entretien initial. Les trois principaux obstacles cités sont des problèmes de santé (35%), un manque de motivation (31%) et un manque de temps et de disponibilité (21%). De plus, 24 patients n'ont pas répondu à l'entretien téléphonique, soit un taux de perdus de vue de 22%. La raison principalement évoquée est liée à l'état de santé pour 63% d'entre eux. 53 patients ont été inclus, dont 39 femmes (74%) et 14 hommes (26%). La moyenne d'âge est de 64,5 années. Il y a une différence significative de l'AP totale (p value < 0,0001 ; intervalle de confiance à 95% [-137,5 ; -80,6]) et de la sédentarité (p value < 0,0001 ; intervalle de confiance à 95% [1,5 ; 2,6]) neuf mois après le début des séances d'APA. 81% des patients inclus ont poursuivi l'AP neuf mois après le début des séances d'APA. Parmi ces patients, 39% sont encadrés dans un club, une association sportive ou une salle privée ; 37% pratiquent seul en dehors d'un club, d'une association sportive ou d'une salle privée ; 19% réalisent cette AP avec des connaissances (amis, famille, proches) et 5% poursuivent seul dans une salle privée. Parmi les 53 patients inclus, 45 (soit 85%) présentaient un ou plusieurs freins à la pratique d'une AP avant l'entrée dans le programme (problèmes de santé, manque de motivation, manque de temps, essoufflement lors de l'AP, confiance dans ses capacités, ne veut pas pratiquer seul, finances, ne connaît pas l'offre). Lors de l'entretien téléphonique neuf mois après le début des séances d'APA, seulement 10 patients présentaient un ou plusieurs freins à la pratique d'une AP (problèmes de santé pour 50% d'entre eux, manque de temps et de disponibilité pour 30% et manque de motivation pour 20%). 77% des patients inclus déclarent que le dispositif de PEPS les a aidés pour la poursuite de l'AP. Enfin, parmi les 43 patients ayant poursuivi l'AP, 28 (soit 65%) poursuivent les mêmes activités que celles qu'ils ont pratiqué pendant le programme.

    Conclusion : Notre étude a montré une augmentation significative de l'AP et une diminution significative de la sédentarité neuf mois après le début des séances d'APA chez les patients participant au programme de PEPS dans le département de la Vienne (p value < 0,0001). La crise sanitaire mondiale liée à la pandémie de la Covid-19 a malheureusement impacté notre étude, ayant eu pour conséquence une diminution du nombre de patients inclus. Il serait intéressant de mener une nouvelle étude sur une durée plus longue et avec des effectifs plus importants, à l'aide d'indicateurs standardisés permettant d'évaluer rigoureusement l'activité et les effets du programme sur la santé des bénéficiaires.

  • Exploration des pratiques des infirmières ASALEE de l'ancienne région Poitou-Charentes dans la prise en charge du surpoids et de l'obésité de l'enfant    - Deie Nathaneige  -  04 février 2021  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : L'obésité infantile est un problème de santé publique majeur. Depuis 2014, l'association ASALEE propose un protocole d'éducation thérapeutique spécifique du surpoids de l'enfant et une formation spécifique à ses infirmières. Notre objectif principal est de repérer les difficultés que peuvent rencontrer les infirmières ASALEE dans la prise en charge du surpoids et de l'obésité de l'enfant.

    Matériel et méthode : Une étude qualitative, par entretiens semi-dirigés, a été réalisée auprès de 16 infirmières ASALEE exerçant dans l'ancienne région Poitou-Charentes. Les entretiens ont été enregistrés et retranscrits en verbatim. L'encodage des données a été réalisé à l'aide du logiciel Nvivo.

    Résultats et Discussion : L'analyse a repéré de nombreuses difficultés rencontrées par les infirmières dans leur prise en charge des enfants en surpoids. Les principales difficultés retrouvées sont : le manque de recrutement des enfants, lié en partie à un défaut d'orientation par les médecins généralistes. Des difficultés dans le suivi des enfants pour des raisons multiples dont les principales sont liées à l'enfant ou ses parents (perte de vue, manque d'adhésion, frein culturel, suivi monoparental). La formation des infirmières semble insuffisante, notamment en psychologie de l'enfant. Des échanges insuffisants avec les médecins généralistes sont responsables d'un sentiment de solitude des infirmières. Les infirmières interrogées ont proposé des améliorations pour une meilleure prise en charge : des temps de concertation avec les médecins généralistes à programmer pour permettre l'amélioration du recrutement des enfants et des échanges, la participation des médecins généralistes à la formation DPAES pour leur permettre de se rendre compte du rôle de l'infirmière et renforcer le binôme médecin-infirmière, l'amélioration de la formation des infirmières à la psychologie de l'enfant. Le suivi téléphonique et les visites à domicile sont à promouvoir pour lutter contre les pertes de vue et accompagner la motivation de l'enfant et de sa famille. Le développement d'un travail en réseau permettrait d'améliorer la collaboration avec les autres acteurs de la prise en charge, en particulier avec les diététiciennes et les psychologues.

    Conclusion : Cette étude pointe le doigt sur les difficultés ressenties par les infirmières ASALEE qui prennent en charge des enfants en surpoids ou obèses. Elle permet également de proposer des pistes d'amélioration pour leur formation, pour le recrutement, le suivi des patients, et pour le travail en collaboration interprofessionnelle.

  • D-FOG : un nouvel outil d'aide au Dépistage des Fragilités en OncoGériatrie en cours de traitement. Etude de faisabilité et d'acceptabilité    - Fazilleau Anais  -  25 janvier 2021  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Objectif : L'apparition ou l'aggravation de fragilités gériatriques peut mettre en péril la poursuite d'une chimiothérapie. Un auto-questionnaire destiné aux patients a été créé, explorant 5 grands domaines de fragilité. Une étude de faisabilité et d'acceptabilité a été effectuée.

    Méthode : Etude prospective réalisée au centre hospitalo-universitaire de Poitiers. Tous patients ≥ 75 ans, débutant une chimiothérapie, vus en consultation d'annonce IDE, étaient inclus. A chaque cure le patient renseignait l'auto-questionnaire. Un questionnaire d'acceptabilité était remis après 3 mois au patient et à la fin des inclusions aux IDE. Les données démographiques, gériatriques et oncologiques étaient récupérées dans le dossier médical.

    Résultats : 26 femmes/24 hommes, âge moyen 82 ans, ont été inclus. Sur 305 venues, 184 questionnaires ont été recueillis. Aucune question n'a présenté 100% de réponses négatives ou positives. Les réponses non renseignées (3%) se répartissaient sur l'ensemble des questions sans prévalence particulière et correspondaient à 6 patients. Le nombre de venues n'altérait pas la régularité de l'utilisation de l'outil. En comparant les patients ayant renseigné plus de 80% des questionnaires versus moins de 80%, aucune différence significative (démographique, gériatrique ou oncologique) n'a été retrouvée. Les questions étaient faciles pour 94% des patients. L'oubli était souvent un motif de non utilisation. 100% des soignants ont considéré l'outil comme clair et utile pour sécuriser le patient.

    Conclusion : Ce nouvel outil dépistant les fragilités gériatriques au cours d'un traitement oncologique est faisable et accepté aussi bien des patients que des soignants. Une étude randomisée semble nécessaire afin d'évaluer l'impact de l'utilisation du D-FOG.

  • Suivi gynécologique des patientes atteintes de troubles psychiatriques : Analyse de la couverture par frottis cervico-utérin des patientes hospitalisées au Centre Henri Laborit de Poitiers    - Penet Marielle  -  21 janvier 2021  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Contexte : En France, le cancer du col de l'utérus tue plus de 1000 femmes par an. Un dépistage par frottis cervico-utérin est recommandé tous les 3 ans, mais seules 58.7% des femmes appartenant à la population cible l'ont réalisé sur la période 2015-2017. Des études précédentes suggèrent que les femmes atteintes de troubles psychiatriques sont à risque d'être sous-dépistées.

    Objectifs : Évaluer le dépistage par frottis cervico-utérin chez les patientes hospitalisées en psychiatrie dans la Vienne. Les objectifs secondaires étaient de rechercher des facteurs de risque médico-socio-démographiques et d'identifier les freins à la réalisation du frottis.

    Méthode : Une étude observationnelle descriptive a été réalisée au sein du Centre Hospitalier Laborit de Poitiers de juin à octobre 2020. Les patientes de 25 à 65 ans ont été interrogées par hétéro-questionnaire au cours d'entretiens individuels.

    Résultats : Parmi les 48 patientes incluses, 43.8% avaient réalisé un frottis cervico-utérin dans les trois dernières années, soit significativement 17.7% de moins par rapport à la population cible de la Vienne (p = 0,0168). Les facteurs de risque corrélés à la non réalisation du FCU étaient la schizophrénie, l'âge supérieur à 50 ans, l'absence de diplôme et le fait de vivre seule ou à plusieurs. Les principaux freins déclarés par les patientes étaient un manque d'initiative et un défaut d'information.

    Conclusion : Notre étude montre un défaut de dépistage du cancer du col de l'utérus chez les patientes hospitalisées au Centre Hospitalier Laborit par rapport à la population générale. Pour améliorer la participation, nous proposons l'association de plusieurs stratégies : mettre en place une consultation gynécologique au sein du CHL, majorer l'information par les professionnels de santé ainsi qu'accompagner les patientes les plus à risque. Ceci, combiné au déploiement en cours du dépistage organisé permettra de limiter les inégalités et d'augmenter la prévalence du dépistage en population générale.

  • Evaluation du suivi réalisé par les médecins généralistes de Charente Maritime chez les patientes ayant été diagnostiquées pour un diabète gestationnel sur l'Hôpital de La Rochelle en 2017    - Bouché Camille  -  21 janvier 2021  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : Le risque de développer un diabète de type 2 est majoré chez les femmes ayant eu un diabète gestationnel, d'où l'importance du dépistage et de la prévention en post-partum. Le médecin traitant est le pivot, et doit donc être tenu informé. L'objectif principal était d'évaluer la transmission de l'information et le suivi réalisé trois ans après le diagnostic de diabète gestationnel. Les objectifs secondaires étaient d'évaluer la demande émanant des médecins en termes de communication, d'investissement et de formation.

    Matériel et Méthode : Nous avons réalisé une étude transversale monocentrique, via un questionnaire auprès des médecins traitants généralistes de Charente-Maritime des patientes ayant été diagnostiquées et suivies pour un diabète gestationnel sur le Centre Hospitalier de La Rochelle en 2017. Au total, 54 patientes ont pu être inclues dans l'étude, et 51 médecins généralistes ont répondu au questionnaire.

    Résultats : Le médecin traitant était informé du diagnostic de diabète gestationnel pour 70% des patientes, indépendamment de la méthode d'information utilisée. Le dépistage en post-partum a été réalisé pour 3,8% des patientes via le test d'HGPO, et pour 57,4% des patientes avec une glycémie à jeun dont 38,7% sont prescrites en raison de l'antécédent de diabète gestationnel. Les patientes avec un IMC normal sont 61% à avoir réalisé une glycémie à jeun et 56% lorsqu'il est supérieur ou égal à 25 kg/m2 (dont 60% pour les patientes en surpoids et 50% pour les obèses). 63% des patientes âgées de plus de 35 ans ont réalisé une glycémie à jeun contre 43% chez les moins de 35 ans, et 64% des patientes ayant été traitées par insulinothérapie. La présence de facteurs de risques de diabète de type 2 n'induit pas de différence significative sur la réalisation de la glycémie à jeun. La fréquence de réalisation de la glycémie à jeun est supérieure chez les patientes avec ces facteurs de risque. 76% des médecins généralistes se sentent exclus de la prise en charge par les spécialistes et 78% demandent à être plus investis. Un protocole de suivi en sortie de maternité est plébiscité par 96% des médecins généralistes. Ils sont 69% à souhaiter être associés au projet d'éducation thérapeutique du patient en cours de mise en place. 29% ne souhaitent pas de formation du tout, les 71% restants étant partagés entre différents modes de formation (présentielle, visioconférence, documents) de manière quasi-équivalente.

    Conclusion : Le taux de dépistage dans notre population, bien qu'étant en accord avec les études déjà réalisées, reste bien trop faible dans l'absolu, et réalisé de manière non ciblée. Les médecins traitants demandent à être plus investis dans les projets mis en place localement, et souhaitent pour la majorité bénéficier d'éléments de formation et de protocoles pour améliorer la prise en charge de leurs patientes.

  • Évaluation de l'impact de la loi du 30 décembre 2017 concernant l'obligation vaccinale sur la pratique vaccinale au quotidien chez les médecins généralistes et pédiatres en Poitou-Charentes    - Engeammes Manon  -  12 janvier 2021  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : La loi du 30 décembre 2017 a élargi l'obligation vaccinale à 11 vaccins. L'objectif principal de notre étude était d'évaluer le ressenti des médecins généralistes et pédiatres au sujet de l'évolution de leurs pratiques vaccinales à deux ans de l'instauration de la loi.

    Méthodes : Une étude rétrospective, observationnelle, transversale et descriptive a été réalisée entre le 2 février et le 2 mai 2020, auprès des médecins généralistes et pédiatres libéraux des 4 départements de l'ex-région Poitou-Charentes, au moyen d'un questionnaire de 27 items.

    Résultats : Sur 1633 médecins contactés, 191 réponses complètes (13%) ont été recueillies. 58% étaient « tout à fait » favorables à l'extension de l'obligation vaccinale, 50% souhaitaient que cela permette l'augmentation de la couverture vaccinale. La difficulté initiale ressentie à vacciner et le taux de refus des parents concernant les nouveaux vaccins obligatoires étaient tous deux significativement moindres après la loi. Quarante-neuf pour cent pensaient qu'il n'y avait pas de changement dans les motifs de refus. Nous avons trouvé une diminution significative entre avant et après la loi dans la quantité de questions posées par les parents et une amélioration significative dans la facilité à convaincre les parents en cas de refus initial. Nous avons trouvé un lien significatif entre l'accord du médecin avec l'extension de l'obligation vaccinale et l'âge des praticiens, leur type de cabinet d'exercice et leur facilité à convaincre les parents en cas de refus initial.

    Conclusion : Nous avons révélé que d'après les praticiens il était moins difficile de vacciner et le taux de refus diminuait. Cependant, les motifs de refus n'ont pas changé et les parents les plus hésitants restent difficiles à convaincre.

  • La SCENAR thérapie : alternative thérapeutique dans le traitement des lombalgies chroniques avec ou sans irradiation neurologique ?    - Rosin Arnaud  -  18 décembre 2020  - Thèse d'exercice

    Voir le résumé
    Voir le résumé
    Introduction : La lombalgie chronique est un problème de santé publique majeur au XXIème siècle, tant sur le plan physique, psychique, économique et sociale. Les dernières recom-mandations HAS de 2019 font l'état des lieux d'une prise en charge pluridisciplinaire. Sur le plan thérapeutique la prise en charge est complexe et dépend avant tout du patient. Aucune thérapeutique n'a montré une efficacité optimale tant sur l'amélioration de l'EVA, sur la prise d'antalgique ou sur l'amélioration de la qualité de vie. Nous avons donc réalisé une étude prospective sur l'utilisation d'un appareil de stimulation nerveuse appelé SCENAR (Self Controled Energo Neuro Adaptative Regulation), appareil inventé en 1983 en URSS, qui a obtenu son marquage CE et 2001 et son AMM en France en 2012. Appareil déjà utilisé au CHU de Poitiers depuis 2013.

    Méthode : 20 patients lombalgiques chroniques (3M-12M) sans indication chirurgicale, re-crutés après une consultation médicale avec un professionnel du rachis, proposition de trai-tement selon le protocole suivant J0, J7, J14, J21, J28, M2, M3, 30 minutes de séance. Critère de jugement principal : Amélioration de l'EVA entre J0 et J28, M1, M2, M3 et M4. Critères de jugement secondaires : Amélioration de la prise de médicament et de la qualité de vie (Nottingham Health Profile) entre J0 et J28, M1, M2, M3 et M4.

    Résultats : 6 perdus de vue, un patient pour prise en charge chirurgicale, trois pour crise du COVID et deux patients ont quitté le protocole devant un traitement jugé inefficace. 14 patients analysés, test statistique de Wilcoxon permettant la comparaison des moyennes d'un petit effectif. Amélioration brute de l'EVA de 49% entre J0 et M4. Amélioration signifi-cative de l'EVA entre J0 et J28 (p<0,001), entre J0 et M3 (p=0,0315), entre J0 et M4 (p=0,0034). Amélioration brute de la qualité de vie de 36% entre J0 et M4. Amélioration si-gnificative de la qualité de vie entre J0 et M2 (p=0,033), entre J0 et M3 (0,0155), entre J0 et M4 (p=0,0322). Amélioration brute de la prise d'antalgique de 67% entre J0 et M4. Amélio-ration significative de la prise d'antalgique entre J0 et J28 (p=0,0156), entre J0 et M2 (p=0,0156), entre J0 et M3 (p=0,0156), entre J0 et M4 (p=0,0313).

    Discussion : Amélioration non significative dans les sous rubriques de qualité de vie entre J0 et M4. Légère recrudescence de la prise d'antalgique à l'espacement des séances. Arrêt de la morphine chez les 2 patients sous morphine.

|< << 1 2 3 4 5 6 >> >| travaux par page

Haut de page


affiche de communication sur le dépôt des travaux d'étudiants : 215, c'est le nombre de fois où le réveil a sonné trop tôt cette année pour travailler sur mon mémoire. Franchement j'aimerai ne pas être le seul à l'avoir lu ! / Lionel Bernardin / idsworks.com
  • Avec le service Ubib.fr, posez votre question par chat à un bibliothécaire dans la fenêtre ci-dessous ou par messagerie électronique 7j/7 - 24h/24h, une réponse vous sera adressée sous 48h.
    Accédez au formulaire...

 
 

Université de Poitiers - 15, rue de l'Hôtel Dieu - 86034 POITIERS Cedex - France - Tél : (33) (0)5 49 45 30 00 - Fax : (33) (0)5 49 45 30 50
petille@support.univ-poitiers.fr - Crédits et mentions légales