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Médecine. médecine générale

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  • Prévention quaternaire chez les internes en médecine générale    - Fossat India-Marie  -  13 décembre 2016  - Thèse d'exercice

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    Objectif : État des lieux des connaissances des IMG de la région Poitou-Charentes en matière de prévention quaternaire, et évaluer dans un second temps leurs besoins en formation et leur intérêt à se former à cette prévention.

    Matériels et méthodes : Nous avons réalisé du 21 Juin 2016 au 05 Septembre 2016 une enquête observationnelle, descriptive, quantitative en région Poitou-Charentes. Un questionnaire anonyme a été diffusé par mail avec un lien internet pour les réponses. La population étudiée était l'ensemble des internes inscrits au DES du DMG de la faculté de médecine de Poitiers, des années universitaires correspondant aux promotions 2013-2014, 2014-2015 et 2015-2016.

    Résultats : Le degré de sensibilisation au diagnostic de situation depuis le début de l'internat était élevé pour la majorité des internes interrogés, soit 51% (n=55), modéré pour 25% (n=27), et très élevé pour 18% (n=19). Au moment de l'enquête, les participants étaient 76% (n=82) à avoir validé un RSCA . Le degré de sensibilisation aux principes de l‘EBM depuis le début de l'internat était quant à lui élevé pour la majorité des internes interrogés, soit 44% (n=47), modéré pour 30% (n=32) et très élevé pour 13% (n=14). Parmi les IMG restants, 17% (n=18) qui avaient déjà entendu parler de la P4, soit 18 des 108 participants, seuls 12 avaient tenté d‘expliquer en une phrase le principe de prévention quaternaire, dont 3 ayant déclaré ne plus s‘en souvenir. 6 d'entre eux avaient donné une explication correcte ou se rapprochant de la définition de la P4. La moitié d'entre eux, soit 51% (n=55), ne pensaient pas être pleinement formés à la protection du patient. Le thème du séminaire pour lequel les internes interrogés avaient eu le plus d'intérêt, au moment de l'enquête, était celui concernant la relation médecin-patient, soit 44% (n=48). En GEAPI, c'est le thème de l‘incertitude qui les avait intéressés le plus, soit 28% (n=30). La très grande majorité, soit 89% (n=96) des internes interrogés déclaraient être intéressés par une formation sur la P4.

    Conclusion : Cette étude montre que la P4 selon le modèle relationnel est mal identifiée, peu connue voir inconnue des IMG en Poitou-Charentes ayant participé à cette enquête. Pourtant, les IMG, semblent avoir besoin d'outils pédagogiques comme ceux de la P4, ce qui leurs permettraient une meilleure compréhension de la complexité de la relation médecin-patient, ainsi qu'une meilleure gestion de leurs propres doutes et de ceux de leur patient.

  • Anticoagulation préventive et fibrillation atriale, évaluation des pratiques en gériatrie et suivi à 4 mois    - Deshayes Florian  -  06 décembre 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'arythmie cardiaque par fibrillation atriale (ACFA) touche 9% de la population des plus de 80 ans et est responsable de 25% des accidents vasculaires cérébraux. La prévention des complications emboligènes est optimisée par une anticoagulation curatrice. Les anticoagulants oraux directs (AOD) ont montré une supériorité par rapport à la coumadine. La décision thérapeutique reste cependant complexe dans la population gériatrique.

    Nous rapportons une évaluation des pratiques au travers des conclusions de la réunion hebdomadaire réalisée dans le service de gériatrie du CHU du Poitiers, dédiée à une prise décisionnelle collégiale quant à l'anticoagulation préventive dans les dossiers jugés complexes de patients avec ACFA. Nous avons également recueilli le suivi de la prescription 4 mois après la sortie du service et discutons, sur la période de l'étude, la place des AOD dans cette prise en charge.

    Méthode : Etude prospective menée de juin à novembre 2015. Au total, 98 dossiers ont été expertisés et inclus dans l'étude, soit 28% des patients hospitalisés en Gériatrie avec ACFA durant la période de l'étude. Les données colligées étaient sociodémographiques et le résultat de la prescription d'anticoagulation ou non, issu d'une réflexion basée sur les scores CHA2DS2-VASc et HAS-BLED, et l'évaluation gériatrique : risque d'une observance non sécurisée, score d'autonomie GIR, notion de chutes, antécédent hémorragique et index de comorbidités (GCI). Le suivi de l'ordonnance 4 mois après la sortie du service était réalisé par envoi d'un courrier aux médecins traitants.

    Résultats : La population de l'étude était âgée de 87,9 ± 5,9 ans et prenait en moyenne 7,8 ± 2,6 médicaments chroniques. A l'admission, 20 patients avaient une ACFA de novo et 78 avaient une AC/FA connue. La moyenne des scores HAS-BLED et CHA2DS2-VASc étaient respectivement de 3±1,1 et 5±1,4. A l'admission dans le service 71,7% des patients (56/78) avaient une prescription orale d'anticoagulants (83,9% AVK, 16,1% AOD) ; en sortie de service on notait une diminution avec 51% des patients (50/98) anticoagulés (84% AVK, 16 % AOD). Parmi les patients avec ACFA de novo 11/20 ont eu une instauration d'anticoagulation toujours par AVK, dont 9 avec clairance de la créatinine (Cockcroft) ≥ 30 ml/mn. Si la HAS recommandait la prescription des AOD en première intention, 35 patients supplémentaires (avec clairance Cockcroft ≥ 30 ml/mn) auraient été traités par AOD en sortie du service. A 4 mois de suivi, 29 patients étaient décédés et 4 perdus de vue, l'ordonnance indiquait une modification chez 18 patients (27,7%) avec prescription orale d'anticoagulant chez 56,9 % (37/65) des patients (78,3% AVK, 21,7 % AOD).

    Discussion : La prescription des anticoagulants dans le cadre de l'ACFA est une décision difficile dans la population gériatrique et nécessite un temps de réflexion idéalement collégial. Sur la période de l'étude, on note une application stricte des recommandations de la HAS par les gériatres avec une prescription anticoagulante toujours par AVK. Il existe une bonne adhésion des médecins traitants à la prescription hospitalière. Si la réévaluation des recommandations de la HAS, positionnait les AOD en première ligne, cela n'influencerait probablement pas la décision finale, mais les AVK, si retenus, n'auraient qu'une prescription limitée aux contre-indications des AOD. La décision thérapeutique n'est par ailleurs pas pérenne et doit être réévaluée dans le temps.

  • Faut-il déléguer la rédaction du certificat de non contre-indication au sport aux cardiologues ? : qu'en pensent les médecins généralistes ?    - Ladougne Guillaume  -  01 décembre 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La délivrance d'un certificat médical de non contre-indication au sport est un motif récurrent de consultation en médecine générale. En partant du constat que le principal risque dépistable de la pratique sportive est cardiovasculaire, nous avons décidé de tester auprès de médecins généralistes l'hypothèse de la délégation de la rédaction de ce certificat par les cardiologues.

    Matériel et Méthode : Nous avons réalisé une étude qualitative à partir de focus groups de médecins généralistes. L'analyse des verbatim a été effectuée selon la méthode de la théorisation ancrée. Elle a permis la réalisation d'arbres thématiques et l'identification de concepts transversaux. Nous avons également auditionné des cardiologues et des responsables d'une fédération multisports au cours d'entretiens individuels semi-directifs.

    Résultats : Nous avons organisé 3 focus groups regroupant 23 médecins généralistes. Trois arbres thématiques ont été réalisés. Ils regroupent les arguments en faveur ou contre notre hypothèse ainsi que leurs représentations de cette consultation. Nous avons identifié 3 concepts ; le paradoxe du sport toxique, l'opposition lexicale entre les termes “détourner“ la consultation et “obliger“ à consulter et enfin l'omniprésence du thème de la prévention.

    Discussion : Les médecins généralistes ont expliqué avoir détourné cette consultation pour faire de la prévention. Qu'ils aient été favorables ou opposés à notre hypothèse, ils se sont accordés sur l'idée de la création d'une consultation spécifique dédiée à la prévention. L'analyse des verbatim issus des entretiens avec les cardiologues et les responsables d'une fédération multisports a permis de confirmer les thèmes évoqués par les médecins généralistes.

    Conclusion : Notre étude a fait émerger la nécessité d'un changement de paradigme avec la création d'une consultation de prévention. Il serait souhaitable que de nouveaux travaux soient menés afin d'étudier la faisabilité de cette proposition et ses modalités.

  • Évaluation de la morbi-mortalité à 3 mois post chirurgie d'une fracture du col du fémur chez les patients de plus de 75 ans en orthogériatrie versus orthopédie    - Coudérioux Clarisse  -  25 novembre 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La fracture de hanche chez les personnes âgées entraîne des conséquences importantes en termes de morbi-mortalité. En Septembre 2015, à l'initiative des gériatres et après accord des orthopédistes, anesthésistes, urgentistes et de l'Institution, des lits d'Orthogériatrie ont été créés au sein du Pôle de Gériatrie du CHU de Poitiers avec pour souhait d'y admettre les patients fracturés avec un profil gériatrique, c'est-à-dire polypathologiques. L'objectif de notre étude est une évaluation de la mortalité à 3 mois d'une chirurgie d'une fracture de hanche des patients de plus de 75 ans après hospitalisation en Orthogériatrie ou en Orthopédie-Traumatologie.

    Méthode : Il s'agit d'une étude monocentrique observationnelle avec évaluation prospective de la morbi-mortalité à 3 mois et analyse de données rétrospectives des séjours enregistrés entre le 15 Septembre 2015 et le 30 Avril 2016. Tous les patients de plus de 75 ans se présentant aux urgences du CHU pour fracture de hanche avec décision d'un traitement chirurgical ont été inclus. Le critère de jugement principal était la mortalité à 3 mois. Les critères de jugement secondaires correspondaient au délai de prise en charge chirurgicale après admission aux Urgences, à l'évaluation du profil clinique du patient (score de comorbidités de Charlson, nombre de traitements chroniques), au changement du lieu de vie à 3 mois et à l'existence d'une nouvelle fracture ou d'une récidive d'hospitalisation sur un suivi de 3 mois.

    Résultats : Au total, 152 patients ont été inclus, 76 patients hospitalisés en Orthogériatrie et 76 en Orthopédie-Traumatologie. Les 2 groupes n'étaient pas différents à l'inclusion en termes de sex-ratio (avec une majorité de femmes), de moyenne d'âge 87,38±6,12 ans et 88,37±5,75 ans respectivement, ni de lieu de vie. Sur l'ensemble des patients, la mortalité à 3 mois était de 13,82%, sans différence significative entre les 2 groupes (15,79% en Orthopédie-Traumatologie et 11,84% en Orthogériatrie, p=0,48). Le délai de prise en charge chirurgicale était de 0,85 jours pour les patients admis en Orthogériatrie et de 2,01 jours pour ceux admis en Orthopédie-Traumatologie (p=0,009), avec un total de 13,16% des patients opérés à plus de 48h de leur arrivée aux urgences. Il n'y avait pas de différence significative concernant l'évolution du lieu de vie (p=0,09), l'existence d'une nouvelle fracture (p=0,74) ou le recours à une nouvelle hospitalisation au cours du suivi ( 23,53% en Orthogériatrie et 28,99% en Orthopédie-Traumatologie, p=0,47).

    Conclusion : Notre étude montre que le taux de mortalité à 3 mois est identique dans les 2 groupes. En revanche, le profil des patients admis en Orthogériatrie n'est pas plus morbide que celui des patients admis en Orthopédie-Traumatologie. Le délai de prise en charge chirurgicale est précoce au CHU de Poitiers, avec un délai inférieur aux chiffres nationaux, probablement favorisé par la dynamique de cette filière orthogériatrique.

  • Évaluation des pratiques alimentaires des sportifs de haut niveau, en voile légère : enquête alimentaire auprès des sportifs des Pôles France et Espoirs    - Dubos Swanny  -  22 novembre 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La voile légère est un sport de haut niveau aux contraintes très particulières. Les sportifs passent entre 3 à 6 heures sur l'eau, dans un environnement parfois difficile, avec des apports nutritionnels et hydriques limités. les précédentes études, en particulier celle de Legg and Mackie, ont mis en avant le rôle essentiel d'un programme nutritionnel adapté, dans l'amélioration des performances sportives. L'amélioration de la formation des sportifs dans ce domaine reste une préoccupation quotidienne des équipes de formateurs. Nous nous sommes intéressés à la pratique alimentaire des sportifs du Pôle France et du Pôle Espoir. Nous avons fait un état des lieux de leurs connaissances théoriques, et aussi de leurs difficultés au quotidien et de leurs besoins de formation.

    Méthode : Pour cela nous les avons soumis à un questionnaire afin de réaliser une étude qualitative de leurs pratiques et de leurs connaissances théoriques.

    Résultats : Les résultats mettent en évidence de bonnes pratiques alimentaires concernant les glucides. Sur la partie théorique on note une différence significative de connaissances (p <0,05) entre le groupe des 16-18 ans et celui des 18-25 ans, concernant les glucides et les lipides.

    Discussion : Les entraîneurs, très impliqués dans la formation à la nutrition, leur enseignent dès le début du cursus sportif de bonnes pratiques alimentaires. les sportifs prennent conscience plus tardivement de l'intérêt d'une prise en charge globale (préparation physique, mentale et nutritionnelle) dans l'amélioration de leurs performances, ce qui explique les meilleurs résultats théoriques des sportifs les plus âgés. Il est nécessaire d'améliorer le système en proposant une formation systématique avec des rappels réguliers mais sans négliger les besoins personnels de chaque sportif.

  • Mise en place de l'expérimentation du parcours personnalisé en cancérologie appuyé sur l'intervention d'infirmiers de coordination en cancérologie (IDEC) sur le pôle de santé du pays Thouarsais    - Gest Marie  -  15 novembre 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : L'expérimentation du parcours personnalisé en cancérologie appuyé sur l'intervention d'infirmier de coordination en cancérologie (IDEC), ouverte à 10 équipes de ville, a été lancée en 2015 dans le cadre du plan cancer III par l'INCa et la DGOS. Elle tire des enseignements de la 1ère phase d'expérimentation de 2012 en recentrant l'étude sur la coordination ville/hôpital et sur le suivi de patients complexes. Nous présentons la mise en place du dispositif proposé par le pôle de santé territorial du pays thouarsais qui a été sélectionné pour participer à cette expérimentation.

    Méthode : La méthodologie est une étude de cohorte descriptive, chaque équipe devant inclure un minimum de 25 patients atteints de cancer. Les critères d'inclusion sont définis par des patients majeurs présentant une situation médicale, psycho-sociale ou psychologique complexe. Le critère de jugement principal est la gestion du parcours hospitalier (durée d'hospitalisation et taux de ré-hospitalisation) et la gestion des ressources hospitalières consommées. Les recueils d'indicateurs sont réalisés par l'IDEC, à l'inclusion, puis tous les 3 mois pendant 12 mois. Nous avons réalisé un état des lieux des difficultés de coordination des différents intervenants autour du patient, afin de mettre en place un poste d'IDEC adapté à nos besoins et à notre territoire.

    Résultats : Une IDEC a été recrutée le 1er Juillet 2015. Ses objectifs principaux sont la détection précoce des besoins sociaux, l'accompagnement du patient et de ses proches, la coordination les différents professionnels et la coordination tout au long du parcours de soins. Au 1er mars 2016, la phase de mise en place est suffisamment aboutie pour commencer les inclusions. Les contacts principaux ont été pris et les outils sont définis.

    Discussion et conclusion : Le dispositif IDEC tel qu'il est mis en place sur le pôle de santé du pays thouarsais permet d'accroître la pertinence et la qualité des soins et des services dont bénéficient les patients et leurs aidants. L'IDEC est un appui au médecin traitant et aux acteurs du soin de premier recours dans la prise en charge globale des patients, notamment dans les dimensions sanitaires et sociales. Il permet d'optimiser les modalités de recours à l'hospitalisation. La mise en place de notre dispositif ouvre une réflexion sur l'organisation de la prise en charge de toute pathologie chronique complexe nécessitant une coopération et une coordination entre les différents professionnels.

  • Perception de la prise en charge du patient dépressif par les internes de médecine générale du Poitou-Charentes en stage chez le praticien    - Liège Frédéric  -  15 novembre 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La dépression est un problème de santé publique majeur croissant. Le Consensus Mondial sur la Responsabilité Sociale des Facultés de Médecine insiste sur l'obligation des facultés à répondre aux besoins de la population en matière de santé.

    Objectif de l'étude : Évaluer la perception sur la prise en charge du patient dépressif et établir un état des lieux et besoins ressentis en termes de formation par les internes de médecine générale du Poitou-Charentes. Méthode : Étude quantitative et qualitative prospective sous forme d'un questionnaire de 15 questions à choix simples ou multiples et 5 questions ouvertes, menée auprès de 54 internes en médecine générale en stage chez le praticien du Poitou-Charentes.

    Résultats et discussion : Les étudiants de troisième cycle des études de médecine générale soulignent une pratique variable, subjective et donc « médecin-dépendante » pour traiter la dépression bien que les supervisions réalisées au cours de la formation semblent détenir une position privilégiée. La moyenne de leur aisance dans ce domaine est ainsi estimée à 4,85/10. La moitié des internes de notre étude sont en demande de cours théoriques pendant le troisième cycle bien que la pédagogie actuelle soit fondée sur les apprentissages, dans une approche par compétences. Des pistes ont été proposées dans la formation de la prise en soin du patient dépressif. Les journées à thèmes, la formation médicale continue, les stages cours en psychiatrie ou encore une place plus conséquente du sujet en groupe d'échange et d'analyse des pratiques d'internes en font partie. Les besoins en formation dès l'internat de médecine générale sont comparables à ceux des médecins généralistes en activité.

    Conclusion : Au vu de la prévalence de l'épisode dépressif caractérisé, la qualité de la prise en charge de la dépression devrait être renforcée dès l'internat, d'autant que les médecins généralistes sont de premiers recours, que la pathologie est chronophage et que la majeure partie des patients sera suivie uniquement par le médecin traitant.

  • L'équilibre glycémique, des patients gériatriques diabétiques traités, est-il adapté à leur autonomie et à leur évaluation gériatrique ?    - Fignon Audrey  -  10 novembre 2016  - Thèse d'exercice

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    La prévalence du diabète de type 2 augmente avec l'âge et les sujets âgés diabétiques ont des profils cliniques et d'autonomie hétérogènes. Ceci a été pris en compte par la Haute Autorité de Santé, qui dans les recommandations sur la prise en charge du sujet diabétique, identifie 3 groupes de sujets : « vigoureux », « fragile » et « malade » et l'objectif glycémique en regard.

    Objectif : Observer, chez des patients diabétiques traités, si l'équilibre glycémique (dosage de l'HbA1c) est adapté aux données de l'évaluation gériatrique et au degré d'autonomie.

    Méthode : Etude observationnelle réalisée de mars à juillet 2015 dans les unités de Gériatrie du CHU de Poitiers avec recueil de l'équilibre glycémique (HBA1c) à l'admission et 3 mois après la sortie du service. Une évaluation gériatrique standardisée était réalisée et permettait de calculer un score composite, l'Index Multidimensionnel Pronostique (MPI), qui identifie 3 groupes de patients au pronostic plus ou moins favorable à moyen terme (groupe MPI- 1 [0-0,33], groupe MPI-2 [0,34-0,66], groupe MPI-3 [0,67-1]). Le niveau d'autonomie (score GIR, 1 à 6) était objectivé à partir de la grille AGGIR saisie par les soignants lors du séjour hospitalier.

    Résultats : 61 patients d'âge moyen 84,95±0,65 ans [76 - 94] ont été inclus avec un score GIR moyen de 3,3±0,16 [1-6] et un score MPI moyen de 0,48±0,02 [0,13-0,88]. Douze patients appartenaient au groupe MPI-1 (score moyen 0,25±0,02), 40 au groupe MPI-2 (0,48±0,01) et 9 au groupe MPI-3 (0,76±0,02). Il existait une corrélation significative entre les scores GIR et MPI (p<0,001). A l'admission le taux moyen d'HbA1c était de 7,7±0,1% et respectivement de 7,1±0,2% dans le groupe MPI-1, 8,05±0,2% dans le groupe MPI-2 et le plus bas (6,95±0,23) dans le groupe MPI-3 (p=0,009). Le taux d'HBA1c était le plus élevé chez les patients les plus autonomes GIR 5-6 avec un taux moyen initial de 8,13±1,51%. A 3 mois, l'HbA1C moyenne (n=42) était de 7,23±0,16%, en diminution dans les groupes MPI-1 (7±0,3%) et MPI-2 (7,29±0,2 ; p=0,03) et en augmentation dans le groupe MPI-3 (7,32±0,62).

    Discussion : Dans le suivi à 3 mois, notre étude montre un équilibre glycémique adapté pour le groupe MPI-2 assimilable au groupe « fragile » de la HAS dans les recommandations aux diabétiques âgés. En revanche, l'équilibre glycémique des patients les plus vulnérables (MPI-3), assimilable au groupe « malades » de la HAS, restait trop strict suggérant l'absence d'intérêt en termes de prévention des complications et probablement un risque d'épisodes hypoglycémiques délétères. Le groupe MPI-1 avait à 3 mois le meilleur équilibre glycémique mais trop strict dans un groupe probablement pas aussi « vigoureux » que le groupe ainsi dénommé par la HAS.

    Conclusion : L'évaluation gériatrique standardisée basée sur l'outil MPI, pourrait aider le clinicien à une prise en charge optimisée et adaptée aux recommandations de la HAS pour le traitement du diabétique âgé.

  • Efficacité clinique et sécurité des traitements antidiabétiques oraux : méta-analyse d'essais cliniques randomisés contre placebo    - Bénéteau Marie  -  08 novembre 2016  - Thèse d'exercice

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    L'objectif principal de notre méta-analyse était d'évaluer l'efficacité des antidiabétiques oraux sur la mortalité totale chez les patients intolérants au glucose et diabétiques de type 2. Nous avons réalisé une méta-analyse « en parapluie ». Le protocole de recherche a été enregistré sur PROSPERO : n° CRD42016037886. Pour être incluses, les études devaient être randomisées en double insu, comparant des traitements antidiabétiques oraux contre placebo, ayant au moins 1000 patients/année par bras d'étude, ayant pour objectif l'évaluation de la mortalité totale.

    Les risques relatifs ont été calculés avec un intervalle de confiance de 95%, en utilisant la méthode statistique Mantel-Haenszel avec une analyse randomisée pour éviter le risque de biais de publication. Un test d'hétérogénéité a été réalisé pour chaque critère. Quatorze études ont été incluses, ce qui a permis l'analyse de 47 478 patients dans le groupe « expérimental » et 44 860 patients dans le groupe placebo.

    Le risque relatif (RR) de mortalité toutes causes confondues était de 0,96 (IC95% 0,87-1,06), p = 0,43. Le test d'hétérogénéité était significatif (p = 0,001). Seules les études EMPAREG-OUTCOME et LEADER ont montré une diminution significative de la mortalité totale, avec des risques relatifs respectifs de 0,69 (IC95% 0,58-0,82) et 0,85 (IC95% 0,75-0,97).

    Le risque relatif de mortalité cardio-vasculaire a été calculé à 0,96 (IC95% 0,83-1,10) avec un test d'hétérogénéité significatif (p = 0,0002). Seules, les études EMPAREG-OUTCOME (RR = 0,62 (IC95% 0,50-0,78) et LEADER (RR = 0,79 (IC95% 0,66-0,94) ont montré un bénéfice significatif concernant la mortalité cardio-vasculaire.

    Les résultats de cette méta-analyse montrent globalement des résultats non significatifs pour les critères de mortalité totale, et des complications macro et micro-vasculaires ainsi que pour les effets indésirables. Il semble nécessaire de réaliser d'autres essais thérapeutiques afin d'évaluer l'efficacité clinique des traitements actuellement sur le marché ou à venir.

  • Efficacité clinique et sécurité des anti-diabétiques oraux chez les patients pré-diabétiques : méta-analyse d'essais cliniques randomisés contre placebo    - Meurisse Sophie  -  08 novembre 2016  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le diabète de type 2 est une maladie chronique dont la prévalence mondiale est en forte augmentation depuis des décennies. Il est responsable d'environ 5,1 millions de décès par an dans le monde (septième cause de mortalité mondiale) et d'un coût très élevé pour les sociétés (7,5 milliards d'euros en 2011 dépensés en France). Détecter et prévenir l'apparition de ce diabète est un objectif majeur en terme de santé publique. Notre méta analyse étudie les patients pré-diabétiques et recherche à déterminer si un traitement par anti-diabétique oral dans cette population permet de réduire le risque d'apparition d'un diabète et de complications cardiovasculaires. Nous avons également étudié les effets indésirables des traitements.

    Méthode : Nous avons réalisé une méta-analyse selon une revue systématique en parapluie. Les recherches ont été effectuées sur Pubmed jusqu'au 5 février 2016. Uniquement des essais cliniques randomisés en double aveugle étudiant l'efficacité d'un anti-diabétique oral versus placebo chez des patients pré-diabétiques ont été sélectionnées parmi les méta-analyses. Chaque groupe devait inclure un minimum de 1000 patients-année. Les critères de jugement étaient l'apparition d'un diabète, l'apparition d'événements cardiovasculaires et d'effets indésirables.

    Résultats : Cinq études ont été sélectionnées et ont permis d'inclure 19 876 patients, 9932 dans le groupe anti-diabétique oral et 9944 dans le groupe placebo. L'apparition d'un diabète était significativement retardé dans le groupe anti-diabétique oral, avec un risque relatif 0.66 [0.44, 0.97]. Par contre, il n'a pas été montré de supériorité des anti-diabétiques oraux versus placebo concernant la diminution de la mortalité cardiovasculaire, risque relatif 1.06 [0.83, 1.34]. De plus, le nombre d'hypoglycémies sévères est significativement plus élevé dans le groupe anti-diabétique oral, risque relatif 1.73 [1.57, 1.92].

    Conclusion : Les anti-diabétiques oraux utilisés chez les patients pré-diabétiques permettent de diminuer l'incidence du diabète de type 2, mais n'ont pas d'efficacité prouvée en terme de diminution d'événements cardiovasculaires et ont des effets indésirables non négligeables. L'obésité et la sédentarité étant deux causes majeures de l'apparition d'un diabète de type 2, peut-être faudrait-il traiter ce fléau par des règles hygiéno-diététiques simples, et non par un traitement médicamenteux.

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