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Jaafari Nematollah

Les travaux encadrés par "Jaafari Nematollah"

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  • Efficacité et sécurité de la cigarette électronique utilisée dans une stratégie de réduction de consommation tabagique : Revue systématique et Méta-analyse    - Vanderkam Paul  -  01 octobre 2015  - Thèse d'exercice

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    Introduction : La consommation de cigarette représente la première cause de décès évitable en France et dans le monde avec environ un fumeur sur deux qui décèdera de sa consommation tabagique. Son coût en matière de santé publique est très élevé et les bénéfices tant individuels que collectifs d'une sortie du tabac sont importants. La limitation actuelle de l'efficacité des pharmacothérapies impose le développement de nouveaux produits et de nouvelles approches. La réduction de consommation peut s'adresser aux fumeurs n'ayant pas envie d'arrêter de fumer ou en échec dans leur tentative de sevrage. Cette approche permettrait de développer l'attrait et l'efficacité des pharmacothérapies en développant de nouveaux produits capables de concurrencer la cigarette sans reproduire ses effets nocifs. La e-cigarette se présente comme un nouvel outil pour cette approche.

    Objectif : l'objectif de notre méta-analyse est d'évaluer la capacité de la cigarette électronique à réduire voir stopper la consommation de tabac chez les fumeurs réguliers.

    Matériel et méthodes : Nous avons recherché les articles sur les bases de données MEDLINE et COCHRANE. Pour l'analyse quantitative nous avons inclus des essais randomisés s'intéressant à l'apport de la cigarette électronique versus des dispositifs placebo ou des méthodes classiques de sevrage.

    Résultats principaux : Au final deux essais randomisés et contrôlés ont été inclus dans l'analyse quantitative. Nous avons montré un taux significatif de personnes ayant diminué leur consommation de cigarette parmi les utilisateurs de e-cigarette comparé au placebo (RR : 1,30 IC [1,02-1,66]). Quant au taux de sevrage effectif, nos résultats montrent un effet significatif du dispositif avec nicotine à 3 mois (RR : 2,55 IC [1,31-4,98]) mais qui disparait à plus long terme.

    Conclusion : Nos résultats sont à prendre avec précaution devant le faible nombre de publication et les différences méthodologiques entre les études analysées. D'autres travaux sont nécessaires pour prouver l'efficacité de ce nouveau produit. C'est pourquoi, grâce à l'apport de ce travail de synthèse nous avons établi un protocole expérimental original et adapté à une stratégie de réduction de consommation.

  • Rôle du cortex préfrontal dans la physiopathologie des troubles obsessionnels compulsifs : une étude de Holter EEG en situation écologique    - Levy Charlotte  -  21 avril 2015  - Thèse d'exercice

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    Les études d'électroencéphalographie quantitatives révèlent des altérations de l'activité du cortex frontal chez les patients présentant un trouble obsessionnel compulsif (TOC) par rapport à des sujets sains. Au moment de l'émergence des obsessions, l'activité EEG pourrait être modifiée au niveau du cortex frontal chez des patients souffrant de TOC. La corrélation temporelle entre les modifications d'activité EEG du cortex frontal et l'émergence des obsessions et compulsions n'a jamais été abordée en situation écologique au cours des activités de la vie quotidienne.

    L'objectif principal de l'étude est de caractériser l'activité EEG au niveau du cortex frontal chez des patients souffrant de TOC au moment de la survenue d'un événement (obsession ou compulsion) à l'aide d'un enregistrement Holter EEG pendant une durée de 24 heures consécutives. Le critère d'évaluation principal correspond à l'analyse de la modification de la puissance normalisée dans chaque bande de fréquence (delta, thêta, alpha, bêta) au moment d'une obsession et/ou d'une compulsion par rapport à une situation neutre.

    L'enregistrement est réalisé chez 13 patients appariés avec 13 témoins, en situation contrôlée dans les deux groupes, puis en situation écologique pour les patients pendant 24 heures. Le tracé de Holter EEG est analysé au moment de la survenue des évènements et comparé à une situation neutre en absence de symptôme chez les patients. Dans un second temps, une analyse exploratoire de variations de puissance en fonction des dimensions du TOC est réalisée dans deux sous-groupes de patients « laveurs » et « vérificateurs ».

    L'analyse de puissance dans les bandes de fréquence alpha, bêta, thêta et delta met en évidence une absence de différence significative entre les moyennes de puissance obtenues dans les trois conditions neutre, obsession et compulsion pour chacune des 22 électrodes chez les patients souffrant de TOC au cours de l'enregistrement de Holter EEG. Les moyennes de puissance dans la bande de fréquence alpha sont plus élevées chez les patients « vérificateurs» que chez les patients « laveurs » au niveau des électrodes frontales pour les trois conditions neutre, obsession, compulsion sans différence significative entre les trois conditions.

    L'approche dimensionnelle, qui a déjà été validée en clinique, en neuroimagerie et dans les études thérapeutiques, parait donc pertinente dans l'analyse des données d'EEG quantitatif.

  • L'imagerie spectroscopique proche infrarouge frontale lors de l'épreuve de fluence verbale comme méthode d'évaluation de la dépression    - Samson Julien  -  22 octobre 2014  - Thèse d'exercice

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    Contexte : La dépression est un problème de santé publique. Sa prise en charge consiste en l'association d'une psychothérapie et d'un traitement antidépresseur de type sérotoninergique. Dans 40 % des cas, les patients ne répondent pas à cette prise en charge. Chez ces derniers, il faut développer des traitements basés sur la neuromodulation cérébrale tels que la rTMS. À l'heure actuelle il n'existe pas d'outil permettant une évaluation objective de la dépression.

    Objectifs : Notre travail a été d'étudier la fNIRS couplée à une tâche de fluence verbale comme un outil permettant une évaluation objective pour différencier un sujet dépressif d'un sujet ne soufrant pas de cette pathologie. L'objectif secondaire est de montrer que l'intensité de la dépression est inversement proportionnelle à l'activité du cerveau mesurée par la fNIRS.

    Patients et méthode : Nous proposons une étude prospective contrôlée sur une méthode d'imagerie fonctionnelle par spectroscopie proche infrarouge – la fNIRS – du cortex préfrontal lors de l'épreuve de fluence verbale entre 23 sujets dépressifs et 22 sujets sains.

    Résultats : Une diminution de l'activité préfrontale a été montrée sur 10 optodes sur 16 concernant l'écart type de l'oxygénation et sur 4 optodes sur 16 pour la pente de l'hémoglobine oxygénée entre les deux groupes. Il y a une corrélation négative entre l'intensité de la dépression mesurée par l'échelle d'Hamilton et l'activité du cortex préfrontal gauche sur 2 optodes mesurée sur pente de l'hémoglobine oxygénée dans le groupe dépression.

    Conclusion : La mesure de l'activité par la fNIRS lors de l'épreuve de fluence verbale pourrait être un outil d’évaluation de la sévérité et de suivi thérapeutique des patients souffrant de dépression d'intensité variable. D'autres études sont nécessaires afin d'évaluer la place de cet outil dans l'arsenal d'évaluation de la dépression.

  • Hoarding disorder : aspects cliniques, neuropsychologiques et bases neurales    - Berthomé Anne-Laure  -  16 octobre 2014  - Thèse d'exercice

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    Introduction : Le hoarding disorder (ou trouble des accumulateurs compulsifs) est caractérisé par la difficulté persistante à se séparer d'objets possédés, nouvellement identifié comme trouble distinct dans le DSM5. On retrouve des différences importantes sur les plans cliniques et neuropsychologiques entre ces patients hoarders et les autres TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs) mais nous manquons de données sur l'étude des bases neurales spécifiquement impliquées dans ce trouble, d'où la réalisation de ce travail.

    Objectif : L'objectif principal de cette étude était de démontrer l'existence de bases neurales différentes chez les patients hoarding, comparativement aux patients souffrant de TOC et aux sujets sains. Secondairement, nous avons comparé les caractéristiques cliniques entre ces deux groupes de patients.

    Patients et méthodes : Il s'agit d'une étude ancillaire expérimentale observationnelle descriptive monocentrique. Elle a été réalisée suite à l'analyse des données d'IRMf et de tests neuropsychologiques recueillis dans le cadre d'une étude plus vaste et multicentrique rTMS-TOC. 13 patients hoarding ont été comparés à 13 TOC non hoarding et 13 sujets contrôles. Les patients avaient entre 18 et 65 ans et répondaient aux critères diagnostiques de TOC avec une catégorisation de hoarding dès lors que la dimension apparaissait à la YBOCS. L'acquisition des images s'est faite en tâche de repos conscient avec des séquences anatomiques puis fonctionnelles. Les aires cérébrales activées ont été identifiées grâce à l'effet BOLD (Blood Oxygen Level Dependent), et l'analyse des données ALFF (Amplitude of Low frequency Fluctuations) et fALFF (Fractionnal ALFF) a été possible grâce au logiciel SPM8.

    Résultats : Nous retrouvons une activation des zones cérébrales spécifiques dans le hoarding : le COF (BA8 : Aire de Brodmann 8), la face antérieure du cortex préfrontal (BA10 ), le CPFDL (cortex pré-frontal dorso-latéral) (BA9) avec le gyrus frontal médio-inférieur (BA46, BA47) en ALFF ; ainsi que le cortex associatif somato-sensoriel (BA7) en fALFF. Ces observations ont été confirmées par notre étude de connectivité fonctionnelle retrouvant des liens plus importants entre les aires BA9 gauche (CPFDL) et BA 10 droit (cortex pré-frontal) chez les hoarding que chez les TOC non hoarding, ainsi qu'entre BA3 (cortex primaire somato-sensoriel) gauche et BA9 droit chez les hoarding que chez les contrôles. De plus, des liens de connectivité fonctionnelle plus importants chez les hoarding que chez les autres TOC ont été retrouvés entre BA5 droit (associatif somato-sensoriel) et surtout BA46 gauche ; ainsi qu'entre BA9 gauche et BA18 gauche (associatif somato-sensoriel) : renforçant l'hypothèse d'un rôle important du CPFDL dans le hoarding dans le sens d'une hyperactivation. Notons que nous retrouvons également des liens de connectivité fonctionnelle plus forts dans le hoarding que dans le TOC entre BA18 (cortex visuel secondaire) droit et BA30 (cortex cingulaire) gauche, mais aussi entre BA18 droit et BA35 (sillon rhinal du gyrus para-hippocampique) gauche, ainsi qu'une activation plus importante pour les hoarding que les contrôles entre BA13 (cortex insulaire) gauche et BA42 (cortex primaire auditif) gauche ; et l'activation spécifique pour le groupe hoarding de certaines zones de la JTP (Jonction Temporo-Pariétale) : le gyrus supramarginal (BA40), l'aire de Wernicke au niveau du gyrus temporal supérieur (BA22), et le gyrus angulaire (BA39).

    Conclusion : L'ensemble de nos données cliniques et d'imageries cérébrales va dans le sens de la considération du hoarding disorder comme une pathologie à part entière, et non plus comme une sous-dimension du TOC. Nos données rejoignent celles de la littérature, ayant conduit l'individualisation du hoarding disorder en tant que pathologie distincte dans le DSM5. Cette distinction devrait permettre dans les années à venir la réalisation d'études permettant de mieux décrire cette pathologie et de proposer une personnalisation thérapeutique basée sur les études physiopathologiques.

  • Évaluation de l'oxygénation du cortex préfrontal, par l'imagerie spectroscopique proche-infrarouge fonctionnelle (fNIRS), dans le trouble obsessionnel compulsif, durant une tâche de provocation de symptômes    - Kourani Houssein  -  10 mars 2014  - Thèse d'exercice

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    Le trouble obsessionnel compulsif (TOC) est caractérisé par l'association d'obsessions et de compulsions. Les obsessions sont des pensées, idées, ou images intrusives générant chez le patient de l'anxiété. Les compulsions correspondent à des comportements répétitifs ayant pour objet de neutraliser l'anxiété générée par les obsessions. La maladie entraîne une altération marquée de la qualité de vie des patients et un coût socio-économique important. Les modèles récents de physiopathologie du TOC ont montré l'implication du cortex préfrontal dans l'expression symptomatique, cette partie du cortex frontal est superficielle et facilement accessible par la technique d'imagerie fonctionnelle par spectroscopie du proche-infrarouge.

    La fNIRS représente une modalité d'imagerie fonctionnelle d'un intérêt particulier pour la psychiatrie, en premier lieu à cause de sa facilité d'application, sa portabilité et sa tolérance. La qualité des mesures fournies par la fNIRS est équivalente en terme de résolution spatiale à l'IRMf classique, mais cette technique est supérieur par rapport à l'IRMf par sa résolution temporelle élevée (10 Hz) et son insensibilité aux artefacts de mouvements. Dans notre étude nous avons utilisé une tâche visuelle de provocation de symptômes (avec des images standardisées) sur un échantillon de 19 sujets diagnostiqués TOC appariés avec 19 sujets contrôles, ainsi qu'une tâche de contrôle et une tâche de visualisation d'images aversives (anxiogènes) et standardisées.

    Les sujets souffrant d'un TOC ont montré une différence significative par rapport aux sujets contrôles durant la tâche de provocation de symptômes (TOC) avec une hyper-oxygénation du cortex préfrontal gauche (aires de Brodmann 9, 10, 45 et 46 ) et une inhibition de l'oxygénation du cortex préfrontal droit (BA 9, 10, 45, 46). La réponse au niveau du cortex préfrontal gauche était précoce et atteignait rapidement son maximum. Par ailleurs les sujets souffrant de TOC ont montré une augmentation de la réponse subjective (AAS) et hémodynamique à des stimuli aversifs par rapport aux sujets contrôles.

    Notre étude est la première à évaluer l'activation du cortex préfrontal chez des sujets TOC, pendant une tâche spécifique de provocation de symptômes par la fNIRS. Ce protocole d'imagerie par fNIRS pourrait être associé aux techniques de neuromodulation (rTMS, TDCS) afin d'évaluer la réponse au traitement ou être utilisé dans la recherche d'une zone cible et individualisée dans le traitement du TOC.

  • Efficacité de la stimulation magnétique transcrânienne répétitive dans le trouble obsessionnel compulsif résistant    - Djellab Merouane  -  09 octobre 2013  - Thèse d'exercice

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    Le trouble obsessionnel compulsif (TOC), de par son caractère chronique et résistant, est responsable de handicap social et professionnel. Les traitements actuels associant thérapie cognitivo-comportementale et inhibiteurs de la recapture de la sérotonine ne permettent pas toujours la rémission symptomatique et un pourcentage non négligeable de patients reste lourdement handicapé (40%-60%). Ces formes graves et réfractaires peuvent aujourd'hui avoir accès à des techniques de neuro-modulation. Le recours à la stimulation cérébrale profonde, bien qu'elle ait pu montrer de bons résultats, est réservé aux cas les plus sévères en raison de son caractère invasif. La stimulation magnétique transcrânienne répétitive (rTMS) constitue alors une alternative séduisante du fait de son caractère non-invasif et de l'absence d'effets secondaires sérieux. Les résultats des premières études ciblant les cortex préfrontaux dorsolatéraux droits et gauches dans le TOC ont été décevants. Depuis, de nouvelles cibles de stimulation s'attachant plus aux modèles récents de la physiopathologie du TOC, à savoir l'aire motrice supplémentaire (AMS) et le cortex orbitofrontal (COF), ont été proposées et ont montré des résultats satisfaisants mais nécessitant d'être répliqués.

    Objectifs : L'objectif principal est d'évaluer l'efficacité de la rTMS à basse fréquence de l'AMS sur les symptômes du TOC résistant aux traitements. Les objectifs secondaires sont l'étude de la persistance de la réponse thérapeutique après un suivi de 3 mois, ainsi que la recherche d'un effet thérapeutique sur la qualité de vie, le fonctionnement et l'adaptation socioprofessionnelle, et enfin la corrélation de la réponse thérapeutique aux différentes dimensions du TOC.

    Méthode : Dans notre étude menée en ouvert, 15 patients souffrant d'un TOC résistant aux traitements conventionnels ont bénéficié de 4 semaines de rTMS puis d'un suivi de 2 mois. Les paramètres de stimulation utilisés étaient : 1 Hz, 100% du seuil moteur pendant 33 minutes, la cible étant l'AMS stimulée de façon bilatérale guidée par neuronavigation, une séance par jour, 5 jours par semaine. Les patients ont été évalués sur le plan de la symptomatologie TOC, de l'humeur, de l'anxiété et du fonctionnement général, à l'inclusion, à 5 semaines et à 13 semaines. La réponse au traitement est définie par une réduction de plus de 35% du score Y-BOCS.

    Résultats : 14 patients ont fini l'étude. A la fin des 4 semaines de rTMS, on a noté une diminution significative du score Y-BOCS (p<0,001), et le taux de réponse était de 28,6% (4/14). A 3 mois, le taux de réponse est passé à 50% (7/14) avec une diminution significative de la Y-BOCS par rapport à l'inclusion (p=0.02). On a également trouvé une réduction non significative de l'anxiété et de la dépression.

    Conclusion : La rTMS à basse fréquence de l'AMS améliore le TOC résistant. Nos résultats doivent néanmoins être interprétés avec prudence en raison de la présence d'un certain nombre de limites à l'étude et nécessitent d'être confirmés par une étude contrôlée, randomisée, et multicentrique.

  • Influence de facteurs génétiques et dimensionnels dans la réponse au traitement par l'escitalopram dans le trouble obsessionnel compulsif    - Harika Ghina  -  11 juillet 2013  - Thèse d'exercice

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    Le trouble obsessionnel compulsif (TOC) est une pathologie psychiatrique fréquente, invalidante et complexe, qui se caractérise par la présence d'obsessions et de compulsions. Le traitement pharmacologique du TOC repose sur l'utilisation empirique d'antidépresseurs sérotoninergiques. Cependant, 40 à 60 % des patients traités restent symptomatiques, ce qui suggère une variabilité individuelle de la réponse au traitement qui pourrait résulter de variations génétiques mais également de l'existence peut-être de sous-groupes de patients ne relevant pas de la définition actuelle du TOC. Effectivement, le TOC est une pathologie hétérogène nécessitant une approche dimensionnelle afin de mieux définir ses différentes formes cliniques. Cette approche permet l'identification des sous-groupes de patients plus homogènes et supposés plus valides pour l'étude de la composante génétique et thérapeutique.

    L'objectif principal de cette étude est d'évaluer le caractère prédictif du polymorphisme fonctionnel 5-HTTLPR dans la réponse au traitement à l'escitalopram des patients souffrant d'un TOC. L'objectif secondaire consiste à étudier si ce caractère prédictif peut être différent en fonction de l'aspect dimensionnel du TOC.

    Cette étude s'intègre dans le cadre d'un essai clinique de pharmacogénétique (phase IV), multicentrique, prospectif, randomisé, ouvert. Les patients sont traités par l'escitalopram et la réponse au traitement est évaluée après 12 semaines à l'aide d'une échelle psychométrique, la Y-BOCS. Quatre dimensions ont été recherchées à l'aide de la check-list de la Y-BOCS (symétrie, nettoyage, pensée agressive, accumulation). Un patient est considéré « répondeur » en cas de réduction du score initial de la Y-BOCS ≥ 25%. La recherche des polymorphismes génétiques 5-HTTLPR et CYP2C19*2 et *17 est effectuée par techniques PCR (Polymerase Chain Reaction).

    Dans cette étude, 51 patients ont été inclus. Nous n'avons pas trouvé de lien statistiquement significatif entre les dimensions étudiées et la réponse aux traitements. En revanche le génotype L/L du 5-HTTLPR semble être associé à la réponse au traitement dans la population totale et plus particulièrement chez les patients présentant les dimensions de symétrie et de nettoyage. Enfin, l'étude des polymorphismes CYP2C19*2 et *17 associée au dosage plasmatique de l'escitalopram, nous ont permis d'éliminer toute non-réponse liée à un trouble du métabolisme ou à une mauvaise observance du traitement pharmacologique.

    En conclusion, ces résultats préliminaires, même s'ils nécessitent d'être confirmés sur une population plus large de patients, sont encourageants en ce qui concerne le polymorphisme 5-HTTLPR en tant que facteur prédictif de la réponse au traitement pharmacologique.

  • Stimulation transcrânienne directe à courant continu, ou transcranial direct current stimulation‎ : tDCS, chez les patients souffrant d’un trouble obsessionnel compulsif pharmacorésistant    - Heit Damien  -  08 juillet 2013  - Thèse d'exercice

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    Le trouble obsessionnel compulsif (TOC) est caractérisé par l'association d'obsessions et de compulsions. Les obsessions sont des pensées, idées, ou images intrusives générant chez le patient de l'anxiété. Les compulsions correspondent à des comportements répétitifs ayant pour objet de neutraliser l'anxiété générée par les obsessions. Bien que le patient ait conscience du caractère absurde de ses symptômes, il doit les réaliser. La maladie entraîne une altération marquée de la qualité de vie des patients et un coût socio-économique important. Le traitement repose sur une prise en charge en thérapie cognitivo-comportementale associée à des traitements antidépresseurs. Une certaine proportion de patients (40-60%) reste symptomatique malgré un traitement bien conduit, et certains présentent une forme si sévère qu'elle conduit à un handicap majeur et représente un enjeu de santé publique. D'autres thérapeutiques sont à l'étude afin d'aider ses patients qui résistent aux traitements « classiques ». La stimulation magnétique transcrânienne répétitive (rTMS) en fait partie, avec des résultats encourageants dans plusieurs études, qui ciblaient notamment deux zones corticales : le cortex orbito-frontal et les cortex préfrontaux dorso-latéraux. Le ciblage de ces zones a été déterminé à partir de la physiopathologie de la maladie, dans le but de moduler sélectivement le dysfonctionnement des réseaux de neurones cortico- striato-pallido-thalamo-corticaux, limbiques et associatifs, impliqués dans la génèse de la maladie. Cette technique thérapeutique est intéressante mais sa mise en place est lourde et chronophage d'où la nécessité de mettre en place d'autres techniques thérapeutiques qui seraient aussi efficaces et plus faciles à mettre en place.

    Une autre technique de stimulation cérébrale non invasive, la stimulation transcrânienne directe par courant continu (tDCS), pourrait être une option thérapeutique intéressante pour la prise en charge des patients souffrant de TOC pharmacorésistant. La tDCS est basée sur deux stimulations cérébrales superficielles, simultanées, par l'intermédiaire de deux électrodes. La stimulation anodique augmenterait l'excitabilité des neurones corticaux, en regard de l'anode, en dépolarisant la membrane. La stimulation cathodique tend plutôt à hyperpolariser la membrane des neurones corticaux avec pour effet de diminuer leur excitabilité. Les effets post-stimulation résultent notamment d'une modulation des récepteurs NMDA avec pour conséquence un renforcement (suite à une stimulation anodique), ou une inhibition (suite à une stimulation cathodique) au niveau synaptique. Cette technique thérapeutique a déjà montré son efficacité dans d'autres pathologies psychiatriques (notamment chez les patients dépressifs et sur les hallucinations auditives dans la schizophrénie), mais sa place reste indéterminée dans l'arsenal thérapeutique dans le TOC. D'où l'idée de ce projet de recherche visant à évaluer l'efficacité de la tDCS dans le TOC pharmacorésistant.

    Ce projet est une étude pilote, en ouvert, qui a été réalisé chez 12 patients souffrant de TOC pharmacorésistant. Les patients ont reçu un traitement actif par tDCS avec stimulation anodique du cortex préfrontal dorso-latéral droit (CPFDLd) et stimulation cathodique du cortex orbito-frontal gauche (COFg). Ils ont bénéficié de 20 séances réparties sur 2 semaines (2 séances par jour). Tous les patients ont été suivis pendant 2 mois. Dans cette étude, le critère de jugement principal était la réduction de la YBOCS d'au moins 35% entre le début (J0) et la fin du traitement (J14).

    Dans cette étude pilote, la tDCS utilisée avec les paramètres retenus, n'a pas fait la preuve de son efficacité pour la prise en charge des patients souffrant d'un TOC pharmacorésistant. Effectivement, le score moyen de la Y-BOCS à l'inclusion était de 30,58 (SD=3,5), et de 29,67 (SD=5,2) à J14. Au regard de cette étude, il n'apparaît donc pas justifié de réaliser une étude contrôlée en utilisant la tDCS avec les mêmes paramètres pour traiter des patients souffrant de TOC pharmacorésistant. Par contre, il ressort de notre étude que la stimulation anodique du CPFDLd pourrait avoir un effet bénéfique sur la thymie des patients traités. Ces résultats devront être confirmés par d'autres études.

    Il pourrait être pertinent, dans les études futures qui évalueront la tDCS comme traitement des patients souffrant de TOC sévère pharmacorésistant de modifier certains paramètres. Ainsi, il serait intéressant d'utiliser des intensités de stimulation plus élevées, ou de changer les cibles de stimulation. Si l'hyperactivation du COF apparaît assez nettement en lien avec la symptomatologie présentée par les patients souffrant de TOC, peut-être serait-il intéressant de cibler l'aire motrice supplémentaire à la place du CPFDL.

  • Comment évaluer le craving chez les sujets alcoolodépendants ?    - Daniel Marie-Laure  -  02 octobre 2012  - Thèse d'exercice

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    Les addictions aux substances sont des comportements de consommation de produits psychoactifs assortis de conséquences négatives, et face auxquels le sujet perd une partie de sa liberté (Lejoyeux, 2009). La fiabilité et la validité de la section « dépendance » du DSM-IV sont attestées par de multiples études (Grant et al., 1995; Hasin et al., 1996, 1997a, 1997b; Chatterji et al. 1997; Canino et al. 1999; Grant et al., 2007). Néanmoins, la représentation actuelle des critères diagnostiques de dépendance, sous-tendue par des modèles catégoriels, se heurte à un certain nombre de limites (Muthen, 2006). La démarche de catégorisation doit en particulier s'accompagner d'une évaluation de la sévérité clinique.

    Symptôme au coeur du processus addictif (de Bruijn et al., 2004), le craving est décrit comme une « institution centrale » (Rankin et al., 1979) : un désir puissant, intense, impérieux de consommer la drogue. Il serait un phénomène-clé dans la survenue de rechutes chez les sujets addicts abstinents (Everitt, 1997). S'il peut faire obstacle aux tentatives d'abstinence des sujets dépendants (May et al., 2004), il est également suggéré qu'il puisse a contrario participer des efforts cognitifs conscients pour maintenir l'abstinence, agissant comme un signal d'alarme pour le sujet (Drummond & Glautier, 2004; Monti et al., 1990).

    Les échelles actuelles de craving reposant sur un rapport subjectif s'avèrent insuffisantes sur un certain nombre de points. Intégrant l'approche du modèle de traitement cognitif du craving (Tiffany, 1999) et le modèle intégratif d'insight (Belin et al., 2011), l'hypothèse selon laquelle deux mécanismes psychologiques distincts, soit implicite soit explicite, amènent le patient addict abstinent à un risque de rechute a conduit à mettre en place une tâche visant une mesure objective du contrôle compor temental de l 'urge. Cet te étude, effectuée chez des sujets alcoolodépendants, repose sur une tâche de décision lexicale avec amorçage subliminal sémantique par différents stimuli, associés ou non à l'alcool. Parmi les résultats préliminaires sur un échantillon réduit, l'observation d'un continuum dans la relation consommation alcoolique – temps de réaction souligne l'intérêt de la démarche dimensionnelle en psychiatrie, dans une approche objective par endophénotype.

    Cette voie ouvre à l'élaboration d'une mesure objective de craving, permettant des stratégies de prise en charge ciblées, individu par individu, en fonction de la balance implicite-explicite du craving, et du niveau d'insight du sujet.

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